Quel triathlète êtes-vous ?

Irréprochable, rigoureux, ou encore la tête dans le guidon, sont autant de qualités qui vous définissent ? Vous vous reconnaîtrez sûrement ici.

Amis du triathlon, bonjour ! Ce qui suit n'est pas caricatural. Il s'agit de la vérité, en tout bien, tout honneur. D'ailleurs, on vous met au défi d'associer une personne que vous connaissez à chaque type de triathlète répertorié, vous verrez qu'au final, la famille sera au complet.

Plus sérieusement, c'est sur le ton de l'humour que nous avons choisi d'aborder toute la polyvalence qui fait la beauté du triathlon et de ses pratiquants. Pourquoi ? Parce qu'un sport où l'on boit la tasse en entrée, dans lequel le plat de résistance se résume à gober des moucherons, et où l'on finit par expulser sa pasta party de la veille en guise de dessert… Ça ne s'invente pas !

L'endurant

L'endurant ne possède pas un corps, mais une inépuisable source d'énergie. Le simple fait d'y songer vous fait pâlir de jalousie. Ce moteur diesel sur pattes se distingue aussi par un mental d'acier lui permettant de repartir de plus belle après la partie vélo qui a, de votre côté, fini de vous achever. Si cela peut vous consoler, le moteur de l'endurant est bien souvent bridé au tempo, et pour cause : il est allergique au fractionné. Tapons-lui sur les doigts !

Le rapide

Si le rapide vous met la misère au départ, sa qualité est aussi son plus grand défaut. Vous le verrez ainsi tenter d'enfiler son maillot de vélo par-dessus son casque, déjà posé sur sa tête.

S'il connaît en général un passage à vide en milieu de course, il a le pouvoir de faire ressurgir sa nature profonde à la simple vue de l'arche d'arrivée. Mais bon, il ne fallait pas que l'effort dure une minute de plus, car le rapide n'est pas endurant. Il va aussi se faire taper sur les doigts pour avoir fait l'impasse sur les sorties longues du plan d'entraînement !

Le touriste

Le touriste, autrement dit celui pour qui tout est facile, on le connaît tous. La tête un peu dans les nuages, le garçon se pointe sur votre objectif de l'année. Il ne fait pas de chichi, espadrilles aux pieds et pain au chocolat dans les mains, un touriste n'aurait pas mieux fait. Sans préparation spécifique et après seulement trois sorties de vingt kilomètres à vélo, le fameux touriste s'apprête à battre en retraite toutes vos certitudes sur l'entraînement et la nutrition. À ne pas reproduire à la maison. Bref, il vous a collé dix minutes, et vous êtes profondément dégoûté. À tout jamais.

Le (trop) confiant

Deux triathlètes, situés à côté du (trop) confiant, étaient justement en train de se féliciter d'avoir réussi à effectuer trois entraînements cette semaine. Ils se taisent immédiatement. Ils auront cependant l'occasion d'exprimer leur soulagement lorsqu'ils auront doublé le (trop) confiant par deux fois en course à pied. " Tout ça pour ça ! ". Et oui, tout ça pour ça. Note à vous-même : ne jamais lui faire confiance lorsqu'il prétend détenir les numéros gagnants du prochain tirage Euromillions.

Le mystérieux

"Et toi, tu vises quoi ?" Ce qu'il y a dans la tête de ce triathlète est impénétrable. Les secrets d'états ont l'allure d'un soufflé dégonflé à côté de lui. De la même façon que ses objectifs sont méconnus du grand public, il est évidemment hors de question pour lui de vous révéler le contenu de son entraînement. L'avantage de cette technique ? Il ne déçoit personne, et surtout pas lui. Bon, le revers de la médaille, logiquement, veut que tout le monde souhaite d'autant plus connaître le secret le mieux gardé dans toute l'histoire du sport. Connaissance qui, soit dit en passant, n'apportera rien à personne.

Le kamikaze

Le kamikaze reste un mystère pour vous et pour la science. Mais où va-t-il chercher tout ce courage ? C'est simple : le kamikaze n'a peur de rien. Ainsi, alors que vous, vous vous répétez depuis dix ans que " cette année, c'est la bonne ", lui, après trois mois de triathlon, se jette directement dans le grand bain des Ironman. Comme ça : plouf ! En réalité, le kamikaze a beaucoup à nous apprendre. Sa plus belle leçon ? On a tous un kamikaze qui sommeille en nous, il faut juste le réveiller.

La fashion victim

La fashion victim fait toujours une entrée remarquée dans le parc à vélo. Crâne rasé, lunettes de vélo posées sur le front, bronzage cycliste à point, corps d'apollon épilé et luisant, petit diamant sur le lobe. Sa bicyclette en carbone dernier cri fait baver tout le monde, roues lenticulaires et casque aérodynamique, of course. Sa trifonction lui va comme un gant, et ses gels énergétiques sont rangés par couleur dans sa caisse. C'est simple, ce mec est une vision de rêve. Sauf que… L'habit ne fait pas le moine !

Le perfectionniste

Côté natation : Le perfectionniste a secrètement peur de nager en eau libre. Ce n'est quand même pas pareil que de compter les carreaux au fond de la piscine. Puis tous ces triathlètes qui vous nagent dessus au départ : " un, deux, trois, respire ! ", et vas-y que je te coule la tête.

Côté vélo : Si l'eau n'est franchement pas sa tasse de thé, le perfectionniste peut se targuer de maîtriser l'engin. Il remarque d'ailleurs d'emblée ceux qui ne sont pas issus du vélo en compétition. Comment ? À leur capacité à relancer après un virage. La fameuse danseuse ! Par contre, quelle fâcheuse idée le triathlète a-t-il eu de vouloir se chausser directement sur ses pédales…

Côté course à pied : Avec le perfectionniste, la course à pied c'est la grande loterie : ça passe ou ça casse ! Passées les sensations de jambes cotonneuses après quelques foulées, c'est au tour de l'estomac de s'exprimer. Mais le perfectionniste ne se laisse pas marcher sur les pieds, car franchir la ligne d'arrivée avec ses quatre marmots qui le somme d'accélérer, ça n'a pas de prix.

Vous vous êtes reconnu ? Avez-vous pu replacer tous les visages sur cette photo de famille ? Vous leur passerez le bonjour et leur direz bien de ne pas se prendre la tête. Chercher l'excellence à la fois en natation, à vélo, et en course à pied, n'est pas une solution. Il y a forcément une discipline qui leur sied, à eux d'entretenir cette dernière et de se concentrer sur les autres. Et sinon, c'est juré, craché : le triathlon, c'est tout un monde. Mais il faut le vivre pour le comprendre.

Manon Barré

Publié le 09/07/2019