Une association dont les activités sont exclusivement non lucratives échappe aux impôts commerciaux. Lorsque l’association développe des activités lucratives accessoires, elle peut bénéficier de la franchise tant que le chiffre d’affaires de ces activités est inférieur à 81 051 €, puis recourir à la sectorisation en cas de dépassement du seuil. Un secteur lucratif est isolé comptablement et soumis aux impôts commerciaux, préservant l’exonération d’impôt des activités non lucratives.
La sectorisation suppose toutefois que les activités non-lucratives restent significativement prépondérantes, et impose de mettre en place une comptabilité analytique.
La filialisation constitue une alternative plus aboutie : l'activité lucrative est logée dans une société commerciale distincte, dotée de la personnalité morale et d'un patrimoine propre.
Le recours à une filiale se justifie lorsque l'activité lucrative prend de l'ampleur et que la sectorisation atteint ses limites. La filialisation sécurise le régime fiscal des activités non-lucratives, et cantonne le risque financier lié à l'activité commerciale dans une entité distincte, protégeant le patrimoine associatif.
Elle permet de développer l’activité lucrative sans limitation particulière, et offre des leviers de financement inaccessibles au modèle associatif, tels que l’entrée au capital de tiers investisseurs.
La filialisation offre également une distinction fonctionnelle lorsque l’activité lucrative s’éloigne du champ d’intervention historique de l’association (ex : développement d’un logiciel métier, d’une offre de formation continue, etc.).