Les OSBL éligibles aux prêts ou opérations de trésorerie sont les organismes dont la gestion est désintéressée et qui présentent un caractère social, éducatif, culturel, sportif ou philanthropique (qui relèvent du 1° du 7 de l’article 261 du Code général des impôts) .
Pour mettre en place un prêt, les deux OSBL impliqués doivent cumulativement :
Participer à un groupement commun, doté de la personnalité morale (groupement de coopération sociale et médico-sociale, groupement d’intérêt économique, groupement d’employeur, fédération, etc.), ou non. Dans ce dernier cas, le groupement résulte d’une convention signée par les deux organismes, ou de l’adoption de statuts-cadres.
Et entretenir des relations étroites qui se traduisent par au moins l’un des éléments suivants :
- La réalisation d'activités interdépendantes ou complémentaires poursuivant un objectif social ou économique commun ;
- La conduite d'une activité au profit d'un même groupement ;
- Une gouvernance en tout ou partie commune ;
- L'établissement de comptes combinés.
Les conditions du prêt sont encadrées : durée maximale de cinq ans, taux plafonné au taux moyen de rendement des
obligations des sociétés privées (TMOP) (3,705 % au second semestre 2025), et montant limité à 50 % de la trésorerie nette du prêteur disponible à l’ouverture de l’exercice concerné.
Enfin, les opérations de prêts doivent rester accessoires dans l’activité principale du prêteur, et ne pas placer l’emprunteur en situation de dépendance financière à l’égard du prêteur.
Pour s’engager dans des opérations de trésorerie, les OSBL concernés doivent alternativement :
Participer à un groupement commun, dans les mêmes conditions que pour un prêt ;
Ou entretenir des relations croisées, fréquentes et régulières sur le plan financier ou économique, qui se traduisent par au moins l’un des éléments suivants :
- Une convention commune de gestion ;
- L'appartenance à un même réseau d'associations ;
- Le recours aux mêmes statuts-cadres obligatoires ;
- Une gouvernance en tout ou partie commune ;
- L'établissement de comptes combinés.
Les conventions de trésorerie ne sont pas limitées dans leur durée ou leur plafond, mais le taux reste plafonné au TMOP.
Le formalisme est commun aux prêts et aux opérations de trésorerie : contrat écrit approuvé selon la procédure des conventions réglementées, attestation du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable actant le respect des dispositions applicables.
La liste, les conditions et le montant des prêts (ou des opérations de trésorerie) sont retracés dans le rapport d'activité de l'organisme prêteur (ou de l’organisme pivot), ainsi qu’en annexe des comptes.