Les primes bénéficient de l’exonération de cotisations sociales dans la limite de 3.000 euros par salarié et par année civile. Ce plafond est porté à 6.000 euros dans les entreprises d’au moins 50 salariés mettant en œuvre un accord d’intéressement et dans les entreprises de moins de 50 salariés mettant en œuvre un accord d’intéressement ou de participation volontaire. Toute somme au-delà est soumise à cotisations.
Le régime social et fiscal varie selon l’effectif de l’entreprise (apprécié selon l’article L. 130-1 I du Code de la sécurité sociale) de la manière suivante :
- Dans les entreprises de moins de 50 salariés : pour les PPV versées jusqu'au 31 décembre 2026 à un salarié dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC (5 .469,09 € en 2026) au cours des douze mois précédant son versement : les cotisations sociales, la CSG/CRDS, la taxe sur les salaires et l’impôt sur le revenu (IR) ne sont pas dus dans la limite des plafonds. Il en est de même pour le forfait social ;
- Dans les entreprises d’au moins 50 salariés : pour les PPV versées jusqu’au 31 décembre 2026 : les cotisations sociales ne sont pas dues dans la limite des plafonds. En revanche l’impôt sur le revenu (IR), la CSG/CRDS et la taxe sur les salaires sont dus dès le 1er euro. Si la PPV est affectée à un plan d’épargne, elle est exonérée d’IR dans la limite des plafonds. Pas de La prime bénéficie aussi d’une exonération de forfait social pour les entreprises dont l’effectif est inférieur à 250 salariés.
Le nombre de salarié est apprécié sans application du dispositif de gel des effets de seuil. Si une entreprise a dépassé l’effectif de 50 salariés au 1er janvier 2026 (effectif moyen sur l’année 2025), alors elle est directement soumise aux nouvelles règles sans attendre le terme d’un délai de 5 ans.
A compter du 1er janvier 2027, ce régime social et fiscal sera généralisé à l’ensemble des entreprises, peu importe le nombre des salariés.
Attention, depuis le 1er janvier 2025, la PPV versée ou affectée à un plan d’épargne, est intégrée dans l’assiette de rémunération prise en compte pour le calcul de la réduction générale dégressive des cotisations et contributions sociales.