La newsletter Les Ecos de L'ESS

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Retrouvez, tous les mois, des conseils, opportunités et bonnes pratiques au service des structures de l’économie sociale et solidaire : associations, mutuelles, fondations, coopératives, entreprises sociales.

Depuis le 13 janvier, votre nouveau rendez-vous mensuel digital !

Avec cette newsletter, le pôle d’expertise ESS d’Harmonie Mutuelle propose son soutien pour faire face aux enjeux auxquels les structures de l’économie sociale et solidaire sont confrontées :

  • pérenniser et développer leurs projets, leur activité dans un contexte de restrictions budgétaires sans précédent et de baisse des financements publics ;
  • saisir l’opportunité de bénéficier d’aides financières et d’accompagnement dans le cadre d’appels à projets et prix ;
  • agir en santé et qualité de vie au travail pour prévenir, gérer les difficultés organisationnelles et concilier vitalité économique et santé des équipes.

Des compétences techniques et une connaissance du terrain à votre service !

Des avocats spécialisés en organisations non lucratives et entrepreneuriat social du Cabinet DELSOL Avocats, nos chefs de projets et professionnels de la SQVCT dans l’ESS ainsi que les journalistes dédiés à la santé au travail du média Harmonie Santé, vous partagent, chaque mois, conseils, opportunités et bonnes pratiques pour relever ces défis !

Pas encore abonné ? Ce que vous avez manqué...

Numéro de janvier : un dossier sur le regroupement associatif, les appels à projets à ne pas manquer, des outils pour soutenir le management participatif dans votre structure, secourisme en santé mentale : pourquoi former ses salariés ?

Numéro de février : un dossier sur le développement des ressources financières associatives, les appels à projets à ne pas manquer, un podcast sur les conflits au sein des équipes : causes ou conséquences des RPS, les bonnes pratiques pour accompagner le retour d’un salarié à la suite d’un long arrêt de travail.

Numéro de mars : un dossier sur la collecte de dons éligibles au mécénat, les appels à projets à ne pas manquer, des pistes d'action pour fidéliser les équipes, votre avis sur ce qui fait sens dans votre travail, care management : la solution pour réconcilier bien-être et performance ?  


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5 idées reçues sur votre protection sociale

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La création d'entreprise est à la fois une grande aventure et un parcours du combattant. Démarches administratives, lancement de l’activité, développement commercial… Les défis à relever sont nombreux et la question de votre protection sociale n’est peut-être pas votre priorité. Pour votre sécurité et celle de vos proches, comme pour votre sérénité, le sujet ne doit pourtant pas être négligé ! Harmonie Mutuelle vous aide à dépasser les idées reçues pour y voir plus clair.

Idée reçue N°1 : Je suis déjà couvert par l’Assurance Maladie pour mes frais de santé. 


Soyez vigilant. Si vous dépendez de la Sécurité Sociale des Indépendants, votre régime de base ne prend en charge qu’une partie de vos frais de santé. C’est pourquoi l’adhésion à une mutuelle entrepreneur complémentaire est indispensable pour améliorer la prise en charge des travailleurs non salariés.


Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

Idée reçue N°2 : En cas d’arrêt maladie, je percevrai des indemnités journalières.


En cas d’arrêt de travail de plus de 7 jours (à la suite d’une chute ou d’un accident par exemple) si vous êtes indépendant (artisan, commerçant, auto-entrepreneur, freelance ou professionnel libéral), vous percevrez des indemnités en fonction de vos revenus sur les 3 dernières années travaillées et elles seront plafonnées.

Même si la moyenne de vos 3 derniers revenus est supérieure à 43 992 € bruts, votre indemnité journalière ne pourra pas excéder le montant maximum de 60,26 € bruts (fixé au 1er janvier 2023). Mais pour percevoir ces indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, vous devez être affilié au régime général de la Sécurité Sociale des travailleurs Indépendants depuis au moins 1 an.


Pour éviter de vous retrouver dans une situation financière risquée pour votre foyer et votre entreprise, vous pouvez souscrire un contrat de prévoyance entrepreneur. Celle-ci vous permettra de compenser vos pertes de revenu en cas d'arrêt de travail ou invalidité. 

Idée reçue N°3 : Si je décède, ma famille touchera des aides de l’Etat. 

 

Pour les indépendants, le montant du capital versé en cas de décès n’est que de 20 % du plafond de la Sécurité socialesoit 8 798,40 € en 2023. Une somme qui peut constituer un soutien pour faire face dans un premier temps, mais qui ne permettra pas de subvenir aux besoins financiers de votre famille.

Bonne nouvelle : en plus de la couverture de vos revenus, un contrat de prévoyance entrepreneur inclut le versement d’un capital beaucoup plus important

Par exemple, avec Ma Protection Entrepreneur, ce capital peut aller jusqu’à 50.000 €.

 

A NOTER : que si vous exercez une activité libérale, vos garanties prévues en cas de décès diffèrent selon votre caisse d’affiliation. Certains régimes proposent un seul capital décès en fonction de votre chiffre d’affaires sur les dernières années, d'autres prévoient en plus une rente de conjoint et des rentes d'éducation (rente orphelin). Certes, vos cotisations sociales vous assurent une protection sociale, mais celle-ci est souvent minimale, d’où la nécessité d’envisager la souscription d’une prévoyance entrepreneur.

Idée reçue N°4 : La protection sociale pour créateur d’entreprise, c’est cher.


Il est courant d'entendre dire que la couverture sociale chez les entrepreneurs est chère. Cependant, il convient de rectifier cette idée reçue, car les régimes complémentaires de protection sociale pour les travailleurs indépendants tels que les auto-entrepreneurs et les micro-entrepreneurs s'adaptent à leurs revenus et à leurs besoins spécifiques.

Ces régimes de protection leur offrent une couverture sociale incluant la maladie, la maternité, l'invalidité et la retraite. Ils permettent de bénéficier de remboursements de frais de santé, d'indemnités journalières en cas d'arrêts de travail, ainsi que d'une protection financière en cas d'incapacité ou de décès.
 

Si vous êtes gérant majoritaire, commerçant, artisan ou encore conjoint collaborateur (hors micro-entrepreneur), et que vous bénéficiez d'une protection sociale TNS, vous pouvez déduire une partie de vos cotisations de mutuelle santé entrepreneur et de prévoyance entrepreneur de votre bénéfice imposable.

Certaines solutions peuvent également vous permettre de bénéficier de tarifs plus avantageux. C’est le cas par exemple de Ma Protection Entrepreneur, qui vous propose de souscrire une complémentaire santé et une couverture prévoyance en un seul contrat.

Idée reçue N°5 : La protection sociale pour créateur d’entreprise, c’est compliqué.


Avec un contrat tout-en-un comme Ma Protection Entrepreneur, vous bénéficiez d'une protection sociale complète. La protection sociale des créateurs d’entreprise (ex : auto-entrepreneurs) offerte par la régime général est souvent insuffisante, c’est pourquoi une solution complémentaire de protection sociale des travailleurs indépendants est idéale pour se protéger des aléas de la vie. Un contrat combiné comme Ma Protection Entrepreneur permet d’optimiser sa protection sociale tant en matière de santé que de prévoyance.


Avec cette solution vous n’avez qu’une seule adhésion à réaliser avec des formalités médicales allégées. Tout peut se faire à distance ou en ligne. Ce qui ne vous empêche pas de bénéficier de conseils d’experts en protection sociale du travailleur indépendant, qui connaissent parfaitement les enjeux de votre situation d’entrepreneur et vous faciliteront grandement la tâche ou vous permettront de ne pas rester bloqué en cas de difficulté.

Ma Protection Entrepreneur :
le seul contrat qui vous protège à la fois en santé et en prévoyance

Harmonie Mutuelle vous propose une solution tout-en-un pour protéger vos frais de santé ainsi que ceux de vos proches et vous garantir un maintien de revenu en cas d’arrêt de travail.

 

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Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale

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La création d'entreprise est à la fois une grande aventure et un parcours du combattant. Démarches administratives, lancement de l’activité, développement commercial… Les défis à relever sont nombreux et la question de votre protection sociale n’est peut-être pas votre priorité. Pour votre sécurité et celle de vos proches, comme pour votre sérénité, le sujet ne doit pourtant pas être négligé ! Harmonie Mutuelle vous aide à dépasser les idées reçues pour y voir plus clair.

Idée reçue N°1 : Je suis déjà couvert par l’Assurance Maladie pour mes frais de santé. 


Soyez vigilant. Si vous dépendez de la Sécurité Sociale des Indépendants, votre régime de base ne prend en charge qu’une partie de vos frais de santé. C’est pourquoi l’adhésion à une mutuelle entrepreneur complémentaire est indispensable pour améliorer la prise en charge des travailleurs non salariés.


Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

Idée reçue N°2 : En cas d’arrêt maladie, je percevrai des indemnités journalières.


En cas d’arrêt de travail de plus de 7 jours (à la suite d’une chute ou d’un accident par exemple) si vous êtes indépendant (artisan, commerçant, auto-entrepreneur, freelance ou professionnel libéral), vous percevrez des indemnités en fonction de vos revenus sur les 3 dernières années travaillées et elles seront plafonnées.

Même si la moyenne de vos 3 derniers revenus est supérieure à 43 992 € bruts, votre indemnité journalière ne pourra pas excéder le montant maximum de 60,26 € bruts (fixé au 1er janvier 2023). Mais pour percevoir ces indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, vous devez être affilié au régime général de la Sécurité Sociale des travailleurs Indépendants depuis au moins 1 an.


Pour éviter de vous retrouver dans une situation financière risquée pour votre foyer et votre entreprise, vous pouvez souscrire un contrat de prévoyance entrepreneur. Celle-ci vous permettra de compenser vos pertes de revenu en cas d'arrêt de travail ou invalidité. 

Idée reçue N°3 : Si je décède, ma famille touchera des aides de l’Etat. 

 

Pour les indépendants, le montant du capital versé en cas de décès n’est que de 20 % du plafond de la Sécurité socialesoit 8 798,40 € en 2023. Une somme qui peut constituer un soutien pour faire face dans un premier temps, mais qui ne permettra pas de subvenir aux besoins financiers de votre famille.

Bonne nouvelle : en plus de la couverture de vos revenus, un contrat de prévoyance entrepreneur inclut le versement d’un capital beaucoup plus important

Par exemple, avec Ma Protection Entrepreneur, ce capital peut aller jusqu’à 50.000 €.

 

A NOTER : que si vous exercez une activité libérale, vos garanties prévues en cas de décès diffèrent selon votre caisse d’affiliation. Certains régimes proposent un seul capital décès en fonction de votre chiffre d’affaires sur les dernières années, d'autres prévoient en plus une rente de conjoint et des rentes d'éducation (rente orphelin). Certes, vos cotisations sociales vous assurent une protection sociale, mais celle-ci est souvent minimale, d’où la nécessité d’envisager la souscription d’une prévoyance entrepreneur.

Idée reçue N°4 : La protection sociale pour créateur d’entreprise, c’est cher.


Il est courant d'entendre dire que la couverture sociale chez les entrepreneurs est chère. Cependant, il convient de rectifier cette idée reçue, car les régimes complémentaires de protection sociale pour les travailleurs indépendants tels que les auto-entrepreneurs et les micro-entrepreneurs s'adaptent à leurs revenus et à leurs besoins spécifiques.

Ces régimes de protection leur offrent une couverture sociale incluant la maladie, la maternité, l'invalidité et la retraite. Ils permettent de bénéficier de remboursements de frais de santé, d'indemnités journalières en cas d'arrêts de travail, ainsi que d'une protection financière en cas d'incapacité ou de décès.
 

Si vous êtes gérant majoritaire, commerçant, artisan ou encore conjoint collaborateur (hors micro-entrepreneur), et que vous bénéficiez d'une protection sociale TNS, vous pouvez déduire une partie de vos cotisations de mutuelle santé entrepreneur et de prévoyance entrepreneur de votre bénéfice imposable.

Certaines solutions peuvent également vous permettre de bénéficier de tarifs plus avantageux. C’est le cas par exemple de Ma Protection Entrepreneur, qui vous propose de souscrire une complémentaire santé et une couverture prévoyance en un seul contrat.

Idée reçue N°5 : La protection sociale pour créateur d’entreprise, c’est compliqué.


Avec un contrat tout-en-un comme Ma Protection Entrepreneur, vous bénéficiez d'une protection sociale complète. La protection sociale des créateurs d’entreprise (ex : auto-entrepreneurs) offerte par la régime général est souvent insuffisante, c’est pourquoi une solution complémentaire de protection sociale des travailleurs indépendants est idéale pour se protéger des aléas de la vie. Un contrat combiné comme Ma Protection Entrepreneur permet d’optimiser sa protection sociale tant en matière de santé que de prévoyance.


Avec cette solution vous n’avez qu’une seule adhésion à réaliser avec des formalités médicales allégées. Tout peut se faire à distance ou en ligne. Ce qui ne vous empêche pas de bénéficier de conseils d’experts en protection sociale du travailleur indépendant, qui connaissent parfaitement les enjeux de votre situation d’entrepreneur et vous faciliteront grandement la tâche ou vous permettront de ne pas rester bloqué en cas de difficulté.

Ma Protection Entrepreneur :
le seul contrat qui vous protège à la fois en santé et en prévoyance

Harmonie Mutuelle vous propose une solution tout-en-un pour protéger vos frais de santé ainsi que ceux de vos proches et vous garantir un maintien de revenu en cas d’arrêt de travail.

 

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Entrepreneurs : 5 clichés sur votre protection sociale

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L'entrepreneuriat est à la fois une grande aventure et un parcours du combattant. Démarches administratives, lancement de l’activité, développement commercial… Les défis à relever sont nombreux et la question de votre protection sociale n’est peut-être pas votre priorité.

Pour votre sécurité et celle de vos proches, comme pour votre sérénité, le sujet ne doit pourtant pas être négligé ! Harmonie Mutuelle vous aide à dépasser les idées reçues pour y voir plus clair.

Cliché N°1

Je suis déjà couvert par l’assurance maladie pour mes frais de santé. 


Soyez vigilant. Quel que soit le régime dont vous dépendez (Sécurité sociale des indépendants ou régime général de la Sécurité sociale), votre régime de base ne prend en charge qu’une partie de vos frais de santé. C’est pourquoi l’adhésion à une complémentaire santé pour améliorer vos remboursements est indispensable.

Bon à savoir :

Le prix moyen d’une couronne dentaire est aujourd’hui de 500 €, mais la Sécurité sociale ne vous remboursera que 84 €. Autre avantage d’une Complémentaire santé : elle peut vous permettre d’accéder à des services comme la téléconsultation, un service très utile quand on dispose de peu de temps.

Cliché N°2

En cas d’arrêt maladie, je percevrai des indemnités journalières.


En cas d’arrêt de travail (à la suite d’une chute ou d’un accident) si vous êtes artisan, commerçant ou dirigeant d’une entreprise industrielle*, vous percevrez des indemnités n’équivalant généralement qu’à 50 % de votre revenu déclaré

En effet, cette indemnité journalière est plafonnée à un maximum de 60,26 € bruts par jour en 2023 et vous ne pourrez en bénéficier que si vous êtes affilié depuis au moins 1 an !

Pour éviter de vous retrouver dans une situation financière risquée pour votre foyer et votre entreprise, souscrivez une garantie prévoyance. Celle-ci vous permettra de compenser vos pertes de revenu en cas d'arrêt de travail ou invalidité

À titre d’exemple, Ma Protection Entrepreneur verse jusqu’à 50 €/jour.

*affilié à la branche du régime général de l’Assurance-Maladie indépendants

Cliché N°3

Si je décède, ma famille touchera des aides de l’Etat. 

 

Pour les indépendants, le montant du capital versé en cas de décès n’est que de 20 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 8 798,40 € en 2023. Une somme qui peut constituer un soutien pour faire face dans un premier temps, mais qui ne permettra pas de subvenir aux besoins financiers de votre famille.

Bonne nouvelle : en plus de la couverture de vos revenus, une garantie prévoyance inclut le versement d’un capital beaucoup plus important.

Par exemple, avec Ma Protection Entrepreneur, ce capital peut aller jusqu’à 50.000 €.

  • Cliché N°4


    C’est cher.


    Si vous êtes gérant majoritaire, commerçant, artisan ou encore conjoint collaborateur (hors micro-entrepreneur), vous pouvez déduire une partie de vos cotisations de complémentaire santé et de prévoyance de votre bénéfice imposable.

    Certaines solutions peuvent également vous permettre de bénéficier de tarifs plus avantageux. C’est le cas par exemple de Ma Protection Entrepreneur, qui vous propose de souscrire une complémentaire santé et une couverture prévoyance en un seul contrat.

  • Cliché N°5


    C’est compliqué.


    Avec un contrat tout-en-un comme Ma Protection Entrepreneur, vous n’avez qu’une seule adhésion à réaliser avec des formalités médicales allégées. Tout peut se faire à distance ou en ligne. Ce qui ne vous empêche pas de bénéficier de conseils d’experts qui connaissent parfaitement les enjeux de votre situation d’entrepreneur et vous faciliteront grandement la tâche ou vous permettront de ne pas rester bloqué en cas de difficulté.

Ma Protection Entrepreneur :
le seul contrat qui vous protège à la fois en santé et en prévoyance

Harmonie Mutuelle vous propose une solution tout-en-un pour protéger vos frais de santé ainsi que ceux de vos proches et vous garantir un maintien de revenu en cas d’arrêt de travail.

 

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  • Entrepreneur : pourquoi et comment choisir une bonne mutuelle santé ?

    Vous n’avez pas à choisir entre votre santé ou votre porte-monnaie. Avec une mutuelle, gagnez en sérénité et n’ayez plus peur lorsque vous tombez malade.

  • Entrepreneurs, contre quels risques se couvrir pour gagner en sérénité ?

    En tant qu'entrepreneur, nombreuses sont vos préoccupations. Alors parfois, devoir en plus s'interroger sur les risques à couvrir pour son sécuriser votre activité ne semble pas forcément une priorité.

    Pourtant, lorsqu'on sait que plus d’une 1 entreprise sur 2 ne survit pas à un sinistre, cela peut donner à réfléchir. Découvrez dans ce tour d’horizon les différents risques à envisager pour vous tranquilliser l'esprit.

Épargne salariale et retraite : vos dispositifs ont-ils révélé leur vraie valeur ?

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La Semaine de l'épargne salariale est l'occasion de se poser la question. Mettre en place un PEE, un PERCOL ou un accord d'intéressement, c'est très bien. Qu’il soit compris, approprié et utilisé par vos salariés, c’est encore mieux ! Car c'est là que se joue sa vraie valeur, dans son véritable impact RH.


Aujourd’hui, 58 % des PME françaises sont équipées d'au moins un dispositif d'épargne salariale ou retraite. Pourtant, elles sont seulement 39 % à en maîtriser réellement le fonctionnement !* Résultats : ces dispositifs souvent perçus comme complexes, sont peu utilisés par les salariés. L'enjeu n'est donc plus seulement de mettre en place ces outils, mais de leur donner une réelle visibilité dans la durée au sein de votre entreprise. Pour mieux les valoriser, voici quatre leviers à activer !

1. Expliquer simplement

Bien qu’avantageux, un dispositif d’épargne salariale ou retraite peut échouer s’il est mal compris. Première étape stratégique donc : la communication. Il s’agit de rendre ces dispositifs accessibles grâce à des explications pédagogiques

À quoi sert un PEE ? Dans quels cas peut-on débloquer son épargne ? Quels sont les avantages fiscaux ? Autant de questions que se posent vos salariés et pour lesquelles un interlocuteur dédié peut vous accompagner. 

Des réunions d'information, des supports didactiques, une présentation dès l'onboarding… mais aussi des outils digitaux simples et intuitifs permettant aux salariés de suivre et gérer leur épargne au quotidien, contribuent à transformer la perception des dispositifs d’épargne collective et à en faciliter l’usage.

2. Communiquer régulièrement

La communication sur l'épargne salariale et retraite est trop souvent ponctuelle, limitée au lancement du plan. Or, vos salariés ont besoin de points de repère réguliers pour comprendre comment alimenter leur plan, quels arbitrages effectuer ou dans quels cas un déblocage anticipé est possible. Des rappels ciblés, par exemple, à l'occasion d’une campagne d'intéressement, d'un changement de situation personnelle ou d'un bilan annuel, contribuent à entretenir l'engagement de vos salariés.

3. Intégrer ces atouts à votre politique RH

Au-delà du seul salaire, les salariés, y compris les jeunes actifs, sont de plus en plus attentifs aux différentes formes de rémunération, surtout quand elles sont fiscalement avantageuses. Pour en maximiser l’impact, les dispositifs d’épargne salariale et retraite gagnent à être pleinement intégrés à votre politique RH. Ils contribuent à la fidélisation et au soutien du pouvoir d’achat de vos salariés, à la préparation de leur avenir et à l’attractivité de votre entreprise. Les valoriser lors des entretiens de recrutement, des bilans annuels ou des divers temps d’échange avec vos salariés permet d’en révéler ainsi toute la portée.

4. Faire vivre vos dispositifs dans le temps

Vos dispositifs d’épargne salariale et retraite ne s’arrêtent pas à leur mise en place : les critères d'intéressement peuvent évoluer, l'abondement peut être modulé, les supports d'investissement peuvent être revus… Un suivi annuel avec un interlocuteur dédié permet d’en dresser le bilan, de recueillir les retours de vos salariés, de faire évoluer les dispositifs selon leurs attentes et les réalités de votre entreprise, et d’en renforcer l’appropriation. Car c’est dans la durée que se construit l’efficacité de ces outils !

*Source : Étude Harmonie Mutuelle « Politiques de rémunération 2025 ».

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    Julien b.
    18 mars 2026
  • Transparence salariale : pourquoi les TPE/PME doivent aussi s'y préparer ?

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    Pourquoi cette directive et pourquoi maintenant ? L'égalité salariale entre femmes et hommes est inscrite dans les traités européens depuis des décennies. Et pourtant, en 2020, l'écart de rémunération moyen dans l'Union européenne s'établissait encore à 13 %. En France, il atteignait 15,8 % c’est-à-dire en dessous de la moyenne européenne. Un constat peu flatteur pour un pays qui s'est pourtant doté de l'Index de l'égalité professionnelle en 2018.

    C'est précisément parce que les outils existants n'ont pas suffi à résorber ces écarts que l'Union européenne a adopté, le 10 mai 2023, la Directive 2023/970. Son intitulé complet est révélateur : « directive visant à renforcer l'application du principe de l'égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur, par la transparence des rémunérations et les mécanismes d'application du droit ».

    Autrement dit : la transparence n'est pas une fin en soi, c'est un moyen de rendre le droit à l'égalité salariale réellement opposable.

    Pourquoi ces écarts persistent ils malgré l'arsenal règlementaire existant?

    Dans son introduction, la directive liste plusieurs causes structurelles : la persistance des stéréotypes sexistes, l'existence d'un « plafond de verre » pour l'accès aux postes à responsabilité, la concentration des femmes dans des métiers historiquement sous-valorisés et, point crucial, le manque de transparence sur les rémunérations, qui permet aux discriminations de passer inaperçues ou d'être très difficiles à prouver.

    Les chiffres sur le sujet sont d’ailleurs éloquents : 91 % des interruptions de carrière liées à une naissance sont prises par des femmes, 75 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et 73 % des emplois de l'éducation, de la santé et du secteur social (emplois les moins bien rémunérés) sont également féminins.

    C’est dans ce contexte que le législateur européen a fixé les grandes orientations devant permettre une avancée réelle dans l’égalité salariale femme/homme. Cependant, si la directive est déjà très claire sur les règles qu’il conviendra de respecter, une loi française de transposition devra tout de même préciser certains points.

    Cela doit être fait d’ici le 7 juin 2026. À ce jour, un projet de loi a été transmis aux partenaires sociaux mais n'a pas encore été adopté par le Parlement et il pourrait donc encore évoluer avant son vote définitif. La directive reste donc, à ce stade, la référence la plus solide pour anticiper les obligations des entreprises. C’est justement ce que nous vous proposons d’analyser dans cet article. 

    De nouvelles obligations, y compris pour les TPE / PME

    C'est l'angle mort du débat médiatique sur la transparence salariale : les différents articles que l’on peut lire sur le sujet se focalisent quasi exclusivement sur les obligations de reporting imposées aux entreprises de plus de 100, 150 ou 250 salariés. Et pour cause : ces obligations là sont les plus visibles, les plus structurantes et les plus coûteuses à mettre en œuvre.

    Mais plusieurs articles de la directive s'appliquent à toutes les entreprises, sans seuil d'effectif. Ce sont précisément celles-ci qui méritent votre attention immédiate et celle de vos clients. 

    1️⃣ Des structures de rémunération garantissant une égalité de rémunération 

    L'article 4 de la directive impose à tous les employeurs, sans distinction de taille, de disposer de structures de rémunération garantissant l'égalité pour un même travail ou un travail de même valeur. Cette notion, élargie par le texte européen, intègre désormais explicitement les compétences non techniques (soft skills) et les conditions de travail, en plus des critères classiques de compétences, d'efforts et de responsabilités.

    Le projet de loi français confirme cette orientation : il prévoit que la catégorisation des salariés effectuant un travail de valeur égale pourra être établie par accord d'entreprise, accord de branche, ou, à défaut, par décision unilatérale de l'employeur. Ce dernier point est important : même en l'absence de représentation du personnel, l'employeur devra être en capacité d’expliciter les raisons objectives justifiant le niveau de rémunération de l’ensemble des postes de l’entreprise.

    En pratique, cela signifie que toute différence de salaire entre deux salariés (femme ou homme) occupant des postes de valeur comparable devra pouvoir s'expliquer par des critères objectifs et non sexistes.

    2️⃣ L'interdiction des clauses de confidentialité salariale

    L'article 7 de la directive est sans équivoque : les salariés ne peuvent pas être empêchés de divulguer leur rémunération pour faire valoir leurs droits à l'égalité salariale. Le projet de loi français va d’ailleurs dans le même sens en prévoyant l'interdiction expresse de toute clause contractuelle comportant une telle restriction.

    Pour les entreprises, cela implique de revoir systématiquement les contrats de travail existants et de s’assurer de l’absence de telles clauses. Les salariés seront donc tout à fait libres de donner leur rémunération à leurs collègues de travail. En cas d’écart difficilement explicable, cela risque de tendre considérablement le climat social de l’entreprise.

    3️⃣ La transparence avant l'embauche : une fourchette de rémunération obligatoire 

    C'est probablement la mesure la plus concrète et la plus immédiatement applicable : la directive impose que les candidats à un emploi aient le droit de recevoir des informations sur la fourchette de rémunération initiale prévue pour le poste, ainsi que sur les règles conventionnelles applicables.

    Le projet de loi français envisage d'aller plus loin en rendant obligatoire la mention de cette fourchette directement dans l'offre d'emploi publiée (et non seulement avant ou pendant l'entretien). La logique est claire : mettre fin à l'asymétrie d'information qui pénalise les candidats (et souvent les candidates) dans la négociation salariale.

    Par ailleurs, la directive interdit à l'employeur de demander au candidat des informations sur son historique de rémunération. L'objectif ? Éviter que la proposition salariale ne soit simplement calquée sur le salaire précédent, ce qui perpétuerait mécaniquement les inégalités existantes.

    Un chiffre pour illustrer l'enjeu : près d'une offre d'emploi sur deux affiche déjà une fourchette de rémunération et cette pratique augmente significativement le nombre de candidatures reçues. La transparence est donc aussi un levier d'attractivité.

    4️⃣ Le droit à l'information des salariés en poste

    Tout salarié aura le droit de demander à son employeur des informations écrites sur son niveau de rémunération individuel et sur les niveaux moyens pratiqués dans l'entreprise pour des postes de valeur comparable, ventilés par sexe. L'employeur disposera alors de deux mois pour répondre. Et la directive précise que si la réponse est incomplète ou inexacte, le salarié pourra demander des précisions supplémentaires. En outre, l'employeur devra rappeler chaque année à ses salariés qu'ils disposent de ce droit. Ce n'est donc pas une obligation passive : c'est une obligation de communication proactive.

    Des actions à metre en oeuvre sans attendre

    Si l’on peut craindre ces nouvelles obligations comme constituant une énième contrainte réglementaire, il faut surtout y voir une manière de mieux cadrer sa politique RH. Et cela devrait pouvoir se faire sans le déploiement de moyens considérables. Voici les actions concrètes qu’il apparaît utile d’engager sans attendre :

    1. Tracer et archiver les décisions salariales

    Un point souvent négligé dans les petites structures : la décision salariale n'est pas formalisée. On fixe un salaire, parfois à la négociation, parfois sur la base du « feeling », sans laisser de trace écrite du raisonnement suivi.

    Or, avec le renversement de la charge de la preuve introduit par la directive, en cas de litige, c'est à l'employeur de prouver que sa décision est exempte de toute discrimination. En l'absence de documentation, cette preuve sera très difficile à apporter.

    Le bon réflexe à adopter dès maintenant : pour chaque augmentation, chaque recrutement, chaque attribution d'avantage spécifique, vos clients doivent justifier dans le dossier du salarié (ou dans le SIRH) les éléments qui ont motivé la décision. Songez donc à vérifier que l’information soit disponible. Une phrase ou deux peuvent suffire. Mais elles pourraient s'avérer déterminantes le jour d'un contentieux.

    Attention également à ce que ces différences restent cohérentes avec le système d’évaluation des emplois que vous aurez adopté.

     

    1. Vérifier et mettre à jour les modèles de contrats et d'offres d'emploi de vos clients

    Deux actions concrètes à engager immédiatement :

    •  Auditez les contrats de travail existants pour identifier et supprimer toute clause de confidentialité salariale (explicite ou implicite).

    • Informez vos clients sur les pratiques de recrutement : conseillez leur d’intégrer une fourchette de rémunération dans leurs offres d'emploi, former les personnes impliquées dans les processus de recrutement afin qu’elles ne sollicitent plus  l'historique salarial des candidats.

     

    1. Former les décideurs et sensibiliser les managers

    Les « mauvais réflexes » en matière de rémunération ne sont pas toujours conscients. Se baser sur le salaire précédent d'un candidat, sous-évaluer instinctivement un poste occupé majoritairement par des femmes, ne pas revaloriser au retour de congé maternité sont autant de pratiques qui, demain, pourront constituer des présomptions de discrimination.

    Une sensibilisation simple, délivrée aux responsables impliqués dans les décisions salariales, peut considérablement réduire ces risques. Cette dernière permet, en plus, d’envoyer un signal positif au reste de l’entreprise.

    Pour conclure cette seconde partie, nous vous proposons une infographie de synthèse permettant de voir, en un coup d’œil, les éléments clés et les actions à engager chez vos clients :

    transparence salariale 5 nouveautés clés pour les TPE PME

    Des risques juridiques et financiers accrus pour les entreprises mal préparées

    La directive ne se contente pas de fixer des obligations : elle renforce considérablement les mécanismes de sanction et les droits des salariés pour faciliter la démonstration d’une discrimination salariale et les dédommagements qui pourraient en découler.

    Le renversement de la charge de preuve

    C'est un changement de paradigme majeur. Aujourd'hui, un salarié qui soupçonne une discrimination salariale doit présenter des éléments laissant supposer cette discrimination, puis c'est à l'employeur de prouver l'absence de discrimination. Demain, si l'employeur n'a pas respecté ses obligations de transparence (par exemple en ne répondant pas à une demande d'information d'un salarié), il devra prouver que son manquement était non intentionnel et mineur. Ne pas savoir expliquer une différence de rémunération en se basant sur des éléments objectifs devient donc un risque juridique direct.

    Une indemnisation intégrale, sans plafond

    La directive impose une indemnisation couvrant la totalité du préjudice subi : rappels de salaires, arriérés d'intérêts, préjudice moral, frais engagés pour faire valoir ses droits. Sans plafond fixé a priori. Et avec un délai de prescription d'au minimum trois ans à compter de la date à laquelle le salarié a eu connaissance de la violation.

    Un salarié qui découvre aujourd'hui, grâce aux nouvelles obligations de transparence, qu'il est sous-rémunéré depuis plusieurs années, pourra potentiellement agir en justice pour la période couverte par ce délai. La transposition française précisera les modalités pratiques, mais le risque financier est réel.

    Pour illustrer concrètement l'enjeu : un écart de rémunération injustifié de 200 € brut mensuel, sur une période de 36 mois et en intégrant les charges patronales afférentes (40 % dans cet exemple), représente déjà près de 10 000 € de rappels de salaire. En y ajoutant les éventuels dommages et intérêts et les frais de procédure, l'addition peut rapidement atteindre 15 000 à 20 000 €. Pour ce qui ressemble, en apparence, à un simple écart de rémunération anodin, la facture finale s’avère salée !

    Un risque réputationnel à ne pas sous-estimer

    Au-delà du risque contentieux, des demandes d’informations individuelles laissées sans réponse, l’absence de transparence et d’un cadre objectif dans la fixation des niveaux de rémunérations pourra jouer négativement sur la réputation des petites structures. Dans un marché du travail où l'attractivité est un enjeu crucial pour les TPE/PME, ce risque d'image ne doit pas être négligé.

    Aussi, agir sur ces facteurs, c’est potentiellement prévenir le départ de salariés vers des concurrents qui joueraient davantage le jeu de cette transparence. Et il ne faut pas s’y tromper, derrière ces nouvelles obligations, la capacité à intégrer ces principes au sein de l’organisation démontre aussi une culture d’entreprise plus positive, plus moderne, propre à capter les nouveaux talents.

    Transparence salariale et politique RH : l'occasion de valoriser ses atouts

    La transparence salariale ne se résume pas au salaire brut. La directive inclut dans la notion de « rémunération » l'ensemble des composantes directes et indirectes : primes, avantages en nature, mais aussi les dispositifs d'épargne salariale et de protection sociale complémentaire.

    C'est ici que réside une opportunité souvent sous-exploitée par les TPE et PME : de nombreuses entreprises proposent à leurs salariés des avantages réels (mutuelle avec de bons niveaux de garanties, prévoyance, intéressement…) sans jamais les mettre en valeur dans leur politique de rémunération globale. Or, dans un contexte de transparence accrue où les salariés compareront davantage leurs salaires bruts, ces éléments devront être mieux mis en avant afin que l’on puisse faire une comparaison globale du package de rémunération.

    Nous vous proposons quelques pistes concrètes pour aider vos clients à aller dans ce sens : 

    • Aidez-les à expliciter concrètement ce que ces avantages peuvent représenter en termes de rémunération nette complémentaire, en % du salaire brut de base (notamment pour des dispositifs d’intéressement, de participation ou d’abondement).

    • Proposez-leur de mentionner explicitement les garanties de mutuelle, prévoyance et épargne dans leurs offres d'emploi et de contrats. Ces dernières peuvent constituer des facteurs réels de différenciation

    • Suggérez-leur de communiquer chaque année à leurs salariés la valeur totale de leur rémunération, en incluant les contributions patronales aux régimes collectifs (santé, prévoyance, retraite supplémentaire), idéalement sous forme de Bilan Social Individuel

    Dans un environnement où les régimes obligatoires sont sous pression et où l'allongement des carrières rend la question de la retraite de plus en plus centrale pour les salariés, les dispositifs d'épargne et de protection collective deviennent des leviers puissants d'attractivité et de fidélisation, à condition d'être bien communiqués.

    Les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche : diagnostic de la politique de protection sociale de vos clients, structuration des garanties santé, prévoyance et retraite et aide à la mise en place d'outils de communication adaptés à la taille de la structure.

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    Depuis le 16 août 2022, la prime de partage de la valeur, nommée PPV, est pérennisée pour l’ensemble des entreprises (dont les ESAT) et de leurs salariés. Celle-ci fait suite aux anciennes mesures temporaires prises par les gouvernements successifs depuis le mouvement des « gilets jaunes ». En 2024, 14,6% des salariés du secteur privé ont perçu une prime de partage de la valeur donc la valeur moyenne est de 916 €. Ce montant moyen augmente car il était de 900 € en 2023. Ce dispositif intègre donc une politique de rémunération plus large et qui va perdurer, notamment avec les obligations liées au partage de la valeur. L’objectif est donc de sécuriser sa mise en place.

    Mise en place

    La PPV est instaurée soit par accord d’entreprise (ou de groupe) ou par décision unilatérale de l’employeur (DUE). En cas de DUE et lorsqu’il existe, l’employeur doit consulter préalablement le comité social et économique (CSE), selon les règles de droit commun (art. L. 2312-14 à L. 2312-16 du Code du travail). Il n’y a pas d’obligation légale pour l’employeur de déposer sa DUE auprès des directions départementales de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). L’accord collectif comme la DUE doivent impérativement comporter les stipulations relatives :

    • au montant de la prime,
    • à la date à laquelle est appréciée le critère de présence dans l’entreprise,
    • à l’exclusion des salariés dont la rémunération est supérieure à un certain plafond ainsi que le niveau de ce plafond et
    • les modalités de la modulation de la prime selon les bénéficiaires.

    L’acte de mise en place relatif à la PPV peut être à durée déterminée ou à durée indéterminée.

    Bénéficiaires

    Tous les salariés titulaires d’un contrat de travail, soit à la date du versement de la prime soit à la date du dépôt de l’accord ou de la signature de la DUE, sont éligibles à la PPV. En revanche, personnes non titulaires d’un contrat de travail (comme les stagiaires) et les salariés embauchés postérieurement à la décision de l’attribution d’une prime ne sont pas concernés. Peuvent être exclus du champ du bénéfice de la prime une partie des salariés dont la rémunération est supérieure à un plafond librement déterminé par l’employeur. La PPV peut également ne concerner que les salariés relevant d’un ou de plusieurs établissements de l’entreprise.

    Le montant de la PPV

    Le montant est fixé librement par l’employeur. Il peut être inférieur ou supérieur aux limites d’exonération prévues par la loi. En revanche, la partie excédentaire sera assujettie aux cotisations et contributions sociales comme du salaire. La prime ne peut se substituer à un élément de rémunération prévu par le contrat de travail, la convention collective nationale, un accord collectif ou un usage de l’entreprise.

    La modulation de la PPV

    L’employeur peut moduler le montant de la prime selon plusieurs critères qui peuvent être cumulatifs, à savoir la rémunération, le niveau de classification, l’ancienneté ou la durée de présence effective ou la durée de travail prévue au contrat de travail au titre de la période pendant laquelle ils sont présents dans l'entreprise. Toutefois, les périodes de congés liées à la parentalité (maternité, paternité, d’adoption ou d’éducation, voire congé supplémentaire de naissance ) sont assimilées à du temps de travail pour l’appréciation de la durée de présence effective.

    Les critères de rémunération, de la durée de présence effective ou de la durée de travail prévue au contrat s’apprécient sur les 12 mois glissants précédant le versement de la prime. En revanche, le critère du niveau de classification et de l’ancienneté sont appréciés au moment du versement de la prime.

    ATTENTION ! les critères de modulation retenus ne doivent pas générer des écarts disproportionnés, sous peine de perdre le bénéfice des exonérations (BOSS – PSC - §690 pour des exemples).

    Les modalités de versement

    L’employeur peut formaliser au maximum deux primes à ses salariés au cours de la même année civile (par accord collectif ou DUE pour chaque prime). Ensuite, l’employeur peut prévoir un versement en 4 mensualités maximum sur l’année (une tous les trimestres), sans jamais pouvoir mensualiser cette prime. Ces modalités de versement doivent impérativement être précisées dans l’acte de mise en place.

    Possibilité d’affecter en tout ou partie la PPV sur un plan d’épargne

    Dans un délai de 15 jours suivant le versement de la PPV, le salarié peut affecter tout ou partie de sa prime sur un plan d’épargne entreprise (PEE), un plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO), un plan d’épargne retraite d’entreprise collectif (PERECOL) et/ou un plan d’épargne retraite d’entreprise obligatoire (PEROB) mis en place dans l’entreprise. Dans ces derniers cas, la PPV est versée dans le deuxième compartiment du plan. Pour ce faire, l’entreprise doit modifier le règlement du plan d’épargne afin d’instaurer la possibilité du versement volontaire du salarié de sa PPV en tant que source d’alimentation. L’employeur peut également prévoir d’abonder la PPV versée sur ces plans.

    ATTENTION ! La PPV ne peut pas être affectée par défaut à un plan d’épargne. En l’absence de réponse du salarié, la prime lui est donc versée.

    Le régime de faveur de la PPV

    Les primes bénéficient de l’exonération de cotisations sociales dans la limite de 3.000 euros par salarié et par année civile. Ce plafond est porté à 6.000 euros dans les entreprises d’au moins 50 salariés mettant en œuvre un accord d’intéressement et dans les entreprises de moins de 50 salariés mettant en œuvre un accord d’intéressement ou de participation volontaire. Toute somme au-delà est soumise à cotisations.

    Le régime social et fiscal varie selon l’effectif de l’entreprise (apprécié selon l’article L. 130-1 I du Code de la sécurité sociale) de la manière suivante : 

    • Dans les entreprises de moins de 50 salariés : pour les PPV versées jusqu'au 31 décembre 2026 à un salarié dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC (5 .469,09 € en 2026) au cours des douze mois précédant son versement : les cotisations sociales, la CSG/CRDS, la taxe sur les salaires et l’impôt sur le revenu (IR) ne sont pas dus dans la limite des plafonds. Il en est de même pour le forfait social ;
    • Dans les entreprises d’au moins 50 salariés : pour les PPV versées jusqu’au 31 décembre 2026 : les cotisations sociales ne sont pas dues dans la limite des plafonds. En revanche l’impôt sur le revenu (IR), la CSG/CRDS et la taxe sur les salaires sont dus dès le 1er euro. Si la PPV est affectée à un plan d’épargne, elle est exonérée d’IR dans la limite des plafonds. Pas de La prime bénéficie aussi d’une exonération de forfait social pour les entreprises dont l’effectif est inférieur à 250 salariés.

    Le nombre de salarié est apprécié sans application du dispositif de gel des effets de seuil. Si une entreprise a dépassé l’effectif de 50 salariés au 1er janvier 2026 (effectif moyen sur l’année 2025), alors elle est directement soumise aux nouvelles règles sans attendre le terme d’un délai de 5 ans.

    A compter du 1er janvier 2027, ce régime social et fiscal sera généralisé à l’ensemble des entreprises, peu importe le nombre des salariés.

    Attention, depuis le 1er janvier 2025, la PPV versée ou affectée à un plan d’épargne, est intégrée dans l’assiette de rémunération prise en compte pour le calcul de la réduction générale dégressive des cotisations et contributions sociales.

    Article rédigé par le cabinet d'avocats spécialisés en droit social Fromont Briens
    Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. © 2026. Tous droits réservés.

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