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Actualités
- Des garanties adaptées : hospitalisation, honoraires spécialistes, pack bien-être, optique et dentaire.
- Des prestations d'assistance : un soutien pour le travailleur en situation de handicap (en cas d'immobilisation :
aide à domicile) et d'aidance (service d'écoute, accompagnement dans la vie quotidienne). - que tous les métiers soient pris en considération dans le cadre de cette conférence ;
- que soient adoptées des mesures concrètes, pour que le secteur trouve un équilibre lui permettant de répondre aux besoins croissants de soins et d’accompagnement ;
- que l’Etat accompagne le mouvement de structuration et d’unification du secteur à travers une Convention collective unique étendue.
- Renforcer le développement : premier groupe mutualiste de protection sociale ancré dans les territoires, le Groupe VYV a l’ambition de poursuivre son développement sur ses métiers coeur (complémentaire santé, prévoyance, prévention, accompagnement et soins) mais aussi sur de nouveaux territoires comme la retraite ou le logement.
- Investir massivement dans la performance au service de nos adhérents et patients grâce à la technologie et aux datas ; investir dans les nouveaux services et dans l’humain.
- Accroître l’impact du groupe : la finalité de notre projet éminemment mutualiste est de produire un impact positif sur la société.
- Le manque de débouchés (56%)
- La gestion de la crise sanitaire (EPI, mise en place des gestes barrières …) (41%)
- Le développement des troubles et impacts sur la santé mentale des travailleurs handicapés (37%)
- L’incapacité à investir et à développer d’autres activités (35%)
- La prorogation de la prise en charge de la rémunération garantie.
- La prise en charge des surcoûts liés à la crise COVID dont les surcouts liés aux charges d’exploitations (tous les aménagements pour respecter les gestes barrière…) par toutes les ARS et en précisant le process de compensation.
- La création d’un fonds de soutien et de diversification de l’activité dans le plan de relance.
- Isabelle Boyer - DRH de transition
- Pascal Ughetto - Sociologue, Professeur des universités Université Gustave Eiffel, Marne-la-Vallée
- D'experts Santé et Qualité de vie au travail du pôle ESS d'Harmonie Mutuelle
L’article 7 de la CCN du 14 mars 1947
L’art 7 de la CCN du 14 mars 1947 porte sur l’obligation pour toute entreprise de secteur privé, de couvrir les cadres en Décès.
La part de cette cotisation servant à financer le décès doit représenter plus de la moitié des 1,50 % de la TA pris à la charge totale par l’employeur.
La mise en place de cette couverture est destinée obligatoirement aux cadres et assimilés visés aux articles 4 et 4 bis et facultativement aux assimilés cadres (art 36).
Si l’employeur ne respecte pas cette condition, en cas de décès d’un cadre il doit verser à ses ayants droit un capital d’un montant correspondant à 3 fois le plafond annuel de la sécurité sociale, soit 114 120 € en 2015.
La convention collective ou les accords de branche dont relève l’entreprise peuvent prévoir d’autres garanties obligatoires en matière de prévoyance des cadres.
Entrée en vigueur de La loi Plein Emploi : quels changements pour les ESAT ?
Depuis le 1er juillet 2024, la loi Plein Emploi rend obligatoire la couverture santé pour tous les travailleurs en situation de handicap. Employeurs, vous êtes peut-être concernés.
De nouvelles obligations pour les employeurs d’ESAT
Depuis le 1er juillet 2024, la loi Plein Emploi impose aux Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) de mettre en place un contrat collectif obligatoire frais de santé au bénéfice de leurs travailleurs en situation de handicap et de prendre en charge au minimum 50 % des cotisations au titre du contrat.
Notre accompagnement
Harmonie Mutuelle ESS, partenaire privilégié des acteurs de l'Economie Sociale et Solidaire s'engage pour vous proposer une offre dédiée et adaptée aux besoins spécifiques des travailleurs en situation de handicap et qui répond à vos obligations en tant qu'employeur :
Votre conseiller en protection sociale se tient à votre disposition pour répondre à vos questions et vous accompagner dans le cadre de cette démarche.
Fehap et Nexem mettent la pression avant la conférence sociale du 18 février
[COMMUNIQUE] Mobilisation du 25 janvier 2022 : la FEHAP et Nexem soutiennent la mobilisation de leurs adhérents qui demandent une juste reconnaissance pour les professionnels et un soutien significatif de l’Etat au secteur.
Les employeurs des personnels paramédicaux, soignants et accompagnants sociaux et médico-sociaux du secteur associatif se mobilisent partout en France le 25 janvier pour alerter sur l’avenir de leurs métiers. Face à l’expression du mécontentement de leurs adhérents, la FEHAP et Nexem, organisations représentatives du secteur privé non lucratif, alertent à nouveau les pouvoirs publics sur le nécessaire soutien de l’Etat et des départements, tant attendu par les professionnels.
A travers le pays, ce sont plus d’un million de professionnels qui accompagnent, sans relâche, jour et nuit, les personnes en situation de vulnérabilité à domicile ou en établissement. Pourtant, les employeurs du secteur associatif connaissent des difficultés structurelles de recrutement, de formation et d’attractivité. Cette situation fragilise l’avenir des établissements et services du secteur social, médico-social et sanitaire. Ces tensions de recrutement se sont accrues avec la crise sanitaire.
Deux enjeux pour nos métiers : attractivité et équité
Nos métiers sont confrontés à un manque d’attractivité : le salaire net mensuel moyen dans le secteur social et médico-social est environ 25 % moins élevé que le salaire net moyen tous secteurs confondus en France.
A côté de ce problème d’attractivité se pose aussi la question de l’équité entre les différents statuts. Un aide-soignant gagne 1 650 € nets par mois en moyenne dans les associations de nos réseaux. A niveau de compétence égale et avec une ancienneté de cinq ans, il gagnerait 1 838 €, soit 188 € de plus, s’il travaillait au sein de la fonction publique. C’est une différence considérable qui n’est pas justifiée par une différence de compétences ou de missions.
La conférence des métiers : une obligation de résultat
L’organisation prochaine de la Conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, demandée par le Président de la République, est un engagement qui doit être à la hauteur des enjeux. Elle devra répondre à des attentes fortes et légitimes en matière de financement et d’engagement en faveur de l’attractivité des métiers. Cela suppose :

20 préconisations pour mieux financer les associations
Le Conseil économique social et environnemental (Cese) a voté un Avis appelant à renforcer le financement des associations. Une urgence démocratique selon les auteurs de l’Avis, alors que la part des subventions a baissé de 41 % en 15 ans dans le financement associatif.
Redorer la réputation de la subvention
Les pouvoirs publics ne sauraient plus ce qu’est une association. Et « de cette méconnaissance nait l'évolution de ses modes de financement dans le mauvais sens », regrette Martin Bobel, Conseiller au Cese au titre du Mouvement associatif et co rapporteur de l’Avis Renforcer le financement des associations : une urgence démocratique. Il précise : « les associations sont prises en étau entre les politiques de contrôle budgétaire et le droit européen de la concurrence (…) Il devient impossible (pour une association, ndlr)) de se projeter sur le long terme. »
Les constats posés par l’Avis du Cese, adopté à l’unanimité le 28 mai dernier, est sans appel. La part des subventions dans les financements associatifs a diminué de 41 % entre 2005 et 2020. S’y sont substitués des financements via la commande publique qui sont une manière de mettre en concurrence les associations. « Les associations passent de plus en plus de temps à remplir des tableaux excels. Cette gestionnarisation est problématique car elle se fait au détriment de la réponse apportée aux besoins des citoyens », estime Dominique Joseph, co rapportrice de l'Avis. « Le fait associatif, ce sont des hommes et des femmes qui font association pour porter une vision de ce que pourrait être leur territoire. Il y a une interrogation sur le risque élevé de la dégradation de la vie démocratique », ajoute-t-elle.
2,5 % du budget de l'Etat
L’Avis émet 20 préconisations qui s’appuient sur une enquête en ligne qui a recueilli 6523 réponses d’associations, 13 000 verbatims (réponses ouvertes) et sur les 70 auditions réalisées par les rapporteurs. Une journée d’échange où se sont rencontrés 40 représentants d’associations tirées au sort, a complété la matière et donné lieu à un rapport. La première des préconisations est d’élever la part du budget de l’Etat consacrée au soutien aux associations de 1,7 % actuellement à 2,5 %. Cette augmentation devra privilégier la subvention.
D’autres préconisations poussent à sacraliser la définition de la subvention au niveau français et surtout européen afin de rappeler le rôle des associations pour l’intérêt général.
De manière plus concrète, l’Avis préconise la création de nouveaux emplois « aidés » d’utilité sociale et citoyenne. Des emplois « pérennes et de qualité, appuyés sur les projets associatifs et accessibles à toutes les personnes ». L’idée d’un Fonds national de mobilisation associative cogéré par des représentants des collectivités territoriales, de l’Etat et du monde associatif est aussi mis en avant. Celui-ci pourrait fonctionner sur un principe d’apport volontaire venant des citoyens.
L’Avis en appelle enfin à l’abrogation du Contrat d’engagement républicain au bénéfice du retour de la Charte d’ engagements réciproques. Une manière de rétablir la confiance et réformer la gouvernance des relations entre l’Etat, les collectivités territoriales et les associations.
Candidatez aux Prix de l'ESS 2024
Les candidatures sont ouvertes jusqu'à 24 juin pour remporter l'un des deux prix nationaux (Transition écologique et Utilité sociale) organisé par ESS France.
C'est la saison pour tenter d'être le prochain lauréat des Prix de l'économie sociale et solidaire 2024. Vous avez jusqu'au 24 juin pour envoyer votre dossier. Ces prix récompensent chaque année, à l'occasion du Mois de l'ESS, des projets ou activités qui répondent de manière particulièrement pertinente aux besoins et enjeux de notre société. Deux prix sont remis au niveau national, l'un pour souligner l'engagement de l'ESS sur le champ de la transition écologique et l'autre sur le champ de l'utilité sociale.
Les candidatures sont tout d'abord soumises à un jury dans chaque région qui récompense une structure (dotation de 1000 euros). Après sélection des meilleurs dossiers, deux candidats par régions sont soumis au jury national. Les deux lauréats obtiennent une dotation de 5000 euros. En 2023, les deux lauréats étaient l'association Optim'ism et le réseau ETRE (Ecoles de la transition écologique).
Stéphane Junique nouveau président du Groupe VYV
[COMMUNIQUE] À l’occasion de son assemblée générale, la gouvernance du Groupe VYV a été renouvelée : Stéphane Junique a été élu président du groupe en remplacement de Yves Beaudet et Delphine Maisonneuve nommée directrice générale.
L’assemblée générale du Groupe VYV s’est tenue ce lundi 7 juin, en distanciel. Récemment élu à la tête du Conseil économique Social et environnemental (CESE), Thierry Beaudet n’avait pas renouvelé sa candidature à la présidence du Groupe VYV. Ainsi, à l’occasion de cette assemblée générale, une gouvernance a été mise en place ; le conseil d’administration du groupe a élu Stéphane Junique président du Groupe VYV et nommé Delphine Maisonneuve, directrice générale.
Le nouveau binôme dirigeant a annoncé le lancement d’une réflexion stratégique dans l’objectif de présenter, en novembre prochain, les chantiers prioritaires à l’horizon de trois ans qui permettront d’amorcer une nouvelle étape dans le développement du Groupe VYV et de l’ensemble de ses entités.
Nouveau chapitre
Ce nouveau chapitre s’articulera autour de trois priorités :
Une forte ambition rendue possible par les fondamentaux qui ont d’ores et déjà été mis en place depuis la naissance du groupe, au travers notamment du plan de transformation « Force VYV ».
En 2020, la crise sanitaire et économique a confirmé la pertinence du projet stratégique porté par le Groupe VYV et a permis de démontrer la solidité de son modèle. Le Groupe VYV a ainsi poursuivi son développement, avec un chiffre d’affaires combiné de plus de 9,7 milliards d’euros, en progression de 2,5% par rapport à 2019. Au niveau global, le résultat combiné du groupe est bénéficiaire de 74 M€, après une perte de 48 M€ en 2019.
Les résultats 2020 du Groupe VYV lui permettent de conforter sa solvabilité, de financer des actions de redistribution et de solidarité, d’accélérer la mise en œuvre de ses investissements stratégiques et de démontrer que l’on peut concilier performance économique et performance sociétale.
Stéphane Junique a participé à la mise en mouvement du groupe par la conduite de différents projets stratégiques lors de ses précédents mandats en tant que président de VYV3, l’offre de soins et d’accompagnement du Groupe VYV, et président d’Harmonie Mutuelle, mutuelle du Groupe VYV.
De son côté, Delphine Maisonneuve a rejoint le Groupe VYV début mai 2021. Par sa volonté d’agir et d’innover, Delphine Maisonneuve va permettre au groupe d’aller plus loin dans sa stratégie.
L'UDES a un nouveau directeur général
[COMMUNIQUE] L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire annonce l’arrivée de son nouveau directeur général. Hugues Pollastro a pris son poste ce 21 mai.
De la CNAF à l'UDES
Agé de 45 ans, Hugues Pollastro, titulaire d’un master en Histoire, devient le directeur général de l’UDES après avoir été successivement responsable de la communication au sein des mairies de Montreuil et de Clichy-la-Garenne, puis directeur adjoint de l’information et de la communication à la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et enfin, depuis près de 5 ans, directeur de la communication et des affaires publiques de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA). Il remplace Sébastien Darrigrand qui aura été directeur général de l’Union pendant près de 18 ans.
L’année 2024 pour l’UDES est notamment celle au cours de laquelle l’Union fêtera ses 30 ans d’existence et les 10 ans de la reconnaissance de sa représentativité par le ministère du Travail, au cours d’un événement qui aura lieu le Jeudi 17 octobre au Comité national olympique et sportif français, à Paris.
ESS et Vie associative réunies à Matignon bonne ou mauvaise nouvelle ?
Marlène Schiappa est la nouvelle secrétaire d'Etat à l'ESS et à la Vie associative. Un rapprochement de portefeuille qui semble satisfaire ESS France et le Mouvement associatif.
C'est inédit. L'ESS et la Vie associative réunies dans un seul portefeuille ministériel, celui de Marlène Schiappa, qui plus est sous la tutelle directe de la Première-ministre, cela n'avait jamais été fait.
Une petite surprise tout de même puisque les décrets d'attribution du gouvernement Borne 1 avaient maintenu la compétence sur l'ESS sous l'autorité de Bruno Lemaire, reconduit au ministère de l'Economie. ESS France s'en était satisfait, espérant seulement qu'un ou une ministre soit nommé.e lors du remaniement post-législatives.
Marlène Schiappa a bien été nommée, mais est logée à Matignon et cumule l'ESS avec la Vie associative. Les décrets d'attribution ne sont pas encore parus au moment où nous publions notre article, mais ce nouvel attelage semble satisfaire autant ESS France que Le Mouvement associatif qui ont été reçus par celle qui fut précédemment en charge de l'égalité femme homme et de la citoyenneté au ministère de l'Intérieur. Le fait que le portage politique revienne à Matignon répond à une aspiration régulièrement réaffirmée par les deux organisations de voir leurs sujets abordés de manière transversale sur le plan gouvernemental. L'ESS est multisectorielle, multi-statut et promeut des modes d'entreprendre divers, quand à la Vie associative, elle réunit autant des professionnels, que des bénévoles et traverse largement tous les pans de notre Société.
L'autre question qui se pose lorsqu'un portefeuille migre d'un ministère à l'autre est d'éviter une déperdition de moyens, notamment humains. En effet, l'administration du Trésor à Bercy commence à se créer une culture ESS bien utile, notamment au moment des arbitrages du Projet de loi de finance. Et pour ce qui est de la Vie associative, l'administration compétente a toujours été la Direction Jeunesse et Sport et de la Vie associative, rattachée au ministère de l'Education nationale. On peut imaginer que les deux têtes de réseau seront vigilantes, mais le fait que la migration se face vers Matignon est a priori rassurant.
De même, le rapprochement de la Vie associative et de l'ESS au sein d'un même ministère est salué comme la reconnaissance de la complémentarité des enjeux de l'ESS en général et des associations (environ 80 % des structures employeuses de l'ESS) en particulier. Le tout sera que la nouvelle ministre identifie bien dans sa feuille de route les grands sujets de l'une et de l'autre.
Le premier test arrivera très vite puisque c'est pendant la période estivale que les grands arbitrages se discutent pour le futur Projet de loi de finance, présenté à l'automne.
Les ESAT anticipent une forte baisse de leur chiffre d'affaires
Environ 1500 Etablissements ou services d’aide par le travail (ESAT) offrent à 120 000 personnes en situation de handicap un cadre d’épanouissement professionnel et social. La crise sanitaire touchent fortement leur activité commerciale, comme l’indique une étude flash lancée dès le début du reconfinement.
Le confinement du printemps 2020 avait mis à l’arrêt de nombreux ESAT, victimes comme de nombreuses entreprise du ralentissement de l’activité économique. Selon l’étude Flash, lancée début novembre par l’Uniopss et APF France Handicap, près de 92% des ESAT ont un taux de reprise d’activité entre 81% et 100%.
Les établissements anticipent toutefois un absentéisme dès novembre à la hausse avec le retour des mesures covid. 63% des ESAT estiment que l’absentéisme des travailleurs handicapés devrait s’établir dans une fourchette allant de 10 à 30%. Les dirigeants d’ESAT, interrogés dans cette étude, évaluent la perte de chiffre d’affaires à 28% en moyenne sur l’année 2020.
Inquiétudes faute d’amélioration
Les ESAT ont par ailleurs répondus que leurs principales difficultés actuelles ou à venir étaient :
Alors que peu d’améliorations sont à attendre d’ici la fin d’année du fait de l’existence de plusieurs facteurs (l’arrêt du dispositif d’aide au 10 octobre sur les rémunérations directes, l’absentéisme, le manque de débouchés…), un courrier d’alerte à l’attention du secrétariat d’État sur la situation très fragilisée des ESAT sera prochainement adressé à Mme Cluzel, secrétaire d’État en charge du handicap pour demander :
Cette enquête flash a été diffusée, dès les premiers jours du reconfinement, aux dirigeants d’ESAT. En cinq jours, 457 ESAT ont répondu soit 1 ESAT sur 3.
Comment l’ESS peut nous aider à refaire société...
Comment l’ESS peut-elle raconter le projet qu’elle porte afin qu’il soit partagé par le plus grand nombre et serve à refaire Société en France ? Ness questionne sur ce sujet Bastien Sibille (Opération Milliard) et Damien Baldin, (ESS France). Ils tracent des perspectives et les lignes de tensions du sujet : entre urgence de l’action, nécessité de se projeter sur un temps long et de trouver les bonnes stratégies d’influence.
Bastien Sibille est entrepreneur social (fondateur de la Scic Mobicoop) et actuel secrétaire général de Coop FR (organisation représentative des entreprises coopératives). Il a initié en juillet 2023 l’Opération Milliard qui rassemble désormais 2000 entrepreneurs solidaires, militants de l’ESS autour d’un projet de création d’un fonds d’investissement capable de financer à la bonne hauteur une transition écologique et juste. « Au-delà du chiffre d’un milliard d’euros, c’est une façon de se redire que nous sommes la solution et que nous avons confiance dans ce que nous sommes capables de faire. »
Damien Baldin est délégué général de la France s’engage et vice-président d’ESS France depuis le mois de juin 2024. Il a été chargé par Benoît Hamon, président d’ESS France, de la bataille culturelle (jeunesse, éducation, médias) : il ambitionne de « poser un récit positif de la Société française et de l'économie sociale et solidaire, face aux récits noirs, négatifs, xénophobes, racistes, qui aujourd'hui prennent le devant de la scène médiatique et politique. »
Ce qui a changé depuis le 7 juillet 2024...
Damien Baldin : Le changement, c'est l'incapacité – temporaire je l'espère – des partis politiques, de leurs représentants élus à se mettre en coalition, à travailler sur des propositions concrètes de transformation sociale et sociétale. Je suis marqué par la difficulté que les acteurs politiques ont à faire avancer le pays de manière coordonnée vers du progrès social et écologique. [Dans l’économie sociale et solidaire, ndlr] nous travaillons avec des acteurs aux cultures différentes, aux modèles économiques différents (une banque coopérative, une association, une mutuelle, un fonds de dotation, etc.), avec des personnes qui n'ont pas toujours les mêmes opinions politiques.Et pourtant elles s'engagent et font de l'innovation sociale [grâce à laquelle] nous arrivons à produire du progrès social. Nous sommes tout prêt à proposer à nos représentants politiques des manières de faire qui sont celles de l'économie sociale et solidaire.
Bastien Sibille : Quand nous avons écrit "Nous résistons" avec Claude Alphandéry et que nous avons lancé l'Opération Milliard avec son soutien, nous pensions avoir au moins trois ans devant nous pour construire des mécanismes qui permettent, justement, de résister plus encore au délitement social et économique que nous propose le néolibéralisme. Nous avons été pris de court par la brutalité de l’agenda politique.
D'un côté, cela devrait nous confirmer dans ce que nous disons [et] cela devrait nous rendre d'autant plus précieux pour la Société, parce que, effectivement, nous avons des solutions. Pour autant, le danger qui est le nôtre est que, malgré cela, nous soyons emportés dans un délitement social qui dépasse la force que constitue l'économie sociale et solidaire. A la fois, les corps intermédiaires ont été replacés sur le devant de la scène politique et, à la fois, nous voyons bien que nous ne pourrons retracer, à nous seuls, une perspective politique et institutionnelle d'ensemble.
L'ESS, l'utopie du XXIe siècle ?
Damien Baldin : L'ESS appartient à la fois au libéralisme et à la fois au socialisme. J'ai beaucoup parlé, [en tant que candidat] durant la campagne pour la présidence d'ESS France, du socialisme libéral, du mutualisme et aussi de la manière dont on peut réutiliser une idéologie marxiste qui est le substrat idéologique sur lequel se sont appuyés les forces révolutionnaires et réformistes du XIXe et XXe siècle. Nous parlons de bataille culturelle parce que nous avons un travail intellectuel à mener en profondeur.
Et nous avons un devoir de penser contre nous-mêmes. C’est-à-dire que nous avons à réinterroger profondément et dans la plus grande transparence le lien entre l'économie de marché et l'économie sociale et solidaire. Ce sont des tensions bien naturelles qui doivent nous amener à repenser et à retisser des liens et nous avons besoin pour cela de la recherche et de l'enseignement supérieur.
Bastien Sibille : Il me semble que le monde de la pensée, pour le dire comme ça, est plus au niveau de ce qu'attend l'époque de nous, que le monde économique ou le monde politique. Mais il ne suffit pas qu'une pensée existe pour qu'elle soit diffusée dans la Société. Par ailleurs, nous vivons dans une grande utopie. Le néolibéralisme est une utopie qui nous conduit dans le mur parce qu'il y a des segments entiers de son discours qui ne sont pas viables. Mais il s'impose à nous dans un rapport de force qui est un rapport de force médiatique, notamment, qui lui-même repose sur des mécanismes de domination économique.
Nous avons à reconstruire du rapport de force médiatique, un rapport de force pour que cette pensée puisse être mieux diffusée. Je pense que les acteurs de terrain sont en attente de ça et, plus important encore, ils sont très capables d'entrer en discussion et en co-construction avec ce récit. Donc reprenons confiance en nous-mêmes, tissons les quelques points de jonction dont on a besoin entre des briques de pensée qui existent déjà et, surtout, rentrons dans un rapport de force médiatique.
Et l'éducation populaire qui semble un mot presque surannée, est en fait absolument cruciale. Comment est-ce qu'on redynamise nos mouvements d'éducation populaire et nos partis politiques qui ont été des formidables courroies de transmission ?
La fabrique du récit...
Bastien Sibille : Au sein de l'Opération Milliard, nous menons ce travail du récit en faisant des auditions autant avec des personnes dont l'activité est proche de la pensée ou qui prennent la parole dans l'espace médiatique qu’avec beaucoup d'acteurs de terrain. C'est-à-dire qui se sont retroussé les manches sur leur territoire pour trouver des solutions.
L'idée c'est de dire : vous avez inventé des choses extraordinaires. Parlons ensemble et voyons comment nous rattachons les actions à des cadres de pensée qui peuvent construire un récit commun. Ce récit commun nous servira à planifier l'engagement du fonds dans un ensemble de secteurs que ce soit en investissement ou en subvention. Il y a donc une dimension de cocréation avec le terrain qui me semble très importante, parce-que l'intelligence est souvent là où elle se réalise. Et il y a aussi une dimension démocratique, puisque nous allons adopter collectivement ce récit. Et la démocratie c'est, parfois on est d'accord, parfois on n'est pas d'accord, mais on avance collectivement.
Récit et médias
Damien Baldin : Nous devons très rapidement organiser un état des lieux aujourd'hui des médias qui sont portés par des structures de l'économie sociale et solidaire et voir comment des structures comme ESS France peuvent mobiliser un soutien, y compris financier. Nous devons aussi, sur ce champ des médias, pouvoir aider à mettre en place des solidarités financières entre des acteurs de l'économie sociale et solidaire et de se dire attention, il y a un enjeu démocratique de financement des médias indépendants.
Deuxième point : les médias conventionnels. Je ne peux m'empêcher de mentionner l'importance pour l'ESS de rentrer dans les formations des École des journalisme. Et puis nous avons devant nous un travail d'influence plus classique pour faire en sorte que nous puissions prendre toujours un petit peu plus de place sur des plateaux télé ou sur des radios. Cela suppose, de notre part, d'avoir plusieurs voix qui incarnent l'ESS et donc de nous former beaucoup mieux au jeu médiatique.
Temps long vs 2027
Damien Baldin : Bastien Sibille parlait de l'éducation populaire. Effectivement, l'économie sociale et solidaire, c'est aussi un projet d'émancipation des individus et des citoyens. Nous ne sommes pas uniquement une économie qui produit des biens et des services. C'est une économie qui produit de la connaissance et un discours politique.
Nous devons, aussi, être en capacité de nous replonger dans le temps très long. Lorsqu'on parle de combat culturel, le réflexe fondamental est de s'adresser à la jeunesse. Nous parlons aujourd'hui d'un combat de plusieurs dizaines d'années qu'il faut commencer maintenant, ardemment et puissamment. Concrètement, ça signifie aller beaucoup plus loin dans le travail que mène déjà l'Esper (association de promotion de l’ESS à l’école). Nous devons travailler de manière encore beaucoup plus étroite avec les Universités et faire en sorte qu'il y ait de l'économie sociale et solidaire dans toutes les formations courtes, longues, initiale et aussi continue.
Bastien Sibille : La question du temps long et du court-terme est beaucoup plus importante qu'on ne le croit. Je l'ai travaillée sur les questions écologiques, mais cela s'applique aussi aux questions démocratiques et d'économie sociale dont on parle aujourd'hui. Quand vous dites aux gens qu'ils ont trois ans pour résoudre la crise démocratique, vous fabriquez de l'impuissance. Parce qu'on ne peut pas résoudre des problèmes aussi importants en trois ans. Nous faisons face à des changements sociaux, écologiques, économiques très profonds et donc il faut se réinscrire dans le temps long en ayant confiance en nous-mêmes et dans nos organisations pour conduire cette bataille dès demain.
Les clés d’une gouvernance démocratique dans l’ESS
L’Avise publie un dossier sur la gouvernance démocratique dans l’ESS, en partenariat avec Démocratie Ouverte, et avec le soutien de Chorum et de la MGEN. Enjeux, décryptages, outils pratiques exemples d'initiatives...
Ce dossier est un outil pour les porteurs de projet et les structures de l’ESS qui souhaitent découvrir les grands principes de la gouvernance démocratique et développer une gouvernance partagée au sein de leur organisation.
Découvrir les enjeux et les piliers de la gouvernance démocratique
La gouvernance démocratique est l'un des grands piliers des entreprises de l’ESS. La première partie de ce dossier vous propose de mieux comprendre quels sont les différents types de gouvernance et leurs places dans l’ESS, de découvrir les piliers de la gouvernance démocratique ainsi que les enjeux qui en découlent.
Développer et faire vivre sa gouvernance démocratique
Comment mettre en place une gouvernance démocratique dans une organisation de l’ESS ? Dans la deuxième partie de ce dossier, nous vous livrons les éléments clés pour développer et faire vivre une gouvernance démocratique et partagée au sein d’une organisation.
Consulter le dossier ICI.
La QVT dans l'ESS se met en scène : inscrivez-vous au live stream du 13 juin !
Près de 5000 salarié.e.s et dirigeant.e.s de l’économie sociale et solidaire ont participé au 4e baromètre national qualité de vie au travail dans l'ESS, mené par le pôle d'expertise dédié à l'ESS d'Harmonie Mutuelle. Découvrez les résultats de cette enquête le mardi 13 juin de 15h à 17h.
Comment les dirigeants et salariés de votre secteur ont-ils noté leurs conditions de travail ? Quels sont leurs ressentis face aux changements organisationnels dans leurs métiers et structures ?
Bénéficiez du décryptage et des conseils pratiques de nos spécialistes :
Envie de participer : Très simple ! Inscrivez-vous et vous recevrez le lien pour vous connecter en direct le 13 juin à 15h00 !
Ce que nous dévoile le Panorama 2022 de l’ESS
La nouvelle édition du Panorama de l'ESS insiste sur l'amplitude des secteurs d'activité où les organisations de l’ESS sont actives. L'objectif d'ESS France est de matérialiser plus concrètement ce qu'apporte cette Economie sociale et solidaire à la Société.
Que fait l'Economie sociale et solidaire (ESS) ? Question triviale ? Pas si simple. Il peut être difficile de répondre, tant les lieux et modalités d'actions de ceux qui s'en réclament sont divers. L'Observatoire national de l'ESS apporte une réponse factuelle et chiffrée dans l'édition 2022 de son Panorama qui, pour l’occasion change d’angle et de forme.
Bien sûr, le Panorama présente les grands chiffres de l’ESS pour dessiner l’évolution d’un mode de développement économique et un mouvement d’entreprises qui, malgré les crises fait mieux que se maintenir. Mais il décline aussi en chiffres ce que représente l'ESS dans 20 secteurs d'activité, de l'action sociale au sport, en passant par l'éducation, la petite enfance, la culture ou encore l'habitat et l'économie circulaire.
Déplier le grand livre de l’ESS
Ce panorama, réalisé avec le soutien de Chorum et d'autres partenaires, permet de rappeler que l'ESS est d'abord une économie de la solidarité (plus de 50 % des salariés de l'ESS travaillent à aider les plus vulnérables) et du soin (près de 200 000 personnes travaillent dans la santé). Mais c'est aussi une économie du numérique. Saviez-vous que la plateforme numérique Recyclivre a vendu à elle seule, 1,25 millions de livres d'occasion ?
C'est aussi une économie des loisirs. Saviez-vous que 6 millions de vacanciers partent avec des structures du tourisme social et solidaire chaque année ?
C'est aussi une économie du bâtiment. Que ce soit pour construire (>12000 emplois ESS dans le bâtiment et 9000 artisans regroupés en coopérative), ou accompagner la réhabilitation de logements précaires ou encore rendre possible l'auto construction.
Le Panorama égrène ainsi grands et petits chiffres de l'ESS et décrit, en doubles pages thématiques, là où l’on trouve de l’ESS, alors que le grand public ne l'y attend pas nécessairement.
Les nouveaux profils du bénévolat se confirment
L'édition 2023 de la France bénévole rassure avec une reprise de la croissance du nombre de bénévoles dans les associations et confirme les grandes évolutions de leur profil.
23 % de bénévoles en France
En 2022, Recherches & Solidarités sonnait l'alerte. Dans son étude La France Bénévole, la chute du nombre de français enagés dans une association chutait à 20 % contre 24 % en 2019, avant la crise sanitaire. Ce qui avait conduit Ness à publier un numéro hors série intitulé La "crise" du bénévolat. L'édition 2023 rassure avec 23 % des français qui seraient engagés dans les associations.
Et si le volume de bénévole retrouve quasiment son niveau d'avant Covid, leurs profils ont changé. L'engagement croissant des moins de 35 ans se confirme, tout comme le retrait des plus de 65 ans. Désormais, chacune de ces catégories représente un quart des bénévoles en France.
Moins de temps à donner
Les associations doivent aussi faire face à un engagement moins fréquent. 9 % des bénévoles (contre 10 avant Covid) s'engagent encore à raison d'une fois par semaine. Un signe marqué aux associations qu'il faut s'adapter à un engagement plus léger d'une majorité de bénévoles et savoir accueillir un bénévolat plus ponctuel, même s'il reste très volontaire.
Fracture sociale
Ce qui ne change pas en 2023, c'est la fracture sociale dans le bénévolat. Ainsi près de un bénévole sur trois dispose d'un haut niveau de formation, contre 20 % pour les moins diplomés. Et pourtant, le niveau de diplôme augmente avec les générations.
Nouveaux modèles
Les associations ont donc à s'adapter à cette nouvelle donne selon Recherches & Solidarités : réviser leur mode d'organisation, ne dédaigner aucune voie de recrutement de nouveaux bénévoles (bouche à oreille, réseaux, sociaux, donateurs, maisons des associations...) et surtout "prendre le temps d'accueillir les bénévoles, de bien les informer, accompagner leurs premiers pas pour qu'ils se sentent bien intégrés." Recherches & Solidarités, poussent aussi à une meilleure appropriation des dispsotifs de valorisation du bénévolat par les associations elles-même. Une dizaine de dispositifs sont dénombrés dans l'étude et seulement 3 % des bénévoles en ont bénéficié en 2022.
Un appel à collecter un milliard d'euros pour la transition juste
Bastien Sibille, président de la Scic Mobicoop et des Licoornes souhaite lancer un mouvement citoyen pour dépasser la difficulté à financer les solutions de l'ESS pour une transition écologique et juste.
Peser sur la finance
"Nous avons les solutions, les techniques, les méthodes et l’argent. Mais nous ne les utilisons pas pour résoudre les crises", regrette Bastien Sibille. Celui qui préside les Licoornes (regroupement de 9 Scic engagées dans la transition) parlait d'abord en son nom, le 6 juillet dernier, au Collège des Bernardins. Son idée et celle de quelques autres autour de lui est de lancer un mouvement pour briser le plafond de verre qui limite la capacité de développement des solutions portées par les entreprises de l'ESS.
Convaincre les acteurs publics fait partie de la solution, mais aussi convaincre la finance. La convaincre de financer plus, mais aussi et surtout, la convaincre de changer de paradigme : "nous ne satisfaisons pas les exigences de rentabilité du capital. Il faut changer ces exigences car nous faisons ce dont le monde a besoin. Il faudra changer le rapport à la lucrativité dans le monde de la finance" a lancé Bastien Sibille.
Mouvement citoyen
Pour y parvenir, Bastien Sibille invite entrepreneurs et citoyens à "constituer un réseau de personnes capables de peser sur les instances des financeurs. Cela nous demande de créer un récit qui nous relit." Ce réseau aura pour mission de concevoir ce fonds citoyen capable d'attirer un milliard d'euros. Un montant symbolique qui est déjà monté à 17 milliards durant la journée de débats. 17 comme les 17 objectifs de développement durable établis par l'ONU pour 2030.
Relier les réseaux
Cet appel à collecter 1 milliards d'euros pour financer la transition juste n'est donc portée officiellement par aucun réseau existant. Et Bastien Sibille a pris la précaution d'afficher la volonté du groupe à l'origine de cette initiative de travailler à relier les réseaux existant et "ne pas faire à la place de ceux qui font déjà".