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Actualités

    Le Groupe VYV lance son laboratoire d'innovation sociale en santé

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    L'alimentation sera au coeur du programme Exploration(s), première thématique du nouveau laboratoire d'innovation sociale en santé du Groupe VYV. A suivre durant le Mois de l'ESS.

    Créer les ponts entre santé et alimentation

    L'alimentation est un déterminant clé de la santé humaine. C'est à partir de ce constat que le Groupe VYV a souhaité lancé son laboratoire d'innovation sociale en santé et son premier programme lié à l'alimentation. Principal objectif du programme "Explorations" : faire le lien entre les métiers du Groupe VYV et les initiatives de terrain développées par les acteurs de l'ESS en faveur d'un alimentation durable et accessible à tous.


    Plus globalement, le laboratoire vise à créer une communauté nationale autour de l’innovation sociale en santé. Les actions menées dans les trois métiers du groupe : l’assurance (à travers la prévention et l’accompagnement des adhérents sur la thématique de l’alimentation), les soins et l’accompagnement (à travers l’accompagnement et le suivi des patients) et le logement (à travers les actions autour de l'alimentation auprès des résidents) devront participer à la mise en œuvre de ses actions soit pour initier, soit pour favoriser la mise en oeuvre, voire l'essaimage.

    Calendrier d'Exploration(s)

    Le programme Exploration(s) voyagera au travers d'une demie-douzaine d'événements jusqu'à La Réunion pour atterrir à Rennes le 27 novembre.


    Le programme des événements grand-public en détail :

    • 3 novembre au lycée agricole Emile Boyer de la Giroday, (Saint-Paul de la Réunion)
    • 24 novembre aux Journée de l'Economie autrement (Dijon)
    • 27 novembre à l'Université Rennes II (Rennes)

    L'Economie sociale et solidaire sous la loupe des économistes

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    [SELECTION LIVRE 1/3] Dix ans après une première étude, l'ouvrage Regards d'économistes sur l'ESS explore les ponts entre l'Economie sociale et solidaire et la théorie économique. Un livre riche de réflexions aussi empathiques que critiques du rôle de l'ESS dans l'économie. Stimulant.


    Comment les sciences-économiques regardent-elle l'Economie sociale et solidaire ? La regarde-t-elle seulement ? Avec intérêt ou dédain ? Des économistes en font-ils un objet de recherche ou de théorisation ? Ces questions ont été explorées il y a dix ans dans le cadre d'une étude souhaitée par le Labo de l'ESS et réalisée par Philippe Frémeaux, alors rédacteur en chef d'Alternatives Economiques. En 2023, l'exercice a été renouvelé sous la houlette d'Hugues Sibille (président du Labo de l'ESS), Timothée Duverger, directeur de la Chaire Terr'ESS et Camille Dorival qui a oeuvré à la direction d'Alternatives Economiques.


    L'ouvrage issu de ce travail d'entretiens avec des dizaines d'économistes (très peu d'orthodoxes, comme il y a dix ans), fourmille d'informations sur ce qu'est, mais aussi ce que n'est pas l'ESS.


    Nos économistes, (Richez-Battesti, Jany-Catrice, Laurent, Coriat, Boyer, Rambaud...) regardent le plus souvent l'ESS sous un angle réducteur. Certains ne verront que l'économie des coopératives, quand d'autres y verront d'abord une économie de l'intérêt général.


    Pour certains c'est la question de la gouvernance démocratique, du partage de la décision et donc la place de chacun dans l'entreprise qui compte, quand d'autre abordent l'ESS, d'abord, comme un espace économique qui partage la valeur autrement. On s'y perd parfois un peu dans ces bases très mouvantes de la discussion qu'organisent les rédacteurs, mais c'est aussi, d'une certaine manière, la faute à l'ESS qui conserve en son sein une telle diversité de modèles et d'aspirations que les tentatives d'épure du cadre théorique restent vaines.

    Transition écologique et communs

    Reste qu'au fil de l'ouvrage, l'ESS, ne se dessine pas comme une branche potentielle de la théorie économique (comme l'est l'école néo-classique qui a théorisé le libéralisme). Elle apparaît plutôt comme un espace de pratiques qui mêle l'entrepreneuriat à l'enjeu de créer une économie citoyenne, c'est-à-dire une économie reliée aux besoins sociétaux, plutôt qu'aux injonctions du marché et de la profitabilité. L'ESS serait un espace de dépassement de l'économie de marché sans toutefois sans affranchir.


    Et les économistes interrogés se retrouvent pour relier l'ESS aux enjeux de transition écologique et d'une théorie des biens communs, qui, eux disposent d'un cadre théorique relativement clair. Cette connexion à une économie de la transition ou des biens communs ouvre un cadre stimulant pour que l'ESS trouve sa place totalement dans la transformation de nos sociétés.

    Un ouvrage éclairant sur l'Economie sociale et solidaire

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    Timothée Duverger publie L'économie sociale et solidaire dans la collection Repères Economie des éditions La Découverte.


    La publication de L'économie sociale et solidaire dans la collection de référence Repères Economie de La Découverte est un pas de plus dans la grande quête de reconnaissance que poursuit l'ESS. C'est aussi, et surtout, une proposition de lecture pour quiconque aurait besoin de remettre de l'ordre dans sa perception de l'Economie sociale et solidaire. Timothée Duverger, professeur à Science Po Bordeaux et directeur de la Chaire TerrESS est historien. Et l'approche historique qu'il emploie est fondamentale pour éclairer très précisément le lecteur sur ce qu'est cette ESS tout en assumant "son caractère insaisissable".


    Car dès la première apparition du terme Economie sociale au XIXe siècle (celui de solidaire s'y adjoindra progressivement à l'aube du troisième millénaire), celle-ci est diverse dans ses formes et se construit concomitamment en différent lieux de la planète. L'ESS n'a jamais été une et ne le sera jamais.


    Pour autant l'ouvrage parvient à décrire un ensemble cohérent d'organisations qui cultivent des intérêts et des pratiques communes et complémentaires. Là encore, la perspective historique permet de présenter cette ESS comme un ensemble dont les mouvements et évolutions doivent s'observer au regard de l'évolution de notre Société : la place de l'Etat, des entreprises, le rôle des territoires... Plusieurs éclairages sont particulièrement bien venus sur le solidarisme, la typologie des entreprises sociales, les phénomènes de banalisation et de résistance à cette banalisation ou encore l'influence du New public management sur les associations.


    L'économie sociale et solidaire de Timothée Duverger éclairera tous ceux qui s'intéressent à cette économie sans jamais en avoir saisi tous les contours.

    Le Collectif IAE apporte ses propositions suite au rapport de l’Igas

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    Les 9 réseaux nationaux de l’insertion par l’activité économique livrent une contribution commune qui revient sur le rapport établi par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le Pacte d’ambition IAE 2019-2022.

    + 100 000 contrats d'insertion ?

    Quatre axes et un appel à la coconstruction du futur de l’insertion par l’activité économique. Le Collectif IAE qui réunit neufs fédérations et réseaux pose les termes de la discussion future avec le ministère du Travail dans une contribution commune diffusée le 3 avril, trois mois après le rapport de l’Igas qui, lui, tirait le bilan du Pacte d’ambition IAE. Ce rapport estime, en substance, que « le bilan de l’IAE demeure perfectible ». L’Igas relève notamment que l’objectif de l’Etat de doubler le nombre de contrats en insertion entre 2019 et 2022 posait une logique quantitative qui n’avait pas permis de cibler, suffisamment, les personnes les plus éloignées de l’emploi et notamment les bénéficiaires du RSA.

    Mise à jour de la liste des entreprises de l'ESS

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    Faites-vous bien partie de l'ESS ? Pour le savoir, consultez la liste des entreprises de l'économie sociale et solidaire qui a été mise à jour par l'Observatoire national de l'ESS.

    Loi ESS 2014

    C'est une obligation légale faite aux Cress de tenir à jour la liste des entreprises relevant de l'économie sociale et solidaire au sens de la Loi du 31 juillet 2014, dite Loi Hamon. Il revient, sur le plan opérationnel, à l'Observatoire national de l'ESS de publier cette liste. C'est choses faite puisque celle-ci vient d'être mise à jour et est consultable et téléchargeable par région sur le site d'ESS France.


    La reconnaissance de l'ESS se joue aussi dans sa visibilité statistique et cette liste est un outil qui va dans le bon sens et relève du travail de fourmi. Chaque entreprise est présentée avec sa forme juridique, sa raison sociale, son adresse et son numéro d'identité d'entreprise (SIREN).

    Les Centres sociaux ne veulent plus de bouts de ficelle pour faire du lien social

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    La fédération des Centres sociaux, rejointe par les MJC, organisent rencontres, happening et manifestations le mercredi 31 janvier pour alerter leurs partenaires et les citoyens sur l’impossible équation de leur mission, entre hausse des besoins sociaux et baisse des moyens alloués.

    Point de rupture

    Le mercredi 31 janvier, les adhérents, usagers et salariés des Centres sociaux se mobilisent partout en France. Il y aura des manifestations comme à Lille ou La Rochelle, des flashmob et des batucadas sur d’autres places, des banderoles accrochées aux façades pour alerter élus et citoyens sur la profonde crise de modèle que connaissent ces lieux d’éducation populaire et de lien social. « Depuis des années, les centre sociaux doivent faire avec des bouts de ficelle alors qu’ils sont reconnus pour leur bonne gestion, s’alarme Hugo Barthalay, délégué général de la Fédération des centres sociaux. Cette mobilisation du 31 janvier dit que nous arrivons à un point de rupture qui met en tension les équipes et qui a un impact sur les actions menées sur les territoires. »

    Que se passe-t-il exactement ?

    Trois phénomènes se croisent aujourd’hui et produisent ce point de rupture. Le premier est installé depuis plus années : les moyens alloués par les financeurs et notamment les collectivité locales (40 à 60 % des budgets) stagnent. « La branche famille des Caisses d’allocation familial a pris sa part à partir de 2024 en augmentant de 3 % ses prestations, mais c’est insuffisant quand on sait qu’elle contribue pour 30 % du budget des centres sociaux. », détaille Hugo Barthalay. Le reste étant amené par des fondations, des fonds européens et les usagers.


    Cette stagnation est aggravée par deux facteurs : d’une part l’inflation qui pèse sur les coûts des centres sociaux (hausse de l’énergie, revalorisation salariale sans contribution supplémentaire des financeurs) et sur la vie des habitants. D'autre part les besoins sociaux augmentent, il faudrait donc développer les activités, mais en face, les moyens ne sont pas au rendez-vous. Et un Centre social n’est pas conçu pour générer des revenus d’activité à proprement dits.

    Pacte des solidarités

    Et pourtant… l’apport des centres sociaux est reconnu. Au moment des confinements leur rôle de maintien du lien social pour des personnes précarisées, isolées a été fondamental. Organiser du soutien scolaire à distance, éviter l’isolement, créer des circuits d’approvisionnement alimentaire solidaires… Les centres avaient d’ailleurs pu rouvrir dès le terme du premier confinement, contrairement à la plupart des établissements recevant du public.


    Les politiques publiques reconnaissent leur rôle en les incluant dans leurs politiques telles que le Pacte des solidarités. Mais faute de moyens suffisants, les centre sociaux font face à des arbitrages cruels : « des centres sont contraints de réduire leur périmètre d’intervention, parfois même de supprimer des secteurs d’activité », regrette le délégué général.

    Toute l’éducation populaire souffre

    Les Centres sociaux associatifs expriment un malaise grandissant dans tout le secteur de l’éducation populaire. Hexopée, le syndicat employeur qui couvre, globalement, ce secteur (animation, sport, tourisme social et familial, logement accompagné…) vient de publier son baromètre annuel qui confirme la dégradation de la situation par rapport à 2022. Selon Hexopée : « les soutiens publics (hors inflation) par les partenaires s'érodent, 29% des financeurs ayant réduit leur apport (déjà 20% en 2022, 25% en 2021). Pour 30% des structures, l'exécution du budget s’est révélée nettement plus dégradée que leurs prévisions, notamment liée à l’inflation (28%) et aux hausses des rémunérations des salariés (35%). » Un petit tiers des structures affichent une trésorerie de trois, un autre tiers se donne une visibilité de six mois.


    La Fédération des Maisons de la Jeunesse et de la Culture (MJC) s’est jointe, par un communiqué à l’appel des centre sociaux qui, au-delà du 31 janvier, donne déjà un autre rendez-vous en mars pour prolonger la mobilisation.

    Un sommet de la mesure d'impact

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    Le 13 février élus, ministres, dirigeants d'entreprises de l'ESS se réunissent à l'Assemblée nationale pour poser les bases d'un "new deal" de la mesure d'impact à l'initiative d'Impact tank.


    La mesure d'impact est un sujet de fond pour l'économie sociale et solidaire, voire, l'ensemble des entreprises à l'heure où doit s'accélérer la transition écologique de notre économie. Les outils et méthodes se multiplient sans que l'enjeu global d'une identification et d'une quantification partagée de l'impact ne soit approché.


    Le Sommet de la mesure de l'impact organisé par Impact tank, think tank initié par le Groupe SOS, ambitionne de regrouper l'ensemble des parties prenantes du sujet (politiques, chercheurs, entrepreneurs, ONG...) afin de bâtir un "New deal de l'impact" entre acteurs privés et publics. Ce New deal doit être "le point de départ d’un nouveau partenariat entre le monde économique et la puissance publique, pour construire l’économie et l’entreprise de demain, et faire de la France un leader de l’innovation sociale et de la mesure d’impact en Europe et dans le monde" selon les organisateurs.

    L'ESS reste dans les mains d'Olivia Grégoire

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    Le Cabinet d'Olivia Grégoire confirme que l'Economie sociale et solidaire reste dans le périmètre de son ministère, suite au remaniement.


    Depuis la démission du gouvernement d'Elisabeth Borne, L'Economie sociale et solidaire ne savait plus à quel ministre se vouer. Pas plus que le monde associatif. Maxime Baduel, récemment désigné délégué ministériel à l'ESS, continuait, lui, à défendre la feuille de route établie par celle qui l'avait nommé, tout en précisant qu'en attendant de connaître la totalité du Gouvernement, son ministre de tutelle s'appelait Bruno Lemaire.


    La nomination d'Olivia Grégoire, lors du remaniement annoncé le 9 février, a laissé peu de doute sur son périmètre. L'intitulé de sa délégation étant identique à celui dans le précédent gouvernement. Et l'on pouvait supposer que l'ESS, bien qu'escamoté de la désignation de son portefeuille restait dans son giron, comme c'était le cas précédemment.


    Le cabinet d'Olivia Grégoire l'a confirmé mardi 13 février, sans attendre la publication du Décret d'attribution qui établira avec précision et très officiellement le périmètre de compétence exact d'Olivia Grégoire.

    Sarah El Haïry pourrait retrouver la Vie associative

    Du côté des #associations, rien n'est encore joué. Tout comme l'ESS, la vie associative n'apparait dans aucun portefeuille ministériel. Tout juste peut-on supposer qu'elle pourrait revenir à Sarah El Haïry qui retrouve la politique #jeunesse en sus de l'enfance et la famille. Ce fut le cas, en tous les cas avec Prisca Thévenot qui s'occupa des associations en tant que secrétaire d'Etat à la Jeunesse et au Service national universel. Sarah El Haïry, elle-même, mena la politique associative en tant que secrétaire d'Etat à la Jeunesse entre 2020 et 2022.

    Travailler dans l'économie sociale et solidaire

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    Dans le cadre d’une collection de publications prenant la forme de focus thématiques (4 pages avec infographies), l'Observatoire national de l'ESS d’ESS France publie le focus thématique « Travailler dans l'ESS » en partenariat avec le pôle d’expertise dédié aux acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire d’Harmonie Mutuelle.

    Focus : " Travailler dans l'ESS "

    Les activités proposées et les valeurs portées par les structures de l'ESS suscitent un certain nombre d'intérêts dans la société française si bien que l'ESS occupe une place dans l'emploi au sein du paysage économique français.


    Une partie de l'ESS souffre toutefois d'un manque d'attractivité. Par exemple, l'actualité questionne l'attractivité des métiers de l'action sociale qui représentent environ 40 % des emplois de l'ESS. Le mensuel Associations mode d'emploi titre dans son numéro de novembre « Comment rendre les métiers du social attractifs » dans un contexte où l'UDES appelle à un « new deal » pour accompagner l'attractivité des métiers de l'ESS et le financement des politiques sociales.


    Dans ce contexte, ce focus présente une analyse chiffrée du travail dans l'ESS en regardant les caractéristiques des emplois dans l'ESS, la qualité de vie au travail et la place du dialogue social.


    Quelques chiffres relatifs à l'ESS cités dans ce focus :

    • Les CDI y représentent 78,5 % des contrats de travail.
    • 67,9 % des emplois y sont à temps complet.
    • La rémunération brute moyenne annuelle par équivalent temps plein y est de 33 000 euros.
    • 90 % des salariés en ETP dans l'ESS sont couverts par une convention collective.

       

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    Les bonnes règles du bénévolat

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    Le ministère du Travail publie un guide pratique sur les règles en matière de recours au bénévolat dans le cadre des événements sportifs. Un ouvrage utile que l'on soit un dirigeant associatif ou un bénévole.


    Ce guide, élaboré par les services de la Direction générale du travail (DGT) avec la contribution de la Direction de la sécurité sociale (DSS), rappelle les principes juridiques encadrant le recours au bénévolat. Il expose les réflexes et les bonnes pratiques à observer, notamment en termes de temps et de conditions de travail, lorsque des bénévoles participent à l’organisation d’évènements sportifs. Le recours à des milliers de bénévoles durant la phase des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 est déjà l'objet de critique de la part de ceux qui y voient du travail dissimulé. Mais le rôle inclusif du bénévolat est aussi souligné.


    Sa publication intervient donc afin que chaque organisateur soit au clair sur les règles et garantisse une organisation exemplaire sur le plan des droits sociaux. Mais la publication est tout aussi utile pour tout type d'événement et actualise la jurisprudence.


    Ce guide a seulement oublié d'actualiser la définition que donne le Conseil économique social et environnemental au bénévolat dans son dernier avis publié en juin 2022 : "Le bénévolat est l’action de la personne qui s'engage librement, sur son temps personnel, pour mener une action non rémunérée en direction d'autrui, ou au bénéfice d’une cause ou d’un intérêt collectif."


    Un sujet à retrouver dans notre dernier hors-série Ness consacré à La "crise" du bénévolat.

    Un guide pour l'égalité professionnelle dans les petites associations

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    Pourquoi et comment agir pour l'égalité professionnelle, même lorsqu'on est une petite association. La réponse dans une publication venue de Bretagne et qui pourrait servir à toutes les associations.

    Egalité et Qualité de vie au travail (QVT)

    L'égalité professionnelle femme/homme est, pour les associations, un enjeu global de cohérence avec les valeurs de l'Economie sociale et solidaire (ESS). Qui plus est, agir pour cette égalité professionnelle est un facteur d'amélioration de la qualité et des conditions de travail. C'est pour toutes ces raisons que l'Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail (Aract), la Chambre régionale de l'ESS (CRESS) en Bretagne et l'Union des employeurs de l'économie sociale publient un petit guide destiné, tout particulièrement, aux petites structures employeuses de l'ESS.

    Témoignage d'entreprises

    Des explications, des chiffres des conseils et un pas à pas sur la démarche de projet pour progresser sur la voie de l'égalité professionnelle font de cet ouvrage un outil utile et d'une prise en main aisée, d'autant qu'il s'appuie sur l'expérience de cinq entreprises de l'ESS en Bretagne.

    Nexem tire le signal d'alarme

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    Le principal syndicat employeur du secteur social et médico-social non lucratif était devant l'Assemblée nationale le 24 octobre, au moment où débutait l'examen du Projet de loi de finance de la sécurité sociale.

    #SolidaritéEnDanger

    Des élus et dirigeants de Nexem en sit-in devant le porche de l'Assemblée nationale est une image rare. C'est pourtant la scène qui s'est déroulée avec banderole  alertant "#SolidaritéEnDanger", le 24 octobre, jusqu'à leur évacuation par les forces de l'ordre.


    Au même moment débutait dans l'hémicycle l'examen du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) dont dépend les quelques 11000 associations représentées par Nexem (handicap, protection de l'enfance, autonomie des personnes âgées, protection juridique des majeurs et lutte contre les exclusions).

    Un public vulnérable, des professionnels qui craquent

    L'enjeu de cette mobilisation était de relayer les inquiétudes profondes des employeurs du secteur sur leurs financement en 2024 alors que leurs activités touchent 10 millions de personnes vulnérables et emploient 1 millions de professionnels (5 % de l'emploi privé). En substance Nexem s'alarme du manque total de considération des pouvoirs publics pour leurs missions alors même que la crise sanitaire avait rappelé leur caractère essentiel pour la cohésion sociale et la solidarité nationale.


    « Nous sommes confrontés à un effondrement de notre système solidaire. Nos métiers ne peuvent plus être sacrifiés et utilisés comme variable d'ajustement des politiques publiques qui ne sont jamais financées à la hauteur des annonces et de la réalité du terrain. (...) Il est aussi impératif d’appréhender le secteur de la solidarité dans sa globalité et d’en finir avec l’approche cloisonnée actuelle qui creuse les inégalités. C’est le respect de la dignité humaine, au coeur de notre pacte républicain qui doit être le socle de nos politiques publiques » déclare Alain Raoul, président de Nexem.

    Amendements au PLFSS

    L'intervention de Nexem devant le Palais Bourbon a été l'occasion de pousser en avant son plaidoyer et des propositions d'amélioration du PLFSS. A commencer par l'appel à faire appliquer l'existant. En décembre 2022, seule la moitié des départements avait financé les augmentations salariales prévues dans le cadre du rattrapage des salariés du secteur privé non-lucratif, oubliés par le Ségur de la santé. "À l’été 2023, un tiers des professionnels du secteur reste exclu des mesures de revalorisations"; regrette le syndicat employeurs.


    A plus long terme, Nexem insiste sur la nécessité de financer les dispositions de la Convention collective unique étendue qui est en cours de négociation car elle est le gage d'un cadre professionnel cohérent et favorisant l'attractivité des métiers. Son financement est "la condition nécessaire à sa signature".

    Inégalité de traitement

    Le coût de l'inflation est très lourd pour des structures dont les dépenses en matière d'énergie, mais aussi d'alimentation, comme l'indique l'étude récente du Mouvement associatif. Malheureusement, les compensations sont ni suffisantes, ni égalitaires rappelle Nexem. Comment expliquer par exemple que des Ehpad sont soutenus par un fonds d'urgence pour atténuer les effets de l'inflation mais pas le secteur du handicap ou de la petite enfance ?

    Déconnexion du CPOM

    D'un autre point de vu, Nexem dénonce les logiques d'abondement des enveloppes budgétaires dans le cadre des Contrats pluriannuelles d'objectifs et de moyens (CPOM) déconnectées des réalités du terrain. Ce qui entraîne une perte de confiance des acteurs et une insécurité accrue des modèles économiques des Etablissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. C'est pourquoi, l'organisation propose d'indexer a minima sur le taux d’inflation national, les taux d’évolution globaux des moyens alloués chaque année.

    Innovation sociale...

    Le secteur non-lucratif est attendu pour produire de l'innovation sociale et transformer l'offre pour la rendre plus efficace, plus juste aussi. Mais, regrette Nexem, le coût de cette transformation n'est pas financée et devrait l'être, et des propositions sont faites en ce sens.

    Transition écologique

    L'enjeu de transition écologique du secteur n'est pas oublié dans le plaidoyer de Nexem qui invite l'Etat à ouvrir un fonds national en lien avec Bpi France et la Banque des territoires, en faveur du secteur pour tout projet destiné à optimiser les procédés, favoriser la mobilité zéro carbone des salariés ou encore un mix énergétique plus vertueux.


    Retrouvez tout le plaidoyer de Nexem sur le PLFSS

    Les tensions de recrutement se maintiennent dans l'éducation populaire

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    La stabilisation des tensions de recrutement masque une contraction de l'activité dans les associations de l'Education populaire selon le dernier baromètre Hexopée/FONJEP.


    C'est la troisième édition du Baromètre sur les métiers en tension et les besoins dans l'Education populaire. Et pour la première fois en trois ans, la pénurie de recrutement se stabilise. Cette année, 72,4 % des 1701 associations répondantes disent avoir connu des difficultés pour recruter. Elles étaient 76 % en 2022.


    Selon Hexopée, qui regroupe les employeurs de la branche Eclat et le Fonjep (Fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire), cette relative stabilisation "est due à une contraction de l'activité des structures; certaines ont intégré la pénurie des embauches dans l'établissement de leurs programmes d'activités, qu'ils ont réduit. D'autres, confrontées à des difficultés financières conséquentes de l'inflation ont fait le choix de geler les embauches."

    6561 postes vacants

    Parmi les 1701 répondants, - tous adhérents de la branche Eclat - ce sont au total 6561 postes qui n'ont pas trouvé preneur. Le premier frein à l'emploi est selon une majorité d'associations, l'accessibilité et le financement des formations et ce, devant les freins de la mobilité, du logement et de l'amplitude horaire.

    Améliorer rapidement l'attractivité

    Sur la base de cette enquête, Hexopée et le Fonjep en appellent à une revalorisation du montant financier des "postes Fonjep" et un élargissement du Plan 1000 CQP (Certificat de qualification professionnelle) qui a été décidé lors des Assises de l'animation en 2022.


    Selon David Cluzeau, délégué général d'Hexopée, "Les mesures prises depuis la première édition de cette enquête (...) ont permis de stabiliser les difficultés de recrutement des employeurs de nos branches. (...) Il est désormais impératif de ne pas laisser la situation au milieu du gué et de renforcer encore les politiques publiques prises pour soutenir l'attractivité du secteur."

    Le Groupe Up devient la première Scop à mission

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    Le Groupe Up devient Upcoop. L'une des plus emblématiques Sociétés coopératives et participative (Scop) change de nom et adopte sa raison d'être.

    Pouvoir d'achat et utilité sociale

    Les salariés-sociétaires de Up, groupe leader en Europe des solutions de paiement et monnaies affectées (Up déjeuner, Cadhoc, Chèques lire...) ont voté le 12 janvier l'adoption de la qualité d'entreprise à mission. Principal changement, l'inscription dans les statuts du groupe d'une raison d'être : "coopérer durablement pour un pouvoir d’achat à utilité sociale et locale." Up affirme cette raison d'être qui "reflète l’histoire, l’utilité et l’ambition d’un groupe qui milite pour favoriser l’accès à une alimentation plus saine, à la culture et aux loisirs pour tous et à une consommation plus responsable." Autre changement, le nom du groupe sera désormais Upcoop.

    Après les mutuelles, les Scop s'y mettent

    L'adoption d'une raison d'être et des organes d'une entreprise à mission (Comité d'éthique, contrôle des engagements par un tiers indépendant), est une première au sein du monde des Scops (près de 4000 entreprises et 80 000 emplois) alors que plusieurs mutuelles ont déjà passé le cap la MAIF ou Harmonie Mutuelle.

    Emploi : une bonne dynamique dans l’ESS !

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    Les derniers chiffres de l’emploi dans l’Economie Sociale et Solidaire confirment la tendance à la hausse dans l’ESS. Après une suppression de 18 000 emplois observés en 2020, l’ESS a créé plus de 81 000 emplois entre fin 2020 et fin 2022.

    L’emploi ESS augmente de 0,6 %

    Avec +0,6 % en 2022, l’emploi dans l’ESS confirme sa tendance à la hausse, depuis le trou d’air causé par les confinements en 2020. Une hausse toutefois plus modérée que dans le secteur privé hors ESS (+1,4%). En deux ans l’ESS a créé plus de 81 000 emplois, après en avoir vu disparaître 18 000 en 2020.


    De même, le nombre d’établissements augmente. En 2020, 3 500 établissements avaient disparu (-2 %) mais dès 2021, 5260 établissements étaient créés, auxquels s’ajoute 1650 nouveaux établissements en 2022.Des dynamiques d’emplois majoritairement positives sur l’année 2022 dans les principaux secteurs de l’ESS :

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    • Enseignement (+6567 emplois, +3,1%) : La dynamique de création d’emplois reste élevée dans l’enseignement (+3,2% en 2021 et +3,1% en 2022 - +6567 emplois), en particulier dans les organisations à but non lucratif de l’enseignement supérieur et de l’enseignement culturel.
    • Action sociale sans hébergement (hors aide à domicile) (+6434 emplois soit +1,5%)  : Les emplois progressent particulièrement dans l’action sociale sans hébergement et sont stables dans les activités d’aide par le travail (EA, ESAT) ou d’accueil du jeune enfant (crèches parentales).
    • Santé (+3148 emplois, +1,5%) : une évolution favorable de l’emploi portée par les centres de soins dentaires (mutualistes et associatifs) et les activités de médecine spécialisée à but non lucratif. …
       

    Découvrez l’ensemble des secteurs d’activité dans l’infographie publiée par ESS France.