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    Marie-Agnès Poussier-Winsback, une ministre bien accueillie par l'ESS

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    Le gouvernement Barnier refait de l'ESS un portefeuille ministériel à part entière. En le logeant à Bercy, il répond positivement aux demandes des représentants de l'économie sociale et solidaire.


    L'économie sociale et solidaire faisait sa rentrée le 23 septembre lors d'un événement organisé par ESS France. Nombre des présents espéraient assister à la première intervention publique de la ministre déléguée à l'Economie sociale et solidaire, à la participation et à l'intéressement. Mais Marie-Agnès Poussier-Winsback, tout juste nommée et à peine sortie de son premier Conseil des ministres, a certainement préféré se concentrer sur la constitution de son cabinet. "Mais nous avons pris contact et nous avons déjà rapidement échangé", confie Benoît Hamon, président d'ESS France, la Chambre française de l'économie sociale et solidaire.


    L'annonce de cette nomination a pour l'heure recueilli un accueil favorable. " Avoir un ministère délégué à l'ESS à Bercy, ce n'est que la deuxième fois dans l'histoire politique", se satisfait Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des Scop. Qui plus est, le portefeuille ministériel associe l'ESS, la participation et l'intéressement. "Ca veut dire beaucoup pour les Scop", complète la déléguée générale. Même ton du côté du président de l'Union des employeurs de l'économie sociale (Udes), Hugues Vidor, qui voit dans cette nomination : "un excellent signal pour les 220 000 employeurs du secteur. Ce que nos employeurs attendent, c’est une reconnaissance à la hauteur de leur contribution."

    Demie surprise

    Ce niveau d'affichage de l'ESS dans le gouvernement est-il une surprise ? Oui et non. Son poids dans l'activité économique (14 % de l'emploi privé, entre 6 et 10 % du PIB) n'avait pas empêché nombre de Premiers ministres d'oublier d'attribuer le dossier par le passé. Mais l'ESS n'est pas une inconnue pour Michel Barnier qui, en tant que Commissaire européen au marché intérieur, avait porté la Social business initiative en 2011. Ce plan, même s'il empruntait beaucoup à la terminologie de l'entrepreneuriat social, avait tenté de booster la connaissance de l'économie sociale en Europe et faciliter l'investissement vers cette économie. C'était une première.


    Benoît Hamon, lui, souhaite voir dans cette nomination un symbole républicain : "sans la société civile (dont fait partie l'ESS), nous aurions eu Jordan Bardella au pouvoir. Il était important que l'ESS et les associations soient considérées dans ce gouvernement." La vie associative est effectivement inscrite au portefeuille du nouveau ministre des Sports, de la jeunesse et de la vie associative, Gil Avérous.

    Exrême vigilance

    Et maintenant au travail ! Semblent dire nos interlocuteurs. "Le Gouvernement doit avoir le courage de préserver ceux qui créent, non seulement de la valeur économique, mais aussi de la valeur sociale et démocratique", lance Benoît Hamon avant d'ajouter en marge de l'événement de rentrée, "nous ne sommes pas l'économie des figurants". Il en a profité pour rappeler les principaux combats à mener. ESS France défend toujours la nécessité de préparer une loi de programmation qui sécuriserait sur plusieurs années les financements à l'économie sociale et solidaire. Deuxième combat prioritaire : sanctuariser l'accès de certains secteurs aux organisations d'utilité sociale comme la petite enfance ou encore la prise en charge de la dépendance. Un troisième appel a été lancé par Benoît Hamon : "organiser la première journée de grève des bénévoles" afin de mettre en lumière leur apport au lien social dans le pays.


    Fatima Bellaredj embraye, elle, sur l'opportunité de l'intitulé complet du portefeuille de Marie-Agnès Poussier-Winsback, pour réinterroger la toute récente loi sur le partage de la valeur : " dans les Scops, la participation c'est a minima 33 % du résultat (...) Le partage de la valeur doit parler aux salariés de manière concrète. Elle ne peut se résumer à une formule de calcul qui ne touche que les chiffres après la virgule".

    Bientôt le Mois de l'ESS

    Mais les premiers rendez-vous de la ministre porterons inévitablement sur l'urgence de finaliser le projet de loi de finance et donc assumer les coupes budgétaires annoncées. Mme Poussier-Winsback aura à se préoccuper d'identifier les coupes budgétaires qui toucheront immanquablement les grands corps d'activité couverts par l'ESS.


    Viendra ensuite la saison du Mois de l'ESS. Saison propice en événements et rencontres qui permettront à la ministre d'afficher une feuille de route ou tout du moins sa volonté de porter politiquement les enjeux de l'économie sociale et solidaire.

    Comment rehausser l’attractivité des métiers de l’ESS

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    {Dossier#11} Des témoignages, des chiffres et des solutions concrètes, ce dossier donne à comprendre pourquoi l'attractivité des métiers est un enjeu stratégique de l'action associative aujourd'hui et comment il est possible d'agir au sein de chaque structure.

    Investir le collectif de travail

    [EDITO] La crise du recrutement dans l'ESS et tout particulièrement les métiers du soin et du care n'est pas récente. Parce que la faiblesse des salaires n'est pas nouvelle, parce que le manque de reconnaissance de ces métiers essentiels est structurel. Mais de l'avis de nos interlocuteurs sur ce dossier, il y a un avant et un après Crise Covid.


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    35 000 postes vacants

    [INFOGRAPHIE] Tension généralisée dans le secteur social et médico-social non lucratif. Tous les secteurs constatent une difficulté croissante à recruter. Jusqu'à 10 % des effectifs manquent selon les métiers.


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    A l'Apajh du Tarn : "retrouver un plaisir à venir travailler"

    [REPORTAGE] Dirigeants, salariés et parents d'usagers de l'Apajh du Tarn (handicap) décrivent le contexte d'instabilité grandissante des équipes, mais aussi les raisons qui poussent certains à privilégier des contrats courts plutôt que le contrat à durée indéterminée. La reconnaissance du professionnel et le renforcement du collectif du travail sont au centre de la stratégie de fidélisation portée par la direction.


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    "La QVT est un levier d’action direct sur l’attractivité des métiers"

    [INTERVIEW] Comment agir au sein de sa propre structure pour améliorer l’attractivité de ses postes ? Emmanuelle Paradis et Louis Donatello, du Pôle Santé et qualité de vie au travail d’Harmonie Mutuelle ESS ont mené l’enquête auprès d’une trentaine de structures de l’économie sociale et solidaire. Ils nous racontent comment agir sur le recrutement, l’intégration et la fidélisations des salariés.


    ACCÉDEZ AU PODCAST

    Du salaire à l’organisation du travail, les leviers pour attirer

    [DECRYPTAGE] Agir pour l’attractivité des métiers de l’ESS nécessite une stratégie à deux niveaux. Le niveau national où se décide les montants et modes de financement des missions d’utilité sociale, afin de rendre effective la reconnaissance de ces métiers par le salaire. Et le niveau de la structure pour agir tout de suite. Le premier levier d’action est l’amélioration des conditions de travail par le renforcement du collectif de travail et la responsabilisation des professionnels. Mais il y en a d'autres...


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    Investir le collectif de travail

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    [EDITO] La crise du recrutement dans l'ESS et tout particulièrement dans les métiers du soin et du care n'est pas récente. Parce que la faiblesse des salaires n'est pas nouvelle, parce que le manque de reconnaissance de ces métiers essentiels est structurel. Mais de l'avis de nos interlocuteurs sur ce dossier, il y a un avant et un après Crise Covid.


    Depuis 2020, une part croissante de professionnels privilégie le salaire (quand c'est possible) en quittant l'associatif pour des secteurs plus rémunérateurs. La priorité est aussi donnée à la vie familiale, en se libérant du CDI pour travailler en intérim ou en libéral, lorsque les métiers sont en tension.


    Résultat : la part de postes vacants augmente fortement dans l'ESS comme l'indique les chiffres des branches (voir notre Chiffre clé). Cela met en péril l'équilibre des équipes a minima et la continuité du service dans le pire des cas. Pour renverser la vapeur, des dirigeants associatifs s'engagent résolument à réinvestir dans le collectif de travail (écoutez nos podcasts).

    Qu'est-ce que cela veut dire ?

    • Rétablir le professionnel dans son rôle d'expert, plutôt que d'exécutant.
    • Donner au professionnel l'occasion d'échanger avec ses pairs sur les pratiques, l'organisation du travail. Cela remettra du sens dans le geste professionnel, de l'autonomie dans son quotidien.
    • C'est aussi l'occasion de réinscrire l'action de ces éducateurs, thérapeutes, travailleurs sociaux, dans un projet associatif qui redonne de la profondeur et du sens à leur travail.
       

    Tout cela renforce la reconnaissance et donc l'engagement des professionnels. Un facteur objectif de fidélisation des salariés qui peut produire des effets rapidement, notamment sur la qualité de vie et les conditions de travail. Un atout pour des associations jusque-là aspirées dans la spirale d'un travail en situation dégradée, faute d'équipes au complet.


    N'hésitez pas à découvrir l'ensemble de notre dossier "Comment rehausser l'attractivité des métiers de l'ESS". Un éclairage utile sur le sujet et de nombreuses solutions à l'intérieur (lire entre autre notre décryptage) !  


     ACCÉDEZ AU SOMMAIRE DU NESS

    35000 postes vacants

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    Tension généralisée dans le secteur social et médico-social non lucratif. Tous les secteurs constatent une difficulté croissante à recruter.

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    +5000 postes vacants en deux ans, la hausse est importante. Elle correspond à un bond de 11,6 % pour atteindre 35 000 postes qui ne trouvent pas preneur ou preneuse dans le champ d’activités couvert par la confédération patronale Axess (Nexem et Fehap).


    Selon l’étude d’Axess, les différentiels de rémunération entre secteur privé non-lucratif et secteur public sont le premier facteur d’éloignement des candidats aux emplois associatifs. Viennent ensuite les raisons liées à la qualité de vie et aux conditions de travail (horaires atypiques, rythme de travail, épuisement professionnel…). Une nouvelle tendance se dessine (confirmée par les témoignages recueillis pour ce dossier) : pour contourner les impacts de conditions de travail difficiles, de plus en plus de professionnels optent pour le CDD ou l’interim qui permet d’augmenter sa rémunération (prime de précarité…) tout en gardant la souplesse de changer régulièrement d’employeur, au terme de chaque mission ou contrat.


    Tous les secteurs d’activité du social et médico-social sont concernés par les problèmes de recrutement. Toutefois, trois d’entre eux se détachent clairement : la petite enfance et l’accompagnement de la dépendance (grand-âge et handicap). Des activités aussi cruciales pour une société solidaire que pour une société plus inclusive.

    🎧 A l'Apajh du Tarn : "retrouver un plaisir à venir travailler"

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    [REPORTAGE] Dirigeants, salariés et parents d'usagers de l'Apajh du Tarn (handicap) décrivent le contexte d'instabilité grandissante des équipes, mais aussi les raisons qui poussent certains à privilégier des contrats courts plutôt que le contrat à durée indéterminée. La reconnaissance du professionnel et le renforcement du collectif du travail sont au centre de la stratégie de fidélisation portée par la direction.


    🎧 " La QVT est un levier d’action direct sur l’attractivité des métiers "

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    [INTERVIEW] Comment agir au sein de sa propre structure pour améliorer l’attractivité de ses postes ? Emmanuelle Paradis et Louis Donatello, du Pôle Santé et qualité de vie au travail d’Harmonie Mutuelle ESS ont mené l’enquête auprès d’une trentaine de structures de l’économie sociale et solidaire. Ils nous expliquent comment agir sur le recrutement, l’intégration et la fidélisations des salariés.


    Du salaire à l’organisation du travail, les solutions pour attirer

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    [DECRYPTAGE] Agir pour l’attractivité des métiers de l’ESS nécessite une stratégie à deux niveaux. Le niveau national où se décide les montants et modes de financement des missions d’utilité sociale, afin de rendre effective la reconnaissance de ces métiers par le salaire. Et le niveau de la structure pour agir tout de suite. Le premier levier d’action est l’amélioration des conditions de travail par le renforcement du collectif de travail et la responsabilisation des professionnels.


    En 2021, une étude dénombrait 30 000 postes vacants dans l’action sociale et médico-sociale. Deux ans plus tard, ce sont 35 000 postes qui ne trouvent pas de candidat sur des métiers liés au handicap, à la dépendance, à la protection des personnes vulnérables ou la petite enfance. Cela correspond à 4,5 % des effectifs couverts par la confédération Axess (Syndicats employeurs Nexem et Fehap), auteure de cette étude (voir notre infographie). Cette hémorragie touche la majeure partie de l’ESS. Selon le syndicat employeur Hexopée, il manquait 10 % des effectifs dans l’éducation populaire en 2021. L’aide à domicile est l’un des secteurs qui souffre le plus depuis le Covid. 86 % des structures interrogées par l’UNA, l’une des principales organisations employeur de la branche, affirment rencontrer des difficultés de recrutement. L’Action éducative à domicile (accompagnement de la parentalité, mesures éducatives), jusque-là bien lotie, peine désormais à trouver des candidats, faute de diplômés en nombre : « C’est 10 % des postes qui ne sont pas pourvus sur une année complète », explique Céline Mons, présidente du Cnaemo.


    Le métier d’éducateur spécialisé (très présent dans l’aide éducative, la protection de l’enfance et le handicap), est le métier le plus en tension selon un sondage réalisé par une quinzaine de fédérations franciliennes du secteur privé non-lucratif des solidarités et de la santé (associations, fondations). Viennent ensuite les métiers d’assistant de service social, assistant éducation et social, moniteur-éducateur et infirmiers.

    Améliorer la rémunération

    Première cause de cette désaffection : la faiblesse des salaires. Un exemple, après de longues négociations, l’Avenant 43 à la convention collective de l’aide à domicile signé en 2021 avait permis de relever sensiblement les salaires… pour atteindre le niveau du Smic. Mais deux ans plus tard, l’effet positif s’est largement dissout dans l’inflation. Un ou une éducatrice spécialisée débute avec 1300 à 1500 euros par mois selon les branches.


    Au-delà des niveaux de rémunération, c’est l’inégalité de traitement qui détourne de nombreux candidats. Le premier Ségur avait permis de revaloriser de nombreux métiers du care et du soin mais uniquement dans le secteur public. Ce qui a bien sûr provoqué une vague de départ depuis les associations, vers ces établissements publics. D’autres accords ont atténué ces inégalités, mais les dégâts sont là et certaines inégalités persistent, comme le souligne Céline Mons : « Les éducateurs en ont bénéficié, mais pas ceux qui travaillent dans les espaces de rencontre ou les services de parentalité par exemple (…) cela créé des tensions sociales. Une proposition de loi devait y remédier, mais la dissolution est intervenue et on ne sait pas ce que ça va devenir. »


    L’amélioration des rémunérations est un impératif et ce sont les pouvoirs publics qui ont la main sur les cordons de la bourse. C’est donc au niveau des organisations de branche (employeurs et salariés) et de leur capacité de négociation avec l’Etat que le premier levier d’attractivité se joue.


    Mais les inégalités peuvent aussi être territoriales. Par exemple, dans l’aide à domicile, la revalorisation salariale validée par l’Etat en 2021, dépendait des Départements qui gèrent les fonds publics de la dépendance et force est de constater que l'application de cette revalorisation a varié selon les territoires.

    Changement de regard sur les métiers

    Pour négocier, il faut établir le bon rapport de force. Or, que ce soit sur l’enjeu du vieillissement, du handicap, ou de l’aide sociale à l’enfance (pour ne citer que ceux-là) … il manque encore une prise de conscience qui permette d’inscrire à l’agenda politique ces questions au rang de priorité nationale. Pour mémoire, la grande loi sur le « bien vieillir », annoncée durant le premier mandat d’Emmanuel Macron reste, pour l’heure, lettre morte sans que la communauté nationale ne s’en émeuve.


    Une telle prise de conscience nationale permettrait aussi, peut-être, de faire évoluer les modèles de financement de ces activités. Le financement à l’acte, telle qu’il se pratique, par exemple dans l’aide à domicile, pose une injonction à la productivité déconnectée de l’objectif global. « Nous parlons de l’humain, de comment nous accompagnons nos semblables », explique Uvaldo Polvoreda, directeur du Pôle Handicap de l’Apahj du Tarn (écouter notre reportage à Castres). Lui-même prône de revenir dans la confiance dans le professionnel. « A force de vouloir qu’il n’arrive rien de grave, que l’on soit « couvert », nous avons normalisé les procédures jusqu’à aseptiser les pratiques. » Revenir au financement des missions, plutôt que de l’activité serait une ouverture pour redonner la main au professionnel qui, en gagnant de l’autonomie, retrouverait aussi du sens dans son quotidien.

    Redonner la main aux pros

    Cela permettrait par ailleurs, de redonner des marges organisationnelles aux associations que l’on désigne trop systématiquement de « gestionnaires services ». L’étude du Pôle d’expertise SQVCT d’Harmonie Mutuelle ESS identifie d’ailleurs la QVT comme le levier le plus aisé à actionner afin que chaque structure améliore l’attractivité de ses postes. Viennent ensuite le cadre de vie sur le territoire, puis l’image globale des métiers (écouter notre podcast expert). Au rang des axes d’action listés par l’étude : un management plus participatif, l’organisation du temps de travail, l’aménagement d’espaces plus attrayants, le renforcement de la qualité et la fiabilité des équipements et enfin, l’optimisation des parcours professionnels.


    Notre série de podcasts alimente le réservoir d’actions concrètes que chaque organisation pourrait s’approprier. Cette capacité à agir est d’autant plus importante que les situations de sous-effectifs accentuent les contraintes pour réaliser au mieux son travail ce qui renforcent la spirale de la désaffection des professionnels.

    Réamorcer la pompe

    La formation est devenue, aussi, un axe stratégique. Le Cnaemo constate qu’il est de plus en plus difficile de trouver des jeunes professionnels diplômés (éducateurs spécialisés) et que les associations se résignent à embaucher des animateurs éducateurs afin de les former en interne. Pour Céline Mons le système d’orientation Parcoursup dégrade fortement l’accès aux formations d’éducateur, par exemple, pour y envoyer des étudiants peu motivés. Pour preuve, une part croissante de ces étudiants abandonnent en cours de route leur cursus. Beaucoup d’associations misent sur l’alternance, quand c’est possible, mais aussi sur le recours à des services civiques (il existe un service civique senior par exemple), afin d’attirer de nouveaux profils qui iront, ensuite se former.


    Le recrutement est aussi à soigner. Pauline Bourgeois met en avant les efforts de l’UNA pour nouer des partenariats opérationnels afin de « faire connaître la réalité des métiers ». L’idée générale est d’aller au-devant des candidats potentiels que ce soit par des campagnes nationales (partenariat en cours avec France Travail) ou par la démultiplication des actions localement (présence dans les salons, jobdating…). Des structures passent le pas en récompensant d’une prime les salariés qui cooptent de nouvelles recrues. Et après le recrutement, une intégration réussie est la première étape si on veut fidéliser. L’étude d’Harmonie Mutuelle ESS identifie de nombreuses pratiques pour mieux accompagner le nouvel embauché dans sa prise de poste (Retrouvez l'étude et les 3 brochures qui en ont été tirées par le pôle SQVCT Harmonie Mutuelle ESS).

    Un CDD plutôt qu’un CDI

    Dans l’ESS, il n’y a pas de grande démission, au sens où on ne quitte pas un bullshit job (un travail inintéressant pour le salarié et sans impact). Ces métiers attirent car ils sont porteurs de sens, mais ils déçoivent aussi du fait des conditions de réalisation et atténuent le niveau d’engagement. D’ailleurs, si certains quittent le métier, d’autres se protègent en refusant les CDI. C’est un phénomène naissant mais souligné par toutes les organisations d’employeurs. Des professionnels se « protègent » en préférant le CDD ou l’intérim qui autorisent des respirations, tout en apportant une rémunération plus intéressante. C’est un paradoxe dans un contexte où le renforcement du collectif de travail est le meilleur garant d’une activité plus saine. Mais ces professionnels y voient un moyen de tenir. Et pendant ce temps, les associations et fondations sont contraintes de recourir à ces formes de contrat courts, plus couteux, pour répondre à l’urgence du besoin. Cela alimente la complexité de la tâche des équipes en place qui doivent composer avec une part d’effectif volatile.


    Mais aujourd’hui, l’offre étant supérieure à la demande, ce sont les candidats qui sont en situation de choisir. Et la jeune génération n’est pas prête à tout sacrifier pour le métier qu’elle souhaite exercer. Ce qui est, aussi, un changement de culture à mener dans cette économie sociale et solidaire.

    La semaine de la QVT 2022 « En quête de sens au travail & ESS »

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    Mis à jour le


    Le marché du travail est, depuis plusieurs années, bouleversé par cette recherche de sens.

    L’engouement que connaît le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire traduit souvent l’envie d’un métier plus respectueux de l’environnement, avec des objectifs liés à un impact sociétal fort et un management plus humain. Quels sont les leviers d’actions et les bonnes pratiques à mettre en place dans votre structure pour répondre aux attentes de vos salariés et bénévoles en termes de qualité de vie au travail ?


    Chorum, expert ESS du Groupe VYV et ses équipes, co-construisent, depuis plus de 60 ans, avec et pour les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire, des solutions concrètes et personnalisées pour protéger les dirigeants et les salariés du secteur et les accompagner sur leurs enjeux liés à la Santé et Qualité de Vie au Travail.


    La semaine de la qualité de vie au travail du 20 au 24 juin et sa thématique « En quête de sens au travail » est l’occasion de mettre à votre disposition une sélection de solutions clefs en main et de vous éclairer sur les réflexions et actions menées par les acteurs de l’ESS dans ce domaine.


    Les replays des deux webinaires présentés ci-dessous, initialement réservés à nos adhérents, seront à titre exceptionnel, ouverts à tous du 20 au 24 juin prochain !


    A vos agendas et rendez-vous sur cette page à compter du 20 juin pour en bénéficier !

    « En quête de sens au travail » : accompagnement Chorum dédié à l'ESS

    Des webinaires pour vous accompagner dans vos démarches d’amélioration des conditions de travail


    Tous les mois, nos experts Chorum du pôle Santé et Qualité de Vie au Travail vous proposent de participer et d’échanger lors d’un webinaire de 45 minutes.


    Vous bénéficiez :

    • d’apports théoriques simples pour vous aider à circonscrire le sujet.
    • d’outils concrets pour intégrer ces principes dans votre quotidien de travail.
       

    Découvrez notre sélection de la semaine !

    dessin homme avec ordinateur et fusée

    Encadrement de proximité – Sens du travail

     

    De nombreuses recherches en science du travail montrent à quel point le sens donné à son travail est primordial à l’investissement du travailleur dans ce dernier et comment l’impossibilité de donner un sens à son travail peut être source de souffrance.

    Le webinaire « Développer le sens du travail » propose de revenir sur ce qui fait sens dans le travail pour les salariés de l’ESS afin d’identifier des leviers d’action et améliorer la santé et la qualité de vie au travail.


    Accéder au replay : cliquez ici


    OUVERT A TOUS DU 20 AU 26 JUIN 

    Encadrement de proximité - Animation de réunions inclusives


    Réunions et groupes de travail sont des outils essentiels pour partager, confronter ses pratiques et élaborer des solutions pour faire face aux difficultés professionnelles. Si les espaces de discussion sont inscrits dans les organisations de travail des structures de l’ESS, ils peuvent s’essouffler lorsqu’ils ne sont pas suffisamment structurés.


    Le webinaire « Trois méthodes pour animer vos réunions inclusives » vous propose de revenir sur plusieurs méthodes d’animation permettant de favoriser un travail collectif efficace et rapide :

    • La pyramide Workshop
    • Le photolangage
    • Le jeu « A main levée »

    ACCÉDER AU REPLAY : cliquez ici



    OUVERT A TOUS DU 20 AU 26 JUIN 

    dessin d'ordinateur
    Durée de visionnage : 00:52

    Un quizz pour tester vos connaissances

    Un quizz pour tester vos connaissances sur l’impact des relations avec les usagers sur la santé des salariés.


    ACCÉDER AU REPLAY : cliquez ici

    S’engager à vos côtés et au quotidien pour la qualité de vie au travail !

    De packs pédagogiques clés en mains à la mise en œuvre d’actions sur-mesure, Chorum et ses experts en Santé et Qualité de Vie au Travail dédiée aux attentes et problématiques des métiers de l’ESS, vous aident à agir pour améliorer la qualité de vie au travail, prévenir les risques professionnels et nourrir le mieux-vivre au travail de votre structure.


    Découvrir notre accompagnement : cliquez ici

    infog

    « La quête de sens au travail de la jeune génération » : la vision des acteurs de l’ESS avec Ness, web média des nouvelles solidarités

    Dans un contexte d’entrée sur le marché du travail d’une nouvelle génération, née avec le digital, qui cherche à la fois à s’engager dans des métiers qui ont du sens, notamment en lien avec les défis sociaux et environnementaux à relever, et aussi très vigilante quant à l’équilibre de sa vie professionnelle et personnelle, l’Économie Sociale et Solidaire est-elle en capacité de la séduire et de répondre à toutes ses attentes ? Et comment ?

    Questions stratégiques puisque d’ici 2026, près d’un salarié sur cinq du secteur partira à la retraite. Alors qui pour les remplacer et qu'est-ce que cela changera au visage de l'ESS ?

    De même, les 18-30 ans, aussi appelés Millennials, qui assument leur part d’individualisme et une certaine versatilité dans les causes qu’ils défendent, sont-ils prêts à renouveler les formes de l’ESS sans rompre avec les bases d’un entrepreneuriat solidaire parce que collectif et partageur ?

    Avec son cinquième opus « Les jeunes, ont-ils le gène de l’ESS ? », Ness, web média des nouvelles solidarités édité par Chorum depuis avril 2021, est une fois de plus parti à la rencontre des experts et acteurs de l’ESS pour nous apporter éclairages et partages d’expériences.
     

    Découvrir notre dossier : cliquez ici

    QVT

    « En quête de sens au travail » : le programme du réseau Anact-Aract


     

    EN SAVOIR PLUS SUR LE PROGRAMME : CLIQUEZ ICI

    Retour sur le Forum national des associations et fondations du 13 octobre

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    Mis à jour le


    La 15e édition du Forum National des Associations & Fondations dont Chorum est partenaire, s’est tenue le 13 octobre dernier.
     

    A la fois accessible en présentiel au Palais des Congrès de Paris et en ligne sur le site Internet du Forum, cette journée de formation, d’information et d’échanges a rassemblé 4 500 participants, 350 experts du secteur, 90 partenaires & exposants.
    90 conférences & ateliers ont permis de débattre autour des grands enjeux du secteur associatif pour sensibiliser à la cause non lucrative, susciter l’engagement, digitaliser et faire grandir les associations.
     

    Retour sur les temps fort Chorum et institutionnels de cette journée.

    L’expertise ESS du Groupe VYV au service des associations



    Sur notre stand, lors d'un atelier et deux conférences animées par Philippe Chibani-Jacquot, rédacteur en chef de Ness, le média des nouvelles solidarités édité par Chorum, nos experts Chorum et des spécialistes ont eu le plaisir de conseiller les participants sur les enjeux de protection sociale complémentaire et de qualité de vie au travail dédiées aux structures de l’économie sociale et solidaire.


    Accédez à l'intégralité des échanges en replay : cliquez ici
     

    (réservé aux inscrits du Forum)

    Atelier : « Travail : méthodes pour préparer le monde d’après »

    Besoin d’être conseillé dans la mise en place d’actions de Santé et Qualité de Vie au Travail pour vos salariés touchés par les impacts variés de la pandémie de Covid ? Distances aux sein des équipes du fait du télétravail, transformations des missions, éloignement ou au contraire proximité renforcée avec les publics…
     

    Atelier animé par Justine Alazard, Cheffe de projet Santé et Qualité de Vie au Travail, Chorum


    Accédez au replay de l'atelier : cliquez ici

    fiches

    Dans le cadre de cet atelier, nous avons réalisé des fiches-repères concernant les situations dégradées (absentéisme, tensions internes) que vous pourriez rencontrer au sein de votre activité. Retrouvez des repères pour comprendre les causes structurelles et conjoncturelles de ces situations et identifier les actions à mettre en œuvre.


    Pour accéder aux fiches : cliquez ici

    Conférence : « Travailler dans l’ESS : l’innovation managériale au service de l’utilité sociale »

    Ces métiers de l'humain, du lien social, du soin qui donnent du sens à la vie professionnelle sont aussi très exigeants. Avec plus de 500 000 salariés à la retraite en 2025 (Observatoire national de l’ESS), l’enjeu est également fort pour le dynamisme du secteur. Professionnels de l'ESS, développez l’emploi de qualité et la santé au travail au sein de votre structure est donc primordiale. Comment innover et transformer vos organisations de travail afin de toujours prioriser l’humain au cœur de vos projets?
     

    Intervenants :

    • Olivier Pastor, consultant, spécialiste de la gouvernance partagée, fondateur de l’Université du Nous,
    • David Lorrain, fondateur de RecycLivre,
    • Geoffroy Verdier, directeur général d'Aide à domicile pour tous,
    • Nathalie L’Her, cheffe de projet Santé et Qualité de Vie au Travail, Chorum
       

    Accédez au replay de la conférence : cliquez ici


    (accessible jusqu’à fin janvier 2022-réservé aux inscrits du Forum)

    Conférence : « L’imprévoyance : un enjeu économique et social pour l’ESS »

    Les Français sont-ils correctement couverts ? 24 % des Français se sentent bien protégés en matière de prévoyance alors qu’ils ne sont en réalité pas couverts par un contrat. C’est l’un des constats de l’enquête 2020 de l’Observatoire de l’imprévoyance Groupe VYV – Ipsos. Méconnue et parfois inaccessible, la prévoyance est souvent mal mise en œuvre.
    L’imprévoyance affecte tout un chacun : son coût est considérable et ses conséquences peuvent être désastreuses, tant au niveau humain que financier.
     

    Intervenants :

    • François-Xavier ALBOUY, Economiste Directeur des études & Adeline Moret, Chercheuse, Chaire "Transitions démographiques, Transitions économiques" (TDTE),
    • Camille Lenik, Responsable des relations sociales, ELISFA ( Syndicat Employeur du Lien Social et Familial),
    • Patrick Hugon, Directeur offres prévoyance Groupe VYV
       

    Accédez au replay de la conférence : cliquez ici


    (accessible jusqu’à fin janvier 2022-réservé aux inscrits du Forum)

    L’ESS soutenu par les institutions françaises

    Parmi les interventions de la journée nous noterons celles de deux membres du gouvernement :

    • Sarah EL HAÏRY, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, qui lors de son intervention d’ouverture a notamment mis l’accent sur l’importance du rôle du monde associatif dans notre société, la mobilisation de la jeunesse et l’importance de valoriser l’engagement dans les associations dès le plus jeune âge.
       
    • Olivia Grégoire, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Économie sociale, solidaire et responsable, a salué hier après-midi le travail des associations et leur à rappeler le soutien du Gouvernement. « La moindre des choses que l’on doit aux acteurs associatifs, ce sont des compétences et des financements pérennes».« Nous pensons des outils pour les associations : les aider dans la crise avec le fonds de solidarité (500m€) et le dispositif UrgencESS (30m€), soutenir leur relance grâce à 1,3 milliard d’€ dédié à l’ESS dans le cadre du plan France Relance, restructurer leurs fonds propres grâce à un plan dédié »

    Dans la matinée, Thibaut Guilluy, Haut-commissaire à l'emploi et à l'engagement des entreprises a présenté les aides 1jeune1solution et à inviter chaque association à rejoindre la mobilisation pour l’emploi des jeunes, toujours plus nombreux à s’engager dans des métiers qui ont du sens.
     

    «Nous avons déjà 6 millions d’utilisateurs de la plateforme 1jeune1solution depuis près d’un an et nous mettons en relation les jeunes avec des acteurs qui proposent des missions.»

    Olivia Grégoire : "Pensez à tout ce que nous allons faire ensemble"

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    ESS France a fait sa rentrée lors d'un événement consacré au "pouvoir transformateur de l'Economie sociale et solidaire"; dix ans après la Loi Hamon. Olivia Grégoire y a fait sa première intervention officielle depuis que l'ESS est à nouveau à son portefeuille ministériel en sus du Tourisme, du commerce, de l'artisanat et des PME.

    Mêlée

    En cette période de coupe du monde de Rugby, l'ambiance était à la mêlée lors de la rentrée d'ESS France. Des lignes d'avant resserrées avec la plupart des têtes de réseau présentes et un ouvreur, en la personne de Jérôme Saddier, le président d'ESS France, qui s'agace en introduction " de l'obsession de quelques esprits isolés à vouloir saboter le fond de l'Article 1 de la loi de 2014". Une allusion à peine voilée aux positions du Mouvess (réseau créé durant l'été par deux ex-président du Mouvement impact France, Jonathan Jérémiasz et Christophe Itier). Le Mouvess a récemment interpelé les parlementaires dans une lettre ouverte afin d'envisager "une définition plus ambitieuse de l’ESS, engageante sur le plan social et environnemental".

    Déclaration d'amour

    La forte affluence à cet événement de rentrée était dû, autant, à la nécessité de faire corps pour les membres d'ESS France, qu'à la première prise de parole officielle d'Olivia Grégoire depuis que l'ESS a intégré son portefeuille ministériel, début juillet.


    Celle qui a découvert l'ESS en devenant secrétaire d'Etat à l'Economie sociale, solidaire et responsable (2020-2022) s'est déclarée "infiniment heureuse de retrouver les acteurs de l'ESS. Une économie que j'ai apprise à connaître, aimer et respecter". La ministre a multiplié les déclarations d'amour à l'ESS "qui n'est pas entre la case B2 et C4" de l'économie pour rassurer son audience. Et qu'on ne s'inquiète pas que l'ESS ne soit qu'une compétence parmi d'autres de la ministre : "Imaginer le nombre de ponts que nous allons nourrir entre l’ESS (...) et le tourisme avec tout ce que fait l’ESS en matière de tourisme social, entre [le commerce] et tout ce que l’ESS apporte pour une consommation plus responsable".

    Feuille de route ministérielle

    La feuille de route ministérielle sera dévoilée au mois d'octobre, mais Olivia Grégoire a présenté trois axes qui relient son mandat actuel au précédent :


    • L'innovation sociale et notamment envisager la "massification" des Contrats à impact social (CIS],
    • Le territoire comme unité de base de l'ESS et un premier engagement : avoir un référent ESS exclusif dans chaque préfecture.
    • Contribuer au rassemblement de l'ESS.  

    Plaidoyer ESS France

    Cet événement de rentrée a été l'occasion pour ESS France de livrer son programme de travail pour l'année à venir. Côté plaidoyer, les dossiers mis en avant sont :


    • L'adoption d'une loi de programmation des moyens de l'Etat,
    • La légitimité de l'écosystème collectif pour développer l'ESS
    • La constitution d'un fonds de conversion
    • La planification écologique
    • Le programme France 2030.

    Save the date

    Côté calendrier, un Congrès des 10 ans de la Loi ESS est programmée pour les 12 et 13 juin 2024.

    ESS France lancera le Mois de l'ESS le 6 novembre à Paris, le Forum national de l'ESS à Niort aura lieu du 30 janvier au 2 février 2024.

    Antoine Détourné, nouveau délégué général d'ESS France

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    Le nouveau délégué général d'ESS France prend ses fonction le 1er février 2021. Antoine Détourné était antérieurement directeur adjoint de Pas-de-Calais Actif (France Active).


    Antoine Détourné est Diplômé de Sciences Po Paris et de Skema Business School. Après plusieurs expériences en tant que collaborateur de cabinet au Parlement et en collectivité territoriale, il s’est spécialisé dans l’Economie Sociale et Solidaire.


    Il a été de 2012 à 2016 délégué général de la CRESS Nord-Pas de calais puis directeur adjoint de Pas de Calais Actif (France active). Il déclare au moment de prendre ses fonctions :

    Lucie Gras retrouve la Bourgogne où elle a été longtemps la déléguée générale de la Cress Bourgogne, puis Bourgogne-Franche-Comté. Elle prend la président de la Mutualité française Bourguignonne SSAM (Service de soins et d'accompagnement mutualistes).

    La Croix-Rouge et le Groupe SOS se lancent dans la mesure d’impact

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    La Croix-Rouge française et le Groupe SOS, s’associent et lancent l’offre « Mesurez votre impact ! ». Objectif affiché : permettre d’ici 5 ans à la majorité des acteurs de l’ESS de s’approprier la mesure d’impact social, et se doter d’une évaluation efficace et adaptée.


    La mesure d’impact social est un sujet stratégique au sein de l’ESS. Le sujet est travaillé au sein du Conseil supérieur de l’ESS, différents organismes tels que l’Avise sont engagés depuis longtemps dans un travail de caractérisation et d’outillage de l’innovation sociale et les méthodes d’évaluation sont nombreuses.


    L’engagement de la Croix-Rouge et du Groupe SOS,  démontre un peu plus que le sujet est d’importance. Ces deux poids lourds de l’ESS, de la solidarité et du secteur sanitaire et social non-lucratif ont conçu une offre de service destinée aux acteurs de l’ESS intitulé « Mesurez votre impact ! » : « une offre d’accompagnement fondée sur leurs savoir-faire, leur expérience et l’appropriation de méthodologies testées auprès de leurs structures. Cette offre s'appuie à la fois sur les meilleurs experts de la mesure d’impact social en France, sur la connaissance des interrogations des acteurs sociaux dans ces démarches, sur des outils de collecte des données performants, et sur les éclairages opérationnels apportés par les équipes des deux organisations », explique le communiqué de presse.


    En décembre dernier, déjà, c’était l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) qui mettait en ligne son outil d’auto évaluation  : Valor’ESS.

    Prévoyance de la CCN66 : un soutien aux actions de prévention renforcé

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    Les associations adhérentes de la convention collective du 15 mars 1966 vont progressivement recevoir un guide pratique d’aide à la prévention des risques professionnels. Une publication en forme d’invitation de la Commission national paritaire technique de prévoyance (CNPTP 66) à s’engager plus dans les actions de prévention et solliciter les aides financières qu’elle propose.


    L’engagement de la Commission nationale paritaire technique de prévoyance (CNPTP 66) pour la prévention des risques professionnels ne date pas d’hier. Depuis longtemps, cette organisme qui gèrent paritairement (représentants des salariés et des dirigeants)  le régime de prévoyance des structures employeuses adhérente de la CCN 66 (sanitaire, social et médico-social) délivre sur dossier des subventions pour des actions de prévention. Mais face à la forte augmentation de la sinistralité (Arrêts de travail…) au début des années 2010, les partenaires sociaux se sont saisis fermement de la question. «  Le régime était financièrement déséquilibré. Il a fallu renégocier les prestations et leur tarification, mais on ne pouvait s’arrêter à cela. Il a aussi été décidé de conduire une enquête sur un panel d’établissements de la branche », explique Benjamin Vitel, représentant CFDT et secrétaire de la CNPTP 66.

    Un guide opérationnel

    De cette enquête « qui a permis de poser un diagnostic partagé », explique Benjamin Vitel, un comité de pilotage a travaillé sur un guide qui est en cours de diffusion et qui donne pistes et éléments de méthodes pour se lancer dans un travail de prévention des risques professionnels. Qu’il s’agisse de risques psychosociaux ou de troubles musculosquelettiques (TMS). Le guide est dores et déjà accessible sur le site de la CNPTP 66, mais plusieurs exemplaires seront envoyés par établissement à destination des dirigeants, des responsables RH mais aussi des représentants des Instances représentatives du personnel. Guillaume Boucheron, responsable protection sociale et santé au travail pour Nexem et partie prenante du Comité de pilotage créé pour la construction du guide, relève deux atouts principaux à ce guide : « « il est issu d’un travail en paritaire sur une problématique difficile. Ce guide s’appuie sur les enjeux constatés pour proposer sous forme des fiches des idées, des pistes d’actions dont certaines ont déjà été mises-en-œuvre par des associations. L’idée est d’inviter les parties prenantes à passer à l’action et surtout démontrer que c’est possible. »

    Des critères de subvention élargis

    En s’appuyant sur ce guide les associations sont invitées à solliciter les fonds gérés par la CNPTP 66 et destinées au soutien de la prévention. « Nous avons amélioré les montants et nous avons levé quelques barrières à l’entrée qui existaient auparavant », résume Guillaume Boucheron. Il n’est toujours pas question de financer des dépenses d’investissement dans le matériel, mais d’appuyer des actions de prévention qui dépassent les obligations légale. « Par contre financer la réalisation d’un diagnostic sur les RPS ou les TMS ou de manière globale sur la santé au travail ou la qualité de vie au travail, est tout à fait envisageable. De plus si ce travail débouche sur un plan d’actions, la CNPTP le prendra en compte pour le montant de la subvention accordée. », explique Guillaume Boucheron. En fonction des critères (taille de l’association ou de l’établissement, ancienneté au sein du régime…) « Nous pouvons financer jusqu’à 87 % du montant de l’action et il est possible d’égaler le soutien sur trois ans », ajoute Benjamin Vitel. Un simulateur accessible sur le site de la commission permet aux associations d’évaluer l’aide à laquelle ils peuvent prétendre.

    Les fonds de solidarité en plus…

    Une autre source de financement de la prévention devrait prendre de l’importance dans les années qui suivent, c’est le fonds de solidarité attaché au haut degré de solidarité demandé au régime de prévoyance. En ayant opté pour un régime de prévoyance mutualisé et la recommandation d’organismes assureurs, les partenaires sociaux ont aussi opté pour un avantage supplémentaire qu’est la mutualisation de ce fonds de solidarité alimenté par une portion des cotisations. Ces fonds servent, notamment, à soutenir les démarches de prévention. Les discussions sont en cours entre la CNPTP 66 et les organismes  recommandés, mais l’objectif est d’aboutir à un catalogue d’actions clé en main dans lequel les associations pourront chercher ce dont elles ont le plus besoin. Un façon supplémentaire pour aider les associations à y voir plus clair.

    Claire Thoury : « l’exercice démocratique est exigeant, il nous oblige tous »

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    Dans un climat où se multiplient les positions sur la « crise démocratique », la présidente du Mouvement associatif revient pour Ness sur le déroulement de la Convention citoyenne sur la fin de vie dont elle présidait le Comité de gouvernance. Elle en décrit les rouages et les temps forts. Elle partage aussi sa vision de ce qu’elle désigne comme notre paradoxe démocratique et le rôle du monde associatif pour le résorber.

    Pourquoi est-ce vous qui avez été désignée Présidente du comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie ?

    Contrairement à la Convention sur le climat où le Conseil économique social et environnemental (Cese) était l’hôte, les conventions citoyennes sont désormais organisées par le Cese. C’est devenu sa compétence depuis la loi de janvier 2021 qui fait du Cese la chambre de la société civile organisée, mais aussi celle de la participation citoyenne.  


    Dans ce nouveau cadre, le Cese a été saisi par le Gouvernement pour organiser cette convention citoyenne et a décidé de créer un comité de gouvernance ouvert. Le président du Cese, Thierry Beaudet aurait pu, assez naturellement, prendre cette présidence.  Mais il avait pris parti sur la fin de vie il y a quelques années en tant que président de la Mutualité française. Il a choisi de se déporter pour éviter un quelconque trouble avant même le début des travaux.


    Le Cese a, alors cherché une autre personne pour présider le comité de gouvernance. Si à la fin j’ai été choisie, j’y vois deux raisons. La première est que Le Mouvement associatif est, en soi, une forme de société avec des positionnements très divers en son sein et donc pas de parti-pris. La deuxième est que j’avais l’expérience de la commission de travail sur les question de la participation démocratique que j’avais présidée l’an dernier. Et nous y avions intégré des citoyens tirés au sort.

    Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique a plus que loué le travail de cette convention qu’il a observée. Il ne pensait pas qu’il était possible d’aller aussi loin dans l’organisation de la réflexion des membres de cette convention sans pour autant les diriger. Qu’est-ce qui a si bien marché selon vous ? 


    Il n’y aurait pas de convention citoyenne sur la fin de vie s’il n’y avait pas eu la convention citoyenne sur le climat. C’est un travail de dingue qu’ils ont réalisé et je le salue car nous avons pu, nous aussi, réaliser un travail de dingue grâce à ce point de comparaison. Cela veut dire qu’on progresse et c’est bon signe. Ensuite, le fait que la convention soit arrimée à une institution telle que le Cese est très important. La maison Cese est une machine puissante. C’est aussi l’espace où on fait dialoguer des personnes qui ne pensent pas de la même manière depuis 1947. Il y a une méthodologie qui est pertinente.


    Deuxième point, il faut poser un cadre de confiance dès le départ pour que ça marche. Au sein du comité de gouvernance d’abord, ce qui veut dire éviter tout malentendu ou ambiguïté sur nos rôles et nos objectifs. Ensuite, il faut créer de la confiance avec tout l’écosystème : les chercheurs qui observent, les médias, les équipes du Cese… Si tout le monde se fait confiance et a en tête que le seul objectif c’est la réussite de la convention, on est préparé aux moments de tension, parce-que, évidemment, il y en aura. Le but est que ça ne prenne pas des proportions dramatiques.


    Et enfin, il faut établir la confiance avec les citoyens tirés au sort. Et là, ça veut juste dire qu’il faut être humble. Je le dis souvent, la démocratie ce n’est pas glamour, c’est difficile, c’est un travail. On est face à des humains et on ne peut pas tout anticiper. Il faut être prêt à réajuster en permanence ce que nous avons préparé et assumer les aléas. Quand on commet une erreur, on s’excuse. Quand on a des doutes, on les partage. Et quand on n’est pas d’accord, on essaie de trouver les bons cheminements.

    Vous décrivez un processus très organique…

    Je parle de mécanique démocratique, mais il y a quelque chose de la matière vivante, oui. Cela explique qu’on ne puisse tout anticiper. Soit on le vit comme un échec et c’est difficile, soit on se dit que c’est un facteur qu’il faut assumer. Et dire que l’exercice démocratique est exigeant, cela nous oblige tous. Mais nous montrons aussi que s’il y a de l’implication, ça fonctionne. Il y a donc de l’espoir et c’est à la portée de tout le monde.

    Y a-t-il un moment de cette convention qui incarne cette exigence de l’exercice démocratique ?

    Il y a eu des moments compliqués dont un, critique, parce qu’on a pris une mauvaise décision. Nous avons fait voter l’assemblée à un moment où on n’aurait pas du. C’était à la fin de la troisième session, il en restait six et ça aurait pu basculer. Avant d’entamer la quatrième session, nous sommes venus présenter à l’ensemble de l’assemblée nos excuses. Je crois que ça a été un moment important dans la construction du rapport de confiance.


    A partir de ce moment-là, j’ai pris l’habitude de me présenter devant l’assemblée pendant une demi-heure avant le début de chaque session pour transmettre des informations et leur demander s’ils avaient des questions ou tout autre besoin.

    A quel moment vous êtes-vous dit que la convention était sur les bons rails ?

    Lors de la septième session. Trois heures avant le début, Le Figaro sort un papier « Soupçon de manipulation sur la convention citoyenne ». Après discussion avec le comité de gouvernance et les équipes du CESE, nous avons décidé de modifier le programme pour prendre deux heures en hémicycle à huis clos, c’est-à-dire sans presse, ni caméra pour un échange avec les citoyens.


    J’ai expliqué qu’il y avait cet article du Figaro qui parle de manipulation et de malaise, que je ne le commenterai pas, parce que la presse est libre de publier ce qu’elle souhaite. Mais qu’il nous semblait important de discuter si ce malaise existait. Nous avons eu une heure trente d’échanges, de critiques. Ça a été un moment très important, les citoyens ont pu échanger entre eux et se dire des choses qu’ils n’avaient pas encore partagé mais aussi nous dire des choses à nous, comité de gouvernance.  Ça voulait dire que la confiance était toujours là et, surtout, qu’on était capable de se parler dans de bonnes conditions. Je me suis dit que tant qu’on arrivait à crever les abcès - si d’autres se présentaient - on y arriverait.

    La réussite de cette convention montre que notre démocratie est capable d’innover. Le Pacte du pouvoir de vivre, auquel participe Le Mouvement associatif alerte pourtant sur la crise démocratique de notre pays tout en notant que la perte de confiance dans nos Institution. Quel est le rôle des associations dans cette crise démocratique ?
     

    Nous n’en sortirons que si une démocratie représentative efficace fonctionnent  avec une société civile organisée et avec de la démocratie participative.

    Une démocratie est vivante si on a des corps intermédiaires forts pour révéler les aspérités de notre société, faire émerger des problématiques du réel, développer des expertises d'usage, challenger les pouvoirs publics et apporter des réponses aux citoyens.


    Et il est normale qu’au terme d’une convention citoyenne, les parlementaires se saisissent de ses résultats et prennent les décisions puisqu’ils ont été élus pour cela.


    La vraie question qui se pose, c’est celle du conflit des légitimités. Légitimité de l'élection face à la légitimité de la rue, entre l'élection et le tirage au sort, entre l'élection et les associations type Ligue des Droits de l’Homme (LDH) ou des associations environnementales qui, avec le Contrat d'engagement républicain sont quand même très surveillées et sur lesquelles on fait peser une suspicion d’entrave à la République. C'est dangereux et c'est pour cela qu'on parle de crise démocratique.

    Faut-il parler de conflit de démocraties ?

    Je dirais plus que nous sommes face à un paradoxe démocratique. On a d'un côté une crise de confiance parce qu’on trouve que les Institutions sont trop éloignées de ce que nous vivons au quotidien. Résultat, la confiance dans nos élus est en berne. En même temps les gens s'engagent, veulent donner de leur temps à l'extérieur de chez eux, se mobilisent contre une réforme des retraites, passent quatre mois à parler de la fin de vie, s'engagent dans des organisations associatives, mutualistes, coopératives. Bref, ils ont envie d'avoir des espaces de pouvoir d'agir. C'est très intéressant !


    L'enjeu - et les corps intermédiaires ont un rôle très important – c’est comment passer d’un discours autour de la société engagée à un discours autour d'une société plus politisée.

    Politisée dans quel sens ?

    Dans le sens d’écrire le récit d’une société plus juste. Il faut dire pourquoi on choisit le modèle associatif plutôt qu'un autre. Expliquer pourquoi certains champs d’activité ne peuvent pas être gérés par le privé lucratif. En offrant des espaces d'engagement à la population qui sont aussi des espaces de construction de la vie citoyenne. Aller dans un club de foot associatif, ce n'est pas la même chose que de s'inscrire dans un club privé lucratif.


    La force du monde associatif est dans son ancrage dans le réel et dans le fait que ce sont des gens qui s'organisent pour revendiquer du pouvoir d'agir. Que ce soit pour organiser un événement culturel, animer son territoire, défendre une cause ou porter un projet. Nous sommes politiques au sens noble du terme.
     

    Quand on a du pouvoir d'agir, on a un rapport aux institutions, à la démocratie qui est moins dans la défiance et la distance parce que cela redonne confiance en soi. Le pouvoir d’agir ça n'a que des effets positifs.

    L’objectif d’un président de club de foot, est de constituer des équipes, les entrainer et faire du foot, voire gagner des matchs...

    Ça ne veut pas dire que ça ne crée pas du pouvoir d'agir à la fin. Il y a le fait d'animer un club de foot et il y a l’effet que cela peut produire sur des trajectoires individuelles, sur le territoire par les rencontres que ça crée…Le plus intéressant c’est que ça vient des individus eux-mêmes.


    C'est pour ça que c'est un modèle de liberté qu'on doit protéger et rappeler autant que possible. Parce que si on oublie que ces espaces sont très puissants en termes de création de lien et d'action civique ou citoyenne, c'est dramatique.

    L'éducation populaire revêt pour certains une image très institutionnalisée autour de quelques grands réseaux historiques. Mais pour d'autres une image très moderne car ce sont méthodes et des outils qui n'ont jamais été aussi utiles...

    On n'a jamais eu autant besoin d'éducation populaire qu'aujourd'hui. Comment on permet aux gens de faire sien des concepts très compliqués comme la transition écologique, le partage de la valeur, la redistribution des richesses, la rénovation thermique des bâtiments…


    On n'a jamais eu autant besoin d’éducation populaire, parce qu'on n'a jamais eu autant besoin d'espoir. L'éducation populaire donne de l'espoir parce elle permet de se rendre compte que la réussite prend plein de formes qu'il y a une infinité de possibilité dans le monde. Que le collectif est quelque chose de très puissant. Ce n'est pas plus facile, parce que ça prend plus de temps, ça demande de négocier, faire des compromis, c'est un exercice démocratique en soi. Mais ça permet de faire des choses qu'on n'aurait jamais pu réaliser seul. La seule prise de conscience de cela, c'est très fort !

    Fusion en cours des branches Eclat et Familles rurales

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    [COMMUNIQUE] Les partenaires sociaux des branches Éclat, Familles rurales et Pêche de loisir et de Protection du milieu aquatique ont signé, le 9 février 2023 et à la majorité, un accord fusionnant leurs champs d’application professionnels et territoriaux.

    Avancée historique

    Le syndicat Hexopée, le mouvement Familles rurales et le Syndicat national des Structures associatives de Pêche de Loisir (SNSAPL), organisations professionnelles d’employeurs représentatives dans ces trois champs fusionnés, se félicitent de cette avancée historique. Cette fusion permettra de doter l’ensemble des employeurs et des salariés concernés d’une branche unique ayant vocation à défendre leur identité associative et leurs actions d’utilité sociale et environnementale.

    De nombreuses convergences désormais rassemblées

    Au-delà de l’impulsion donnée par le Gouvernement en matière de restructuration des branches professionnelles, cette décision est motivée par de nombreuses convergences existantes entre les trois branches : le partage de valeurs communes spécifiques à la vie associative, des proximités fortes en matière d’activités et de métiers et une démarche commune d’ancrage et d’attractivité des territoires, par le biais d’actions à caractère social, éducatif, économique et environnemental.


    Elle est ainsi l’aboutissement d’une volonté commune de doter les structures associatives concernées d’une branche forte qui défend ses spécificités. Une branche représentant désormais plus de 15 000 employeurs et 150 000 salariés en emploi principal et œuvrant pour l’intérêt social et général notamment en matière d’Éducation populaire et de protection de la nature et de l’environnement.


    Cet accord de fusion est le point de départ d’un travail d’harmonisation et de rénovation sociale de la convention collective Éclat pour l’adapter à l’ensemble des champs fusionnés. Ce travail, d’ores et déjà initié par la signature d’un accord interbranches relatif à la méthode de négociation et d’un accord de mise en place d’une instance nationale de dialogue social paritaire unique, devra s’effectuer dans un délai de cinq ans à compter de la date d’effet de la fusion, conformément à la loi.