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Actualités

    Le secteur associatif s’engage dans la Conférence des métiers de l’accompagnement

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    [COMMUNIQUE] La Fehap, Croix-Rouge et Nexem s’engagent dans la Conférence des métiers de l’accompagnement pour y défendre l’équité pour tous les salariés du sanitaire, du social et médico-social, tout en saluant les revalorisations salariales du secteur du handicap et des SSIAD.

    Lors de son allocution du 9 novembre dernier, le Président de la République Emmanuel Macron soulignait « des décennies d’abandon, de sous-investissements » dans le secteur du soin et insistait clairement : « il nous reste, je le sais, encore beaucoup à faire. »


    La veille, le Premier Ministre Jean Castex « prenait la mesure » des difficultés de recrutement liées notamment aux distorsions salariales entre public et privé non lucratif, s’engageant « à trouver des solutions les plus justes et opérationnelles pour faire face à la situation ».


    Les organisations saluent la prise en compte par le gouvernement de la gravité de la situation et les avancées concrètes pour améliorer le métier des soignants, en particulier pour une partie des métiers  du handicap et des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Elles maintiennent cependant une attention particulière à la mise en œuvre des annonces, notamment sur la réalité des coûts financiers.


    Face à l’urgence et au sentiment d’injustice des professionnels du soin et de l’accompagnement, ces annonces arrivent à point nommé pour redonner l’espoir d’aboutir à une équité de traitement entre secteurs public et privé non lucratif qui exercent tous deux une mission de service public.


    A ce jour une très grande partie de professionnels du soin et de l’accompagnement – 422000 salariés – restent toujours écartés et ignorés du champ de la revalorisation, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance, de l’insertion sociale, de la formation ou encore de la protection juridique des majeurs.


    L’extension de l’accord Laforcade aux soignants sous l’autorité des départements et aux aides médico-psychologique, la mise en œuvre anticipée de la revalorisation salariale au 1ernovembre et son financement dans la LFSS (Loi de finance de la Sécurité sociale) sont de bonnes nouvelles. Il va de soi que les organisations mettront tout en œuvre pour appliquer ces décisions le plus rapidement possible.


    Les organisations attendent avec impatience la conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social dont sa tenue est prévue au plus tard le 15 janvier. Elles souhaitent y prendre toute leur part et travailler à des propositions et solutions pour renforcer l’attractivité des métiers qu’elles défendent.  Il en va de la responsabilité de tous : gouvernement, départements et partenaires sociaux. Cette conférence doit aboutir à des actions concrètes, mais surtout à leur financement.


    Les organisations ont d’ores et déjà engagé des actions concrètes dont la plus impactante est une démarche commune pour converger vers une convention collective unique étendue.


    Dans un contexte épidémique fragile, les organisations, qui observent une demande croissante de personnes à soigner et à accompagner, espèrent voir une fin de quinquennat qui redonne aux salariés du secteur associatif toute la reconnaissance qu’ils méritent, tant leur utilité sociale est primordiale pour le vivre ensemble.

    Les fédérations de l'aide à domicile alertent sur un projet de décret

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    [LETTRE OUVERTE] Les quatre fédérations d'employeurs associatifs du domicile sont stupéfaites d'un projet de décret qui confie la mission de coordination des interventions au domicile des personnes en perte d’autonomie aux Ehpad.


    La lettre que nous affichons ci-dessous est signée par les président.e.s des fédération UNA, Unadom, Admr et FNAAFP/CSF. Le terme d'"humiliation" par les pouvoirs publics est utilisé pour caractériser le sentiment de l'ensemble du secteur du domicile.

    lettre

    Nouvel éclairage Handicap/Travail dans les associations sanitaires, sociales et médico-sociales.

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    A l'occasion de ses 30 ans, l'association Objectif emploi des personnes handicapées (OETH) a questionné ses employeurs adhérents sur leur appréhension de l'entreprise inclusive. Une vision positive tout en soulignant les difficultés à adapter les métiers du soin et de l'aide.


    Etre une entreprise inclusive oui, mais ça ne se fait pas tout seul. Voilà un résumé trivial de l'étude menée par l'Association OETH. Depuis 30 ans qu’elle porte l’accord de branche agrée sur l'obligation d'emploi des personnes en situation de handicap, l’association OETH est témoin de la volonté de chacun, employeurs et salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé non lucratif, de s’engager dans une politique ambitieuse d’emploi des personnes en situation de handicap. Si les engagements concrets sont là, cette ambition peut être complexe à mener, entre freins organisationnels et préjugés tenaces.
     

    C’est pourquoi OETH a lancé une enquête pour approfondir ces questionnements et identifier les leviers qui permettront d’aller plus loin, vers un secteur plus attractif, plus inclusif.

    Comment aller plus loin ?

    L'étude relate les réponses d'un échantillon représentatif des adhérents et les met en regard avec un sondage auprès de salariés de ces adhérents et d'une étude équivalente de l'Agefiph portant sur les employeurs tous secteurs confondus.


    Points positifs, l'emploi de personnes en situation de handicap est considéré comme facile pour 58 % des répondants contre 30 % dans l'étude Agefiph.
    Pour ces employeurs sondés, leur politique handicap contribue en premier lieu à changer les mentalités (63 %), mais aussi (45 %) à s'ouvrir à de nouvelles compétences. La nature des postes proposés restent toutefois une difficulté à surmonter pour 58 % des répondants.


    OETH conduit actuellement une expérimentation destinée à décloisonner les métiers considérés comme peu adaptés au handicap. Le dispositif Oasis est à découvrir, notamment, dans notre podcast "Une reconversion à la force du poignet" où Ness part à la rencontre de Julienne Corréa qui a pu devenir éducatrice spécialisée en centre éducatif fermé, suite à un accident professionnel qui l'a contraint à abandonner son métier d'aide-soignante.


    Découvrez tous les résultats de l'étude Handicap au travail, sommes-nous prêts à aller plus loin ?

    Appel à l’égalité de traitement des professionnels du social et médico-social

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    La Fehap, Nexem et la Croix-Rouge Française réclament l’égalité de traitement des professionnels de leurs structures associatives et l’accès aux revalorisations salariales obtenues pour le secteur public suite au Ségur de la Santé.


    Il y a eu le Ségur de la Santé en juillet qui offrait une revalorisation des salaires pour les professionnels de santé hospitalière et des Ehpad. Puis, Michel Laforcade, missionné par le Premier-ministre pour négocier l’extension de cette revalorisation salariale au secteur du handicap. Fin janvier les établissements publics de ces branches obtenaient gain de cause. Mais le secteur associatif restait sur le bas-côté des négociations. «  Alors qu’elles représentent à elles seules 75% du secteur social et médico-social, [les fédérations du secteur privé non lucratif] apprennent que le gouvernement envisage pour notre secteur privé non lucratif des revalorisations limitées à certaines professions alors que, dans le même temps, il annonce d’emblée la revalorisation pour tous les salariés du secteur public. Cette position est jugée inacceptable pour toutes les parties prenantes », se sont alarmé les trois fédération d’employeurs (Fehap, Nexem, Croix-Rouge) dans un communiqué.

    Front commun

    Depuis une nouvelle réunion a eu lieu qui « laisse imaginer une suite de discussion sur un accord de méthode et de niveaux de métiers qui seraient concernés » résume Alain Raoul, le président de Nexem. Il reste donc beaucoup à faire et Michel Laforcade fait face à une front uni des organisations d’employeurs et des syndicats de salariés .  


    « Le sujet n’est pas prisé lucratif, non lucratif ou public, mais quel est votre métier », insiste Marie-Sophie  Desaulle, la présidente de la Fehap.  « La protection de l’enfance qui fait face à l’augmentation des violences dans les familles,  le secteur de la lutte contre l’exclusion qui reçoit de plus en plus de personnes en état d’extrême pauvreté… tous contribuent à construire du lien social. Ils sont absolument nécessaire pour accompagner ce qui se passe dans le pays. C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble du secteur soit pris en compte : le sanitaire, le handicap, l’inclusion et la protection de l’enfance », synthétise Alain Raoul, rejoint en cela par les  syndicats de salariés tels que la CGT qui dénonce un « dialogue de sourd ».

    Pour une approche globale

    La colère monte et les structures associatives commence à voir des salariés quitter leur poste pour rejoindre des établissements en capacité d’offrir la revalorisation salariale. Tout le monde est bien conscient de la complexité de la situation . Ces nouvelles inégalités entre public, privé et privé lucratif, mais aussi entre métiers et secteurs d’activité ne sont pas qu’un problème de choix politique. La réparation des compétences entre Etat et collectivités, les différences de tutelle ministérielles créent une environnement complexe où les choix budgétaires relèvent de différent niveau : « On a un discours politique qui montre la nécessité d’avoir une approche globale dans l’accompagnement des personnes, mais toutes les mécaniques financières sont des barrières supplémentaires et renforcent le cloisonnement du secteur », relève Jean-Christophe Combes, délégué général de la Croix-Rouge Française.

    1,9 milliards d'euros

    800 000 salariés sont concernés par cette négociation dont 200 000 on bénéficié de la revalorisation. Selon les organisations employeurs, une revalorisation globale à hauteur des 183 euros par mois obtenus dans l’hospitalier public représenterait un coût de 1,9 milliards d’euros. Un coût « à mettre en regard au volume des investissements lancés par la France par ailleurs. Ce sont des métiers de la cohésion de notre société et ils permettront d’amortir les conséquences terribles de la crise sanitaire », conclut Jean-Christophe Combes.

    Nominations au Conseil supérieur de l’ESS

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    Le renouvellement des membres du Conseil supérieur de l'ESS a été acté par un arrêté du 20 avril 2022.


    Quelques entrants et sortants à noter dans cet arrêté. Parmi les entrants, François Dechy, maire de Romainville depuis 2020 entre au Conseil en tant que représentant de l'Association des maires de France. L'universitaire Timothée Duverger est nommé en tant que personne qualifiée, Mahel Coppey, intègre l'instance en tant que Présidente du RTES et remplace Christiane Bouchart qui reste toutefois membre en tant que personne qualifiée. Sur le plan de la gouvernance Thomas Boisson, chef du pôle Economie sociale et solidaire et Investissement à impact de la direction générale du Trésor retrouve sa fonction de secrétaire général qu'il avait laissé, cinq ans plus tôt, à Yannick Joseau.


    Le Conseil supérieur de l'Economie sociale et solidaire est l'instance de consultation de l'ensemble des acteurs de l'ESS par la puissance publique. Le CSESS est notamment avisé de tout texte législatif en préparation qui toucherait à son environnement.


    Le CSESS est aussi une instance de concertation, organisée en groupes de travail qui produit, notamment, un Rapport régulier sur l'état de l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'ESS ou encore le Guide des bonnes pratiques.

    Rendez-vous du 14 au 18 juin 2021 pour la Semaine pour la qualité de vie au travail

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    « Travailler ensemble », c’est le thème choisi pour la 18ème Semaine pour la qualité de vie au travail organisée par le réseau Anact-Aract du 14 au 18 juin 2021. Au programme : des webinaires et podcasts pour soutenir les coopérations.



    La Semaine pour la qualité de vie au travail 2021 sera l’occasion d’inviter employeurs, RH, manageurs, salariés et leurs représentants à échanger sur les façons de « faire équipe » pour travailler dans de bonnes conditions et efficacement, en période de crise et au-delà.

    « Travailler ensemble », un sujet d’actualité pour les entreprises

    Ces derniers mois, la possibilité de bien travailler ensemble est apparue comme une condition de la poursuite de l’activité. Mais comment s’y prendre pour faciliter le travail collectif quand certains sont à distance et d’autres sur site ? Quand les temps informels se font rares ? Quand l’organisation doit régulièrement s’ajuster ?...  

    Une occasion d’échanger et d’identifier des pistes d’action

    Quels types d’organisations mettre en place pour soutenir les coopérations ? Comment manager de manière efficace des équipes à distance et en présentiel ? Quels leviers du côté du dialogue social ?...  

    Pendant la Semaine, des webinaires et podcasts gratuits, accessibles à tous, permettront de chercher des réponses à ces questions en partageant :

    des éclairages et regards experts,
    ainsi que des retours d’expérience et exemples d’actions en faveur de la QVT. 
     

    Le programme des événements sera mis en ligne le 5 mai sur le site semaineqvt.anact.fr.

    A suivre : #SQVT2021

    Le Fil CIDES se renouvelle

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    Le numéro 197 du Fil CIDES sera le dernier de votre newsletter d'information sur l'ESS sous la forme que vous lui connaissez. Nous prenons quelques semaines pour vous proposer une nouvelle formule totalement renouvelée, en phase avec les enjeux de l'ESS, de l'évolution du travail et des transitions à l'oeuvre dans notre Société.


    Cela fait bientôt dix ans que le Fil CIDES vous informe sur les grandes actualités de l'Economie sociale et solidaire. Près de dix ans à vous proposer un suivi factuel, un traitement journalistique de l'actualité, des interviews, des chroniques... Tout cela faisait le Fil CIDES.

    En dix ans la société a changé

    Les enjeux de cohésion sociale nous invitent à renforcer les solidarités à l'oeuvre dans l'ESS et à en imaginer de nouvelles.

    Les mutations du travail et des entreprises rebattent les cartes de l'organisation du travail et des modèles entrepreneuriaux. Un enjeu pour les quelques 220 000 établissements de l'ESS et ses 2,4 millions de salariés.

    Et l'urgence du dérèglement climatique pose l'enjeu d'une transition écologique et sociale dans laquelle l'ESS a à prendre toute sa part.

    C'est donc le moment pour nous de renouveler notre projet éditorial pour lire l'actualité de l'ESS par le prisme de ces enjeux. Vous retrouvez votre newsletter d'ici le début du mois de mars. Nous vous tiendrons informés bien entendu.

    Mais attention ! Pas de newsletter, ne veut pas dire pas d'actualité ! Nous continuerons de vous informer sur notre site Chorum.fr. N'hésitez pas à venir régulièrement consulter nos derniers articles et à suivre le #FilCIDES sur les réseaux sociaux.

    Le Fonds réemploi sera intégralement fléché vers l'ESS

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    Le Sénat vient d’adopter un amendement, dans le cadre de la loi Climat et résilience, visant à flécher les fonds réemploi, introduits par la loi AGEC, intégralement vers les seuls acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire.


    La création d'un Fonds réemploi solidaire (FRS) par la Loi AGEC en faveur de l'économie circulaire (décembre 2020) avait été saluée comme une victoire pour l'ESS. Ce fond, alimenté par une part des écocontributions versées par les metteurs en marché, apportera un financement pérenne aux structures solidaires engagées sur le réemploi tels que Envie, les Ressourcies... 

    Il est confirmé aujourd'hui par un amendement sénatorial à la Loi Résilience - Climat.

    Que dit l'amendement ?

    En substance cet amendement est venu garantir que les quelques 30 millions d'euros annuels du FRS seront bien fléchés vers les entreprises de l'ESS du secteur. En effet, le décret d'application, suite à la Loi Agec, avait élargit l'accès aux entreprises lucratives du . L'amendement, rétablit bien que ce fonds est autant un instrument pour développer le réemploi des objets qu'un outil pour l'inclusion sociale et de lutte contre la pauvreté.


    Les fonds réemploi représentent à ce jour une augmentation de 30 millions d’euros par an destinés à financer le réemploi des objets usagés et leur remise en circulation. Ce sont plus de 1000 structures de l’Économie Sociale et Solidaire qui contribuent à la prévention des déchets et à un changement des habitudes de consommation tout en participant à la création d’emplois non délocalisables, souvent en insertion, s’inscrivant ainsi dans des dynamiques économiques locales. En 2017, l’ADEME recensait 22 000 emplois dédiés au réemploi et portés par des structures de l’ESS. Elles jouent aussi un rôle démocratique fort permettant aux citoyens de s’engager concrètement et d’agir collectivement, en alliant systématiquement les enjeux sociaux aux enjeux écologiques.


    L'adoption de cet amendement a été salué par le Gouvernement (Communiqué d'Olivia Grégoire et Barbara Pompili) et l'ensemble des acteurs du réemplois solidaire.

    Une figure de l'ESS prends la présidence du Cese

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    Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, devrait être élu président du Conseil économique social et environnemental le mardi 18 mai, à l'occasion de la séance inaugurale d'une nouvelle mandature qui entérine la réforme de l'institution.


    La séance inaugurale de la nouvelle mandature du Conseil économique et sociale débutera le 18 mai à 14 heures. Elle sera l'occasion d'installer les 177 membres de la troisième chambre de la République française qui, suite à la réforme votée en janvier dernier doit devenir la caisse de résonance de la participation citoyenne.


    Lors de cette séance les conseillers devront élire les membres du bureau et le président. Thierry Beaudet, 59 ans, président de la Mutualité française et du Groupe Vyv est le seul candidat déclaré à cette élection. Il remplacera Patrick Bernasconi. ESS France avait salué cette candidature estimant que " le président de la Mutualité française, grâce à son parcours d’engagement et à son tempérament fédérateur, saura incarner ce CESE dont la République a besoin."


    La réforme du Cese qui doit permettre de simplifier la consultation des citoyens, comme ce fut le cas lors de la Convention citoyenne pour le climat, a aussi revu à la baisse le nombre de ses conseillers, les faisant passer de 243 à 175, en réduisant notamment le nombre de sièges pour les représentants d'association de solidarité.


    Interrogé par l'AFP, Thierry Beaudet se présente comme «le candidat de l'utilité et de l'efficacité du Cese», dans un contexte de «fatigue démocratique» et à l'heure d'une réforme qui lui donne «une chance historique».

    Des Assises de la simplification associative

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    Dans une interview à Ouest-France, Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à la Vie associative annonce un calendrier pour alléger les obligations administratives des associations.


    C'était l'un des éléments de la feuille de route présentée par Marlène Schiappa, fin septembre. La secrétaire d'Etat à l'ESS et à la Vie associative annonçait vouloir simplifier la vie des associations. Dans une interview à Ouest-France, elle donne les premiers éléments de calendrier sur ce chantier.


    Première étape, ouverture d'une plateforme de consultation en ligne sur associations.gouv.fr début décembre. "Ce sera un peu leur cahier de doléances pour nous faire remonter très concrètement ce qu'elles veulent voir changer", explique la ministre.


    Une synthèse de ces contributions serait présentée mi-janvier, avant de lancer des ateliers qui aboutiront à l'organisation d'Assises nationales de la simplification associative "vraisemblablement au printemps 2023."

    L’USB-Domicile salue le geste historique du gouvernement en faveur de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile.

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    [COMMUNIQUE] Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l'Autonomie a annoncé l’agrément prochain, d’ici fin mai, de l’avenant 43 de la convention collective de la Branche de l’aide, de l’accompagnement et des soins à domicile.

    L’USB se félicite d’une décision historique qui permettra la plus forte revalorisation des emplois et des rémunérations dans la Branche de l’aide à domicile depuis 2002. La révision des emplois et rémunérations proposée par l’avenant 43/2020 est une réforme d’envergure et structurante qui va bien au-delà d’une simple remise à niveau des grilles à hauteur du SMIC. Elle vise à rendre plus attractifs les métiers de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile en les adaptant à l’évolution de nos activités et en facilitant les parcours professionnels. Cet accord permettra aussi une revalorisation salariale pour les salariés des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des Centres de Soins Infirmiers (C.S.I) qui sera au moins équivalente au bénéfice du Ségur de la santé.


    Seront concernés par cet accord 220 000 salariés de la branche qui assurent notamment 75% des activités prestataires auprès des titulaires de l’APA. Ces salariés exercent leurs activités dans près de 5000 structures non lucratives partout en France, chaque année auprès de 1,6 million de bénéficiaires.


    Cette avancée couronne plusieurs années de travail des partenaires sociaux : les employeurs des fédérations unies au sein de l’USB et les trois organisations syndicales représentatives de salariés de la Branche. Il s’agit d’une victoire qui traduit la grande qualité du dialogue social existant entre les parties prenantes.


    La décision gouvernementale permet de reconnaître le rôle essentiel joué par l’ensemble des professionnels de la Branche « mobilisés en première ligne auprès des personnes en perte d’autonomie dans la lutte contre la Covid-19, et qui permettront demain aux français de vieillir plus longtemps chez eux. », comme le rappelle Brigitte Bourguignon.


    Avec l’agrément de l’avenant 43, le Gouvernement affiche sa volonté de prendre le virage domiciliaire au regard de la transition démographique en cours. Il s’agit de la première pierre du dispositif global et ambitieux d’une 5ème branche qui devra être complété prochainement par la loi Grand Age Autonomie.


    L’USB tient à saluer le travail de concertation entrepris avec le gouvernement sur les modalités de financement de l’accord dont le coût est estimé à 631 millions d’euros par an. A cet égard, l’article 47 de la Loi de Finances de la Sécurité Sociale constitue une opportunité essentielle pour les Départements qui devront se saisir du dispositif pour assurer le financement de cet avenant qui leur sera juridiquement opposable.


    L’USB appelle désormais le Gouvernement à poursuivre ses efforts vis-à-vis de la Branche en lui garantissant les financements nécessaires à l’ensemble de ses missions auprès des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et des familles. Près de la moitié des activités de la Branche s’effectuent dans le cadre de financements de Sécurité Sociale (assurances retraite, maladie et famille) et des départements  au titre de l’aide sociale à l’enfance. Il est indispensable qu’un schéma précis de financement de l’ensemble de ces dispositifs soit prévu de manière pérenne et uniforme sur l’ensemble du territoire pour permettre aux structures d’appliquer sereinement l’accord à compter du 1er octobre 2021.

    Avec #PourquoiPasMoi ? La Fehap et Nexem défendent les oubliés du domicile et du handicap

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    Les deux fédération employeurs occupent les réseaux sociaux en novembre et décembre pour défendre les revalorisations salariales des salariés oubliés du Ségur de la santé, que ce soit dans le domicile, le handicap,  la protection de l’enfance,  l’insertion et la protection juridique des majeurs.


    Clara, Sabrina, Delial, Athmane, Joséphine, Myriam, Nanon, Benjamin… La liste est longue de dizaines de prénom. Et à chaque prénom, un métier et cette phrase portée devant soi : Pourquoi pas moi ? Ils et elles sont aide à domicile, animateur en Ehpad, mandataire de la protection judiciaire, aide-soignante en Maison d’accueil spécialisée (MAS), éducateur spécialisé et jouent leur propre rôle dans cette campagne diffusée sur le réseaux sociaux pour dénoncer leur exclusion des mesures du Ségur de la santé. Chaque jour à 15 heures depuis le 23 novembre, c’est un autre professionnel qui demande à être reconnu au même titre que les salariés du secteur public et accéder à un revalorisation de leur salaire. Le message est simple :  » Public et privé solidaire : même combat ! »


    Dès le 6 novembre, la Fehap et Nexem saisissaient le Premier ministre pour dénoncer l’exclusion des professionnels du domicile, du handicap, de la protection de l’enfance, de l’insertion et de la protection juridique des majeurs exclus des revalorisations salariales. Sur fond de seconde vague, cette différence de traitement crée une fracture au sein des établissements, plus spécifiquement ceux en multi activités.


    Sans réaction des pouvoirs publics, les deux fédérations ont décidé de sensibiliser l’opinion publique et de donner la parole aux professionnels de santé qui vivent cette différence de traitement comme une injustice.


    Une campagne à retrouver sur les réseaux en suivant le #PourquoiPasMoi

    Les Territoires zéro chômeurs de longue durée se multiplient

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    Quatre nouveaux territoires entrent dans l'expérimentation Territoires zéro chômeurs de longue durée. Ils sont désormais 19 et l'appel à candidature reste ouvert jusqu'en 2023.


    Ils étaient 10, puis 15 et maintenant 19. Et cela n'est pas fini puisque d'autres dossiers sont examinés par le Fonds d'expérimentation en charge de l'habilitation Territoires zéro chomeur de longue durée. Au total ce sont au moins 50 territoires qui pourraient entrer dans l'expérimentation suite au vote de la loi du 11 décembre 2020.  L'appel à candidature court jusque fin 2023.


    Les quatre nouveaux territoires sont :

    • Echirolles-Ouest (Isère) ;
    • Saumur Hauts-quartiers / Chemin Vert (Maine-et-Loire) ;Commune de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) ;
    • Rosa Parks (Paris 75019).

    Consulter la carte des 19 Territoires zéro chômeurs de longue durée.


    L'expérimentation Territoires zéro chômeurs de longue durée consiste à offrir sur un territoire donné (un quartier, une commune...) un emploi en CDI à tous ses résidents privés d'emploi depuis plus d'un an au sein d'une Entreprise à but d'emploi (EBE) relevant de l'Economie sociale et solidaire. Si l'objectif premier est de résorbé le chômage de longue durée la méthode repose sur deux principes :


    • Le territoire volontaire est en capacité de démontrer la possibilité d'embaucher toutes les personnes privées d'emplois volontaires
    • Le financement de la suppression de la privation durable d’emploi sur un territoire ne coûte pas plus cher que la privation d’emploi elle-même à la société.
       

    L'initiative du modèle revient à ATD Quart-monde qui avait lancé un premier "prototype" en 2011 à Seiche-sur-le-Loir (49). Une première loi d'expérimentation, en 2016, avait permis d'habiliter dix territoires dans le cadre d'une expérimentation avalisée par les pouvoirs publics. La seconde loi de 2020 doit permettre d'enrichir les pratiques, de mieux apprécier la diversité des situations et ainsi de définir les conditions de succès du projet dans tout territoire." A terme, les promoteurs de cette solution souhaitent généraliser la méthode et donner un cadre opérationnel au "droit à l'emploi".

    fleche

    Rebond de l'emploi ESS au deuxième trimestre 2021

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    L'Observatoire national de l'ESS publie des chiffres de l'emploi en hausse pour l'ESS sur le deuxième trimestre 2021. L'effet de rattrapage des pertes de postes dues aux phases de confinement est très important dans les secteurs les plus touchés que sont le sport, les loisirs et la culture.


    Les bonnes nouvelles ne se boudent pas. A l'instar du reste de l'activité économique, l'ESS connaît une augmentation forte du nombre d'emplois sur le deuxième semestre 2021.


    L'ESS compte 95822 emplois de plus à fin juin 2021, qu'un an auparavant, soit une augmentation de 4,7 %. Le rattrapage est particulièrement notable dans les secteurs les plus touchés par l'interruption contrainte de leur activité et donc soumise au chômage partiel. La branche du sport et loisirs rebondit de 15,3 % (+14 060 emplois), les arts et spectacles de 26 % (+8190).


    Autrement dit, la perte des 52500 emplois constatée à l'été 2020 est largement compensée un an plus tard. Un tel rebond de l'emploi est-il signe d'un hyper dynamisme de l'activité dans l'ESS ? Difficile de l'affirmer et il faudra attendre l'analyse du Panorama de l'emploi dans l'ESS que prépare l'Observatoire pour la fin mars avant de statuer sur la question. La reprise d'activité reste d'ailleurs fragile, notamment dans les loisirs et le tourisme qui vivent une saisonnalité marquée de l'emploi. L'annulation de la plupart des voyages scolaires durant cette période hivernale ne va pas favoriser l'activité des associations organisatrices ou réceptrices des groupes par exemple.

    L'ESS fait mieux que l'emploi privé global

    Tout comme la baisse avait été plus légère dans l'ESS (-2,1 %) que dans le reste de l'économie (-2,3%) au plus fort de la crise, la remontée des chiffres de l'emploi est plus forte en pourcentage dans l'ESS (+4,7%) que dans le reste de l'économie (+3,7%).


    Retrouvez l'infographie avec les chiffres réalisée par ESS France et l'observatoire national de l'ESS :

    CLIQUEZ ICI
     

    Découvrez l'analyse détaillée de la conjoncture de l'emploi au second trimestre 2021 :

    CLIQUEZ ICI

    Grands Prix de la finance solidaire 2022 : l’appel à candidatures est ouvert !

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    [COMMUNIQUE] Les Grands Prix de la finance solidaire ont pour objectif d’encourager et de mettre en lumière des projets à fort impact social et/ou environnemental, qui s’inscrivent dans la sphère de l’économie sociale et solidaire.

    Candidatures ouvertes jusqu'au 8 mai minuit.


     

    Organisés depuis 2009 par l’association FAIR et le journal Le Monde, les Grands Prix de la finance solidaire récompensent des initiatives qui ont réussi à voir le jour ou à se développer grâce au soutien de la finance solidaire.

    Quatre prix décernés en novembre, pendant la Semaine de la finance solidaire

    • Prix Epargne solidaire : sont éligibles à cette catégorie les structures qui ont organisé une levée de fonds citoyenne en 2020 ou 2021 pour financer leurs projets à forte utilisé sociale et/ou environnementale.
       
    • Prix France : sont éligibles dans cette catégorie les structures exerçant une activité à forte utilité sociale et/ou environnementale en France (accès à la santé, lutte contre l’exclusion, insertion par l’activité économique, accès au logement, alimentation durable et filière bio, énergies renouvelables, transition écologique, etc.).
       
    • Prix International : sont éligibles à cette catégorie les structures qui proposent une réponse à une problématique sociale et/ou environnementale locale. Cette catégorie inclut les structures basées à l’étranger qui ont été ou sont soutenues par la finance solidaire (en direct ou bien par l’intermédiaire d’une institution de microfinance) visant la pérennité économique et les programmes locaux des associations françaises de solidarité internationale bénéficiaires d’épargne de partage.
       
    • Prix « Coup de cœur » Hauts-de-France : sont éligibles à cette catégorie les structures dont l’activité est ancrée dans le tissu économique et social de leur territoire (quartier, village, ville, etc.), dans la région Hauts-de-France. Elles œuvrent pour le développement local et l’amélioration du lien social. FAIR et Le Monde sélectionneront 4 dossiers qui seront soumis au vote des internautes sur le site internet du Monde durant la première quinzaine d’octobre.

    Accéder au dossier de candidature des Grands Prix de la finance solidaire

    Les entreprises ont jusqu’au dimanche 8 mai, minuit, pour transmettre leurs candidatures

    Dotation des lauréats

    Chaque lauréat recevra une dotation financière d'une valeur de 4 000 euros et verra son projet présenté dans le supplément du « Monde Argent » ainsi que sur les sites LeMonde.fr et Finance-Fair.org.


    Par ailleurs, les structures nommées par le jury dans chacune des catégories seront annoncées sur les pages dédiées aux Grands Prix de la finance solidaire sur LeMonde.fr et bénéficieront d'une mise en valeur sur le site de FAIR.


    En cohérence avec la régionalisation du Prix « Coup de cœur » Hauts-de-France, la cérémonie de remise des prix se tiendra, cette année, à Lille.

    Dates-clés des Grands Prix de la finance solidaire 2022

    > 8 mai : date limite de candidature pour les présélections


    > Fin septembre / début octobre : vote en ligne du Prix « Coup de cœur » Hauts-de-France


    > Octobre : annonce des nommés pour chaque catégorie


    > Du 7 au 14 novembre : annonce des lauréats dans le cadre de la Semaine de la finance solidaire, lors d’une cérémonie de remise des prix organisée à Lille