-
Suggestions :
-
Suggestions :
Actualités
- d’apports théoriques simples pour vous aider à circonscrire le sujet
- d’outils concrets pour intégrer ces principes dans votre quotidien de travail
- La pyramide Workshop
- Le photolangage
- Le jeu « A main levée »
- Mieux appréhender les principaux impacts (positifs et négatifs) de la crise sanitaire sur le travail et son organisation dans l’ESS.
- Comprendre les effets de ces transformations sur le vécu et la santé des salariés.
- Identifier des pistes d’actions, notamment pour construire un plan de prévention ou de qualité de vie au travail adapté à cette nouvelle situation.
- Discuter le travail et son organisation avec l’équipe
- Reconnaître le travail
- Gérer les conflits
- Un pilotage structuré autour d’un « Groupe projet QVT » associant direction, représentants des salariés et salariés volontaires représentatifs
- Un diagnostic collaboratif portant sur des questions-clés en termes de RPS et de QVT (le sens du travail, les changements, etc.)
- Un salariat majoritairement féminin (hors les transports),
- Des employé.e.s en contact direct avec le public
- Un taux d’arrêt maladie avec délivrance de psychotropes (antidépresseurs…) parmi les plus élevés.
Victor Meseguer, l'interview Ness Press
Victor Meseguer, directeur de Social Economy Europe, réagit au lendemain de la publication du Plan d’action européen pour l’économie sociale.
Claire Thoury, l'interview Ness Press
Claire Thoury, est la nouvelle présidente du Mouvement associatif depuis 2021. Elle répond au Ness Press le jour du Congrès de l’ESS. Une caméra, deux questions, 90’…
Florentin Letissier, l'interview Ness Press
Une caméra, deux questions, 90’… Florentin Letissier est le Maire-adjoint de Paris en charge de l'Economie sociale et solidaire et circulaire. Il est aussi Vice-président du RTES.
La semaine de la QVT 2021 « Travailler ensemble & ESS »
Harmonie Mutuelle ESS et ses équipes, co-construisent, depuis plus de 60 ans, avec et pour les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire, des solutions concrètes et personnalisées pour protéger les dirigeants et les salariés du secteur et les accompagner sur les enjeux liés à la Santé et Qualité de Vie au Travail.
La semaine de la qualité de vie au travail du 14 au 18 juin et sa thématique « Travailler ensemble ! » est l’occasion de mettre à votre disposition sélection de solutions clefs en main pour vous permettre d’améliorer votre QVT et de vous éclairer sur les réflexions et actions menées par les acteurs de l’ESS dans ce domaine.
Travailler ensemble c’est partager !
Les replays des 5 webinaires présentés ci-dessous, initialement réservés à nos adhérents, seront à titre exceptionnel, ouverts à tous du 14 au 18 juin 2021.
A vos agendas et rendez-vous sur cette page à compter du 14 juin 2021 pour en bénéficier !
« Travailler ensemble » : accompagnement dédié à l'ESS
Des webinaires pour vous accompagner dans vos démarches d’amélioration des conditions de travail.
Tous les mois, nos experts du pôle Santé et Qualité de Vie au Travail vous proposent de participer et d’échanger lors d’un webinaire de 45 minutes.
Vous bénéficiez :
Découvrez notre sélection de la semaine !
Trois méthodes pour animer vos réunions inclusives et favoriser un travail collectif efficace et rapide :
Crise COVID - Préparer l'après-crise - Quels impacts sur le travail dans l’ESS ?
Encadrement de proximité – Conflits interindividuels
Les situations de conflit au travail prennent souvent leur source sur des oppositions de critères de qualité du travail.
Aussi, à la lumière d’une approche à la fois centrée sur des outils de régulation (communication non violente, DESC) et sur le réinvestissement des espaces de dialogue sur le travail, il est possible d’appréhender autrement le conflit et d’en faire ainsi un véritable levier d’amélioration de la santé et de la qualité de vie au travail.
Encadrement de proximité – Management et QVT
Comment être un manager qui favorise la QVT ?
Zoom sur 3 leviers à actionner et les outils associés :
Encadrement de proximité – Engagement et motivation
Quels sont les leviers à votre portée dans votre quotidien professionnel pour favoriser l'engagement et la motivation ? 3 clés pour renforcer l’engagement et la motivation
Le témoignage d’un des lauréats 2020 des trophées ESSaimer la santé pour partager les bonnes pratiques
Des associations et entreprises de l’ESS développent depuis ces dernières années des démarches actives, structurées et innovantes en matière de santé et de qualité de vie au travail.
Parmi les candidats au dispositif des Trophées ESSaimer la santé, l’association des Centres sociaux de Douai (CCN ALISFA), est l’un des lauréats 2020.
Leur démarche se caractérise par :
S’engager à vos côtés et au quotidien pour la qualité de vie au travail !
De packs pédagogiques clés en mains à la mise en œuvre d’actions sur-mesure, nos experts vous aident à agir pour améliorer la qualité de vie au travail, prévenir les risques professionnels et nourrir le mieux-vivre au travail.
« Travailler ensemble » : la vision des acteurs de l’ESS
Depuis le 28 avril 2021, nous mettons à la disposition de tous, Ness, nouveau média d’information 100% ESS, gratuit et accessible en ligne.
Tous les deux mois, Ness valorise la capacité des acteurs de l’ESS à innover et à s’adapter aux grands défis de notre société et tous les 15 jours une newsletter met en lumière les actualités du secteur.
Dans ce premier numéro de Ness « Chéri.e, j’ai quitté le bureau ! », nous cherchons à comprendre ce que sera le "bureau" demain. Quel impact sur l'organisation du travail, comment le management de proximité va évoluer ? Comment l’ESS innove et propose de nouveaux modèles ?
Nous vous invitons à en découvrir tous les contenus et notamment l’article d’analyse où s’expriment les acteurs de terrain, dirigeants et experts du travail sur la question des nouveaux modes de management et des tiers-lieux où se construisent cette mixité entre travail et lien social.
Le secteur médico-social concentre 20 % des affections psychiques
La branche de l’Assurance maladie–Risques professionnels s’est penchée dans une étude inédite sur les affections psychiques entrainant accident du travail et maladie professionnelle. Elles augmentent, poussées en premier ligne par les activités médico-sociales.
10 000 accidents du travail (AT) et 596 cas de maladie professionnelle (MP) sont le résultat d’une affection psychique, autrement dit un trouble psychosocial (TPS), selon l’Assurance maladie. Ces chiffres portent sur l’année 2016 et sont en augmentation constante. Le nombre de cas de maladie professionnelle due à une affection psychique a été multiplié par 7 en 5 ans. Celui des accidents du travail est en progression constante dans un contexte global à la baisse (626 000 en 2016, contre 633 000 en 2015). Leur part est passée de 1 à 1,6 % en cinq ans et l’étude précise : « si l’on retient également tous les accidents dont les circonstances décrites dans les déclarations d’accident du travail rédigées par l’employeur s’apparentent à celles de ces 10 000 cas sans pour autant se solder par des TPS, ce sont quel que 10 000 cas supplémentaires qu’il faut rajouter à ce décompte, soit au total près de 20 000 AT, représentant 3,2 % des AT. ».
Femme, employée, quarante ans
Dans 60 % des cas, les salariés touchés par ces TPS sont des femmes. L’âge moyen, 40 ans, est similaire à celui des hommes (41 ans). Le lien intrinsèque entre sexe et affections psychiques est à écarter, prévient l’Assurance maladie. L’explication est plutôt à rechercher dans les secteurs d’activité et types de postes occupés par les personnes touchées. Le secteur médico-social concentre 20 % des accidents du travail (1830 cas) alors qu’elle ne représente que 10 % des salariés. Ces 20 % se répartissent entre l’hébergement médico-social et social (900 cas), l’action sociale sans hébergement (517) et les activités pour la santé humaine (413). Juste derrière, on retrouve le transport terrestre (1439 cas, 15 %) et le commerce de détail (1227 cas). Point commun de ces secteurs :
De longs arrêts de travail
Si les affections psychiques restent minoritaires (1,6 %) dans les accidents du travail, leur impact sur les ressources humaines est élevé en raison de leur durée. Toutes causes confondues, un arrêt dû à un accident du travail dure en moyenne 65 jours. Si l’origine est une affection psychique, cette durée monte à 112 jours. Et lorsque l’affection est reconnue maladie professionnelle, le chiffre monte à 400 jours.
L’ensemble de cette étude dénote de l’importance de la prévention des risques psychosociaux et de la prise en charge de ces affections, tout particulièrement dans les secteurs identifiés à risque. Pour l’heure (voir l’encadré), les affections psychiques ne sont pas intégrées dans les tableaux des maladies professionnelles qui permettent de présumer le lien entre l’affection et l’activité exercée même si leur prise en compte s’est améliorée. Le sujet fait débat jusqu’à l’Assemblée où plusieurs rapports ont été produits, notamment celui de Gérard Sebaoun rendu il y a un an. S’il attestait que « Le burn-out est (…) bien un syndrome », il constatait aussi la difficulté d’en cerner une définition exacte et l’opportunité, aujourd’hui de l’intégrer dans un tableau des maladies professionnelles. Au moment de la publication de l’étude de l’Assurance maladie, une proposition de loi visant à organiser la réparation du burn-out était défendue par le député François Ruffin. Elle a été rejetée, notamment du fait de cette difficulté de reconnaître le caractère de maladie professionnelle au burn-out dont l’origine est toujours due à plusieurs facteurs.
🎧 Ness#03-Ep.4 - Julienne Corréa : Une reconversion à la force du poignet
Julienne Corréa a dû abandonner son métier d’aide-soignante après un accident du travail qui limite l’usage de son poignet droit. Face au précipice de la désinsertion professionnelle, elle embarque dans le dispositif Oasis, monté par Objectif emploi travailleurs handicapés (OETH) qui accompagne des personnes en situation de handicap vers des formations qualifiantes.
Julienne achèvera dans six mois sa formation d’éducatrice spécialisée. Elle nous raconte son parcours sur son lieu d’apprentissage, un Centre éducatif fermé pour garçons de 13 à 16 ans de la Fondation Les Nids.
Innovation inclusive, découvrez la définition du DictioNess
Ascension de la société inclusive sur son versant Handicap
{Dossier#3} Ce Ness vous emmène sur la route d’un projet qui devrait tous nous engager, celui d’une société inclusive où la norme serait l’exception et la diversité la source de notre richesse commune. Cette société inclusive s’attaque à tous les types d’inégalités. Dans ce dossier, nous l’explorons sur son versant handicap. Des podcasts pour expliciter les termes, se projeter vers l’avenir et aller voir cette société inclusive là où elle existe déjà. Un grand article pour comprendre ce qui freine et ce qui promet dans ce projet et surtout qui fait quoi ? Une infographie pour tenter de décrire, par quelques chiffres, cette société des hommes où l’égalité des chances serait réelle. Ajoutez quelques définitions de notre DictioNess pour décaler notre regard, le sourire en coin, et le partage des ressources que nous aurons mobilisées pour ce dossier et vous savez tout des contenus que nous vous dévoilerons progressivement ces prochaines semaines.
📇 Reconnaître la force de nos fragilités
[EDITO] 12 millions de personnes en situation de handicap, 8,2 millions de proches aidants, soit plus de 20 millions de français concernés au quotidien par le handicap. Et pourtant, malgré des progrès tangibles, la France est en retrait sur le chemin de la société inclusive…
🎧 Embarquement immédiat vers la société inclusive
[PODCAST] Pour vivre la société inclusive, Ness embarque sur le Un pour tous, un voilier capable d’accueillir sans exclusive personnes valides et personnes en situation de handicap sur la Manche.
📓 Société inclusive, découvrez la définition du DictioNess
[VIDEO]
🎧 Charles Gardou : « retrouver une esthétique de la relation humaine »
[PODCAST] Charles Gardou, anthropologue de la diversité humaine et de la vulnérabilité nous aide à décrire ce projet de la société inclusive et comprendre pourquoi la France est aujourd’hui critiquée par l’ONU pour ses politiques handicap.
📓 DictioNess #2, l'innovation inclusive
[VIDEO]
📓 DictioNess #3, le handicap
[VIDEO]
📈 Les chiffres de la société inclusive
[INFOGRAPHIE] On en parle, on la décrit, mais quels sont les chiffres forts pour comprendre où nous en sommes sur la route d’une société inclusive ?
🎧 Une recherche inclusive ça existe ?
[PODCAST] Rencontre avec Estelle Peyrard, responsable du Tech Lab centre de recherche inclusive d’Apf France handicap. Quel rôle la recherche joue-t-elle pour une société inclusive ? Innover au bénéfice de l’accessibilité ou de l’adaptation à tous des produits grands publics ? Quelle place pour l’expertise d’usage ?
🎧 Tous les métiers sont possibles
[PODCAST] Les métiers du soin et du care seraient-ils réservés aux seuls valides ? Rencontre avec une professionnelle des secteurs sanitaires et sociaux qui a pu se former et adapter poste et fonctions à sa situation particulière.
📚 Biblio & Filmographie pour aller plus haut
[RESSOURCES] Toutes les études, sources chiffrées, rapports que nous avons utilisés pour ce dossier. Mais aussi des inspirations littéraires, cinématographiques ou des séries pour rester ouvert sur le sujet.
🔍 Cherchez la voie vers la société inclusive
[ANALYSE] Quelles sont les voies de progrès en cours dans la recherche et l’action ? Que demandent les associations aux pouvoirs publics ? Faut-il encore un changement de mentalité ou la société est-elle prête à reconnaître le potentiel de ses fragilités ?
Les vœux 2022 de l’ESS pour l’ESS !
Que souhaitent les acteurs de l’Economie sociale et solidaire pour 2022 ?
Des vœux récoltés lors du congrès de l’ESS du 10 décembre dernier
Les vœux 2022 de l’Economie sociale et solidaire
A l’occasion du Congrès de l’ESS du 10 décembre dernier organisé par ESS France, Ness, est parti avec sa caméra à la rencontre de celles et ceux qui font l’Economie sociale et solidaire d’aujourd’hui et de demain, pour échanger sans filtre sur leur vision de l’ESS et leur raison d’agir.
Profitant de cette occasion et à quelques semaines de la nouvelle année, ils nous ont également confié leurs souhaits et vœux pour 2022.
Morceaux choisis à découvrir et à partager !
Rafraîchir son regard sur l’ESS
« Si l’ESS était une série ou un film ? »
« Quel est votre raison d’agir ? »
Découvrez les réponses de nos 18 interviewés dans le hors-série Ness : L’ESS en congrès, de nouvelles raisons d’espérer !
Basile Michardière, l'interview Ness Press
Basile Michardière est le co-directeur de Makesense entrepreneurs, l’incubateur de projets de Makesense.
Jonathan Jérémiasz, l'interview Ness Press
Il a été le président du Mouves entre 2017 et 2020, Jonathan Jérémiasz est désormais le porte-parole du Mouvement impact France.
Maïmonatou Mar, l'interview Ness Press
La cofondatrice de Gribouilli, une association qui innove sur le champ de la garde d’enfants se livre au Ness Press.
Congrès : l'ESS paraphe son contrat républicain
[DECRYPTAGE] Lors de son Congrès, l'ESS a pris date avec l'avenir, en commençant par le débat présidentiel. L'ensemble des représentants de l'ESS, membres de la Chambre française de l'ESS (ESS France) ont affirmé solennellement leurs "raisons d'agir" dans une Déclaration d'engagement pour une République sociale et solidaire, le 10 décembre. Retour sur une journée entre enthousiasme et mesure face aux défis à relever.
Par ces temps de crise sanitaire, les occasions de se retrouver ne sont pas si fréquentes. Cela explique en partie que plus de 700 représentants territoriaux, des réseaux, fédérations, syndicats d'employeurs et acteurs de l'ESS se soient inscrits au Congrès de l'ESS qui ne pouvait en accueillir que 450.
Mais l'ESS ne devait pas se résumer à des retrouvailles entre amis, "masques tirés" et "check du coude" à Paris. L'enjeu était pour ESS France que toutes les parties-prenantes de cette Economie sociale et solidaire se retrouvent autour d'un message politique actualisé, fédérateur sans être dilué et resserré sur leurs ambitions partagées
Démocratie en péril
"A une époque où des principes fondamentaux de notre démocratie sont contestés (...) Il n'est pas inutile de rappeler que l'ESS incarne depuis la fin du XIXe siècle, une bonne partie de la promesse républicaine et de notre contrat social et les fait vivre." explique Jérôme Saddier, le président d'ESS France dans notre podcast.
Sur le fond, la Déclaration d'engagement pour une République sociale et solidaire est d'abord une déclaration d'adhésion à notre modèle Républicain et à la vocation de l'ESS à le faire vivre. Le préambule précise aussi que l'ESS assume une ambition de transition, a contrario d'une démarche de révolution : "l'ESS ne s'érige pas en "contre-société", elle assume sa place au sein de la vie politique, économique et sociale du pays et des enjeux que nous devons relever collectivement."
Sur le plan de l'action économique, le texte du préambule retient surtout l'aspiration historique de l'ESS au réencastrement de l'économie dans la société. Jérôme Saddier annoncera en fin de journée adresser cette déclaration aux candidats à la présidentielle "pour leur dire que nous nous sentons responsables et acteurs de notre économie, de notre société, de notre pays, de notre République et de notre avenir commun."
Une manière de rappeler que l'ESS n'est en rien une économie de suiveurs mais une pionnière, un poste avancé des tendances contemporaines de l'entreprise : connexion à son territoire, raison d'être en prise avec les enjeux sociaux et environnementaux.
Le préambule s'achève d'ailleurs par un paragraphe que toute entreprise de l'ESS est invitée à intégrer dans ses statuts et qui rassemble en quelques lignes cette aspiration à "un monde meilleur". Un clin d'œil appuyés aux entreprises de capitaux qui affirment désormais leur "raison d'être" dans leurs statut, ainsi que le permet la Loi Pacte.
Des engagements resserrés
Au sein d'ESS France et parmi ses membres, on loue le caractère resserré de cette Déclaration d'engagements qui évite l'écueil de la dilution en concentrant ses principes d'action dans sept courts articles : propriété ou dimension collective des biens construits, juste partage de la valeur, finalité collective, émancipation individuelle et collectives des personnes, inter coopération et enfin, promotion de la paix, des droits sociaux, humaines et culturels, l'action pour le climat et la biodiversité.
Alors évidemment, aucune sanction ne tombera pour les faux pas ou les errements de tel ou tel qui ne respecterait pas ces engagements. C'est la faiblesse consubstantielle d'un tel texte qui relève de la seule vertu de ceux qui le signent et prêtera ainsi la joue à ses détracteurs. Mais l'enjeu de ce Congrès était de resserrer les rangs autour d'un axe de plaidoyer recentré et le texte a été défendu par tous. "la Fehap portera l'ambition de cette Déclaration", explique Marie-Sophie Desaulle, présidente du syndicat employeur du secteur hospitalier et sanitaire et social non-lucratif. Claire Thoury, présidente du Mouvement associatif salue" la réussite du Congrès" et le rôle des associations. Jean-Marc Pautras, délégué générale du Centre français des fonds et fondations salue cette réaffirmation des "raisons d'agir", rappelant que "les fondations s'inscrivent déjà statutairement dans l'intérêt général qui n'a de raison d'être que dans l'action". Jean-Louis Bancel, président de Coop Fr trouve pertinent que " l'ensemble de l'ESS soit jugé sur ses actes."
Un congrès et après ?
L'autre tendance imprimée sur ce Congrès est déjà dans le "En maintenant ?". Nombreux sont ceux qui saluent la Déclaration d'engagement tout en rappelant que le plus dur reste à faire : agir, transformer, convaincre. Cela implique de faire vivre cette Déclaration d'engagement et pousser l'ambition affichée d'être la "norme souhaitable de l'économie".
Certains axes se dessinent déjà, que ce soit par un forme de conquête économique où l'ESS viendrait de manière collective sur des secteurs où elle n'est pas encore ou pas suffisamment présente, ou encore dans une réflexion approfondie sur ce que Jérôme Saddier décrit comme "une forme d'angle mort dans l'ESS" qui est l'explication du partage de la valeur économique par l'ESS : " Cela rejoint la question plus globale de la performance économique que nous n'incarnons pas de la même manière que le reste de l'économie et qu'il faut encore expliciter."
La campagne présidentielle sera un premier champ d'expression, d'autant qu'aux vues des déclarations vidéos des candidats diffusées durant le débat final du congrès, l'effort d'explication est nécessaire pour la plus grande partie des candidats du spectre républicain. Jérôme Saddier le rappelait en conclusion du Mois de l'ESS le 2 décembre, l'ESS mène un projet qui la dépasse : "L'ESS agit, non pas pour l'ESS, mais pour construire un monde meilleur."
🎧 Ness Hors-Série#01 - Jérôme Saddier : « l’ ESS incarne la promesse républicaine »
Au lendemain du Congrès de l’ESS, Jérôme Saddier répond aux questions de Ness.
Notre société est face à des transitions, voire des ruptures, qui nécessitent un regain d’exercice démocratique sans quoi « les lendemains pourraient être difficiles ». Le président d’ESS France développe sa vision d’une ESS actrice des transitions et de la vitalité démocratique du pays.
2011-2021 : des Etats généraux au Congrès de l'ESS
[INFOGRAPHIE] Alors qu'ESS France réunit les acteurs et réseaux en congrès, Ness revient sur les dates clés de l'Economie sociale et solidaire depuis les Etats généraux de 2011, jusqu'au Congrès de l'ESS du 10 décembre 2021.
2021, l'ESS est toujours en proie au même complexe d'invisibilité qu'en 2011. Ces entreprises sociales, fondations, mutuelles, coopératives et associatives ont beau peser plus de 13 % de l'emploi privé en France (environ 2,4 millions de salariés), l'écho des valeurs et principes d'actions qu'elles portent semblent toujours sous-estimé. Difficulté d'accès aux aides aux entreprises en période Covid, inégalité de reconnaissance entre professionnels du secteur sanitaire, social et médico-social, des secteurs publics et des secteurs associatifs... en sont deux exemples de notre actualité récente. (la suite, sous l'infographie)

Une voix pour l'ESS
Et pourtant la situation a largement évolué en dix ans. Notre frise chronologique illustre un double phénomène. D'abord l'aspiration des organes et réseaux de l'ESS à s'organiser, illustrée par le leadership institutionnel pris par ESS France. La Chambre française de l'ESS mise en place par la loi Hamon de 2014, est renforcée dans son rôle suite à la fusion-absorption du Conseil national des Cress. ESS France est depuis un an l'enceinte des têtes de réseaux de l'Economie sociale et solidaire et de sa représentation territoriale constituée par les Chambres régionales.
Poids politique
Deuxième phénomène, la reconnaissance grandissante de l'ESS par l'Etat. La Loi-cadre du 21 juillet 2014 en est l'expression la plus forte. Mais la place de l'ESS dans un gouvernement reste un indicateur signifiant. Pour la première fois en 2012, l'ESS est entrée dans le giron de Bercy et y est encore, malgré l'épisode de son transfert sous la tutelle de la Transition écologique et solidaire entre 2017 et 2019. Le ministère de l'Economie s'en était séparé sans sourciller afin de préserver les équilibres de portefeuilles ministériels et le poids du ministère de Nicolas Hulot qui avait perdu sa compétence sur la pêche.
Cet événement n'aurait peut-être pas été aussi significatif si l'ESS bénéficiait d'une administration structurée au sein des services de l'Etat pour assurer une continuité du suivi des politiques publiques en sa faveur. Voilà un enjeu fort pour les institutions représentatives de l'ESS à l'avenir.
Le baromètre de l'emploi
Et parce que l'ESS, c'est de l'activité économique, notre frise est rythmée par l'évolution annuelle de l'emploi dans les structures employeuses. Rappelons-le, l'ESS représente 2,4 millions de salariés. Ce volume n'a que peu varié en dix ans et la tendance est plutôt à la hausse. Les soldes nets de création d'emploi montrent surtout que l'emploi dans l'ESS résiste plutôt bien aux crises économiques et financières alors qu'il est plus exposé aux soubresauts des politiques publiques (impact de la fin des emplois aidés en 2017). L'année 2020 est emblématique de cette faculté de rebond. Le nombre d'emploi perdu, fin juin 2020 était de 52500, mais la reprise de l'activité et la fin progressive du chômage partiel de la fin 2020 a réduit la baisse à - 18 783 emplois, ce qui reste la baisse le plus important de ces dix dernières années.