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    Les jeunes ont-ils le gène de l’ESS ?

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    {Dossier#5} L'ESS séduit la jeune génération qui entre dans la vie active. Elle est née au milieu des ordinateurs, doit faire face à de multiples défis, ne veut plus travailler sans s'engager, mais surtout ne veut plus sacrifier sa vie au travail. Qu'est-ce que l'ESS a à lui offrir et que va changer cette nouvelle génération ? Réponse dans l'opus 5 de Ness.

    La grande métamorphose

    [EDITO] La jeune génération a-t-elle le gène de l’ESS ? La question est stratégique aujourd’hui. D’ici 2026, près d’un salarié sur cinq de l’Economie sociale et solidaire partira à la retraite. Alors qui pour les remplacer et qu'est-ce que cela changera au visage de l'ESS ?.


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    Gabrielle Halpern : «l’hybridation générationnelle, c’est la métamorphose réciproque»

    [INTERVIEW] Hybride par essence, l’Economie sociale et solidaire a-t-elle tous les atouts pour séduire les 18-30 ans en demande de sens et d’épanouissement professionnel ? Mais que se joue dans la rencontre entre les anciens et la jeune génération ? Nous avons posé la question à Gabrielle Halpern, philosophe, promotrice de l’hybridation comme projet sociétal. Elle identifie pour nous les leviers d’une « métamorphose réciproque ».


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    🎧 L’ESS a-t-elle les moyens de séduire les Millennials ?

    [PODCAST] Un salarié de l’ESS sur cinq partira à la retraite d’ici 2026, dont une grande part dans l’action sanitaire et sociale.

    Le renouvellement générationnel accentue l’enjeu d’attractivité des métiers de l’ESS au moment où, dit-on les Millennials sont autant prêts à s’engager dans des métiers qui ont du sens, que peu disposés à « se tuer la santé au travail ». Dans cet épisode nous discutons, attractivité, sens et participation des jeunes salariés avec les équipes de l'Arseaa, association médico-sociale de 1700 salariés de la région Toulousaine.


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    Millennials

    [VIDEO] Découvrez la définition décalée de Millennials en vidéo.


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    Dis l'ESS, t'as quel âge ?

    [INFOGRAPHIE] L'ESS devra faire face à un défi générationnel qui se concentre notamment sur les métiers du care.
    Illustration en chiffres et en image...


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    🎧 Entourage, l'appli est dans la rue

    [PODCAST] Y aurait-il une appli pour tout, même pour créer du lien entre gens de la rue et riverains ? Oui répond la jeune équipe de l'association Entourage qui souhaite changer le regard sur le monde de la rue. Reportage à Rennes pour comprendre comment cette association renouvelle l'action de solidarité, sans la dénaturer.


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    Hybridation générationnelle

    [VIDEO] Pas simple comme contexte... mais le DictioNess relève le défi en 20 secondes !


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    La nouvelle jeunesse de l'ESS

    [PODCAST] Entourage emploie une soixantaine de salariés dont la moyenne d'âge ne dépasse pas trente ans. Le numérique est-il le vecteur de rajeunissement du bénévolat, est-ce clivant pour les plus âgés ? Comment attirer les talents et les fidéliser ? Réponses avec Lucie de Clerck, directrice générale de l'association depuis son origine.


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    Le défi de la transition générationnelle

    [ANALYSE] Une jeune génération qui toque à la porte des entreprises de l’ESS, une autre qui part à la retraite en masse d’ici quatre ans. Qu’est-ce que l’ESS a à gagner et à perdre dans le grand renversement de sa pyramide des âges ? Analyse de l’impact sur le futur visage de l’ESS…


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    Des études, un livre, et même un documentaire...

    [RESSOURCES] Retrouvez l'ensemble des ressources qui nous ont inspirés pour réaliser cet opus.


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    Gabrielle Halpern : «l’hybridation générationnelle, c’est la métamorphose réciproque»

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    [INTERVIEW] Hybride par essence, l’Economie sociale et solidaire a-t-elle tous les atouts pour séduire les 18-30 ans en demande de sens et d’épanouissement professionnel ? Mais que se joue dans la rencontre entre les anciens et la jeune génération ? Nous avons posé la question à Gabrielle Halpern, philosophe, promotrice de l’hybridation comme projet sociétal. Elle identifie pour nous les leviers d’une « métamorphose réciproque ».

    Ness : Vous développez dans vos travaux (« Tous centaures ! Eloge de l’hybridation », Le Pommier, 2020) la nécessaire hybridation de notre Société. Qu'est-ce que cela signifie exactement ?
     

    Gabrielle Halpern : Nous ne nous en rendons pas compte, mais nous passons nos journées à tout ranger dans des cases : nos amis, nos collègues, notre conjoint, nos clients, nos concurrents, notre métier, les situations auxquelles nous sommes confrontées et les personnes que nous rencontrons. Notre cerveau s’est transformé en usine de production massive de cases et en agissant de la sorte, nous passons complètement à côté de la réalité. La crise que nous traversons n’est pas d’abord économique, financière, sociale, écologique, institutionnelle, territoriale ou politique ; ce que nous vivons, c’est avant tout une crise de notre rapport à la réalité.


    En rangeant tout et tout le monde dans des cases, nous fabriquons des silos qui fracturent notre société. Un exemple frappant, si vous lisez les programmes politiques des candidats, - aux élections locales ou nationales -, vous constaterez qu’il s’agit de programmes politiques catégoriels. Il y a « ma petite mesure pour les jeunes », « ma proposition pour les artisans », « ma mesure pour les personnes âgées »... Le corps citoyen est divisé en morceaux et un programme politique catégoriel, - lorsque le candidat est élu -, se traduit en politiques publiques catégorielles qui renforcent, voire créent les fractures de notre société. On ne peut pas penser la banlieue sans le cœur de ville, les jeunes sans les personnes âgées, l’économie sans la société, la technologie sans l’artisanat, sauf à créer des clivages.


    L’hybridation que j’appelle de mes vœux - et qui ne constitue pas pour moi un simple travail de recherche en philosophie, mais un véritable projet de société -, vise à briser ces cases, ces frontières absurdes pour mettre ensemble des générations, des activités, des usages, des personnes, qui a priori n’ont pas grand-chose à voir ensemble, mais qui, réunis, vont donner lieu à quelque chose de nouveau : un tiers-service, un tiers-lieu, une tierce… économie !

    Ness : Quels éléments vous permettent de dire que l'avènement du "hors case" est envisageable ? Cela fait longtemps que l'on milite pour briser les fonctionnements en silo et les mesures catégorielles...
     

    Gabrielle Halpern : L’époque que nous vivons est difficile et nous pourrions en être désespérés… Mais nous pouvons aussi prêter attention à des petits signaux faibles, qui, eux, peuvent donner des raisons d’espérer ! Oui, il y a des signaux faibles d’hybridation qui témoignent du fait que nous sommes en train d’apprendre à voir le monde autrement qu’au travers de cases. Du fait de la prise de conscience écologique, la case « ville » explose, avec la végétalisation croissante, les fermes et les potagers urbains, dans une hybridation entre la nature et l’urbanisme. De nouvelles manières d’habiter s’installent avec le coliving où l’on mutualise une buanderie, une chambre d’amis, une cuisine ou encore une voiture à l’échelle d’un immeuble ; des écoles rurales transforment leur cantine en brasserie pour tout le village et ouvrent leurs portes aux personnes âgées pour leur apprendre à se servir d’un ordinateur. Des gares se transforment en musée pour donner au plus grand nombre l’accès à l’art ; tandis que des pianos sont installés dans des magasins et des crèches à côté de maisons de retraite… L’hybridation, c’est le mariage improbable et nous assistons de plus en plus à ces mariages improbables qui rendent enfin possible les rencontres. Nous sommes allés au bout de cette logique de « cases » par l’intermédiaire desquelles nous pensions maîtriser et dominer ce qui nous entoure et nous commençons enfin, petit à petit, à accepter ce qui est hybride, à accepter ce sur quoi nous ne pouvons pas coller une étiquette…

    Ness : La jeune génération vous apparaît-elle aux avant-postes de cette société hybride ?
     

    Gabrielle Halpern : Oui et non. Oui, car on peut dire qu’elle est naturellement hybride ; cela se traduit par exemple dans son rapport au travail qui remet complètement en question deux dogmes. Le premier qui est celui du triptyque « à une formation, correspond un diplôme se traduisant en un métier que je vais exercer toute ma vie », - ce triptyque est terminé, les jeunes veulent vivre mille vies professionnelles en une ! Le second est celui de la division du travail. Adam Smith nous avait promis que cela augmentait la productivité, sauf que les jeunes générations comprennent que ce que l’on gagne en productivité, on le perd en sens et en temps avec une difficulté terrible à se coordonner et à partager des informations. Les jeunes vont inventer l’hybridation du travail. Ils n’ont aucun mal à être ce que j’appelle des « centaures », c’est-à-dire à avoir un pied dans plusieurs mondes.


    Non, parce que les autres générations se transforment rapidement et commencent à être, elles aussi, hybrides ! Nos comportements, nos usages, nos besoins sont de plus en plus en phase avec cette idée d’hybridation : par exemple, l’incroyable essor des initiatives pour créer des maisons de retraite révolutionnaires où l’on mêle des publics et des activités très différents témoigne du fait que l’on commence enfin à refuser les « cases » dans lesquelles nous avions rangé jusqu’à présent les personnes âgées ! L’hybridation va de plus en plus faire partie de notre zeitgeist, de l’esprit de notre temps, si nous poursuivons dans ce sens. Peut-être parviendrons-nous un jour à voir dans les soi-disantes « contradictions » une opportunité d’émancipation, et même de libération.


    Ness : L'ESS qui s’évertue à combiner les objectifs sociaux, économiques, environnementaux est-elle une économie en phase avec une société hybride ?


    Gabrielle Halpern : L’économie sociale et solidaire est une économie hybride par excellence, - un vrai mariage improbable ! -, puisqu’il s’agit d’hybrider une logique économique et une logique sociale et solidaire – qui a priori n’ont rien à voir ensemble et semblent contradictoires. C’est l’exemple-type de contradiction qui balaie nos vieilles catégories et nos préjugés et qui nous montre que de deux choses, on peut en faire une troisième ! Ce pas de côté libérateur, c’est tout le sens de l’économie sociale et solidaire. Non seulement cette économie est en phase avec une société hybride, mais elle en est la traduction visionnaire, l’incarnation pionnière et je suis convaincue que, du fait de la prise de conscience sociétale des entreprises, l’économie sociale et solidaire sera le modèle de demain ! Des études post-covid ont montré que les Français considèrent l’entreprise comme l’acteur numéro 1 pour changer et réparer le monde ; cela donne un pouvoir immense aux entreprises, mais aussi une responsabilité immense. Elles n'auront pas le droit de décevoir les citoyens. L’entreprise veut-elle jouer un rôle sociétal ? L’entreprise veut-elle être un point de repère de la société ? Très bien, mais elle devra considérer la société comme son point de repère.


    Ness : Que peut apporter de plus la jeune génération à la proposition politique que porte l'ESS en tant que mouvement de développement économique ?
    Gabrielle Halpern : En faisant le choix de ce modèle lorsqu’elle crée de nouvelles structures et en participant ainsi à son essaimage, la jeune génération peut jouer un grand rôle pour l’ESS. Par ailleurs, les civictech peuvent donner un souffle encore plus fort à la démocratie dans les structures de l’ESS. En inventant de nouveaux outils, de nouvelles manières de collaborer ou d’animer un réseau, les jeunes, nés avec les nouvelles technologies, peuvent permettre à l’ESS d’aller encore plus loin dans l’incarnation des valeurs qu’elle défend. Cette génération, en quête de sens, a compris que le mot « innovation » n'est pas une valeur en soi. Innover pour innover est absurde ; en revanche, mettre l’innovation au service de l’utilité sociale a du sens.


    Ness : Plus de 490 000 salariés de l'ESS partirons à la retraite d'ici 2026, soit un salarié sur cinq. Il y a dans cette transition démographique un enjeu de transmission de valeurs entre ceux qui partent et ceux qui arrivent. Vous défendez dans une note récente la société et l'entreprise intergénérationnelle. Comment cela pourrait se traduire dans les entreprises de l'ESS ?
     

    Gabrielle Halpern : La féroce étymologie latine associe le mot « retraite » à l’action de « retirer ». Là encore, des cases ! Il y a deux enjeux : d’une part, assurer la transmission des valeurs ; d’autre part, éviter un « séparatisme », une mise en retrait des personnes âgées sous prétexte qu’elles sont âgées. L’hybridation, c’est la métamorphose réciproque. Vous savez que vous avez vraiment rencontré quelqu’un quand, après l’avoir vu, vous êtes un tout petit peu différent… Et lui aussi ! L’intergénérationnel repose sur cette idée de métamorphose réciproque. Il va falloir imaginer des espaces, des temps, des modèles organisationnels pour que ces rencontres aient lieu et que les savoirs soient à la fois transmis, éprouvés et eux aussi, métamorphosés.



    Gabrielle Halpern

    Docteur en philosophie, chercheur associée et diplômée de l’École Normale Supérieure, Gabrielle Halpern a travaillé au sein des cabinets du Ministre de l’Économie et des Finances, de la Secrétaire d’État au Commerce, à l'Artisanat, à la Consommation et à l'Economie Sociale et Solidaire, du Secrétaire d’État à la Recherche et à l’Enseignement Supérieur et du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, en tant que « Conseillère Prospective et Discours », avant de participer au développement de startups et de conseiller des entreprises et des institutions publiques. Elle est enfin experte-associée à la Fondation Jean Jaurès et dirige la série « Hybridations » aux Editions de l’Aube. 

    Ses travaux de recherche, dont sa thèse de doctorat, portent en particulier sur l’hybridation. Elle est l’auteur de l'essai « Tous centaures ! Eloge de l’hybridation » (Le Pommier, 2020), de la bande dessinée "La Fable du centaure" (illustrée par Didier Petetin, HumenSciences, 2022) et de l’essai « Philosopher et Cuisiner : un mélange exquis – Le Chef et la Philosophe » (coécrit avec Guillaume Gomez, Editions de l’Aube, 2022), ainsi que de nombreuses tribunes, chroniques et interviews dans la presse.

    https://www.gabriellehalpern.com/

    🎧 Ness#05-Ep.1 - L’ESS a-t-elle les moyens de séduire les Millennials ?

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    [PODCAST] Un salarié de l’ESS sur cinq partira à la retraite d’ici 2026, dont une grande part dans l’action sanitaire et sociale.

    Le renouvellement générationnel accentue l’enjeu d’attractivité des métiers de l’ESS au moment où, dit-on les Millennials sont autant prêts à s’engager dans des métiers qui ont du sens, que peu disposés à « se tuer la santé au travail ». Nous en parlons au plus près du terrain avec Stéphane Pareil, directeur général de l'Arseaa, association toulousaine du champ social et médico-social et Céline Dilangu, directrice adjointe du Pôle social de l'Arseaa.

    Millennials

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    [VIDEO] DictioNess décrypte cet anglicisme en 20 secondes... et un jeu de mots !

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    Dis l'ESS, t'as quel âge ?

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    Les entreprises de l'économie sociale et solidaire font face à un défi de renouvellement générationnel. Un salarié sur cinq devrait partir en retraite d'ici 2026, principalement sur les métiers du care. Explication en chiffres.

    Durée de visionnage : 0:12

    Il y a 2,4 millions de salariés dans l'ESS dont 493200 qui devraient prendre leur retraite d'ici 2026, selon l'Observatoire national de l'ESS. Cela veut dire qu'un cinquième des effectifs seront à renouveler en quatre ans. Un gros chamboulement sur le plan des ressources humaines qui devrait rajeunir sensiblement la pyramide des âges de l'ESS. Celle-ci souffre en effet d'un déséquilibre assez flagrant (effet de pyramide inversée, voir notre infographie) avec une surreprésentation des salariés seniors et tout particulièrement des plus de 55 ans. Ces derniers représentent 18,9 % des femmes et 19,3 % des hommes. Tandis qu'à l'autre bout, les moins de 25 ans ne représentent que 6,4 % des femmes et 7,7 % des hommes.

    ess

    Ces quatre prochaines années seront donc l'occasion de rééquilibrer cette pyramide des âges si d'aventure les plus jeunes s'engagent dans les entreprises de l'ESS.


    Mais la question du sens au travail, qui est l'un des moteurs d'engagement de cette jeune génération, ne fait pas tout. Si l'on regarde les métiers les plus exposés à ce renouvellement, on retrouve des métiers que l'on appelle, depuis la pandémie, les métiers de première ligne : aides à domicile, travailleurs familiaux (28,5 % ont plus de 55 ans), agents de service hospitalier (23,6 %), aides-soignants (17,3 %). Des métiers où l'on s'engage par attrait pour la mission, voire par vocation, mais qui restent dévalorisés en terme de condition d'emploi et de rémunération et très féminisés. Rappelons que l'ESS compte 67 % de femmes dans ses effectifs.


    Autres métiers en tension du fait de la pyramide des âges : les enseignants du secteur privé (21,6 % de plus de 55 ans) mais aussi les cadres administratifs et financiers (25,5 %) et les secrétaires (21,6 %).


    L'enjeu du renouvellement générationnel passera donc autant par la mise en avant du sens du travail au quotidien, mais aussi celui des conditions d'emploi et de travail et donc de qualité de vie au travail.

    🎧 Ness#05-Ep.2 - Entourage, l’appli est dans la rue

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    [PODCAST] Y aurait-il une appli pour tout, même pour créer du lien entre gens de la rue et riverains ? Oui répond la jeune équipe de l'association Entourage qui souhaite changer le regard sur le monde de la rue. Reportage à Rennes pour comprendre comment cette association renouvelle l'action de solidarité, sans la dénaturer.

    Hybridation générationnelle

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    [VIDEO] Une définition version DictioNess...

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    🎧 Ness#05-Ep.3 - La nouvelle jeunesse de l'ESS

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    [PODCAST] Entourage emploie une soixantaine de salariés dont la moyenne d'âge ne dépasse pas trente ans. Le numérique est-il le vecteur de rajeunissement du bénévolat, est-ce clivant pour les plus âgés ? Comment attirer les talents et les fidéliser ? Réponses avec Lucie de Clerck, directrice générale de l'association depuis son origine.

    Le défi de la transition générationnelle

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    [ANALYSE] Une jeune génération qui toque à la porte des entreprises de l’ESS, une autre qui part à la retraite en masse d’ici quatre ans. Qu’est-ce que l’ESS a à gagner et à perdre dans le grand renversement de sa pyramide des âges ? Analyse de l’impact sur le futur visage de l’ESS…

    « Vous savez que vous avez vraiment rencontré quelqu’un quand, après l’avoir vu, vous êtes un tout petit peu différent… Et lui aussi ! » résume la philosophe Gabrielle Halpern. L’Economie sociale et solidaire est une vieille dame dont l’histoire a déjà connu de nombreuses rencontres, voire de conflits générationnels qui l’ont toujours faite évoluer. Les frottements persistent encore entre l’entrepreneuriat social qui émerge dans les années 90 et l’ESS héritée de la pensée de Charles Gide du XIXe siècle. Et les boomers d’aujourd’hui se souviennent de la bataille entre anciens de l’Economie sociale institutionnalisée et la jeune garde de l’économie solidaire des années 70 et 80. De celle-ci a émergé ce que l’on a appelé ESS. Et l’émergence du social business a permis d’élargir le cercle de cette ESS par la loi de 2014, avec la reconnaissance et l’encadrement des sociétés commerciales de l’ESS aux côtés des familles associatives, mutualistes et coopératives.


    La transition générationnelle que s’apprête à vivre l’ESS intervient dans un environnement institutionnel plutôt apaisé. Ces instances cherchent à installer un projet politique renouvelé et fédérateur, porté à l’échelon européen voire international et prenant en compte les défis sociétaux et climatiques contemporains (cf. article Congrès ESS). Elle est marquée par deux données singulières.

    pyramide

    Inverser le sens… de la pyramide

    D’une part, la question du sens donné à son travail ou à sa carrière inonde aujourd’hui les motivations affichées des actifs et tout particulièrement dans la jeune génération. Cette quête de sens rejaillit sur l’ESS. Selon le Baromètre de l’entrepreneuriat social 2021 (Opinion way, Ashoka), 64% des 18-24 ans souhaiteraient travailler dans l’ESS. Un chiffre qui augmente de cinq points en un an. Plus flagrant encore, 61% de ces jeunes souhaitent s’engager bénévolement au quotidien, contre 43% en 2020.


    D’autre part, le dernier Panorama de l’ESS (Observatoire national de l’ESS, mai 2022), révèle que 493200 salariés de l’ESS, devraient partir à la retraite d’ici 2026. Un salarié sur cinq doit être remplacé d’ici quatre ans. Nous devrions donc assister à un rajeunissement profond des effectifs de l’ESS dans les prochaines années, qui influencera inévitablement les manières de faire et de vivre l’économie sociale et solidaire des prochaines décades.

    Pour la bonne cause, mais attention !

    A commencer par les conditions de travail. Chorum, qui édite Ness, est bien placé pour observer la qualité de vie au travail, au travers de son baromètre de la QVT dans l’ESS (la prochaine édition sera lancée à l’automne 2022). L’aspiration à un meilleur équilibre vie privée, vie professionnelle est un fait généralisé. Mais dans l’ESS, c’est une nouvelle donne qui contraste avec cet axiome du « c’est pour la bonne cause » qui veut que l’engagement professionnel dans une cause juste, la solidarité, l’action sociale justifierait un engagement qui dépasse le seul contrat de travail. Qu’on se le dise, nos jeunes talents ont d’autres ambitions pour eux-mêmes et le travail, même engagé : « Très concrètement, quand vous avez un professionnel au téléphone pour envisager un entretien, il va vous demander très rapidement les horaires de travail, la possibilité d’être libéré à telle ou telle heure parce qu'il a des impératifs. Avant c'était tabou ou cela arrivait à la fin du processus de recrutement. Maintenant cela arrive beaucoup plus tôt et on est de plus en plus à l'aise avec cela. Ils gardent la vocation, mais avec une articulation avec leur vie privée qu'on peut entendre », explique Céline Dilangu, directrice adjointe du Pôle social d’Arseaa une association sanitaire et sociale qui emploie 1700 salariés en Occitanie (retrouver l'intégralité de l'interview dans notre podcast "L’ESS a-t-elle les moyens de séduire les Millennials ?").


    De nouvelles habitudes qu’on retrouve dans tout type d’associations, confirme Lucie de Clerck, directrice générale d’Entourage, une association de la social tech qui crée les réseaux sociaux pour ceux qui n’en ont pas : « Il y a une vraie guerre des talents en général, mais dans l'ESS en particulier, parce que les rémunérations ne sont pas très attractives. Les questions sur les horaires, les disponibilités, l’aspiration à se former sont donc très fortes. Je commence à avoir des demandes de contrats en 4/5e de jeunes salariés qui souhaitent pouvoir conduire leur projet personnel en parallèle » (retrouver l'intégralité de l'interview dans notre podcast "La nouvelle jeunesse de l'ESS").

    corps

    Donner corps au sens

    L’autre exigence constatée par les recruteurs est ce besoin de retrouver le sens du projet et des missions au plus près de leur quotidien professionnel. « Nous mettons fortement en avant notre utilité sociale, parce que cette jeune génération est très sensible à son utilité dans un collectif de travail. Ils recherchent un impact social sur la société », identifie Stéphane Pareil, le directeur général de l’Arseaa. Le partage du projet associatif (qu’on peut définir comme la définition temporelle et traduite en actions de l’objet social de l’association) devient stratégique : « Nous avons des orientations claires et visibles sur lesquelles des jeunes peuvent s'inscrire et notamment la notion de développement durable. Sur 2022 par exemple, nous avons choisi l’énergie et les déchets », décrit le directeur de l’Arseaa. La question est : comment faire vivre ce plan d’action ? « de ce point de vue nous avons stimulé la mobilisation d'éco animateurs constitués d'un salarié et d'un usager, donc un bénéficiaire de nos services. Cette génération à non seulement besoin d'agir, mais aussi de le faire reconnaître et savoir » (retrouver l'intégralité de l'interview dans notre podcast "L’ESS a-t-elle les moyens de séduire les Millennials ?").

    L’enjeu de l’attractivité des métiers

    Mais il reste une question délicate car le sens ne fait pas tout. Les métiers où le renouvellement sera le plus fort concerne principalement ces fameux travailleurs de première ligne dont le caractère essentiel a été mis en avant durant la crise sanitaire, autant qu’a été souligné la dévalorisation de ces métiers occupés en grande majorité par des femmes : aides-soignantes, aides à domicile, travailleurs familiaux… (retrouver notre infographie "Dis l'ESS, t'as quel âge ?"). Si l’ESS veut pouvoir attirer les talents, il lui faudra activer le dialogue social et, surtout, faire reconnaitre, par les politiques publiques, l’importance de revaloriser ces métiers. Les inégalités d’accès aux mesures du Ségur de la santé, notamment, ne sont pas encore totalement effacées malgré l'avenant 43 sur la branche de l’aide à domicile. Et la grande loi sur le grand âge et l’autonomie, promesse du premier quinquennat Macron, à réaliser durant celui qui s’ouvre, donnera une première occasion aux partenaires sociaux des branches de se faire entendre.

    appli

    Nouveaux engagements, nouvelles solidarités

    Cette transition générationnelle devrait se ressentir aussi sur le front de l’engagement bénévole où le désir d’engagement des 18-24 ans, mentionné en introduction, pourrait suppléer la déperdition des bénévoles plus âgés durant la crise sanitaire. Selon Recherches & Solidarités le nombre de bénévoles a diminué de 15 % entre 2019 et 2022. Selon Lucie de Clerck dont l’association Entourage communique avec les codes des Millennials via les réseaux sociaux comme Instagram et TikTok : « j'ai beaucoup entendu que les jeunes veulent agir tout de suite et ne pas s'engager dans la durée. C'est vrai, qu’il y a une crainte de manquer de temps. Et le fait de pouvoir s’engager à son rythme, selon sa volonté et sa disponibilité, c'est quelque chose de rassurant (…) mais, assez rapidement, les jeunes ont envie d'impact. Une fois qu'on les a attirés sur une promesse de flexibilité, on arrive à les emmener sur un step d'après avec de la structuration et plus de profondeur ».


    L’ESS et les associations en particulier auront donc à maîtriser les nouveaux codes de déclenchement de l’action bénévole chez cette génération qui exprime, quoiqu’il en soit, le désir d’agir au quotidien comme l’explique Zoé, en service civique à Entourage Rennes (retrouver l'intégralité de l'interview dans notre podcast "Entourage, l’appli est dans la rue") : « Entourage porte ce mouvement citoyen où chacun peut agir à son échelle. On fait partie de cette génération qui a participé aux marches climat, et nous avons besoin de nous sentir acteur ou actrice de ce monde-là ».

    L’Appli ne fait pas le bonheur…

    Mais cette génération, née avec le web et, pour les plus jeunes, avec un smartphone dans la main, va-t-elle aussi généraliser la « tech » dans l’ESS ? L’exemple d’Entourage montre que si le recours au numérique est devenu naturel pour toutes ces structures innovantes (on pourrait citer aussi toutes les applis en matière de lutte contre le gâchis alimentaire, les marketplaces solidaires telles que Label Emmaüs…), elles usent du numérique au service de l’utilité sociale qui reste leur ADN. L’appel à l’immédiateté de l’action, « agir vite et là où je suis » aura toutefois son influence. L’appartenance à une communauté virtuelle ne fait pas nécessairement le même job qu’une organisation collective de l’action. Sur ce point, le mot magique est celui de la « convivialité » qui revient dans le discours d’Entourage. En résumé le bénévole de demain doit pouvoir agir et saisir le résultat de son action et conserver une pensée positive. Ce qui n’est pas peu face à la gravité des enjeux.

    Génération hybride

    Pour Gabrielle Halpern, ce qui réunit l’ESS et la jeune génération, c’est sa faculté à jouer les centaures, à jouer l’hybridation des enjeux, des actions, comme du travail : "L’économie sociale et solidaire est (…) un vrai mariage improbable, puisqu’il s’agit d’hybrider une logique économique et une logique sociale et solidaire – qui a priori n’ont rien à voir ensemble et semblent contradictoires. C’est l’exemple-type de contradiction qui balaie nos vieilles catégories et nos préjugés et qui nous montre que de deux choses, on peut en faire une troisième ! Ce pas de côté libérateur, c’est tout le sens de l’économie sociale et solidaire." Alors jeunes et ESS même combat ? Sûrement, estime la philosophe, mais deux défis sont à relever pour une transition réussie : « d’une part, assurer la transmission des valeurs ; d’autre part, éviter un « séparatisme », une mise en retrait des personnes âgées sous prétexte qu’elles sont âgées (…) L’intergénérationnel repose sur cette idée de métamorphose réciproque. Il va falloir imaginer des espaces, des temps, des modèles organisationnels pour que ces rencontres aient lieu et que les savoirs soient à la fois transmis, éprouvés et eux aussi, métamorphosés".

    Des études, un livre, et même un documentaire...

    3 minute(s) de lecture
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    Retrouvez toutes les sources qui nous ont aidés à réaliser l’opus 5 de Ness. Etudes, statistiques et même un peu plus avec un film d’un réalisateur qu’on aime bien.

    Etudes

    Panorama 2022, ce que l’ESS apporte à la société


    C’est dans cette publication phare de l’Observatoire national de l’ESS que nous avons trouvé les chiffres actualisés des départs en retraite, mais aussi de l’emploi,des secteurs d’activité et de la modernité de ce que l’ESS apporte à la Société.


    Accédez au panorama : Cliquez ici

    Baromètre de l’entrepreneuriat social 2021

    Opinionway Ashoka

     

    Cette étude annuelle produite au moment du Forum Convergence donne la photographie de la réputation de l’ESS et l’entrepreneuriat social dans le grand public, l’occasion de mesurer, entre autre l’attrait de la jeune génération pour s’engager professionnellement ou bénévolement.


    Accédez au baromètre : Cliquez ici

    Livre

    Tous centaures, éloge de l’hybridation

    de Gabrielle Halpern, édition Le Pommier, 2020


    L’ouvrage référence de Gabrielle Halpern, où elle nous explique que les cultures, les villes, les entreprises, les identités, les modes de travail et de consommation… sont désormais sous le signe du composite, du contradictoire. En un mot, tout s’hybride.


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    Film et documentaire

    The we and the I

    réalisé par Michel Gondry, 2012


    Un film de Michel Gondry où les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été et après le dernier jour de lycée. Le groupe d’adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux... évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide.
    Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…


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    Génération Z : quelles aspirations ?

    Quinze minutes d’interviews qui donnent les bases de compréhension de la fameuse génération Z dans sa relation au travail. Avec Elodie Gentina, enseignante-chercheuse à l’IESEG et Emmanuelle Borrits, consultante spécialiste des évolutions managériales.


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    S’il vous plait… dESSine-moi un territoire, l'édito

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    [ÉDITO]

    Durée de visionnage : 12:06

    Nous entendons souvent « L’ESS est une économie des territoires », « L’ESS crée des emplois non-délocalisables ». Deux affirmations qui résonnent moins comme des vérités que comme des mantras.


    Posons la question autrement… L’Economie sociale et solidaire est-elle en capacité de combler le vide laissé sur les territoires désindustrialisés ? Cette désindustrialisation continue de grignoter l’emploi et la vitalité économique hors des grandes métropoles et nous installe dans l’idée que notre pays est condamné à une économie à deux vitesses. Celle des grands pôles urbains qui tirent la croissance et celle des campagnes, dépendante des activités présentielles que sont le commerce, les services aux habitants et les loisirs.


    Mais c’est sans compter sur deux phénomènes. Tout d’abord, certains territoires pionniers misent sur la transition pour réviser leur logiciel du développement économique et social. Ils démontrent qu’en s’appuyant sur leurs besoins et leurs potentiels, ils sont capables de construire des trajectoires porteuses de résilience économique, sociale et climatique.


    Le deuxième phénomène est que les politiques de développement local se transforment. Elles sont moins verticales, plus participatives, avec en ligne de mire la construction de « projets de territoire ». Elles sont une porte ouverte à des principes d’actions forts de l’ESS que sont la concertation et la coopération entre acteurs du territoire.


    Ces deux tendances peuvent-elle engager un effet levier massif ? L’ESS a-t-elle les reins suffisamment solides pour emporter ce défi d’un développement endogène ?


    C’est à ces questions que nous nous attelons dans ce quatrième opus de Ness que nous avons intitulé : « S’il vous plaît… dESSine-moi un territoire ».


    Nous le ferons, comme à notre habitude désormais avec nos podcasts, nos infographies et en interpellant de nombreux acteurs et spécialistes. Vous pouvez consulter dès maintenant le sommaire de notre quatrième opus sur le site Chorum.fr à la rubrique Ness. Alors, s’il vous plaît… dESSine-moi un territoire.

    🎧 Ness#04-Ep.1 - ESS et territoire, mariage de raison, mariage fécond ?

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    [PODCAST] Entretien avec Timothée Duverger, maître de conférence à Sciences Po Bordeaux et auteur d’Utopies locales. Comment l’ESS peut tenir sa promesse d’agir pour le développement territorial ? Entre autre par la mutation des politiques publics et les alliances à construire avec l’ensemble des acteurs de l’intérêt général.

    LeDictioNess #InnovationSociale

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    [VIDEO] Attention jeu de mots de bon aloi !

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    🎧 Ness#04-Ep.2 - L’innovation sociale rurale, emblaver les territoires solidaires

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    [PODCAST] Au sein du mouvement des Familles rurales, Rural Mouv est un fonds de dotation qui soutient l’innovation sociale des territoires ruraux. Quelles en sont les singularités, quel recul a-t-on sur son impact ?


    Discussion avec Sévak Kulinkian, fondateur de Hameaux légers et Jean-Baptiste Baud, secrétaire général du fonds de dotation Rural Mouv.

    S’il vous plaît, dESSine-moi un territoire

    5 minute(s) de lecture
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    {Dossier#4} Les entreprises de l’ESS sont présentes sur tout le territoire français avec des taux d’emploi qui dépassent parfois un emploi privé sur cinq. Certes. Mais cette donnée fait-elle de « l’ESS une économie au service des territoires » ? C’est à l’analyse de ce mantra de l’ESS que l’opus 4 de Ness s’attèle. L’ESS est-elle capable, par ses modèles de coopération et son utilité sociale et environnementale de se défaire du deuil de la désindustrialisation ? Peut-elle rompre avec les schémas des 30 Glorieuses en renouvelant les attendus d’un développement structurant de territoires urbains, mais surtout péri-urbains et ruraux ?

    Ness part sur les terrains de l’ESS pour identifier son potentiel et ses limites à dépasser. C’est parti et s’il vous plaît… dESSine-moi un territoire.

    Face aux mantras de l’ESS

    [EDITO] Nous entendons souvent « L’ESS est une économie des territoires », « L’ESS crée des emplois non-délocalisables ». Deux affirmations qui résonnent moins comme des vérités que comme des mantras.


    ACCÉDEZ À L'ÉDITO

    🎧 ESS et territoire, mariage de raison, mariage fécond ?

    [PODCAST] Entretien avec Timothée Duverger, maître de conférence à Sciences Po Bordeaux et auteur d’Utopies locales. Comment l’ESS peut tenir sa promesse d’agir pour le développement territorial ? Entre autre par la mutation des politiques publics et les alliances à construire avec l’ensemble des acteurs de l’intérêt général.


    ACCÉDEZ À L'INTERVIEW

    Territoire…

    [VIDEO] Découvrez la définition, légèrement décalée du DictioNess


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    DictioNess#2, l’innovation sociale…

    [VIDEO] Attention jeu de mots de bon aloi !


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    🎧 L’innovation sociale rurale, emblaver les territoires solidaires

    [PODCAST] Au sein du mouvement des Familles rurales, Rural Mouv est un fonds de dotation qui soutient l’innovation sociale des territoires ruraux. Quelles en sont les singularités, quel recul a-t-on sur son impact ? Discussion avec Sévak Kulinkian, fondateur de Hameaux légers et Jean-Baptiste Baud, secrétaire général du fonds de dotation Rural Mouv.


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    DictioNess#3, P-T-C-E…

    [VIDEO] Qu’est-ce-que ça peut bien être ?


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    Quand l’ESS redessine la France

    [INFOGRAPHIE] Et si nous regardions la France au travers des taux d’emploi ESS dans les départements et les agglomérations ? Découvrez la nouvelle géographie hexagonale.


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    🎧 Romans, quand l'ESS relance l'économie de la chaussure

    [PODCAST] Comment d'une association de solidarité, le Groupe Archer est-il devenu l'animateur de la renaissance de l'industrie de la chaussure à Romans-sur-Isère et un acteur central du développement du territoire ? Explication de texte avec Christophe Chevalier, son PDG.


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    DictioNess#4, relocaliser l’économie

    [VIDEO] A ne pas confondre avec…


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    Les nouveaux paysages de l’ESS

    [ANALYSE] Le rôle de l’ESS dans les transitions territoriales impose de créer le décalage avec les modèles hérités du colbertisme et des Trente Glorieuses en installant l’idée que le développement ne vient pas d’ailleurs, mais de l’analyse des besoins et des potentiels de chaque territoire. La culture de la coopération entre parties-prenantes devient alors centrale.


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    🎧 Du Léman au Mont-Blanc, la transition passe par la coopération

    [PODCAST] Le Pôle territorial de coopération économique Innovales est devenu un interlocuteur incontournable de la transition écologique dans la Vallée de l’Arve et l’ensemble du Genevois français. De la mobilité douce à la rénovation énergétique des bâtiments en passant par l’économie circulaire, cette association issue de l’insertion par l’activité économique traite avec les collectivités et les acteurs économiques pour renverser le modèle de développement de ce territoire entre Lac Léman et massif du Mont-Blanc.


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    Biblio & filmographie pour tracer la route…

    [RESSOURCES] Toutes les ressources chiffrées et ouvrages de référence, mais aussi des romans, des films pour dessiner les détails de l’ESS dans les territoires.


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