Les dernières statistiques révèlent une hausse de 60% sur les arrêts maladies de courte durée entre 2010 et 2025 en France. Si la majorité des arrêts sont légitimes, les institutions reconnaissent une « zone d’abus » estimée entre 8% et 15% (Analyse des arrêts maladie en France (2010–2025), Investipôle).
Désormais, le renouvellement des arrêts de travail par acte de télémédecine ne peut être fait qu’une seule fois (Code de la santé publique, art. L. 6316-1). Par exception, cette mesure ne s’applique pas si le renouvellement de l’arrêt est prescrit par le médecin traitant ou la sage-femme référente ou en cas d’impossibilité dûment justifiée par le patient d’obtenir une consultation en présentiel. Pour mémoire, depuis le 1er janvier 2024, la prescription ou le premier renouvellement d’un arrêt de travail par télémédecine est limité à 3 jours, sauf dans les cas d’exceptions précités.
Un salarié en arrêt de travail est également tenu de déclarer sans délai à la CPAM l’adresse à laquelle il peut faire l’objet d’un contrôle si celle-ci est différente de celle renseignée sur la prescription (CSS, art. L. 323-6).
Les entreprises situées en Alsace-Moselle peuvent depuis le 27 juin 2026, faire procéder à une contre-visite médicale dans les conditions de droit commun.