Un fonds de dotation peut collecter des donations et des legs dans un cadre fiscal très favorable, puisqu’il est intégralement exonéré de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) sur ces libéralités constatées par acte notarié, là où une association supporte des DMTG au taux confiscatoire de 60 %, sauf rares exceptions.
Un fonds a également la capacité de détenir des immeubles de rapport, c’est-à-dire des immeubles destinés à générer des revenus locatifs, contrairement à une association qui ne peut détenir que les immeubles strictement nécessaires à la réalisation de son objet social.
Par ailleurs, un fonds qui fonctionne uniquement avec les revenus de sa dotation (dotation dite « non-consomptible ») est totalement exonéré d’impôt sur les revenus de son patrimoine, alors qu’une association, de même qu’un fonds dont la dotation est consomptible, supporte l’impôt sur les sociétés au taux de 10, 15 ou 24 % sur ses revenus patrimoniaux, selon leur nature.
Il s’agit là des principaux avantages fiscaux offerts par un fonds de dotation. Pour le reste, les dons qu’il collecte sont éligibles au régime fiscal de faveur du mécénat, dans les mêmes conditions qu’une collecte directe par l’association. Notons que les dons réalisés à un fonds de dotation ne sont pas éligibles à la réduction d’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Au-delà de son régime fiscal favorable, certaines associations créent un fonds pour l’autonomie qu’il offre dans la gestion de leur collecte. C’est particulièrement le cas des associations dont l’activité est sous le contrôle de tiers financeurs. En logeant la collecte dans une personne morale distincte, l’association isole totalement ses dons du champ tarifé et sécurise leur emploi au service des projets qu’elle souhaite développer hors du périmètre sous contrôle.
La création d’un fonds de dotation peut également favoriser la collecte auprès de grands mécènes, qui seront plus enclins à financer une structure tenue de fonctionner dans un cadre d’intérêt général, et dont le fonctionnement est contrôlé par la préfecture, ou peut permettre d’identifier des projets finançables ciblés vers lesquels est orientée la collecte.