En principe, la mise à disposition gratuite de salariés constitue un prêt de main d’œuvre illicite, interdit par le code du travail. Mais le législateur a prévu une dérogation, ouverte notamment aux organismes éligibles au mécénat.
Cette dérogation, issue de l’article L.8241-3 du code du travail, impose de respecter le formalisme suivant :
- Conclure, avec l’organisme bénéficiaire, une convention de mise à disposition précisant l’identité et la qualification du salarié, la durée, la finalité et les missions confiées ;
- Recueillir l’accord exprès et écrit du salarié ;
- Informer le comité social et économique (CSE) de l’entreprise prêteuse.
Le salarié reste lié à son employeur, mais l’organisme d’accueil, qui dirige son travail et l’intègre à ses équipes, devient responsable des conditions d’exécution de son travail (durée du travail, respect des obligations en matière de santé et sécurité).
A noter que la loi du 15 avril 2024 sur l’engagement bénévole a assoupli le dispositif : la mise à disposition est désormais accessible à toute entreprise, sans condition d’effectif, et la durée maximale d’une mise à disposition est portée de deux à trois ans. Il est possible de renouveler une mise à disposition, à condition de respecter le formalisme précité : recueil de l’accord du salarié, information du CSE, et conclusion d’une nouvelle convention de mise à disposition.