Votre profil et / ou votre sélection entraîne un rafraichissement de la page

    Prime de partage de la valeur : une législation toujours plus favorable aux entreprises de moins de 50 salariés

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Le succès de la Prime de Partage de la Valeur (PPV) ne se dément pas depuis août 2022 : les entreprises du secteur privé ont ainsi versé plus de 5,2 milliards d’euros de PPV en 2023, après en avoir versé 4,5 milliards l’année précédente. La moyenne des primes perçues par les salariés s’élevait, quant à elle, à 790 euros au 4ème trimestre 2023, selon les données recensées par l’URSSAF.

    Découvrez dans cet article, tout ce qu'il faut savoir lorsqu'on est entrepreneur et dirigeants de TPE au sujet de la prime de partage de la valeur.


    Cette prime est encore peu versée au sein des petites entreprises : moins d’un tiers des entreprises de moins de 50 salariés en ont versé en 2023 (ce chiffre tombe à 1 sur 5 pour les entreprises de moins de 10 salariés). Aussi, pour encourager ces structures à mieux partager la valeur de l’entreprise, la loi n°2023-1107 du 29 novembre 2023 prévoit, pour les entreprises de moins de 50 salariés et comptant plus de 11 salariés, de mettre en place un régime de participation, un plan d’épargne salariale ou le versement d’une prime de partage de la valeur lorsqu’elles réalisent un bénéfice net fiscal d'au moins 1 % du chiffre d'affaires pendant 3 exercices consécutifs. Ce dispositif entrera en vigueur, à titre expérimental pour une durée de 5 ans, à compter du 1er janvier 2025.


    Parmi les dispositifs cités, la PPV pourrait être la solution la plus plébiscitée. En effet, de 2024 à 2026, ce dispositif bénéficie encore d’un régime très avantageux pour les entreprises de moins de 50 salariés : pour ces dernières, la PPV permet d’intéresser les salariés aux résultats de l’entreprise à des conditions très avantageuses aux plans social et fiscal puisqu’elles bénéficie d’exonérations de cotisations sociales (patronales et salariales) et d’impôt sur le revenu sous réserve de respecter les conditions suivantes : 

    • ne pas dépasser 3000 euros (ou 6000 euros si l’entreprise bénéficie également d’un accord d’intéressement
    • le salarié ne doit pas avoir perçu une rémunération supérieure à 3 fois le montant du SMIC au cours des 12 derniers mois précédant le versement de la PPV
    • le versement de la PPV doit avoir lieu avant le 31 décembre 2026

    Outre ce régime, la simplicité de mise en oeuvre du dispositif par le biais d’une simple décision unilatérale de l’employeur en fait un outil de fidélisation particulièrement adapté aux TPE.

    Quelles obligations et opportunités pour votre entreprise ? Faites votre simulation en ligne

    Suite à différentes réglementations, l'épargne collective s'appuie sur de nouveaux leviers pour faciliter le partage de la valeur au sein des entreprises :

    • Répondez à quelques questions en 5 minutes
    • Visualisez immédiatement les obligations et opportunités qui se présentent à votre entreprise
    • Comparez l'efficacité fiscale et sociale des différents mécanismes de partage de la valeur
    • Téléchargez gratuitement votre bilan détaillé
    Aperçu simulateur épargne salariale et retraite

    Pourquoi les entreprises de moins de 50 salariés bénéficient encore de ce régime ?

    Le législateur a considéré que le contexte actuel restait encore marqué par une forte inflation, ce qui justifiait un régime fiscal plus favorable pour les salariés travaillant dans des entreprises de moins de 50 salariés car ces derniers ont beaucoup moins accès à des dispositifs de partage de la valeur (intéressement, participation, PEE, PERCOL…)

    Alors, comment profiter au mieux de ce dispositif ? Quelles solutions mettre en œuvre afin d’anticiper la fin de ce régime de faveur ? 



    Quels avantages à mettre en place une prime de partage de la valeur ?

    Même si l’inflation semble baisser (l’INSEE indique une inflation inférieure à 3% sur 12 mois glissant à fin février 2024), la maîtrise des coûts demeure une préoccupation centrale des entreprises.

    Parmi ces coûts, la masse salariale est souvent le premier ou second poste de dépenses de l’entreprise. Aussi, dans un contexte économique encore incertain, il semble pertinent de lier une partie de la rémunération de vos salariés aux performances de votre entreprise en définissant, par exemple, des objectifs de marge, de chiffres d’affaires à atteindre.

    Le montant exact des primes versées (si versement il doit y avoir) dépendra alors du niveau d’atteinte de l’objectif et des marges de manœuvre financières dont votre entreprise disposera alors. 

    Pour que l’opération soit une réussite, il faudra bien évidemment communiquer en amont auprès de vos salariés en leur expliquant que votre entreprise a vocation à partager le fruit de la performance collective, en indiquant à la fois la manière dont la performance sera mesurée et les montants de prime qui pourraient être versés. Cet exercice a vocation à impliquer davantage vos salariés dans la réussite de votre entreprise, le partage d’indicateurs économiques étant perçu comme une marque de confiance.

    L'idée est d'expliquer, de manière pédagogique à vos salariés, comment ils peuvent influer sur la performance de l’entreprise et donc, sur le montant de leur rémunération.

    Idéalement, la performance sera mesurée semestriellement et aboutira au versement d’une PPV sur cette même périodicité (il est possible de verser deux PPV par an depuis le 1er décembre 2023). Cette manière de procéder revêt plusieurs avantages : 

    • Elle raccourcit les échéances de versement pour les salariés, ce qui leur permet de disposer plus rapidement des fruits de leur travail
    • Elle impose un suivi de l’activité économique plus rapproché pour vous qui avez l’habitude de vous fier aux résultats annuels
    • Cela permet de rendre plus concret le lien entre rémunération et performance : les équipes se souviennent davantage du travail qu’elles ont accompli sur les 6 derniers mois que celui effectué sur les 12 derniers.

    Au-delà de ces éléments, il peut également être intéressant de rappeler les avantages fiscaux et sociaux de ce dispositif en le comparant avec le coût d’une “prime brute ordinaire”.

    Côté entreprise, l’économie dépendra du niveau de salaire perçu par chaque salarié. En effet, comme vous le savez, le taux de contributions patronales varie en fonction du niveau de salaire brut annuel.

    Pour bien illustrer le point, prenons le graphique suivant (réalisé pour une entreprise de moins de 10 salariés) : 

    Graphique coût du salaire

    La partie 1️⃣du graphique correspond aux rémunérations comprises entre 1 et 1,6 fois le SMIC (soit 1766,92 et 2827,07 euros en 2024). Comme nous pouvons le constater, au niveau du SMIC, le taux de contributions patronales est inférieur à 10%. Il est généralement autour de 5 à 6% (tout dépend du montant des contributions mutuelle et prévoyance prises en charge par l’entreprise). A ce niveau, l’économie liée à la mise en place de la PPV est réduite.

    Cependant, plus le salaire augmente, plus l’économie, pour un même montant versé au salarié, est importante.

    En partie 2️⃣ - qui correspond aux rémunérations comprises entre 1,6 fois le SMIC et 2,5 fois le SMIC (valeur retenue à fin décembre 2023 - soit entre 2827,07 et 4368 euros) - l’économie réalisée pour l’entreprise est d’environ 35%.

    Cette économie dépasse 40% pour les rémunérations supérieures à 4368 euros comme le montre la partie 3️⃣du graphique (attention, la PPV ne bénéficie d’un régime de faveur que pour les rémunérations inférieures à 3 fois le SMIC).

    Mais votre entreprise ne sera pas la seule gagnante comme le montre également cette infographie qui présente la “vue salarié” qui compare le montant net perçu par le salarié en fonction de son taux marginal d’imposition pour une prime brute de 1000 euros et une prime de partage de la valeur de ce même montant

    Infographie_PPV_salarié

    Comme nous le constatons, plus le salarié aura un niveau de rémunération important et, on suppose, un taux d’imposition conséquent, plus la PPV aura d’intérêt au plan fiscal. 

    Néanmoins, même si les salariés ne sont pas redevables de l’impôt, le dispositif demeure attractif du fait de l’exonération de cotisations sociales.


    Quels avantages au-delà de 2026 ?

    Ce régime de faveur à destination des entreprises de moins de 50 salariés ne sera pas prolongé éternellement. C’est bien dommage car il offre des avantages certains pour les TPE et petites PME comme nous venons de le voir.

    Cependant, au-delà de 2026, le dispositif ne sera pas moins avantageux pour les petites entreprises : ces dernières resteront exonérées de cotisations sociales. En effet, sauf évolutions légales, seules les entreprises de plus de 250 salariés sont redevables du forfait social pour un taux de 20% assis sur le montant des primes brutes versées. Les entreprises de moins de 250 salariés ne paient aucune contribution patronale sur les primes versées dans le cadre de la Prime de Partage de la Valeur (le régime est identique à celui de l’intéressement).

    En revanche, côté salarié, ces sommes seront assujetties à CSG/CRDS et à impôt sur le revenu… à moins qu’elles ne soient préalablement bloquées sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un plan d’épargne pour le retraite d’entreprise collectif (PERECO). Dans ce dernier cas, elles seront toujours assujetties à CSG/CRDS (au taux de 9,7%) mais exonérées d’impôt sur le revenu.

    Aussi, la période 2024 - 2026 doit être considérée comme une période de transition permettant aux TPE et PME de moins de 50 salariés d’ouvrir des plans d’épargne salariale pour permettre à leurs salariés de bénéficier, eux aussi, des dispositifs de partage de la valeur dans des conditions fiscales optimales.

    D’ailleurs, un plan d’épargne salariale pourrait être alimenté autrement que par les versements de PPV ! Ce pourrait être l’occasion d’étudier l’opportunité de mettre en place  de l’intéressement ou une formule de participation volontaire qui, contrairement à la PPV, permettent aux salariés d’avoir plus de certitude sur le fait de toucher une rémunération supplémentaire en cas de performance de l’entreprise.

     Et pour un accompagnement réussi dans la mise en place de plans d’épargne d’entreprise, nos équipes Harmonie Mutuelle sont là, pour vous accompagner.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Comment la loi PACTE a facilité l'épargne salariale

      Formidable outil de motivation et d'engagement des salariés, l'épargne salariale vous permet de mener une politique de rémunération attractive et de fidéliser vos collaborateurs. Elle ouvre également la voie à d'importants avantages sociaux et fiscaux. La loi PACTE a simplifié sa mise en oeuvre pour que les entrepreneurs puissent s'en emparer. Découvrez comment en 5 points-clés !

    • La Loi sur le partage de la valeur, une opportunité pour les TPE et les PME

      Au 1er janvier 2025, les TPE et les PME seront dans l’obligation, si elles font des bénéfices, de mettre à la disposition de leurs salariés un dispositif de partage de la valeur. Ce texte arrive à point nommé dans un contexte où les entreprises peinent à trouver des talents et à les retenir. 

    Principales mesures de la Loi sur la protection du pouvoir d'achat : ce qu'il faut retenir

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Décryptage des mesures à retenir pour les TPE

    Nouvelles mesures sociales : les points-clés à présenter à vos clients

    Vous le savez, les pouvoirs publics viennent d’instaurer de nouveaux dispositifs pour préserver le pouvoir d’achat des salariés. Des dispositifs qui sont l'occasion pour vos clients entrepreneurs, en particulier les dirigeants de TPE, de développer leur politique salariale tout en valorisant leur marque employeur. Tour d’horizon des principaux avantages liés à ces nouvelles mesures que vous ne devez pas hésiter à mettre en avant lorsque vous conseillez vos clients.

    Une prime de partage de la valeur

    • Inspirée de la fameuse prime Macron, la prime de partage de la valeur (PPV) peut être versée aux salariés depuis le 1er juillet dernier. Facultative pour les employeurs, elle peut facilement être mise en place dans l’entreprise au moyen d’une simple décision unilatérale (ou d’un accord d’entreprise). En outre, elle présente de nombreux avantages :

      • son montant est librement déterminé par l’employeur ;
      • elle peut être versée en plusieurs fois au cours de l’année (dans la limite d’un versement par trimestre) ;
      • elle est exonérée de cotisations sociales patronales et salariales dans la limite de 3 000 € par an et par salarié (et jusqu'à 6 000 €, par exemple, si vos clients entrepreneurs pratiquent l’intéressement), et ce quel que soit le niveau de rémunération versée au salarié.
    • Bon à savoir : la PPV échappe aussi à la CSG-CRDS et à l’impôt sur le revenu lorsqu’elle est versée avant le 1er janvier 2024 aux salariés dont la rémunération des 12 derniers mois est inférieur à 3 fois le Smic annuel.

      La PPV constitue ainsi, pour les dirigeants de TPE, un excellent moyen de récompenser le travail accompli durant l’année tout en bénéficiant d’un régime social et fiscal de faveur.

    Un déblocage anticipé de l'épargne salariale

    Autre mesure qui, cette fois, n’a pas de conséquences financières pour l’entreprise : les salariés peuvent, jusqu’au 31 décembre 2022, demander un déblocage anticipé de leur épargne salariale. Sont concernées par ce dispositif les primes d’intéressement et de participation versées sur un plan d’épargne entreprise (ou interentreprises) avant le 1er janvier 2022. Le montant des sommes ainsi débloquées, qui ne peut excéder 10 000 €, doit servir à financer l’achat de biens ou la fourniture de prestations de service.

    Attention : la Loi portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat prévoit que les entreprises doivent informer leurs salariés de l'existence de ce nouveau dispositif de déblocage (intranet, e-mail,...) dans un délai de 2 mois, soit avant le 17 octobre 2022.

    Pensez également à indiquer à vos clients que ce dispositif bénéficie aussi aux mandataires sociaux, aux chefs d’entreprise et à leurs conjoints collaborateurs ou associés.

    Une mise en place simplifiée de l'intéressement

    • Véritable outil de fidélisation et de valorisation des salariés, l’intéressement peut désormais être plus facilement mis en place dans les TPE. En effet, vos clients entrepreneurs qui ne sont pas couverts par un accord de branche agréé prévoyant un dispositif d’intéressement peuvent l’instaurer via une simple décision unilatérale. Sont concernés vos clients qui :

      • emploient moins de 50 salariés
      • sont dépourvus de comité social et économique (CSE) et de délégué syndical, ou disposent d’un CSE ou d’un délégué syndical avec lesquels des négociations sur l’intéressement ont été engagées mais n’ont pas abouti.
    • À savoir : un régime d’intéressement peut maintenant être mis en place pour une durée allant de 1 à 5 ans (contre maximum 3 ans auparavant).

      Le régime d’intéressement présente de nombreux intérêts à mettre en avant auprès de vos clients, en particulier les TPE :

      • le montant des primes allouées est adapté à l’entreprise, par exemple, à son chiffre d’affaires ;
      • l’employeur est exonéré de forfait social sur les primes versées ;
      • le montant des primes est déductible du bénéfice imposable de l’entreprise.

    Une monétisation des jours de RTT

    Les salariés ont la possibilité, avec l’accord de leur employeur, de demander le rachat de jours de RTT acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025. Un dispositif gagnant-gagnant ! Pourquoi ?

    Pour les salariés :

    • les heures de travail rachetées bénéficient d’une majoration de salaire (au taux pratiqué par l’entreprise pour la première heure supplémentaire) ;
    • la rémunération de ces heures est exonérée d’impôt sur le revenu dans le limite de 7 500 € par an (plafond global comprenant les heures supplémentaires dites « normales) et d’une réduction de la part salariale des cotisations d’assurance vieillesse de base et de retraite complémentaire.

    Pour vos clients entrepreneurs :

    • ce dispositif leur permet de faire face, au moins provisoirement, à d’éventuelles difficultés de recrutement et/ou à un manque de personnel ;
    • les heures de RTT rachetées ne s’imputent pas sur le contingent d’heures supplémentaires ;
    • ces heures donnent lieu, pour les entreprises de moins de 20 salariés, à une déduction forfaitaire de cotisations sociales patronales (1,50 € par heure).

    Les trajets domicile-travail des salariés

    Vos clients ont la possibilité de prendre en charge, en tout ou partie, les frais de trajet domicile-travail de leurs salariés via la prime de transport (pour les frais de carburant, notamment, le forfait mobilités durables (transports écologiques) et la participation au coût de l’abonnement aux transports publics de personnes et aux services publics de location de vélos (obligatoire).

    Et les sommes ainsi versées aux salariés sont, dans une certaine limite, exonérées de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu. Des limites qui ont été relevées pour les années 2022 et 2023. Ainsi, par exemple, vos clients peuvent allouer jusqu’à 700 € par an à leurs salariés dans le cadre du forfait mobilités durables. Une mesure qui permet à vos clients d’engager une démarche environnementale mais aussi de fidéliser leurs salariés.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Nouvelle convention collective de la métallurgie : comment se mettre rapidement en conformité ?

      Les évolutions majeures proposées par la nouvelle convention collective nationale de la métallurgie en matière de protection sociale entreront en vigueur le 1er janvier prochain. Le compte à rebours a commencé ! Zoom sur l’offre labellisée « Cœur Industrie » et l’accompagnement proposé par Harmonie Mutuelle.

    • Prévoyance complémentaire collective : quels avantages pour vos clients entrepreneurs ?

      Faisons le point sur les avantages liés à ce dispositif.

    Renforcer l'attractivité du secteur de l'habillement

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Après la fermeture de plusieurs enseignes, victimes de la crise sanitaire, le secteur de l’habillement connaît aujourd’hui un regain d’activité mais peine paradoxalement à recruter des collaborateurs. Quelles stratégies efficaces peuvent être conseillées aux dirigeants de ce secteur pour attirer les candidats ?

    Après avoir été durement affecté par la crise sanitaire et la fermeture des commerces non essentiels, le secteur de l’habillement a montré sur les sept premiers mois de l’année 2021 de légers signes de rebond, avec une hausse de l’activité de 8,8 % par rapport à la même période en 2020, selon les chiffres du bilan annuel 2021 de l’Institut français de la mode (IFM). Ses ventes restent cependant en retrait de 8,3 % par rapport à 2019. Une tendance que confirme une enquête nationale de la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH).

    En dépit de ce regain d’activité, les entreprises du secteur peinent à attirer de nouveaux collaborateurs. Le recrutement est d’ailleurs identifié par 79 % des dirigeants comme la principale difficulté rencontrée, devant les délais d’approvisionnement (71 %) et la hausse des matières premières (68 %), selon le Baromètre de la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA), publié en novembre 2021.

    Parmi les raisons qui expliquent une telle situation, la crise sanitaire, qui a entraîné un nouveau rapport au travail et de nouvelles aspirations professionnelles, a eu impact certain, auquel sont venues s’ajouter des problématiques propres au secteur de l’habillement.

    Un nouveau rapport au travail

    Si la crise sanitaire a fortement marqué économiquement le secteur de l’habillement, elle l’a également confronté aux limites de son modèle. Avec le développement du télétravail dans la plupart des professions, les contraintes d’emploi du temps et de rythme de travail propres au marché de l’habillement, comme le travail en présentiel, souvent le samedi et jusqu’à 20h, ont créé un appel d’air pour de nombreux candidats qui n’envisagent plus d’exercer leur activité professionnelle comme avant.

    Conséquence directe, le secteur fait face à une pénurie de candidats sans précédent, qui crée des tensions dans le recrutement. En décembre 2021, une enquête menée par France Travail sur les difficultés de recrutement des entreprises françaises depuis la reprise de l’activité en 2021, tous secteurs confondus, révèle ainsi que 6 employeurs sur 10 n’avaient pas achevé fin septembre 2021 l’ensemble de leurs recrutements démarrés en avril de la même année. Par ailleurs, 87 % attribuent leurs difficultés de recrutement à un manque de candidatures et plus d’un sur trois mentionne le désistement de candidats. Un constat qui amène 63 % des recruteurs à élargir leur recherche vers des candidats moins expérimentés et moins qualifiés, à proposer d’améliorer les conditions de travail (34 %) ou à augmenter les rémunérations (33 %).

    Savoir s'adapter pour mieux recruter et fidéliser les salariés

    Les employeurs sont donc contraints de composer avec ce contexte inédit. Mais savoir s’adapter ne signifie pas obligatoirement revoir ses exigences à la baisse : la mise en place de certaines stratégies au sein de l’entreprise peut permettre de faciliter le recrutement et la fidélisation des collaborateurs.

    Offrir des perspectives d'évolution

    Avec l’évolution des mentalités des salariés et de leurs attentes, la mise en pratique d’un processus de recrutement attractif est désormais incontournable, dès l’offre d’emploi et l’entretien d’embauche, et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise d’habillement concernée. La principale crainte des candidats étant de ne pas avoir de perspectives d’évolution de salaire ou de poste, les employeurs doivent rapidement clarifier ces points s’ils veulent éviter un turn-over sans fin de leurs salariés.

    Une fois le recrutement effectif, la première étape consiste à mettre en œuvre un management responsable, qui fera la part belle à l’évolution et à la formation professionnelle des collaborateurs de l’entreprise. En leur offrant la possibilité de se former et en favorisant leurs éventuelles reconversions professionnelles, ils se sentiront valorisés et s’impliqueront davantage dans leur travail et dans l’entreprise.
     

    Il en va également de l’intérêt de l’employeur : en encourageant la mobilité professionnelle et la promotion interne, il économise de coûteux et fastidieux processus de recrutement en externe. De plus, il connaît déjà les forces et faiblesses de ses collaborateurs, qui eux-mêmes connaissent le fonctionnement de l’entreprise. Il s’agit donc d’une stratégie gagnante pour les deux parties, employeurs et salariés. A condition, bien sûr, de ne pas négliger la rémunération de ces derniers, qui devra être à la hauteur de leur talent et de leurs compétences !

    Proposer une offre sociale compétitive et attractive, véritable complément de rémunération

    Si bien rémunérer ses collaborateurs est un élément-clé de leur motivation, cela ne signifie pas pour autant que le salaire soit le seul levier actionnable. L’employeur a en effet la possibilité de jouer sur toute une palette de compléments de rémunération disponibles.

    En recourant à ces dispositifs, exonérés totalement ou en partie de charges sociales, la rémunération globale augmente et avec elle l’attractivité du poste et de l’entreprise aux yeux des salariés, à moindre frais pour l’employeur, en particulier pour les TPE.

    Une protection contre les aléas de la vie

    Dans le même ordre d’idée, la prévoyance collective, qui protège les salariés en cas de décès, d’invalidité ou d’arrêt de travail et vient compléter les prestations de la Sécurité Sociale, est aussi un formidable outil de fidélisation et de motivation : comme pour la complémentaire santé, certains collaborateurs peuvent être particulièrement sensibles aux garanties qu’elle offre au moment d’intégrer une entreprise.

    Le 19 octobre 2021 les partenaires sociaux ont signé un nouvel accord de branche. Toutes les entreprises relevant de la CCN Commerce de détail de l’habillement et des articles textiles sont tenues de couvrir l’ensemble de leurs salariés, sans condition d’ancienneté, à hauteur des garanties incapacité de travail, invalidité et décès minimales prévues par l’accord en question.

    Là encore, l’employeur peut jouer sur le choix d’une offre de prévoyance collective particulièrement attractive pour ses collaborateurs en complétant par l’offre additionnelle décès. Le dispositif est d’autant plus avantageux que les sommes versées par l’employeur et le salarié bénéficient d’exonérations sociales et fiscales.
    Là encore, l’employeur peut jouer sur les niveaux de garantie pour proposer une offre de prévoyance collective particulièrement attractive à ses collaborateurs.

    Des avantages en nature

    Enfin les avantages en nature sont un autre levier qui n’est pas directement financier et sur lequel un employeur peut jouer pour motiver ses collaborateurs. Il s’agit de biens ou de services qui leur sont fournis gratuitement ou moyennant une participation inférieure à leur valeur réelle : attribution de tickets restaurants, participation au titre de transports, réductions pour les clubs de sport, cadeaux de Noël pour les enfants, chèques cadeaux, etc. Parce qu’ils sont aussi synonymes d’une meilleure qualité de vie et d’une reconnaissance au travail, ils sont un argument pertinent pour attirer ou garder des collaborateurs, en particulier dans un secteur comme l’habillement, où le rythme et les horaires peuvent être très exigeants.

    Ces articles peuvent vous intéresser

    • Pourquoi couvrir les pertes d’exploitation ?

      Pourquoi couvrir les pertes d’exploitation ?
      + En savoir plus

      Pourquoi couvrir les pertes d’exploitation ?

      Dégât des eaux, incendie, vol… En tant qu’entrepreneur, vous avez sans doute pensé à vous couvrir si l’un de ces événements arrivait à votre entreprise. Ainsi, vous savez que vous n’aurez pas à assumer les coûts de réparation ou de remplacement de votre matériel par exemple. Un vrai soulagement pour vous et votre trésorerie !

      Mais que se passerait-il si ce sinistre vous empêchait d’exercer votre activité pendant quelques temps ? Comment feriez-vous pour payer vos factures ?
      C’est là qu’entrent en jeu la garantie pertes d’exploitation, primordiales, mais auxquelles on ne pense pas toujours. Harmonie Mutuelle vous aide à y voir plus clair.

      + En savoir plus
    • Lancement de la Bourse Shine 2023

      Lancement de la Bourse Shine 2023
      + En savoir plus

      Lancement de la Bourse Shine 2023

      Compte bancaire pro en ligne des petites entreprises et des indépendant·e·s, Shine a lancé, pour la 2ème année consécutive, une bourse pour soutenir financièrement les femmes entrepreneuses porteuses d’un projet entrepreneurial à impact social ou environnemental.

      Harmonie Mutuelle est heureuse d'être, à nouveau, partenaire de la Bourse Shine !

      + En savoir plus

    TPE : quels leviers de rémunération pour faire la différence ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Quand il s’agit de recruter ou de fidéliser, la question du salaire reste aujourd’hui au cœur des discussions avec vos futurs salariés. Mais pour votre TPE, il peut être risqué de s’engager sur le long terme avec des charges sociales importantes.

    Bonne nouvelle : un dispositif d’épargne salariale et retraite constitue aujourd’hui un complément de rémunération, et un argument souple et séduisant pour faire face à vos concurrents sur le marché des talents. Avec des solutions adaptées aux TPE qui permettent de concilier performance économique et performance sociale.

    L’épargne salariale et retraite, comment ça marche ?

    Il s’agit d’une solution d’épargne collective alimentée la plupart du temps par le versement de l’intéressement. Ces primes sont associées à l’atteinte d’objectifs quantitatifs (comme le chiffre d’affaires) ou qualitatifs (comme la satisfaction client).

    Les salariés peuvent également réaliser des versements volontaires qui peuvent être « abondés » (complétés) par l’entreprise. L’entreprise peut verser jusqu’à 300% du montant des versements facultatifs des salariés.

    Pourquoi est-ce très avantageux pour l’entreprise et pour les salariés ?

    • Les versements et les intérêts sont exonérés de charges sociales et d’impôts sur le revenu. Cela signifie qu’à coût égal pour l’entreprise la somme perçue par le collaborateur sera plus élevée qu’avec une augmentation de salaire (qui n’est pas exonérée).

      On estime ainsi que pour 1 000 euros versés en salaire, un collaborateur percevra 656 euros (après déductions des charges et des impôts). S’il s’agit d’épargne salariale, il percevra 903 euros (après déduction de la CSG CRDS).

    • L’épargne salariale associe les salariés à la performance de l’entreprise. C’est un excellent moyen de motivation. Et c’est aussi une sécurité pour l’entreprise qui se dote d’un levier de rémunération pouvant s’adapter à la santé de l’entreprise.

      Important : en tant que dirigeant, vous pouvez bénéficier de ces dispositifs à titre individuel.

    Cette épargne salariale n’est-elle réservée qu’aux salariés ?

    Ouverte à toutes les entreprises qui emploient au moins un salarié, l’épargne salariale et retraite bénéficie à l’ensemble des collaborateurs : tous les salariés sous contrat de travail à temps plein ou partiel (CDD, CDI, saisonniers, intermittents, alternants) mais aussi les conjoint(e)s, ou conjoint(e)s associé(s) et les entrepreneurs eux-mêmes que vous soyez artisans, commerçants, professionnels libéraux, agriculteurs ou chefs d’entreprise.

    Une solution sur mesure
    pour accompagner les besoins de votre entreprise

    L'offre d'épargne salariale et retraite d’Harmonie Mutuelle est un levier de motivation et de fidélisation important pour vos salariés et peut vous permettre d'attirer de nouveaux talents grâce à une politique de rémunération dynamique.

    C'est également un bon moyen d'optimiser la fiscalité de votre entreprise en bénéficiant d'avantages fiscaux et sociaux.


    Votre TPE est-elle suffisamment attractive pour recruter et fidéliser vos salariés ?

    - Répondez à quelques questions en 5 minutes

    - Visualisez immédiatement votre niveau d’attractivité

    - Recevez gratuitement par mail l’analyse détaillée de la situation de votre entreprise et nos conseils pratiques.

    Diagnostic attractivité employeur

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Pourquoi et comment offrir plus de sécurité aux salariés des TPE face aux aléas de la vie ?

      Les futurs salariés évaluent les avantages qui leur sont proposés en matière de rémunération (salaire, épargne salariale) mais aussi, de plus en plus en matière de protection sociale.

      En plus de la complémentaire santé, ils s’intéressent ainsi à certains risques (arrêts de travail, incapacité, invalidité, décès) que toutes les entreprises ne choisissent pas d’assurer, sauf obligation. En proposant des « garanties prévoyance » complémentaires, il es possible de faire la différence.

    • Comprendre la prévoyance collective

      Vous êtes dirigeant et la protection de vos salariés est une préoccupation majeure ? Protégez vos collaborateurs et leur famille des aléas de la vie avec un contrat prévoyance : un régime de protection sociale mis en place au sein de l' entreprise (TPE-PME) qui complète les prestations du régime obligatoire de la Sécurité sociale.

    Une solution gagnant-gagnant et clé en main, véritable levier de motivation et gage de réussite pour votre entreprise, d’autant plus dans un contexte de crise sanitaire et économique.

    admin Comment l’Epargne Salariale permet de sécuriser les salariés au sein de l’entreprise, mais également de les impliquer.
    Entrepreneurs
    Epargne et Retraite
    2

    David Delhaye, Chargé d’affaires expert sur le réseau Pro-TPE

    Durée de visionnage : 01:45
    admin Comment l’Epargne Salariale permet de sécuriser les salariés au sein de l’entreprise, mais également de les impliquer.

    Optimisation du rendez-vous de présentation du bilan comptable

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Le rendez-vous de présentation de bilan est un moment privilégié avec votre client. Un échange pour faire le point sur ses projets est nécessaire. Découvrez  des exemples de sujets à aborder avec vos clients entrepreneurs.

    Le rendez-vous de présentation de bilan est un moment privilégié avec votre client. Un échange pour faire le point sur ses projets. Il sera judicieux pour vous d’en profiter pour lui apporter des réponses à ses préoccupations et surtout de :

    • faire éclore et cibler les besoins non exprimés,
    • vous permettre de structurer de nouvelles missions,
    • gagner du temps,
    • mettre en place de futures réunions d'informations sur des thèmes choisis par vos clients,
    • diffuser l'image auprès de votre clientèle d'un cabinet dynamique et soucieux de l'avis de ses clients,
    • faire participer votre client au processus de réflexion du cabinet. Vous pourrez ensuite les informer sur des sujets d'actualités (retraite, Réglementation CCN, fiscalité, etc.…)

    Vous cherchez des sujets à aborder avec vos clients entrepreneurs ? Voici nos suggestions.

    Quelles solutions de placement pour la retraite ?

    La retraite, un sujet d’actualité que les débats autour de la réforme des retraites alimentent.

    Qui plus est, ce chantier comporte son lot d’incertitudes.

    Concernant la retraite, plusieurs solutions peuvent être abordées lors du rendez-vous de bilan comptable, certaines d’entre elles permettant, à plus court terme, d’alléger en même temps la fiscalité.

    On fait le point.

    L’assurance vie, l’efficacité de la simplicité

    L’assurance vie est probablement le plus connu et le plus facile d’accès des placements pour la retraite. En souscrivant un contrat d'assurance vie, l’assuré vers des cotisations périodiques, et constitue ainsi, pour lui ou ses proches, une épargne. Il est possible pour le bénéficiaire (qui peut être le souscripteur ou un tiers, l’un des ses héritiers par exemple) de percevoir la somme en capital ou en rente.

    Deux grands types de contrats d’assurance vie existent :

    • en euros (contrats dits « monosupport »), 
    • les contrats en euros et unités de comptes (« multisupports »).

    Tandis que ce premier est très peu risqué - et peu rémunérateur même si les fonds en euros ont tendance à augmenter dans le sillage de l’inflation -, le second est plus dynamique et offre sans conteste davantage de rendement sur le long terme. L’univers d’investissement des unités de compte, très large, permet de se positionner sur des actions et obligations, des fonds indiciels ou « ETF », des produits structurés, mais aussi la pierre papier : sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), société civiles (SC), organismes de placement immobilier (OPCI)…

    Les avantages de l’assurance vie :

    -Le premier atout est d’ordre fiscal. Pour les rachats au-delà de 8 ans de détention, le contrat bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Passé cette échéance, les contrats récents dont les versements sont effectués après le 27 septembre 2017 sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 24,7% à 30% maximum sur les gains.

    -Côté transmission, l’assurance vie est réputée en partie hors-succession. Chaque bénéficiaire reçoit un abattement de 152.500 euros pour les primes versées avant 70 ans. Pour les primes versées après 70 ans, les bénéficiaires se partagent un abattement de 30.500 euros.

    -Par ailleurs, autre avantage de taille : il s’agit d’un placement « liquide » à tout moment. C’est-à-dire que celui-ci peut être racheté n’importe quand, même avant la date des 8 ans pour obtenir l’avantage fiscal. En pratique, deux semaines suffisent généralement pour récupérer les fonds.

    Le PER, l’outil sur-mesure pour la retraite

    Aux côtés de l’assurance-vie, l’épargne-retraite classique s’est dotée récemment d’un nouveau produit « tout en un » : le Plan d’épargne retraite (PER). La loi Pacte du 22 mai 2019 a en effet unifié les anciens dispositifs, dont le PERP et le dispositif Madelin, pour les travailleurs non-salariés (TNS), à travers le PER individuel, ou PERIN. Dans sa version collective, le PER-CO ou PER-COL, qui succède au PERCO, est aussi très intéressant. A noter que ces anciens dispositifs d’épargne retraite continuent de produire leurs effets, mais ne sont aujourd’hui plus commercialisés. Ils peuvent tous faire l’objet d’un transfert vers un nouveau PER. Sauf mention contraire, c’est la gestion pilotée qui est applicable au PER. L’épargnant qui le souhaite peut opter pour la gestion libre.


    Fonctionnement du PER individuel :

    Ce produit d’épargne long terme est plus fréquemment proposé sous forme assurantielle (PER assurance »), mais peut prendre la forme d’un PER bancaire (« PER compte-titres »). Ouvert aux TNS, il permet d’accumuler de l’épargne à horizon retraite. Les sommes épargnées sont alors reversées sous forme de rente viagère, de capital, ou les deux. L’enveloppe du PER fonctionne comme une assurance vie, avec généralement une partie en euros, mais pas obligatoirement, et une autre en unités de compte.

    Fonctionnement du PER collectif :

    Le PER collectif doit être mis en place dans le cadre d’une entreprise, à la différence du PER individuel qui peut être ouvert par tout épargnant peu importe son statut. Le PER collectif peut être alimenté par des versements volontaires, ou un abondement de l’entreprise. Dans certains cas, l’entreprise peut procéder à des abondements périodiques.

    L’intérêt supplémentaire du PER collectif ? Les versements de sommes et droits issus de l'épargne salariale en entreprise (intéressement, participation, abondements employeurs) sont exonérés d'impôt sur le revenu.

    Fiscalité du PER :

    L’intérêt de ce produit est avant tout d’ordre fiscal, grâce à la possible déduction des versements. La fiscalité est variable si l’épargnant a déduit ou non les versements de son revenu imposable. Dans ce premier cas, la sortie en rente est imposable à l'impôt sur le revenu selon le régime applicable aux pensions de retraite. Si l’épargnant n’a pas déduit les versements, la rente est imposable à impôt sur le revenu selon les règles applicables aux rentes viagères à titre onéreux. Quelle que soit l’option choisie, en cas de sortie en capital, les gains sont soit soumis au barème de l’impôt sur le revenu, soit au PFU.

    Cas de déblocage anticipé :

    Quel que soit le PER, l’épargne est en principe bloquée jusqu’à la retraite. Mais des cas de déblocage anticipés sont toutefois possibles : invalidité, décès, expiration des droits aux allocations chômage, surendettement, cessation d’activité. L’acquisition de la résidence principale, à l’exception des droits issus de versements obligatoires, est aussi une cause de déblocage possible.

    La SCPI sous toutes ses formes

    Hors du cadre de l’assurance-vie ou de l’épargne-retraite, les SCPI se sont petit à petit imposées comme un placement long terme incontournable que vous pouvez également conseiller pour la préparation de la retraite.

    L’achat de parts de SCPI de rendement « en direct » :

    Le placement le plus classique en SCPI consiste à acheter des parts directement auprès de la société de gestion, et d’en percevoir des rendements réguliers. L’horizon de placement étant de 8 à 10 ans minimum, l’option est intéressante dans le cadre de la préparation de la retraite.

    La SCPI en nue-propriété :

    L’acquisition de parts de SCPI en nue-propriété permet, pour un placement à horizon 20 ans, à l’épargnant de bénéficier d’une décote importante avec réduction sur le prix de part. Il défiscalise pendant la durée du démembrement : ne bénéficiant d’aucun revenu, aucune fiscalité ne lui est applicable. Enfin, s’il a déjà un patrimoine immobilier important, la nue-propriété échappe à l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) là encore pendant le démembrement.

    L’acquisition de parts à crédit :

    Cette solution est particulièrement intéressante en période de taux bas, mais elle le reste encore aujourd’hui, avec des montages possibles selon le patrimoine et les objectifs de l’épargnant. Il est conseillé de disposer d'une capacité d'épargne constante à moyen terme, mais grâce à l’effet de levier du crédit, peu de moyens sont nécessaires pour mener à bien l’opération.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • L'assurance vie, un contrat d'épargne souple, rassurant et accessible à tous

      José Marques, Directeur commercial Emprunteur et Partenariats Spécialisés chez Harmonie Mutuelle, vous livre son point de vue d’expert sur l'assurance vie. Découvrez ses réponses aux questions que vous vous posez, ainsi que des exemples concrets pour prendre les bonnes décisions et conforter votre choix.

    • Entrepreneurs, comment préparer votre retraite et optimiser vos revenus aujourd’hui ?

      Pourquoi préparer sa retraite quand on est travailleur indépendant ? Comment s’y prendre concrètement ? Comment choisir le PER Individuel le mieux adapté à votre situation ?

    Préparer votre avenir

    Entrepreneur, qui d'autre que vous prépare votre avenir ? Chez Harmonie Mutuelle, nous vous proposons des solutions de financement de vos projets et de votre retraite adaptées à votre situation.

    Nos solutions

    • Epargne et Retraite

      Préparer votre retraite

    • Immobilier

      Financer vos projets

    • Epargne et Retraite

      Épargner pour votre avenir

    • Epargne et Retraite

      Bénéficier de l'épargne salariale

    • Prévoyance

      Anticiper une perte d'autonomie

    Nos conseils & avis
    d'experts

    • FICHE EXPERT

      L'assurance vie, un contrat d'épargne souple, rassurant et accessible à tous

      Qu'est-ce qu'une assurance vie ? Ce placement concerne-t-il tout le monde ? Quand faut-il souscrire ?

    Vos questions fréquentes

    Nos conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre écoute


    •  

      0 805 50 00 19

      (Service et appel gratuits)

    Panorama de la santé mentale des entrepreneur.euse.s

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le





    L’étude menée par WILLA et Harmonie Mutuelle, en partenariat avec l’institut de sondages CSA, sonne l'alarme sur la santé mentale des entrepreneurs en France. Elle contribue également à briser le silence autour de ce sujet souvent tabou, tout en proposant des solutions concrètes pour concilier réussite économique et bien-être personnel.



    Découvrir l'étude dans sa globalité

    L'entrepreunariat au bord du burnout

    L’étude met en lumière une situation alarmante concernant la santé mentale des entrepreneurs en France, un constat d’autant plus préoccupant que le nombre de créations d’entreprises ne cesse de croître, avec environ 25 000 nouvelles entreprises fondées chaque année. Les entrepreneurs doivent jongler avec une charge mentale excessive, une fatigue physique et émotionnelle accrue, ainsi qu’un sentiment de solitude, le tout amplifié par un équilibre souvent fragile entre vie professionnelle et personnelle.

    Ces difficultés, de plus en plus fréquentes, sont parfois perçues comme une norme par certains, qui acceptent cette fragilité mentale comme faisant partie du quotidien entrepreneurial. L'étude révèle également un manque préoccupant de préparation face au risque de burnout, auquel plus de quatre entrepreneurs sur dix se sentent exposés, en grande partie par manque d’information, de temps ou de ressources pour y faire face.

    La situation est particulièrement critique pour les entrepreneuses, chez qui la fatigue et la vulnérabilité psychologique sont encore plus marquées.

    Santé mentale des entrepreneurs : les chiffres préoccupants

    72% des fondateurs d'entreprise qualifient leur état physique et mental de "mauvais", et les femmes sont plus vulnérables que les hommes sur la question, ainsi 75% des femmes se disent physiquement et mentalement fatiguées contre un peu moins de deux tiers des hommes (64%).


    La charge mentale des entrepreneurs affecte aussi leur santé physique.
    Selon l’étude, 77 % des entrepreneurs se disent physiquement fatigués, un chiffre qui grimpe à 80 % chez les femmes contre 69 % chez les hommes, révélant une vulnérabilité plus marquée chez les entrepreneuses. Près de la moitié (46 %) des sondés lient cette fatigue à leur activité.

    Qu'est ce qui vous pèse le plus en tant que chef d'entreprise ?

    • infographie willa
    • "Il faut comprendre que ta to-do list ne sera jamais terminée. Tu auras beau travailler plus, il y aura toujours des tâches que tu n'auras pas faites. C’est le plus dur quand tu es entrepreneur : accepter que c’est davantage l'horaire qui détermine le moment où tu dois t’arrêter, et non pas ta to-do list. Elle est énorme et ne réduira jamais."

      Delphine Cochet 
      - CEO et cofondatrice de Ma Bonne fée -

    Un risque de burnout avéré



    Près de 88 % des entrepreneurs disent s'être déjà sentis émotionnellement épuisés par leur travail, et un quart d'entre eux ressentent cet épuisement chaque semaine. La fatigue ne s'arrête pas le soir : 84 % se sentent déjà fatigués dès le matin.


    La charge de travail est jugée excessive par 80 % des sondés, dont 25 % très régulièrement. Deux tiers des entrepreneurs admettent "craquer à cause du travail" au moins une fois par an, témoignant d'une souffrance généralisée face à une pression constante.

    Vers un "burnout de l'entrepreneur" généralisé ?

    38 % des entrepreneurs interrogés présentent une probabilité modérée ou élevée de faire un burnout
    des entrepreneurs interrogés présentent une probabilité modérée ou élevée de faire un burnout, d'après la méthode Maslach, un outil reconnu pour évaluer l'épuisement professionnel. Les femmes restent particulièrement vulnérables : 42 % d'entre elles déclarent avoir fait un burnout, contre 28 % des hommes.

    Le déni des entrepreneurs face à leur santé mentale

    Malgré cette situation alarmante, 65 % des entrepreneurs interrogés avouent ne s'être jamais informés sur la question de la charge mentale. Cela révèle un décalage inquiétant entre la gravité des symptômes ressentis et la recherche active de solutions.

    Cette situation est largement influencée par la culture entrepreneuriale elle-même, qui valorise la résilience et la surcharge de travail comme des éléments indispensables de la réussite.

    Des recommandations concrètes pour l'écosystème entrepreneurial

    • Structures d’accompagnement : intégrer la santé mentale dans les programmes d'accompagnement
    • Structures de financement : normaliser la discussion sur le sujet
    • Pouvoirs publics : subventionner l'accompagnement en santé mentale
    • Acteurs du système santé : développer l'accès à un accompagnement psychologique adapté
    • Entrepreneurs : adopter une approche proactive du bien-être

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus

    Artisan TNS : comment évaluer le risque professionnel ?

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Vous êtes artisans travailleurs non salariés (TNS) ? Votre activité repose sur vous-même. Si votre santé vous empêche de travailler, c'est tout votre équilibre professionnel qui se retrouve impacté. Pour maintenir votre santé et donc celle de votre entreprise, il est essentiel de vous prévenir des risques professionnels. Harmonie Mutuelle vous éclaire pour vous accompagner dans cette démarche.

    Comprendre l'évaluation des risques professionnels


    L'évaluation des risques professionnels : définition et enjeux

    Que vous soyez artisan, commerçant, de professions libérales ou autre, vous êtes un travailleur indépendant. En tant que travailleur indépendant, l'évaluation des risques professionnels est essentielle pour vous protéger vous et votre entreprise. Cette évaluation est une démarche qui vise à identifier, analyser et évaluer les risques auxquels vous pouvez être exposés dans votre environnement de travail. Cela comprend les dangers liés à vos conditions de travail, vos équipements, les produits chimiques utilisés si vous en manipulez, les tâches que vous effectuez...

    Les enjeux de cette évaluation sont multiples : prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles, protéger votre santé et celle de vos collaborateurs, y compris le conjoint collaborateur, améliorer les conditions de travail, garantir la conformité réglementaire, réduire les coûts liés aux accidents et améliorer la productivité.

    Elle permet également d'identifier les mesures de prévention appropriées pour éliminer ou réduire les risques ainsi que de mettre en place des actions de formation et d'information afin de vous sensibiliser.


    Les obligations légales en matière d'évaluation des risques professionnels

    Les dispositions du Code du travail relatives à la santé et à la sécurité au travail s'appliquent principalement aux employeurs et aux salariés. En ce qui concerne les travailleurs indépendants, il n'existe pas de législation spécifique dédiée en matière de prévention des risques liée à leur activité.

    Cependant, bien que les travailleurs indépendants ne soient pas directement visés par ces articles du Code du travail, ils sont encouragés à mettre en place des mesures de prévention des risques professionnels pour assurer leur propre sécurité et celle de leur activité. En d'autres termes, il leur est clairement conseillé de réaliser une évaluation des risques bien que celle-ci ne soit pas obligatoire.

    Les spécificités des artisans TNS en activité


    Les particularités des unités de travail des artisans TNS

    Lorsqu’un employeur réalise une évaluation des risques professionnels, différentes étapes préalables sont nécessaires comme la définition du champ d’intervention, appelé aussi “unités de travail”. Les unités de travail désignent les espaces, les lieux ou les environnements où les salariés exercent leur activité professionnelle. Ces unités varient en fonction de la nature de l'emploi, de l'organisation du travail, des équipements de travail, des tâches réalisées et du secteur d'activité. En somme, définir les unités de travail revient à découper virtuellement l'entreprise en plusieurs ensembles.

    Dans le cadre d’un artisan travailleur non salarié, le travail est par essence réalisé de manière indépendante. Cela veut dire que, par exemple, un artisan TNS en menuiserie va oeuvrer successivement dans différentes unités de travail, qui regroupées ensembles, constituent l'entièreté de son activité professionnelle indépendante. Le démarchage des clients, le déplacement pour réaliser le sourcing des matériaux, la conception, la réalisation avec des outils dangereux, l’empaquetage ou la livraison dans des postures parfois éprouvantes, l’administration et la comptabilité… Toutes ces étapes sont réalisées par une seule et même personne. Cette spécificité propre au travailleur non salarié démontre que les risques de son métier sont démultipliés.


    Comment mettre en place l'analyse des risques pour les artisans TNS

    Pour l'artisan, voici quelques étapes clés à suivre pour mettre en place l'analyse des risques professionnels :

    • Identifier les risques potentiels : passez en revue toutes les activités professionnelles que vous réalisez (unités de travail) et identifiez les risques auxquels vous pourriez être exposé. Cela peut inclure des risques physiques, chimiques, ergonomiques, psychosociaux...
    • Évaluer les risques : une fois les risques identifiés, évaluez leur gravité et leur probabilité d'occurrence. Cela vous permettra de prioriser les risques les plus critiques qui nécessitent une attention immédiate.
    • Analyser les causes : déterminez les causes sous-jacentes des risques identifiés. Cela peut inclure des facteurs tels que des conditions de travail inappropriées, le manque de formation, des équipements défectueux...
    • Mesures préventives : identifiez les mesures préventives appropriées pour réduire ou éliminer les risques. Cela peut inclure l'utilisation d'équipements de protection individuelle, l'adaptation des postes de travail, l'amélioration des procédures de travail, votre formation...
    • Mise en œuvre des mesures : mettez en place les mesures préventives définies dans votre analyse des risques. Essayez de vous y tenir, vous pourriez même être surpris par une amélioration de vos performances.
    • Suivi et évaluation : effectuez un suivi régulier pour évaluer l'efficacité des mesures préventives mises en place. Si nécessaire, ajustez vos mesures des évolutions de votre activité.

    Les conséquences d'une absence d'évaluation des risques professionnels


    Les impacts sur la santé des travailleurs

    Une absence d'évaluation des risques professionnels peut avoir des conséquences néfastes sur la santé des travailleurs indépendants ainsi que sur leur entreprise. Sans cette évaluation, ces travailleurs sont exposés sans le savoir à des dangers potentiels sur leur lieu de travail, tels que des accidents, des troubles musculo-squelettiques ou des maladies professionnelles.

    Pour cette raison, il est important d'anticiper d'éventuels aléas de santé qui pourraient survenir, liés ou non à leur activité professionnelle, en souscrivant un contrat de prévoyance qui permettra le maintien de leur revenu, en complément de la prise en charge du régime obligatoire.


    Les impacts financiers pour les travailleurs et leur protection sociale

    Si vous êtes travailleur indépendant, vous êtes affilié au régime général. À ce titre, vous versez chaque mois des cotisations sociales qui permettent de vous garantir une protection sociale en cas de maladie et notamment d’arrêt de travail. 

    A savoir : que votre arrêt de travail soit dû ou non à un accident lié au travail, le montant de vos indemnités journalières sera identique (contrairement aux salariés qui bénéficient d'indemnités spécifiques en cas d'accident de travail).

    C’est pourquoi il vous est vivement recommandé d’anticiper les risques liés à vos conditions de travail en souscrivant à une prévoyance entrepreneur. Chez Harmonie Mutuelle, le contrat Moduvéo Pro vous garantit le versement d’indemnités complémentaires en cas d’arrêt de travail, qu’il soit lié à un risque professionnel ou non. Cela vous permet de maintenir votre niveau de vie durant l’arrêt de votre activité pour mener à bien votre convalescence sans vous préoccuper de votre situation financière. Dans le cas où vous n’avez pas encore souscrit à une mutuelle, vous pouvez directement souscrire à un contrat combiné mutuelle santé et prévoyance entrepreneur, idéal pour une protection complète de votre santé et de votre entreprise en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Pourquoi l'évaluation des risques professionnels est essentielle pour les artisans TNS

    • Un artisan TNS ou n’importe quel autre travailleur indépendant voit son entreprise intimement liée à sa condition physique et psychique. La cessation d’une activité liée à une maladie professionnelle peut engendrer des conséquences néfastes et onéreuses pour l’entreprise et son économie.
    • Bien que l’évaluation des risques professionnels n’est pas obligatoire pour un travailleur non salarié, la mettre en place lui permettrait de visualiser les risques que son activité engendre et ainsi anticiper des maladies ou des accidents.
    • Souscrire un contrat prévoyance entrepreneur permet de maintenir son niveau de revenu en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou même de prévoir le versement d’un capital en cas de décès. Une solution essentielle pour prémunir l’entrepreneur ou sa famille des éventuelles conséquences financières liées aux risques professionnels de son activité.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus

    Améliorer sa politique salariale grâce à l’épargne salariale et retraite

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    L’actualité législative a été relativement calme durant l’été, dissolution de l’Assemblée Nationale oblige. Cependant, des décrets très attendus concernant la prime de partage de la valeur et l’épargne salariale sont tout de même parus début juillet.

    Quelles sont les principales nouveautés ? Comment cela va impacter les pratiques de rémunération de vos clients ? Nous vous proposons un focus sur ces thématiques qui pourraient intéresser vos clients au cours des discussions de pré-clôtures des comptes 2024.

    Prime de partage de la valeur : versement sur les supports d’épargne salariale, mode d’emploi

    Le régime de la prime de partage de la valeur a beaucoup évolué ces derniers mois : rappelons que jusqu’au 31 décembre 2023, cette prime était exonérée d’impôt sur le revenu, de CSG/CRDS et de cotisations sociales (salariales et patronales), pour tous les salariés gagnant moins de 3 fois le SMIC sur les 12 derniers mois qui précèdent le versement de la prime (soit environ 62 400 € à fin 2023). Cela en faisait donc un régime particulièrement attractif.

    Une limite toutefois était posée : l’exonération ne vaut que dans la limite de 3000 €/an et par salarié (voire 6000 € si l’entreprise a également un dispositif d’intéressement). Cela laisse donc une certaine marge de manœuvre à vos clients quand on sait que les montants moyens de PPV distribués sont inférieurs à 1000 euros.

    Depuis le 1er janvier 2024, le régime décrit n’est plus applicable qu’à deux conditions cumulatives :

    • la prime de partage de la valeur est versée dans une entreprise de moins de 50 salariés
    • elle bénéficie à des salariés gagnant moins de 3 fois le SMIC

    Ce régime dérogatoire a vocation à s’appliquer jusqu’à la fin de l’année 2026.

    Mais qu’en est-il pour les autres, les salariés gagnant plus de 3 fois le SMIC et/ou travaillant dans une entreprise de plus de 50 salariés ?

    Pour ces derniers, la prime est assujettie à CSG/CRDS et est exonérée de cotisations sociales dans les mêmes limites qu’indiquées précédemment (3000 euros ou 6000 euros si existence d’un accord d’intéressement).

    L’entreprise sera, quant à elle, exonérée totalement de contributions patronales si elle compte moins de 250 salariés. Au-delà, un forfait social de 20% sera applicable.

    Côté fiscal, la règle sera désormais celle de l’assujettissement à l’impôt sauf si les sommes sont épargnées sur un PEE ou un PERCOL.

    Comment faudra-t-il procéder pour laisser cette possibilité aux salariés concernés ?

    En pratique, toute entreprise qui distribue de la PPV à compter de 2024 devra remettre, à chaque salarié, une fiche (papier ou en version électronique) indiquant :

    • Le montant de la prime de partage de la valeur versée ;
    • La retenue éventuellement opérée au titre de la CSG/CRDS ;
    • La possibilité d’affecter cette somme à un plan d’épargne entreprise (PEE ou PERCOL) ;
    • Le délai dont le salarié dispose pour effectuer la demande d’affectation (15 jours)
    • En cas d’investissement sur un PEE/PERCOL, elle devra également fournir des informations sur le délai de blocage et les conditions de déblocage ou de transfert anticipé de ces sommes.

    Ainsi, la prime de partage de la valeur s’avère toujours très avantageuse pour les TPE / PME pour deux raisons principalement :

    • À l’instar de l’intéressement, elle bénéficie d’un régime social extrêmement favorable (aucune contribution patronale) Contrairement à l’intéressement elle peut être mise en place de manière très simple, par décision unilatérale de l’employeur, sans nécessité de définir une formule de calcul. Il faudra tout de même veiller à définir les critères objectifs justifiant la distribution de montants différents aux salariés.

    Cependant, pour optimiser son intérêt, notamment sur le plan fiscal, elle devra être couplée avec la mise en place d’un PEE et/ou d’un PERCOL. C’est déjà le cas dans toutes les PME de plus de 50 salariés et pour les entreprises comptant des salariés gagnant plus de 3 fois le SMIC.

    Ce sera le cas pour les autres à compter du 1er janvier 2027. Alors autant anticiper !

    Plan d’épargne entreprise : un support toujours plus attractif pour les salariés

    Depuis début juillet, de nouvelles règles sont entrées en vigueur, l'occasion de faire un point sur les modalités d’alimentation et les cas de déblocage anticipé du plan d'épargne entreprise (PEE), résumés dans l’infographie suivante :

    Infographie PEE

    Désormais, le PEE peut être alimenté par :

    • une prime de participation
    • une prime d'intéressement
    • une prime de partage de la valeur (c'est la nouveauté)
    • de l'abondement de la part de l'entreprise

    Dans tous ces cas, les sommes versées sur le PEE sont exonérées d’impôt sur le revenu (dans la limite de certains plafonds).

     Attention toutefois, cette exonération ne concerne pas les plus-values potentielles réalisées grâce aux placements financiers de ces sommes.

    D'autres cas d'alimentation sont possibles mais ils ne bénéficient pas d'exonération fiscale :

    • Versements volontaires des salariés : ces sommes ne sont pas déductibles de l'impôt sur le revenu
    • Transfert de droits du CET : les droits provenant de sommes épargnées sur un CET sont imposables au moment de leur transfert car elles sont considérées comme un versement volontaire
    • Transfert des droits d'un autre plan d'épargne entreprise : l'exonération d'impôt est déjà effective (si c'est justifié) lors du versement initial des sommes sur le premier plan d'épargne entreprise.

    Les sommes versées sur le PEE sont, par principe, bloquées pendant un minimum de 5 ans.

    Cependant, de nombreux cas de déblocage anticipé existent.

    Depuis début juillet, 3 nouveaux cas ont été ajoutés à la liste :

    • Rénovation énergétique de la résidence principale : travaux de toiture, fenêtres, murs extérieurs, appareil de chauffage et d'eau chaude sanitaire qui permettent d'améliorer l'isolation ou la performance thermique... 
    • Activité de proche aidant : la personne "aidée" peut être le conjoint, un enfant, un parent, un ascendant ou un descendant au sens large, un collatéral ou une personne âgée avec laquelle l'aidant réside ou avec qui il entretient des liens étroits et stables 
    • Achat d'un véhicule électrique ou hydrogène : Cela concerne autant les voitures, scooters, motos que les vélos (à condition que ces derniers soient achetés neufs) 

    Attention, il existe un délai maximum de 6 mois pour demander le déblocage anticipé dans les cas de rénovation énergétique de la résidence principale et de l'achat d'un véhicule électrique/hydrogène (à partir de la réalisation de la dépense).

    En revanche, aucun délai n’est imposé pour le déblocage lié à l'activité de proche aidant.

    Avec ces nouvelles règles, les salariés de vos clients auront un intérêt supplémentaire à affecter les sommes sur le PEE.

    En effet, si cela pouvait paraître contraignant de bloquer leur argent durant 5 ans pour bénéficier de l’avantage fiscal associé, les cas de déblocage anticipés sont désormais tellement larges qu’il ne faut plus hésiter à franchir le pas.

    Pour les y encourager, il est important de présenter le PEE véritablement comme une épargne moyen terme qui peut être débloquée pour la réalisation de certains projets d’ampleur ou faire face à des imprévus, limitativement prévus par les textes de loi.

    Plan d’épargne retraite collectif (PERCOL) : comment mieux communiquer sur son intérêt à long terme ?

    Alors que 80% des français estiment qu’il est utile d’épargner en vue de sa retraite pour compléter les pensions des régimes obligatoires (sondage IFOP), le PERCOL peine encore à séduire. Selon les dernières données publiées par la DARES en 2024, seuls 30,6% des salariés ont accès à ce dispositif.

    Ce chiffre tombe même à 6,8% dans les entreprises comptant entre 11 et 49 salariés. Alors, pour inciter davantage vos clients à ouvrir ce type de plan, il peut être opportun de communiquer plus sur ses avantages à long terme, exemple chiffré à la clé.

    Pour ce faire, il pourrait être pertinent de démontrer l’intérêt de placer, sur du long terme, une prime de partage de la valeur (ou d’intéressement / participation).

    Illustration : Prenons l’exemple d’un salarié qui perçoit une prime de partage de la valeur de 1000 euros nette de CSG/CRDS chaque année pendant 30 ans (on se place ici dans le cas où la PPV est par principe imposable, ce qui sera le cas pour toutes les entreprises à horizon 2027)

    Infographie épargne salariale sur PERCOL

    Commentaires 

    Option 1️⃣ : il décide de percevoir directement cette prime dans sa poche au moment de sa distribution. Dans ce cas, il devra payer de l'impôt sur le revenu sur cette prime (disons 11% pour l’exemple en simplifiant le calcul de l’IR sans prendre en compte l’impact de la décote et de l’abattement pour frais professionnels). Après 30 ans, il aura encaissé 26 700 euros de prime de partage de la valeur nette d’impôt.

    Option 2️⃣ : il décide de verser ses primes de partage de la valeur sur son PERCOL chaque année. La performance moyenne des FCPE sur lesquels l’argent est placé est de 3% dans notre exemple (à euro constant).

    Combien cela fera-t-il à l’arrivée ? 45 734 euros. Soit 71% de plus que l’option 1 ! Évidemment l’argent perçu en direct pourrait également être placé, ce qui modifierait les résultats. L’idée est donc également de démontrer l’intérêt d’épargner à long terme au lieu de “consommer” ce complément.

    L’important est ensuite d’insister sur ce qui fonde le résultat. Grâce à cette affectation sur le PERCOL, le salarié bénéficie : 

    • d’une exonération totale d’impôt sur les primes de partage de la valeur
    • des intérêts de ses placements (même s’ils ne sont pas garantis) année après année (ces derniers seront assujettis à prélèvements sociaux au taux de 17,2% et impôt sur le revenu s’ils ne sont pas réinvestis dans le plan)

    Finalement, le gain à long terme peut s’avérer vraiment très important. Il le sera d’autant plus si le taux marginal d'imposition du salarié est élevé.

    NB : le cas présenté est celui d’une sortie du PERCOL sous forme de capital mais une conversion en rente est aussi possible (avec un régime fiscal différent).

    Conclusion

    Les dispositifs d’épargne salariale et retraite connaissent depuis quelques années des évolutions significatives. Partenaires sociaux et législateur souhaitent les rendre accessibles auprès du plus grand nombre.

    Si les TPE/PME semblent en retard, les choses pourraient rapidement changer sous l’impulsion de la loi relative au partage de la valeur de novembre 2023.

    Les cabinets d’expertise comptable joueront, à n’en pas douter, un rôle clé dans cette évolution.

    Aussi, pour vous aider à accompagner au mieux vos clients sur ces sujets, vous pouvez compter sur les équipes d’Harmonie Mutuelle.

    D’ailleurs, pour aider encore davantage les entreprises à arbitrer quant au dispositif de partage de la valeur le plus pertinent pour elles, nous mettons à leur disposition un simulateur. Testez-le !

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Prime de partage de la valeur : une législation toujours plus favorable aux entreprises de moins de 50 salariés

      Le succès de la Prime de Partage de la Valeur (PPV) ne se dément pas depuis août 2022 : les entreprises du secteur privé ont ainsi versé plus de 5,2 milliards d’euros de PPV en 2023, après en avoir versé 4,5 milliards l’année précédente. La moyenne des primes perçues par les salariés s’élevait, quant à elle, à 790 euros au 4ème trimestre 2023, selon les données recensées par l’URSSAF.

      Découvrez dans cet article, tout ce qu'il faut savoir lorsqu'on est entrepreneur et dirigeants de TPE au sujet de la prime de partage de la valeur.

       

    • Intéressement et participation : des dispositifs attractifs pour les TPE / PME ?

      Attirer et fidéliser les salariés : voilà un défi auquel toutes les entreprises sont confrontées. Cependant, TPE et PME sont souvent moins bien armées pour faire face à ces enjeux puisqu’elles ne disposent que rarement des compétences d’experts en interne.

      Il n’existe cependant pas de fatalité. Pour améliorer l'attractivité de votre entreprise, vous devez travailler sur les conditions de travail, l'image et votre politique salariale. Mais parler salaire, ce n’est pas raisonner uniquement en salaire brut. Bien au contraire ! Plus que jamais, votre entreprise se doit de proposer des dispositifs de partage de la valeur afin d’améliorer la rémunération nette proposée à vos salariés.

       

    Prévoyance complémentaire : les apports du décret sur les catégories objectives

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Vous cherchez à mieux comprendre le décret du 31 juillet 2021 sur les catégories objectives ? Harmonie Mutuelle vous donne toutes les clés dans cet article.

    Que dit ce décret, publié au Journal Officiel du 31 juillet 2021 ?

    Lorsque l’employeur met en place un régime de retraite ou prévoyance complémentaire,

    il doit respecter certaines conditions afin de bénéficier d’exonérations de cotisations sociales.

    • Le régime mis en place doit couvrir l’ensemble des salariés de l’entreprise,
    • Si l’employeur met en place un régime différent, il doit constituer des « catégories objectives » de salariés. Les salariés d’une même catégorie seront alors couverts de manière identique.

    Entrée en vigueur et période transitoire

    Ce décret est entré en vigueur le 1er janvier 2022.

    S’agissant de la phase transitoire, le décret précise que les contributions des employeurs continuent de bénéficier de l'exclusion de l'assiette des cotisations de sécurité sociale (en application des articles R.242-1-1 et R.242-1-2) jusqu'au 31 décembre 2024, sous réserve qu’aucune modification des accords, conventions ou décisions unilatérales de l’employeur relative au champ des bénéficiaires des garanties n’intervienne avant cette même date.

    Qu’est-ce qu’une « catégorie objective » ?

    Une « catégorie objective » se définit en fonction de 5 critères (associés ou non) inscrits dans la loi :

    1. l’appartenance aux catégories de cadres et non-cadres,
    2. le niveau de rémunération,
    3. les classifications professionnelles des conventions collectives,
    4. le niveau de responsabilité,
    5. l’appartenance aux catégories par rapport aux usages de la profession.

    Appartenance aux catégories cadres et non-cadres

    Elle est très souvent utilisée par les employeurs… mais problème : la catégorie définie selon l’appartenance aux catégories de cadres et de non-cadres se faisait par référence aux définitions de articles 4, 4 bis et 36 de l’annexe I de la convention collective nationale (CCN) AGIRC du 14 mars 1947, devenue caduque à la suite de la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO en 2019.

    Au 31 décembre 2024 (fin de la période transitoire issue du décret du 31 juillet 2021), l’appartenance aux catégories de "cadres" et de "non-cadres" peut être définie, soit par référence aux articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, soit par référence à un accord interprofessionnel ou professionnel ou de convention de branche pour l’assimilation de certains salariés à la catégorie des cadres, à condition que cet accord ou convention ait été agréé par la commission paritaire de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC).

    A défaut d'agrément APEC obtenu par la branche professionnelle, les éventuels salariés relevant de l'ex article 36 de la CCN de 1947 doivent être rattachés aux salariés "non cadres" au 1er janvier 2025.

    A noter que les libellés "cadres" et "non cadres" sans autre précision sont autorisés par le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale (doctrine opposable aux URSSAF) en vigueur depuis le 1er septembre 2022, sous réserve que la catégorie "cadres" ne vise que les salariés relevant de l'article 2.1 de l'ANI de 2017.

    Critère de la rémunération

    Le critère objectif de la rémunération est également modifié.

    Ce seuil de rémunération doit dorénavant être fixé en fonction du plafond de la sécurité sociale.

    Avec un seuil de rémunération égal à ce plafond ou à 2, 3, 4 ou 8 fois ce plafond, sans que puisse être constituée une catégorie regroupant les seuls salariés dont la rémunération annuelle excède huit fois ce plafond.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

    • Comprendre la prévoyance collective

      Vous êtes dirigeant et la protection de vos salariés est une préoccupation majeure ? Protégez vos collaborateurs et leur famille des aléas de la vie avec un contrat prévoyance : un régime de protection sociale mis en place au sein de l' entreprise (TPE-PME) qui complète les prestations du régime obligatoire de la Sécurité sociale.

    Arrêt de travail TNS : comment vous prémunir d’une baisse de vos revenus ?

    2 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Harmonie Mutuelle vous explique tout sur l'arrêt maladie du travailleur indépendant.

    Comprendre l’arrêt de travail pour les travailleurs non salariés


    Qu’est-ce qu’un arrêt de travail pour un travailleur indépendant ?


    Au même titre qu’un salarié, un travailleur non salarié TNS a le droit de bénéficier d’indemnités journalières durant un arrêt de travail. Ces indemnités journalières correspondent alors à 1/730ème de son RAAM (revenu d’activité annuel moyen) des 3 dernières années, plafonné à 63,52 € en 2024.


    Quels sont les cas d’arrêt maladie pris en charge par l’Assurance maladie ?

    Tous les arrêts maladie sont pris en charge par l'Assurance maladie. Si un travailleur indépendant en arrêt maladie souhaite percevoir des indemnités journalières, il doit obligatoirement justifier d’une affiliation d’au moins 12 mois à la Sécurité Sociale des indépendants. De plus, seuls les arrêts maladie de plus de 7 jours seront pris en charge par l’Assurance Maladie.

    Pour les arrêts maladie de plus de 90 jours des professions libérales, la prise en charge des indemnités journalières dépend de la caisse d’affiliation. Certaines caisses de prévoyance prennent la relève avec la caisse primaire d’Assurance maladie. Il convient donc de se renseigner auprès de sa CPAM pour avoir plus d’informations.


    Comment faire pour percevoir des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ?

    En plus de devoir justifier d’une affiliation à la Sécurité Sociale des indépendants ou à la CPAM et aux caisses des prévoyance en fonction des professions, le travailleur non salarié en arrêt maladie devra transmettre l’arrêt de travail signé par son médecin traitant dans les 48h à sa caisse maladie.

    Le contrat de prévoyance pour entrepreneur


    Qu’est-ce qu’un contrat de prévoyance ?


    Un contrat de prévoyance entrepreneur est une assurance capable de sécuriser les entrepreneurs des aléas de la vie qui pourraient avoir un impact sur leur entreprise et leur famille. C’est un complément indispensable qui permet de garantir le maintien des revenus en cas d’arrêt de travail ou d'invalidité, et qui sécurise financièrement votre famille en cas de décès. Si vous souhaitez aussi souscrire à une mutuelle complémentaire, une solution couplée mutuelle et prévoyance santé pour entrepreneur peut être une meilleure option. Ce contrat vous protège vous et votre entreprise pour vous permettre de travailler sereinement.

    Comment fonctionne-t-il ?

    Contrairement aux salariés, les dirigeants d'entreprise bénéficient d'une protection sociale limitée. Cela signifie qu'ils doivent être proactifs pour anticiper les risques de maladies, d'accidents, d'incapacité de travail et de décès, qui pourraient entraîner une baisse ou une perte de revenus. Comme une assurance, l’assuré verse des cotisations mensuelles qui lui permettent d’être protégé lorsqu’un incident se réalise.

    Quels sont les avantages et les limites de ce type de contrat ?

    Accident, maladie... nul n’est à l’abri d’un arrêt de travail ou même d’un décès. La prévoyance est donc une complémentaire idéale pour se protéger des aléas de la vie et garantir le maintien de ses revenus en cas d'arrêt de travail, c'est-à-dire lorsqu'un travailleur non salarié (TNS) ne peut continuer de travailler pour raisons médicales.

    Vous avez la possibilité de composer vos garanties en fonction de vos revenus et de vos besoins. Aucune limite n’existe pour se prémunir des risques futurs.


    Être rappelé par un conseiller

    Témoignage d'entrepreneuse : pourquoi se couvrir avec une prévoyance ?

    Manon Maurice, restauratrice et gérante de La Foll’Assiette aux Sables-d’Olonne, vous partage son expérience et explique en quoi la prévoyance est un élément crucial dans la gestion de son entreprise. Un récit poignant qui met en lumière les défis qu’elle a rencontrés et comment une couverture adaptée peut aider à surmonter les aléas de la vie et sécuriser votre entreprise.

    Durée de visionnage : 02:38

    Les délais de carence et les durées d’indemnisation


    Qu’est-ce que le délai de carence ?

    Lors d’un arrêt maladie un délai de carence de 3 jours est imposé. Cela signifie que le travailleur indépendant en arrêt de travail ne pourra percevoir ses indemnités journalières qu’à partir du 4ème jour de son arrêt maladie.

    Comment fonctionne-t-il pour les travailleurs indépendants ?

    Les travailleurs indépendants affiliés à la CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales) tout comme les travailleurs indépendants affiliés au régime général de la Sécurité Sociale des Indépendants peuvent bénéficier d’indemnités journalières lors d’un arrêt de travail.

    Le délai de carence est de 3 jours à compter de la date de l’arrêt de travail.

    Combien de temps peut-on percevoir des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ?

    La durée maximale de versement des indemnités journalières maladie aux indépendants est de 360 indemnités, sur une période glissante de 3 années au titre d’une ou de plusieurs maladies. 

    La perte de revenus en cas d’arrêt de travail


    Quelles sont les démarches à suivre pour percevoir des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ?


    Tout commence par le médecin traitant. S’il estime qu’un arrêt de travail est nécessaire, il remettra au travailleur non salarié une prescription d'arrêt de travail que ce dernier devra obligatoirement transmettre sous 48h à sa Caisse Primaire d’Assurance Maladie ou à la Sécurité Sociale des Indépendants (en fonction de la caisse dont il dépend). Certains médecins réalisent cette prescription en ligne, dans ce cas, l’indépendant n’aura rien à faire, sa caisse d’Assurance Maladie sera en mesure de mettre en place son indemnisation journalière.

    Comment se faire aider pour compenser la perte de revenus en cas d’arrêt de travail de longue durée ?

    Il est vrai que lors d’un arrêt de travail de longue durée, les indemnités journalières versées par la CPAM ou SSI ne permettent pas de maintenir son niveau de vie. C’est pourquoi des contrats de prévoyance existent afin d’aider l’entrepreneur à maintenir ses revenus.

    Par exemple, la solution Moduvéo Pro est une prévoyance professionnelle assurant une couverture complémentaire au régime obligatoire, ce qui permet de protéger l’entrepreneur et son entreprise des risques et des conséquences liés à un arrêt de travail.

    Quelles sont les autres solutions pour compenser la perte de revenus en cas d’arrêt de travail de longue durée ?

    Dans le cas d’un arrêt de travail survenu suite à une maladie d’affection longue durée ou d’un accident réduisant la capacité de travail, une pension d’invalidité peut être envisagée. La demande peut être faite par l’assurée ou sa caisse d’Assurance maladie.

    Les obligations à respecter en cas d’arrêt de travail


    Quelles sont les obligations du travailleur indépendant en cas d’arrêt de travail ?

    Un travailleur indépendant en arrêt de travail est soumis à des obligations. Le médecin traitant à l’origine de l’arrêt de travail doit indiquer sur l’avis d'arrêt de travail si le travailleur indépendant est autorisé ou non à quitter son domicile durant son arrêt de travail pour maladie ou accident.

    Comme avec les salariés, la CPAM peut contrôler que le travailleur indépendant en arrêt de travail est bien présent chez lui pendant toute la durée de l’arrêt, y compris les samedis, dimanches et jours fériés.

    Quel est le rôle du médecin traitant dans ce processus ?

    Le médecin traitant est habilité à établir un avis d’arrêt de travail et évaluer la durée nécessaire à l'arrêt de travail. Il devra alors remettre au travailleur indépendant l’avis d’arrêt de travail par papier ou le transmettre directement à la caisse d’Assurance maladie par internet.

    Comment fonctionne le suivi médical et administratif en cas d’arrêt de travail ?

    Durant un arrêt de travail, le travailleur indépendant a le droit de bénéficier de soins en dehors de chez lui. Ce suivi médical est nécessaire pour améliorer la condition du travailleur mais aussi s’assurer d’un bon rétablissement.

    Si le médecin traitant décide de prolonger l’arrêt de travail initial, le travailleur indépendant devra de nouveau transmettre l’avis d’arrêt à sa caisse d’Assurance maladie.

    Durant toute la durée de son arrêt, le travailleur indépendant a la possibilité de suivre la gestion administrative de sa situation à partir de son espace personnel Ameli.


    Être rappelé par un conseiller

    Arrêt de travail pour un TNS : ce qu’il faut retenir


    Synthèse des principales informations à retenir

    • L’arrêt de travail doit être envoyé à la caisse d’Assurance maladie dans les 48h après sa signature.
    • Le versement des indemnités journalières est soumis à conditions.
    • Le montant des indemnités journalières est calculé en fonction du revenu d’activité annuel moyen 3 jours de période de carence sont à anticiper. La durée d’indemnisation est plafonnée à hauteur de 360 jours d'indemnisation sur une période de 3 ans, et plafonnée à 1095 jours en cas d’affection longue durée.
    • Même obligations qu’un salarié concernant le confinement à domicile.
    • Possibilité de percevoir une pension d’invalidité dans le cas d’un arrêt maladie d’affection longue durée

    Conseils pratiques pour prévenir une baisse de revenus en cas d’arrêt de travail

    Lorsque l’on est travailleur indépendant, un arrêt de travail est synonyme de cessation d’activité. Souscrire à un contrat de prévoyance entrepreneur permet de maintenir ses revenus en cas d’arrêt maladie mais aussi de se prémunir en cas d'invalidité. De plus, la prévoyance complémentaire est une garantie qui sécurise financièrement votre famille en cas de décès. En conclusion, si vous êtes indépendant, la prévoyance est un véritable filet de sécurité pour vous et votre entreprise.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?
      + En savoir plus

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

      + En savoir plus
    • Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?

      Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?
      + En savoir plus

      Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?

      Compléter son régime obligatoire avec une mutuelle complémentaire c’est protéger sa santé et faire des économies.

      + En savoir plus

    Nassim Yahouni, chargé d'affaires chez Harmonie Mutuelle nous éclaire sur la situation des entrepreneurs en cas d'arrêt de travail, incapacité ou invalidité, et décès.

    arnaud.merand Nassim Yahouni
    Entrepreneurs
    Prévoyance
    2
    Durée de visionnage : 01:51

    Votre conseiller Harmonie Mutuelle vous accompagne et vous conseille pour sécuriser vos revenus et ceux de votre famille

    • Il s’appuie pour cela sur Moduvéo pro, un contrat qui s’adapte à votre activité et vous offre un ensemble de garanties en cas :

      • d’incapacité de travail,
      • de perte totale et irréversible d’autonomie,
      • de maladies graves et de décès.
    • Simple à souscrire (le questionnaire médical est allégé), Moduveo Pro est une solution modulable intégrant :

      • Des garanties d’assistance.
      • Et une couverture de vos frais professionnels.
    • Vous êtes intéressé par cette solution ?


      Les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.



    arnaud.merand Nassim Yahouni

    Invalidité d’un salarié : compenser sa perte de revenus

    1 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Si l’un de vos collaborateurs se trouve dans l’incapacité de poursuivre son activité professionnelle, il peut percevoir une pension d’invalidité par la Sécurité sociale, souvent trop faible. Parce que protéger vos salariés, c'est aussi les aider à maintenir leur niveau de vie, Harmonie Mutuelle vous accompagne et complète leur couverture.

    Le régime de base couvre partiellement la perte de revenu

    Après un accident ou une maladie invalidante d’origine non professionnelle, votre salarié peut percevoir une pension d’invalidité qui se calcule en fonction du revenu annuel moyen (RAAM), à partir des dix meilleures années de son activité et dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale (41 132 € en 2024). Son montant dépend de la catégorie d’invalidité (au nombre de trois) attribuée par le médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie.

    les 3 catégories d’invalidité

    • Catégorie 1 :

      Incapacité partielle

      Le montant de la pension sera égal à 30 % du RAAM : au minimum 293,96 € et au maximum 1 028,40 € au 1er janvier 2021. 

    • Catégorie 2 :

      Invalidité totale et définitive

      Le montant de la pension sera égal à 50 % du RAAM : au minimum 293,96 € et au maximum 1 714 €.

    • Catégorie 3 :

      Invalidité totale et définitive et besoin d’une tierce personne

      Au montant de la pension de catégorie 2 s’ajoute une majoration pour tierce personne de 1 125,29 €.

    Une solution sur mesure
    pour accompagner les besoins de votre entreprise


    En cas d’arrêt de travail ou de décès de l’un de vos salariés, le contrat Prévoyance Collective TPE-PME d’Harmonie Mutuelle :


    • Complète les prestations du régime de base de la Sécurité sociale.
    • S’adapte aux besoins réels de vos salariés, aussi bien pour vos salariés-cadres que non-cadres.

    Les garanties de prévoyance s’adressent à tous vos collaborateurs, sans discrimination d’âge, de revenu ou d’état de santé. De plus, c’est vous qui décidez du niveau de garanties et des options complémentaires.


    Votre TPE est-elle suffisamment attractive pour recruter et fidéliser vos salariés ?

    - Répondez à quelques questions en 5 minutes

    - Visualisez immédiatement votre niveau d’attractivité

    - Recevez gratuitement par mail l’analyse détaillée de la situation de votre entreprise et nos conseils pratiques.

    Diagnostic attractivité employeur

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Comprendre la prévoyance collective

      Vous êtes dirigeant et la protection de vos salariés est une préoccupation majeure ? Protégez vos collaborateurs et leur famille des aléas de la vie avec un contrat prévoyance : un régime de protection sociale mis en place au sein de l' entreprise (TPE-PME) qui complète les prestations du régime obligatoire de la Sécurité sociale.

    • Décès d’un salarié : protéger l’avenir de ses proches

      En cas de décès d’un collaborateur, ses proches bénéficient des prestations de base de la Sécurité sociale. En tant qu’employeur, vous pouvez décider de leur offrir une protection supplémentaire avec une assurance complémentaire sur le risque décès. Harmonie Mutuelle vous accompagne, vous, vos salariés et leurs proches, dans cette épreuve.