Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

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Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Attention aux mauvaises surprises.

Idée reçue N°1

Pas besoin d’une assurance en plus, je ne m’arrête pas quand je suis malade.

 

C’est vrai, de nombreux entrepreneurs indépendants continuent leur activité lorsqu’ils sont souffrants. Toutefois, dans certaines situations, la poursuite de l’activité est impossible, comme dans le cas d’une fracture ou d’un grave problème de dos.

Les chiffres démontrent ainsi qu’au cours de leur carrière, les entrepreneurs indépendants s’arrêtent moins souvent mais plus longtemps, car ils sont victimes de pathologies plus lourdes.

 

Avec votre activité éprouvante, êtes-vous vraiment sûr de ne jamais devoir vous arrêter ?

Idée reçue N°2

  • Si je dois vraiment m’arrêter, je pourrai me débrouiller avec le « demi-salaire » versé par la Sécurité sociale.

     

    Si vous êtes artisan, commerçant ou dirigeant d’une entreprise industrielle, affiliés à la branche du régime générale de l’Assurance-Maladie dédiée aux indépendants, vous pouvez effectivement compter sur des indemnités équivalant à 50% de votre revenu déclaré. Mais attention, pour percevoir cette indemnité, vous devez être affilié depuis 1 an. Cette indemnité journalière est calculée sur la base de votre revenu moyen des 3 dernières années. Important : elle est plafonnée à 56,35 € par jour en 2020.

    Notez également que pour les professions libérales la plupart des caisses ne versent aucune indemnité en cas d’arrêt de travail.

    Sous réserve du respect des conditions d’attribution prévues par la réglementation en vigueur, le travailleur indépendant peut percevoir une pension pour incapacité partielle d’exercer son métier ou pour invalidité totale. L’indemnisation se situera entre 30 % et 50 % de votre revenu annuel selon qu’il s’agit d’une incapacité partielle ou d’une invalidité totale.

     

    Êtes-vous sûr qu’un peu plus de 1 100 euros par mois (dans le meilleur des cas) seront suffisants pour faire face à vos charges personnelles (dépenses du quotidien, crédit immo) mais aussi aux charges fixes de votre activité ( crédit véhicule, loyer de votre local) ?

Idée reçue N°3

 

Les indemnités de la Sécurité Sociale sont versées rapidement.

 

Le versement de l’indemnité journalière ne commence que le 4è jour de la constatation de l’incapacité de travail en cas d’accident ou de maladie, lorsque l’assuré a un arrêt de travail de plus de 7 jours. En cas d’arrêt inférieur ou égal à 7 jours, le délai de carence est de 7 jours. Pour certaines professions libérales, quand elles ont droit à cette indemnisation, ce délai de carence peut atteindre 90 jours.

Idée reçue N°4

 

Le plus important, c’est d’avoir une bonne mutuelle santé.

 

Bien entendu, une couverture santé performante est indispensable. Mais, il est important de réfléchir à votre budget Santé-Prévoyance de façon globale. Si vous êtes jeune, sans problème de santé particulier, il est ainsi préférable de reporter une partie de votre budget santé sur votre protection face à un arrêt de travail. Vous risquez probablement plus de vous casser une jambe que de devenir subitement myope. Avec des conséquences financières également beaucoup plus lourdes.

Idée reçue N°5

  • Si je décède, ma famille touchera des aides de l’État.

     

    Le montant du capital décès n’est que de 20 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 8 227,20 € en 2020. Les enfants de moins de 16 ans peuvent également bénéficier d’un capital pour orphelin égal à 5 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 2 056,80 € en 2020.

    Des sommes qui permettront de faire face dans un premier temps mais ne permettront pas de subvenir aux besoins financiers de votre famille sur le long terme, en particulier si vos enfants désirent suivre des études.

Une solution complémentaire pour compléter votre revenu en cas d'arrêt de travail

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