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    Partons à la rencontre d'entrepreneurs sportifs

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    Mis à jour le


    Claudia et Charlie ont gagné leur dossard pour l'Harmonie Mutuelle Semi de Paris il y a quelques mois.

    On les retrouve sur la ligne de départ, prêts à relever le défi !

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    Durée de visionnage : 3:23

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    Sport en entreprise : comment font nos voisins européens ?

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    Être un #EntrepreneurSportif ne se limite pas à une activité après le travail : c’est un facteur essentiel de bien-être et d’efficacité. Alors que la France a fait de la pratique d’une activité physique sa Grande cause nationale 2024, découvrons ensemble quelques politiques et pratiques à travers l'Europe, au bénéfice des salariés, et comment vous pouvez vous en inspirer, en tant qu’entrepreneur. 

    Sommaire

    Les scandinaves, précurseurs du bien-être au travail


    L’Europe est un patchwork de cultures. Chaque pays a sa propre vision de l'équilibre entre travail et bien-être. Les pays scandinaves sont précurseurs en la matière. Le sport y est, de longue date, considéré comme un investissement dans le capital humain et la productivité. Pour les entreprises suédoises, danoises et finlandaises, l’intégration de l’exercice physique pendant les heures de travail est la norme, avec des infrastructures dédiées et des incitations financières.
     

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Description générée automatiquement En Suède, saluée comme le pays le plus sportif d’Europe par la Commission Européenne, les entreprises ont intégré le sport dans leur routine quotidienne. Certaines l’ont même rendu obligatoire, avec des résultats positifs et mesurables sur le bien-être et la cohésion des équipes.


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Description générée automatiquement En Finlande, l’engagement des employeurs se traduit par un investissement moyen de 200 euros par employé et par an pour des activités physiques : peut-être un exemple à suivre en tant que chef d’entreprise ?

    Une vision stratégique


    En Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni, la promotion de la santé au travail prend une forme très structurée, avec de solides programmes soutenus par les institutions.


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Description générée automatiquement En Allemagne, la loi « Gesundheit und Arbeit » (santé et travail) a démontré l'importance de l'activité physique au travail pour améliorer la santé des employés. Les employeurs en retirent des bénéfices tangibles : avantages fiscaux parce qu’ils mettent en place des solutions pour prendre soin de leurs salariés, réduction de l’absentéisme et hausse de la productivité à long terme.

      



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Description générée automatiquement En Autriche, les « Betriebssport », ou sports d'entreprise, font partie intégrante du quotidien. Ils visent à réduire le stress et à prévenir les maladies liées au travail. En 2022, l’Institut d’études avancées autrichien estimait que les entreprises du pays pourraient économiser 241 millions d'euros par an en congés de maladie, grâce aux programmes de promotion de la santé des entreprises.



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Description générée automatiquement  Le Royaume-Uni, de son côté, mise sur la flexibilité et l'encouragement, avec des initiatives gouvernementales comme le « Cycle to Work » qui promeut les trajets en vélo et des aides pour l'accès aux équipements sportifs.



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Description générée automatiquement  Au Danemark, 95 % des entreprises sont équipées de bureaux assis-debout réglables en hauteur : une loi les y oblige dès lors que les salariés en font la demande.

      


      


    Dans ces pays, le sport en entreprise n'est plus seulement une activité, il devient une véritable stratégie du bien-être. Offrir un large éventail d'activités sportives à ses salariés revient à investir dans leur productivité, à réduire l’absentéisme, à améliorer leur bien-être général. Et ce qui vaut pour les salariés d’une entreprise vaut bien sûr, également, pour son dirigeant. 

    Que puis-je faire en tant qu’entrepreneur ?


    Quelles leçons tirer de ces pratiques pour vous, entrepreneur, en France ? Voici quelques idées qui vous permettront de partager cet engagement pour vous et avec votre équipe :

    • Organisez des sessions d'exercices collectives, telles que des cours de fitness ou des défis sportifs, pour renforcer l'esprit d'équipe.
    • Collaborez avec des salles de sport locales pour offrir des abonnements de groupe, une démarche abordable même pour les petites entreprises.
    • Intégrez le vélo ou la marche dans la culture de votre entreprise en encourageant ces modes de transport actifs, et non plus seulement comme alternatives écologiques.
    • Adoptez des bureaux réglables pour encourager les employés à alterner entre les postures assises et debout, ce qui favorise une dynamique de travail plus active.

    Pérenniser sa santé pour pérenniser son entreprise


    Les entrepreneurs européens perçoivent de plus en plus le sport en entreprise comme un investissement dans le capital humain. Cette conviction, que nous partageons fortement chez Harmonie Mutuelle, se traduit par une meilleure santé globale, une diminution de l'absentéisme et une amélioration de la productivité.


    Prenez exemple sur vos voisins européens et faites du sport un pilier de votre culture d'entreprise, et de votre quotidien. Veillez bien, cela dit, à développer des stratégies adaptées à votre activité et à vos ressources.


    Dans tous les cas, généraliser ces modèles à l'ensemble des collaborateurs est aussi une façon de s'assurer que vous, en tant que dirigeant, adoptiez également ces bonnes pratiques. Un chef d'entreprise en bonne santé reste le pilier d'une entreprise prospère et pérenne. Cela crée un environnement où le bien-être personnel et professionnel se renforcent mutuellement, rendant l'adoption d'un mode de vie actif naturel et cohérent pour tous.

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    L'entrepreneuriat et le sport ont de nombreux points communs : détermination, discipline, esprit d'équipe. Ces compétences, souvent associées au domaine sportif, sont également la clé du succès pour les entrepreneurs. 

    Leçon n°1 : définir ses objectifs


    Un sportif de haut niveau et un entrepreneur se battent tous les deux pour être le meilleur possible, chacun dans son domaine. 15 fois champion de France, 4 fois champion d’Europe, n°1 mondial de 1992 à 1998, Guy Tisserant, pongiste handisport de talent, a connu les sommets dans sa discipline.

    Il est depuis 2004 à la tête d’un cabinet de conseil spécialisé dans l’emploi et la formation des travailleurs handicapés, il aime comparer la définition de ses objectifs d’athlète et l’atteinte de ses objectifs en tant qu’entrepreneur. 

    Tout comme il priorisait les compétitions sur lesquelles il ne fallait pas se louper, jeux olympiques ou championnats du monde, il priorise aujourd’hui les appels d’offre auxquels son entreprise se doit de répondre. Il gérait sa carrière sportive comme il mène sa carrière de chef d’entreprise. 

    Leçon n°2 : persévérer, persévérer, persévérer


    Dans une entreprise comme dans une carrière sportive, il y a des hauts et des bas. Avant d’impressionner la terre entière en 2010, avec un saut à roller sur rampe depuis le 1er étage de la Tour Eiffel, le triple champion du monde de la discipline Taïg Khris est tombé à 2000 reprises

    Lorsqu’une mauvaise chute de trop le contraint à mettre un terme à sa carrière en 2013, il cherche des investisseurs pour miser sur une idée de start-up spécialisée dans les télécoms

    Il lui faudra pitcher des dizaines de fois avant de lever les fonds nécessaires. Sa société est aujourd’hui un opérateur de télécommunications agrée dans plus de 20 pays. 

    Leçon n°3 : mental et résilience


    Sur le papier, cela paraît simple : pour surmonter les défis, il faut un mental à toute épreuve et être capable de se relever en cas d’échec. 

    Blessée à l’épaule en 2001, la joueuse de tennis Sarah Pitkowski doit mettre un terme à sa carrière, alors qu’elle est 29ème place du classement mondial et sixième joueuse française. 

    Aujourd’hui chef d’entreprise affirmée, à la tête d’une agence de relations presse reconnue, l’ex-joueuse n’a pas tout de suite été prise au sérieux. Elle a dû puiser dans sa capacité à résister au stress des compétitions pour convaincre et conserver ses moyens face aux clients potentiels qui ne croyaient pas en elle. 

    La preuve par l'exemple


    Ces histoires font la preuve que l'exercice physique et la discipline sportive sont des fondements solides pour réussir en tant qu’entrepreneurs. Intégrer l'exercice physique dans votre routine quotidienne est non seulement bénéfique pour votre santé personnelle, mais aussi pour la santé et la performance votre entreprise.

    Nous vous encourageons à vous inspirer de ces champions devenus entrepreneurs pour adopter un mode de vie actif, pour vous-même et pour vos équipes. Le succès en affaires, comme dans le sport, est un marathon, et non un sprint.

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    Améliorer le pouvoir d’achat des salariés de vos clients en maîtrisant le coût entreprise : l’exemple des titres-restaurant

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    Depuis 2022, l’inflation a refait surface dans le paysage économique français. Dans ce contexte, les entreprises sont parfois prises entre deux feux :

    Elles doivent revaloriser les salaires afin de ne pas dégrader le pouvoir d’achat de leurs collaborateurs (sans compter les augmentations obligatoires liées aux revalorisations successives du SMIC et des minima conventionnels).

    Elles ne peuvent pas systématiquement impacter le coût de ces réévaluations dans leurs prix de vente, notamment lorsque les prestations sont proposées directement aux ménages, faute de quoi elles risquent de perdre des parts de marché

    En tant qu’experts-comptables, il peut donc être particulièrement pertinent d’inciter les chefs d’entreprise à se tourner vers des dispositifs de rémunération permettant de maintenir le pouvoir d’achat des salariés sans trop alourdir le coût de la masse salariale de l’entreprise. In fine, cela leur permettra de garder certaines marges de manœuvres financières.

    Parmi ces dispositifs, la mise en place de titres-restaurant (ou l’augmentation de leur valeur faciale) revêt un certain nombre d’avantages. Examinons les plus en détails dans cet article :

    Fonctionnement du dispositif

    Rappelons tout d’abord que les titres-restaurant peuvent être distribués à l’ensemble des salariés d’une entreprise qui bénéficient d’une pause à l’heure du déjeuner et dont le repas n’est pas pris en charge par l’employeur (comme ce peut être le cas dans le secteur de la restauration) ou qui ne se voit pas déjà indemnisé à ce titre (par le biais d’une prime panier par exemple).

    Il revient au chef d’entreprise de décider de la valeur de chaque titre et de la part que l’entreprise prendra à sa charge : les textes régissant ce dispositif permettent de prendre une participation comprise entre 50% et 60% de la valeur totale du titre. Outre ce pourcentage, l’entreprise devra plafonner sa participation à un montant maximum de 7,18 euros si elle veut pouvoir bénéficier de tous les avantages sociaux et fiscaux associés aux titres-restaurant (plafond pour 2024).

    Ainsi, si l’entreprise prend en charge 50% de la valeur faciale du titre-restaurant, la valeur de ce dernier ne pourra excéder 14,36 euros.

    Si l’entreprise prend à sa charge 60% de la valeur totale, le titre-restaurant ne pourra excéder 11,97 euros.

    Si l’entreprise fixe sa participation à hauteur de ce plafond de 7,18 euros, cela équivaut à verser un complément de salaire d’environ 1600 euros pour une année complète, soit plus d’un mois de salaire payé au SMIC !

    Un montant loin d’être anodin surtout si l’on regarde le détail des avantages fiscaux et sociaux associés à ce dispositif.

    Avantages pour le salarié

    Sur le plan social, la part patronale du titre-restaurant est exonérée de cotisations salariales. Autrement dit, tout euro que l’employeur verse ira directement dans la poche du salarié. La part salariale, quant à elle, sera soustraite du montant net à payer du bulletin de paie : cette somme ne sera donc pas payée directement sur le compte bancaire du salarié mais sous forme de titre-restaurant (carte ou titres papiers pour les formules les plus anciennes).

    Sur le plan fiscal, cette participation patronale n’est pas non plus assujettie à l’impôt sur le revenu, contrairement à la part salariale qui reste intégrée dans le calcul du net imposable, comme s’il s’agissait d’un salaire.

    Par ailleurs, contrairement à d’autres dispositifs, ce dernier a l’avantage d’être versé à la fin de chaque mois. Il constitue donc une rémunération récurrente utilisable tous les mois.

    Certains salariés objecteront cependant que l’utilisation de titres-restaurant est particulièrement contraignante du fait d’une limitation journalière de paiement de 25 euros et de la nécessité de devoir acheter des produits spécifiques avec ce titre (Pour rappel, à titre dérogatoire et jusqu’à la fin de l’année 2024, les salariés peuvent utiliser leur titres-restaurant pour acquitter la totalité ou une partie du prix de tout produit alimentaire, qu’il soit ou non directement consommable (viandes, féculents, produits surgelés, etc.)).

    C’est un inconvénient, certes, qui peut toutefois être atténué : les entreprises qui fournissent les titres-restaurant proposent désormais des technologies permettant un usage beaucoup plus fluide de ces titres :

    • Elles proposent des cartes bancaires voire des cartes virtuelles intégrées à une application mobile permettant d’avoir toujours ce moyen de paiement sur soi et de procéder à des règlements en ligne lors de commande de courses ou de repas
    • Certaines proposent une carte sur laquelle l’employeur peut créditer, chaque mois, une cagnotte utilisable sous forme de titres-restaurant, chèques culture, chèques cadeau, etc….

    Ainsi, vos clients pourraient tout à fait mettre en place, par décision unilatérale, l’octroi de cette cagnotte journalière financée pour partie par l’employeur et pour partie par le salarié (dans les mêmes limites de pourcentages qu’évoquées précédemment) mais permettant un usage plus large que l’achat de nourriture.

    Avantages pour l'entreprise

    Si la part patronale des titres-restaurant n’est pas assujettie à cotisations salariales, elle n’est pas non plus assujettie à cotisations patronales. C’est l’avantage majeur du dispositif si on le compare à une augmentation de salaire brut.

    En effet, 100 euros de salaire brut supplémentaire versé au salarié coûte généralement entre 110 et 150 euros à l’entreprise, du fait des différentes contributions patronales que l’entreprise supporte. D’ailleurs, plus le niveau de rémunération augmente, plus le coût patronal est proportionnellement élevé puisque l’entreprise voit alors le montant de ses exonérations de cotisations réduire.

    Nous pourrions globalement résumer cette évolution avec le graphique suivant :

    INFOGRAPHIE NL 2 EC TAUX DE CHARGE PATRONALE

    Quelques éléments d’explications complémentaires peuvent être utiles :

    Niveau 1️⃣ - salaires compris entre 1 et 1,6 fois le SMIC : sur cette tranche de revenu brut, l’entreprise bénéficie de la réduction générale de cotisations patronales (autrefois nommée réductions Fillon). Par le biais de ce mécanisme, plus le salaire brut est proche du SMIC, plus le taux de la réduction de cotisations est élevé, ce qui se traduit par un faible niveau de contributions patronales.

    Cette réduction de cotisations est progressive comme le montre le graphique. Au niveau du SMIC, l’entreprise supportera principalement les taxes d’apprentissage et de formation professionnelle, la taxe transport, une éventuelle quote-part de la cotisation AT/MP ainsi que leurs contributions aux régimes de prévoyance et de frais de santé (plus d’éventuelles contributions conventionnelles). Puis, à mesure que le salaire augmente, elle supportera une quote-part des autres contributions de sécurité sociale, de retraite complémentaire et FNAL jusqu’à les supporter intégralement lorsque la rémunération atteindra le niveau de 1,6 fois le SMIC.

    Niveau 2️⃣ - les salaires compris entre 1,6 fois et 2,5 fois le SMIC (valeur du SMIC arrêté au 31/12/2023 pour l’appréciation des 2,5 SMIC) : sur cette tranche, aucune réduction générale de cotisations patronales n’est due. Cependant, l’entreprise ne supporte ni complément de cotisations d’assurance maladie (+ 6%), ni complément de cotisations allocations familiales (+ 1,8%). Le taux de contributions global tournera autour de 35 % auquel il faudra ajouter les coûts de mutuelle et de prévoyance.

    Niveau 3️⃣ - les salaires compris entre 2,5 et 3,5 fois le SMIC (valeur du SMIC arrêté au 31/12/2023) : sur cette tranche, on intègre les mêmes cotisations qu’au niveau 2, en ajoutant le complément de cotisations assurance maladie. Ce point est particulièrement important : lorsque le salaire brut d’un salarié franchit le seuil de 52 416 euros brut annuel, l’entreprise va supporter 6 % de charges patronales en plus sur l’ensemble du salaire : le passage de ce seuil représente à lui seul un surcoût annuel de contributions patronales de plus de 3 100 euros.

    Niveau 4️⃣ - les salaires supérieurs à 3,5 fois le SMIC (valeur du SMIC arrêté au 31/12/2023) : les cotisations applicables sur cette tranche seront identiques à celles du niveau 3. Nous y ajouterons cependant un complément de cotisation allocations familiales de 1,8%. Le mécanisme est le même que pour celui énoncé au niveau 3. Le surcoût lié à ce franchissement de seuil sera d’environ 1 320 euros/ an pour l’entreprise.

    Par conséquent, il peut être opportun de conseiller à vos clients de diversifier leur package de rémunération plutôt que de raisonner sous forme d’augmentation de salaire brut. À l’arrivée, cela permettra d’obtenir un “net en poche” pour le salarié plus important pour un coût entreprise moindre.

    Comment communiquer sur les avantages d’un tel dispositif ?

    Pour convaincre vos clients de recourir à ce dispositif, quelques chiffres peuvent s’avérer très parlants.

    Pour ce faire, prenons un exemple pour comparer ce que coûte à l’entreprise une augmentation de salaire brut par rapport à la mise en place de titres-restaurant pour une valeur faciale unitaire de 10 euros. Pour la comparaison, nous retiendrons l’hypothèse selon laquelle l’entreprise prend à sa charge 60% du titre, ce qui représente 6 euros par jour et 1308 euros par an (base 218 jours travaillés/an).

    Dans le cas de la mise en place des titres-restaurant, l’entreprise ne paiera que 1308 euros.

    Si cette augmentation est faite sous forme de salaire brut, le coût dépendra du niveau de salaire du salarié (comme indiqué dans le graphique précédent).

    Exemple : pour un salarié rémunéré 3000 euros bruts par mois, 1308 euros d’augmentation annuelle de salaire coûterait à l’entreprise environ 1765 euros (cela dépend également de l’effectif de l’entreprise) - soit près de 35%.

    Comparons ensuite le gain salarié pour une augmentation de salaire brut de 1308 euros brut / an par rapport à la mise en place de titres-restaurant à hauteur de 1308 euros par an :

    INFOGRAPHIE NL 2 EC COMPARAISON AUGMENTATION SALAIRE ET TICKET RESTAURANT

    Comme nous le constatons, l’option titre-restaurant rapportera 77% de plus que l’augmentation de salaire brut pour le cas où le salarié a un taux marginal d’imposition de 30%.

    Si le salarié a un taux marginal d’imposition de 11% cela représenterait un gain de 43% (le montant peut en réalité varier en fonction du montant de la décote dont le salarié bénéficie au titre de son impôt sur le revenu).

    Enfin, si le salarié était non imposable (option non indiquée dans le schéma), “l’hypothèse titres-restaurant” lui permettrait de gagner 28% de plus que l’augmentation de salaire.

    Évidemment, il ne s’agit pas de conseiller à vos clients de ne plus du tout augmenter les salaires bruts. L’idée est davantage d’optimiser les éléments du package salarial hors salaire, pour permettre d’augmenter le pouvoir d’achat du salarié tout en maîtrisant la masse salariale de l’entreprise.

    Pour vous aider dans cette démarche, nous mettons à disposition de vos clients un autodiagnostic spécial TPE « engager et fidéliser les salariés » 

    N'hésitez pas à contacter un conseiller Harmonie Mutuelle pour plus d’informations.

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    Bourse Shine 2023 : à la découverte des gagnantes

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    Le 22 mars dernier, Shine lançait la deuxième édition de sa Bourse à destination des porteuses de projets à impact positif. Découvrez les 3 lauréates entrepreneuses de la bourse Shine édition 2023 

    Shine a remis, en partenariat avec Harmonie Mutuelle et Mastercard,  3 prix à 4 entrepreneuses porteuses d’un projet entrepreneurial à impact social ou environnemental.

    Pour rappel, la Bourse Shine 2023 c'est :

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    • 1 an gratuit à "Ma Protection Santé Entrepreneur", un contrat tout-en-un SANTÉ + PRÉVOYANCE proposé par Harmonie Mutuelle.

    9 finalistes ont défendu leur projet, dans les locaux de STATION F devant un jury 100% féminin composé de Roxanne Varza, directrice de STATION F, Siham Jibril, Co-fondatrice de off-campus et créatrice du podcast Génération XX.

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    Karima est une maman solo de 5 enfants. En invalidité suite à un accident du travail, elle a créé une plateforme réunissant tous les logements d'Occitanie adaptés aux normes PMR, de la location de vacances à l'achat. Elle emploie des travailleurs handicapé.es, issu.es du QPV où est implantée l'entreprise.


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      Harmonie Mutuelle est heureuse d'être, à nouveau, partenaire de la Bourse Shine !

    Bourse Shine 2022 : à la découverte des gagnantes

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    Sélectionnées par le jury le 19 avril 2022, partez à la découverte des 4 entrepreneuses gagnantes de la bourse Shine et de l'entrepreneuse lauréate du prix bonus "Mompreneuse".

    Le 8 mars 2022 était lancée la bourse Shine en partenariat avec Harmonie Mutuelle, MasterCard et SumUp permettant de récompenser 4 entrepreneuses porteuses d’initiatives à impact positif + 1 un prix spécial "Mompreneuse" pour sensibiliser à la question de la maternité dans l’entrepreneuriat.

    En plus de 2 prix de 8000€ pour les solo-entrepreneuses et de 2 prix de 12000€ pour les dirigeantes de petites entreprises, les lauréates bénéficieront d'1 an gratuit à "Ma Protection Santé Entrepreneur", un contrat tout-en-un SANTÉ + PRÉVOYANCE.

    8 finalistes ont défendu leur projet, le 19 avril, dans les locaux de Station F devant un jury composé de Roxanne Varza, directrice de Station F, Marie Ekeland, cofondatrice du fonds d'investissement Daphni et du fonds 2050 et Siham Jibril, créatrice du podcast Génération XX.

    Découvrez les 4 lauréates de la bourse Shine et la lauréate du prix bonus "Mompreneuse".

    Gagnantes du prix "Solo-entrepreneuses"

    Adeline Roger - La Tribu des Supers - Hauts-de-France

    Maman d’un petit garçon souffrant de diabète, Adeline a eu l’idée de créér “La Tribu des Supers”. Un super-mode de garde pour permettre aux parents d’enfants atteints d’une maladie chronique - comme le diabète de type 1 - de prendre du temps pour eux en les mettant en relation avec des personnes qualifié·e·s pour s’occuper de leur enfant en toute sécurité.

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    Solène Blons - Good Care - Centre-Val de Loire

    Ancienne infirmière, Solène a décidé de changer de métier, mais pas de mission. Elle a créé GoodCare afin d’aider les familles à organiser le soutien à domicile de leur proche en perte d'autonomie. Elle défend l’idée d’un nouveau métier, celui de “Care Manager” - ou tiers de confiance - capable de mettre les aidants en relation avec les bonnes personnes, pour offrir un quotidien plus doux aux Aînés.

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    Gagnantes du prix "Dirigeantes d'entreprise"

    Katia Tardy - Handi Gaspi - Pays de la Loire

    Handi Gaspi c’est la jolie histoire d’Alix, Louise, et Katia qui œuvrent pour une transition alimentaire à la fois écologique et solidaire en proposant des petits biscuits fabriqués et conditionnés par 30 personnes en situation de handicap. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, leurs délicieuses créations sont confectionnées à partir d'invendus de pain bio, ou « pains de la veille » de plusieurs boulangeries nantaises.

    Durée de visionnage : 00:45

    Anna-Ketsia Plesel - Ma Petite Maison Verte - Île-de-France

    Lauréate du programme French Tech Tremplin via la French Tech Grand Paris et accompagnée par Willa (tous deux partenaires visibilité de la Bourse Shine), Ma Petite Maison Verte propose un nouveau concept d’habitat écologique. Fabriqués en bois et en carton recyclé par des travailleurs en situation de handicap, les logements répondent à une logique de gestion locative de villages sociaux à destination de personnes en situation de précarité.

    Durée de visionnage : 00:44

    Gagnantes du prix bonus "Mompreneuse"

    Angélique Lecomte - Les Monocyclettes - Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Angélique a été diagnostiquée d'un cancer du sein alors que sa fille avait tout juste un an. Cette expérience l’a incitée à créer Les Monocyclettes, une marque de lingerie “mono-bonnet” joyeuse pour rendre le sourire aux femmes ayant subi une mastectomie.

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    Évaluer le coût de l’absentéisme et réduire l’aléa financier

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    Depuis 2019, médias et gouvernement se font l’écho d’une hausse importante des arrêts maladie et de l’absentéisme associé. Si le coût pour les finances publiques est de plus en plus conséquent, ce phénomène a également un impact financier sur les entreprises même si ce dernier n’est pas toujours mesuré.

    En effet, l’analyse détaillée de la masse salariale n’est pas un exercice habituel pour un dirigeant de TPE/PME. A tort, car cela permet de prendre davantage conscience du coût réel de l’absentéisme au sein de l’entreprise.

    En tant qu’expert-comptable, vous savez qu’on ne gère bien que ce que l’on mesure. Aussi, pour que le sujet devienne une préoccupation pour vos clients, il est indispensable de s’appuyer sur des données chiffrées.

    Quelles données précisément ?

    Sans rentrer dans un détail trop exhaustif, il semble pertinent de regarder le coût de l’absentéisme sur 3 postes principalement.

    L’évaluation du coût du maintien de salaire

    en cas d’arrêt maladie, les dispositions légales ou les stipulations conventionnelles (accord de branche ou d’entreprise) prévoient une obligation de maintien de salaire à la charge de l’entreprise qui varie souvent en fonction de l’ancienneté du salarié. Ce maintien vient compléter les indemnités journalières versées par la sécurité sociale (IJSS).

    Une idée répandue consiste à penser que la Sécurité Sociale indemnise ces absences à hauteur de 50 %. Cette information est partiellement fausse puisque les IJSS ne sont versées qu’à compter du 4ème jour d’arrêt maladie (sauf si l’arrêt fait suite à un accident de travail ou une maladie professionnelle) et dans la limite de 52,28 euros brut / jour (plafond applicable au 1er janvier 2024).
     

    Ainsi, les arrêts de courte durée ou les arrêts concernant des salariés gagnant plus de 1,8 fois le SMIC en moyenne mensuelle coûteront forcément cher à l’entreprise puisque la part prise en charge par la Sécurité Sociale sera faible, voire inexistante.

    Pour s’en convaincre, prenons l’exemple d’une TPE employant depuis 2 ans un cadre au salaire de 4000 euros brut mensuel et appliquant la convention collective des bureaux d’études techniques (Syntec). Ce salarié est absent pour cause de maladie durant 3 jours. En application des stipulations conventionnelles, il bénéficie d’un maintien de salaire à 100%. Combien cela va-t-il coûter à son entreprise ?

    cout du maintien de salaire ccn bet

    NB : pour davantage de simplicité dans la présentation, la cotisation APEC salarié et la contribution patronale au dialogue social n’ont pas été affichées (leurs coûts est marginal - moins d’1 euros).

    Notons ici que le taux global de contributions patronales est de 35% car l’entreprise :

    • n’est pas redevable du complément maladie (6%)
    • a un taux d’accident du travail relativement faible compte tenu de son secteur d’activité (0,77%)
    • paie un taux de formation professionnelle réduit et FNAL réduit (entreprise de moins de 11 salariés)
    • est exonérée de taxe transport

    Ce coût pourrait varier en fonction du niveau de rémunération, du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise et du lieu d’implantation de l’entreprise.

    Résultat : Un arrêt maladie de 3 jours coûtera donc, dans cet exemple, 770 euros à l’entreprise. De son côté, le salarié verra son revenu net d’impôt intégralement maintenu.

    Dans tous les cas, la multiplication des arrêts de courte durée (moins de 4 jours) aura un impact significatif pour l’entreprise puisqu’elle devra assumer seule le versement des indemnités de maintien de salaire.

    Comment évaluer le coût de manière rapide au sein de l’entreprise ?

    Grâce à une extraction des rubriques de paie associées au maintien de salaire en cas d’absence maladie. Attention, cette extraction sera exprimée en salaire brut. N’oubliez donc pas d’intégrer le montant des contributions patronales afférentes à ce maintien de salaire en appliquant le taux habituel de contributions patronales.

    Si vous disposez des données de paie sur plusieurs années, vous pourrez aisément calculer ce coût sur différents exercices de manière à pouvoir dégager des tendances, ce qui est toujours très instructif : cela peut notamment permettre de savoir précisément à quel point les maintiens de salaire ont eu un impact sur la hausse ou la baisse de la masse salariale entre deux budgets.

    Cependant, pour avoir une vision plus exhaustive du coût lié à l’absentéisme, vous pouvez également évaluer un second poste de coût.

    L'évaluation des coûts liés au remplacement des absences

    certaines absences de vos clients doivent impérativement faire l’objet d’un remplacement pour assurer la continuité de service au sein de leur entreprise. Cette suppléance se matérialise par l’embauche d’un salarié à contrat à durée déterminée ou d’un intérimaire. Dans ces cas, il conviendra simplement d’extraire le coût de la masse salariale chargée associée à ce remplacement.

    Mais pour être encore plus précis, vous pourrez également ajouter un montant forfaitaire lié au coût de la gestion administrative de cette absence : l’idée est de voir combien de temps votre client consacre à la recherche du remplaçant, à son accueil et à sa formation lors de la prise de poste. Un calcul basé sur le taux horaire des personnes ayant participé au processus d’embauche et d’intégration semble le plus pertinent mais vous pouvez aussi raisonner sur une moyenne si vous avez un volume important de coût de remplacement à évaluer.


    Exemple : le recrutement d'un salarié en CDD nécessite en moyenne 5 heures de coût d'administration du personnel et de recrutement (recherche de candidat, entretien, constitution du dossier, intégration des éléments en paie, réalisation du contrat de travail, du dossier de sortie etc.…)

    Si l’on part sur un taux horaire moyen de 25 euros (contributions patronales incluses), vous devrez donc inclure un coût forfaitaire de 125 euros par remplacement.

    Coûts des heures supplémentaires liées aux absences : dans certains cas, l’absence des salariés sera "compensée" par un travail supplémentaire des équipes internes. Ces situations entraînent généralement le paiement d’heures supplémentaires, voire de primes (notamment pour des salariés en forfait jours qui ne bénéficient pas d’heures supplémentaires).

    Cet élément sera plus difficile à chiffrer s’il n’a pas fait l’objet d’un suivi spécifique, les écritures paie ne suffisant pas, à elles seules, à faire la distinction entre les heures supplémentaires liées à du surcroît d’activité ou à de l’absence d’autres salariés.

    N’hésitez donc pas à conseiller à votre client de suivre cet indicateur pour l’avenir.

    Le coût lié à la hausse du taux d’accident du travail / maladie professionnelle

    de manière très schématique, plus les arrêts de travail liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle vont être longs et fréquents, plus le taux de cotisation AT/MP sera important.

    Cependant, le mode de calcul n’est pas le même en fonction de l’effectif de l’entreprise :

    • Pour les entreprises de moins de 20 salariés, le taux de la cotisation accidents du travail est déterminé pour l’ensemble d’un même secteur d’activité (on parle de taux collectif). Dans ce cas, l'incidence des actions de prévention de vos clients sur leur taux AT/MP aura un effet sur le temps long, au travers de l’évolution du taux collectif du secteur. Vérifiez bien cependant que le secteur d’activité déclaré auprès de la CARSAT est bien celui dont relève l’entreprise. En effet, une mauvaise identification du secteur peut avoir des incidences sur l’application du “bon” taux de cotisations AT/MP.
    • Pour les entreprises de 20 à 149 salariés, le taux de la cotisation AT/MP est calculé selon une méthode dite mixte. Il dépendra donc à la fois de la “sinistralité” au sein du secteur d’activité de votre client et des accidents du travail et maladies professionnelles décomptés au sein de son entreprise. Dans cette situation, le chef d’entreprise commence à avoir un intérêt financier plus important à agir.
    • Pour les entreprises de plus de 149 salariés, le taux de la cotisation d’accidents du travail est calculé uniquement sur la base de la fréquence et de la gravité des accidents du travail et maladies professionnelles qui se sont réalisés au sein de l’entreprise. L’impact financier peut donc être extrêmement conséquent. On constate d’ailleurs des coûts variant de moins de 1% à plus de 5% de la masse salariale entre deux entreprises. Appliquer sur l’ensemble de la masse salariale, cela peut représenter de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros (plus encore pour les grandes entreprises).

    Pour que le chef d’entreprise puisse appréhender simplement l’impact du coût des accidents du travail et des maladies professionnelles sur sa masse salariale, il est intéressant d’analyser l’évolution du taux d’AT/MP sur les dernières années. Pour encore mieux se représenter ce coût, il conviendra d’appliquer le différentiel de taux à la masse salariale brute totale de l’entreprise, les euros étant toujours plus parlant qu’un taux.

    L’important, ici encore, est que vos clients puissent prendre conscience des coûts liés à des conditions de travail parfois dégradées pour que vous puissiez les conseiller en leur démontrant qu’il existe aussi un intérêt financier à agir.

    Une fois ces mesures effectuées, comment réduire ce coût et comment anticiper cette charge ?

    La hausse de l’absentéisme et du nombre d’accidents de travail est souvent liée à de mauvaises conditions de travail. Aussi, il importe avant tout de pouvoir établir un diagnostic de la situation, d’interroger les causes de cette hausse. Des ateliers ou des programmes de prévention conduits par Harmonie Mutuelle peuvent aider l’entreprise dans le diagnostic et la mise en place d’actions efficaces.

    Évidemment, ces actions doivent s’inscrire dans la durée pour permettre d’améliorer année après année, le bien-être, la santé  et la sécurité des salariés sur leur lieu de travail. Il s’agit donc davantage d’investir dans une politique volontariste de santé au travail qui aura des bénéfices larges pour l’entreprise, bien au-delà de la baisse du coût de l’absentéisme : bien-être des collaborateurs, amélioration de l’image de l’entreprise et de son attractivité…

    En complément d’un travail de fond sur l’amélioration des conditions de travail et la réduction des facteurs d’absentéisme, il est également opportun de se prémunir contre les incidences financières des arrêts de travail : si un régime de prévoyance est souvent mis à contribution pour verser un maintien de salaire dans le cadre d’arrêts de longue durée, on pense généralement bien moins à cette solution pour l’indemnisation des arrêts de plus courtes durées (l’employeur ayant légalement [1] , et parfois conventionnellement, une obligation de maintenir un certain pourcentage du salaire habituel, comme évoqué dans la précédente infographie).

    Pourtant, cette solution peut avoir des avantages non négligeables :

    • La couverture de ce coût par un régime de prévoyance permet de budgéter un coût annuel et d’améliorer l’estimation du montant des charges supportées par l’entreprise

    [1] En application de la loi dite de mensualisation du 19 janvier 1978

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    10 conseils d’experts pour ouvrir son commerce de détail

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    Vous avez prévu d’ouvrir un commerce physique ou en ligne dans les prochains mois ? Se lancer dans l'entrepreneuriat et créer son propre commerce de détail offre d'excellentes opportunités pour s’épanouir. Une planification minutieuse et un accompagnement approprié sont essentiels pour vous permettre de démarrer cette nouvelle activité sans heurts.

    1. Prévoyez suffisamment de temps pour la planification de votre projet


    Lorsque l’on envisage le lancement d’un projet entrepreneurial, il est naturel d'avoir hâte de commencer le plus rapidement possible. Toutefois, il est important de ne pas se précipiter.

    Avant de mettre en œuvre son projet, il est nécessaire de consacrer du temps à une recherche approfondie sur le marché, les exigences et les différentes options disponibles. La création d'entreprise requiert du temps et de la recherche d'information, il est donc judicieux de solliciter l'expertise de professionnels de l'entrepreneuriat pour guider les premiers pas.

    2. Identifiez les étapes de la création d'entreprise


    Particulièrement si vous n'avez pas d'expérience dans le secteur du commerce de détail, il est crucial de s’informer sur les étapes nécessaires pour ouvrir un commerce. Cela inclut de nombreuses démarches administratives et juridiques qui peuvent prendre du temps.

    Les experts Ankorstart recommandent de se tourner vers des partenaires spécialisés pour obtenir des informations sur les démarches à suivre et bénéficier d'aide pour leur mise en œuvre.

    3. Définissez clairement votre concept


    Pour votre projet d'ouverture il est essentiel de :

    • définir le marché cible,
    • identifier les futurs clients potentiels,
    • rédiger un concept clair.

    L'utilisation d'un business plan est un outil utile qui aide à établir les objectifs, stratégies, prévisions financières, et à les suivre par la suite. Si vous avez besoin de financements externes (ex: prêt bancaire), il est recommandé de préparer soigneusement ce plan.

    4. Identifiez vos points forts et faiblesses


    En tant qu'entrepreneur, il est important de reconnaître que vous ne pouvez pas tout faire seul. Par conséquent, il est essentiel de déterminer à l'avance vos points forts et les domaines dans lesquels vous aurez besoin d’aide.

    Des expériences professionnelles antérieures ont probablement permis d'acquérir certaines compétences qui seront utiles dans votre nouvelle activité indépendante. N'hésitez pas à solliciter l'avis de l’entourage si vous avez du mal à les identifier.

    5. Informez-vous sur les obligations légales et fiscales


    Lorsque vous enregistrez votre entreprise, vous serez soumis à des exigences légales et fiscales différentes de celles des salariés.

    Vous devrez obtenir certains accords et licences pour votre entreprise et votre emplacement commercial. Il est judicieux de consulter un avocat ou un expert-comptable pour vous aider dans ce domaine. En ce qui concerne les impôts, un comptable peut vous fournir des informations précieuses sur les obligations fiscales et la comptabilité d'un entrepreneur indépendant.

    6. Définissez vos besoins de financement


    Identifiez les différents postes de dépenses, comme :

    • l'enregistrement de l'entreprise,
    • le local commercial,
    • l'achat de produits,
    • etc...

    Établissez un budget prévisionnel pour déterminer si vous aurez besoin de financements externes tels que :

    • des prêts bancaires
    • des investissements privés.

    Une aide extérieure peut s'avérer très utile pour déterminer les besoins, en particulier lorsqu'il s'agit de l'achat de produits. Le programme Ankorstart dispose d'une équipe d'experts pour vous aider à calculer efficacement le budget nécessaire à la constitution de votre assortiment.

    7. Trouvez le bon local commercial


    La recherche d'un local commercial approprié est une étape cruciale dans la création d'un commerce de détail. Cette tâche peut prendre plus de temps que prévu, et il peut être utile de faire appel à des agences immobilières pour accélérer la recherche du local commercial. Cela vous permettra de consacrer davantage de temps aux aspects administratifs, tels que l'obtention éventuelle de permis de construction pour les travaux de rénovation.

    8. Trouvez des fournisseurs pour votre approvisionnement en produits


    La recherche de marques et de produits adaptés à votre concept de magasin nécessite une préparation minutieuse. Il existe différentes méthodes pour approvisionner votre futur commerce, notamment en utilisant des plateformes en ligne telles qu'Ankorstore. Celles-ci vous permettent de consulter une variété de produits et de vous mettre en relation avec différentes marques pour commander vos marchandises de manière simplifiée.

    9. Développez le trafic vers votre magasin


    Il existe plusieurs moyens d'attirer des clients vers votre magasin, notamment grâce au marketing en ligne et hors ligne pour renforcer la notoriété de votre commerce.

    De plus, il existe des astuces moins évidentes pour attirer davantage de clients et stimuler les ventes, comme la création d'un assortiment de produits pertinent.

    Les experts d'Ankorstart sont disponibles pour vous aider à créer le mix de produits idéal pour votre magasin afin d'attirer plus de clients.

    10. Soyez ambitieux et croyez en votre projet


    Se lancer dans un projet entrepreneurial peut susciter des sentiments de peur et d'incertitude. Toutefois, il est essentiel de ne pas laisser ces émotions entraver la réalisation de ses rêves. Pour réussir un projet entrepreneurial, il faut croire en sa faisabilité et faire preuve de persévérance.

    La création d'un commerce nécessite la surmonte de plusieurs étapes et obstacles, c'est pourquoi il est essentiel de vous entourer d'experts pour concrétiser son idée et réussir son nouveau départ.

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