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    Réseaux d'entrepreneurs : pourquoi sont-ils précieux quand on travaille seul(e) ?

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    "Est-ce que je cherche du business, du rayonnement, du partage, ou juste à sortir un peu de chez moi ?"

    Pour Claire Malaboeuf, responsable commerciale pour Harmonie Mutuelle à Caen, il y a une infinité de bonnes raisons de se tourner vers les réseaux. 

    Qu’on soit artisan, consultante, coach, créatif, freelance du numérique ou commerçant, ils peuvent jouer un rôle bien plus large qu’on l’imagine. Pour comprendre ce que ces réseaux apportent réellement, lisez les conseils affutés de Claire qui les fréquente assidûment depuis plus de dix ans.

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  • Actualisation des catégories objectives de salariés

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    Mis à jour le


    Afin de maintenir les avantages sociaux liés au régime collectif et obligatoire frais de santé et prévoyance et éviter un redressement en cas de contrôle URSSAF, les entreprises doivent, dans certains cas, se mettre en conformité suite à l'évolution de deux réglementations susceptibles d’affecter leurs actes juridiques de droit du travail (DUE, accord référendaire, accord d’entreprise ou accord de branche).
     


    Nous vous proposons de vous aider à y voir plus clair et de vous conseiller au mieux pour accompagner vos clients employeurs sur ce qu'il reste à vérifier en 2025 pour les catégories objectives.

    Pourquoi intervenir encore aujourd'hui ?

    Bien que la plupart des entreprises aient été invitées à se mettre en conformité avant le 1er janvier 2025, des écarts persistent : 

    • des actes juridiques de droit du travail (DUE ou accords collectifs) encadrant les régimes collectifs et obligatoires font encore référence aux textes (CCN de 1947 ou ANI du 08/12/1961) ou anciens libellés (art.4 et 4 bis, cotisants AGIRC, art.36) qui ne sont plus autorisés.
    • de nouvelles décisions jurisprudentielles en 2025 rappellent les exigences strictes des critères retenus. Par exemple, la Cour de cassation, dans un arrêt du 16 octobre 2025, a rappelé que certaines subdivisions de classification ne peuvent pas être qualifiées de « critère 3 »(autorisé pour les risques prévoyance et retraite) mais relèvent du critère 4, et qu’en cas d’erreur l’employeur supporte le redressement.
    • Un mauvais paramétrage des fiches de paie ou des bases de cotisation peut en effet donner lieu à remise en cause du caractère collectif du régime, et donc à redressement des exonérations sociales.

    Pour vos clients employeurs, cela signifie que vous devez vérifier avec eux que leur dispositif de couverture (santé, prévoyance, retraite.) est bien conforme à la réglementation actuelle et que les fiches de paie intègrent les bonnes catégories objectives pour les salariés concernés.

    Rappel : qu'est-ce qu'une catégorie objective ?

    Lorsqu’un régime de protection sociale complémentaire (santé, prévoyance, retraite.) est collectif et obligatoire, pour bénéficier des exonérations de cotisations sociales, il doit : 

    • soit couvrir l’ensemble des salariés de l’entreprise,
    • soit couvrir une ou plusieurs catégories objectives de salariés. 

    Les catégories objectives sont définies par l’application d’un ou de plusieurs des cinq critères posés à l’article R. 242-1-1 du Code de la sécurité sociale. 
    Les cinq critères sont les suivants :

    1. appartenance aux catégories « cadres » et « non-cadres » (critère n° 1)
    2. seuil de rémunération (en fonction du PASS) (critère n° 2)
    3. Catégories des conventions collectives» ou «1er niveau de classifications des conventions collectives (critère n° 3)
    4. sous-catégories des conventions collectives (critère n° 4)
    5. usages constants, généraux et fixes dans la profession (critère n° 5) 

    Quelles modifications à connaître (et à vérifier) en 2025 ?

    Voici les points à porter à l’attention de vos clients employeurs ou services paie :

    a) Critère n° 1 – « cadres / non-cadres »

    Le décret du 30 juillet 2021 a modifié ce critère en raison de la fusion AGIRC/ARRCO : les anciennes références à la CCN AGIRC du 14 mars 1947 ne sont plus autorisées. 
    Depuis le 1er janvier 2025, pour que l’entreprise puisse bénéficier des exonérations de cotisations sociales, les références aux art. 4 et 4 bis de la CCN de 1947  doivent être remplacées par les références aux art. 2.1 et 2.2 de l’ANI de 2017.

    • Attention : en l’absence d’accord agréé, les « anciens » salariés relevant de l’article 36 de la CCN 1947 doivent être rattachés aux non-cadres à compter du 1er janvier 2025. 

    Pour vos clients : vérifier que l’acte juridique (accord collectif, DUE,) référence bien les bons articles ou l’accord agréé de branche. Et vérifier que la paie / logiciel de paie distingue correctement ces définitions (cadres/ non-cadres) et que les catégories appliquées sont cohérentes avec les garanties proposées.

    b) Critère n° 2 – « seuils de rémunération »

    Les seuils définis doivent désormais être fixés en fonction du Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) : seuil = 1, 2, 3, 4 ou 8 fois le PASS. Les salariés dont la rémunération annuelle excède 8 PASS ne peuvent pas constituer une catégorie objective à eux seuls. 
    À vérifier : que l’acte juridique mentionne bien un seuil exprimé via le PASS, et que les calculs paie tiennent compte de ce mode de référence.

    c) Critère 3 à 5

    • Le critère 3 (1er niveau de classifications des CCN) reste valide pour la prévoyance et la retraite.
    • Le critère 4 (sous-catégories) et le critère 5 (usages) sont possibles mais ne donnent pas la présomption d’objectivité. En cas d’usage de ces critères, l’employeur doit pouvoir démontrer la situation identique des salariés au regard des garanties. 


    Pour vos clients : vérifier dans le Bulletin officiel de la sécurité sociale les dérogations autorisées. Parce qu’en cas de contrôle, l’URSSAF peut remettre en cause le régime collectif et le bénéfice du régime en faveur. 

    d) Délais et mise en conformité

    • Le décret est entré en vigueur le 1er janvier 2022.
    • Les entreprises ont bénéficié d’une période transitoire jusqu’au 31 décembre 2024 pour mettre à jour les actes (DUE, accord collectif) et jusqu’au 1er janvier 2025 pour que les contrats d’assurance soient conformes.
    • En 2025, le silence n’est plus permis : le risque de redressement est réel. L’arrêt de la Cour de cassation d’octobre 2025 précité le rappelle. 

    Cas fréquent de fiches de paie erronées à repérer

    Voici les principaux écarts à identifier avec vos clients :

    • Le logiciel de paie ou les paramétrages ne distinguent pas les salariés «ancien article 36» de la CCN et ne les ont pas basculés dans le régime des «non-cadres» à défaut d’accord agréé par l’APEC.
    • Le seuil de rémunération mentionné dans l’acte juridique n’est pas indexé sur le PASS ou dépasse 8 PASS pour la catégorie définie.
    • Les catégories définies relèvent du critère 4 ou 5 sans justification du caractère objectif.
    • L’acte juridique (accord collectif, DUE) n’a pas été mis à jour alors que la garantie santé/prévoyance repose sur d’autres catégories ; et la paie continue d’appliquer l’ancienne catégorisation.
    • Lors d’un contrôle URSSAF, l’employeur ne dispose pas de preuve du respect du formalisme de révision de l’acte juridique, par exemple la remise aux salariés en cas de DUE.

    Check-list expert-comptable à faire avec votre client employeur

    1. Vérifier l’acte juridique (accord collectif, DUE) :
    • Quelle est la définition des catégories ? (référence ANI 2017 articles visés, seuil PASS, classification)
    • Le texte est-il signé, remis aux salariés, déposé et conservé ?
    • Le texte a-t-il été dénoncé ou mis en conformité ?
    1. Vérifier les salariés «ancien article 36» de la CCN : quelle est leur catégorie ? Au cas où la branche na pas daccord agréé, sont-ils bien non-cadres ?
    2. Vérifier dans le logiciel de paie / sur les fiches de paie :
    • Catégorie salarié (cadre/non-cadre ou autre) correspond bien à la catégorie objective retenue.
    • Contribution patronale uniforme pour tous les salariés de la catégorie (ou conforme aux règles, notamment art. R. 242-1-4 Code de la Sécurité Sociale).
    • Garantie, taux, modalités applicables conformes.
    1. Vérifier le seuil de rémunération : mention du PASS, calcul correct, pas de catégorie unique pour > 8 PASS.
    2. Vérifier les justificatifs (le cas échéant) : en cas de critères 4 ou 5, s’assurer qu’il y a documentations, preuve de l’usage, égalité de traitement.
    3. Préparer un état des lieux : identifier les salariés concernés par une catégorie mal définie, réaliser un suivi correctif et mentionner la correction dans la documentation (note interne, avenant).
    4. Communiquer aux dirigeants de l’entreprise l’existence du risque URSSAF en cas de non-conformité : le régime peut perdre le bénéfice des exonérations de cotisations sociales, générer un redressement important.

    Nos recommandations pour les experts-comptables

    1. Faites un audit rapide des dispositifs de couverture (santé, prévoyance…) chez vos clients pour détecter :
    • anciens actes non modifiés depuis 2021-2022
    • paramétrages paie obsolètes
    • absence de remise au salarié / d’avenant
    1. Proposez un plan de mise en conformité : mise à jour de l’acte, vérification des classifications, régularisation des fiches de paie.
    2. Intégrez la traçabilité dans vos travaux : mention de la date d’avenant, archives, correspondance remise aux salariés, version logicielle paie. Cela peut être un élément probant en cas de contrôle.
    3. Anticipez avec votre client un échange avec son assureur ou mutuelle pour s’assurer que le contrat est en cohérence avec l’acte juridique et les catégorisations.
    4. Sensibilisez le client à la notion de « catégorie objective » et à ses conséquences paie (fiches de paie, cotisations, participation employeur) : un mauvais paramétrage peut remettre en cause la qualité du régime collectif.

    En novembre 2025, bien que la date limite de mise en conformité soit passée, la surveillance reste de mise. Vos clients employeurs – notamment ceux qui ont des salariés mal classés ou des actes juridiques non révisés – courent un risque de redressement URSSAF. En tant qu’expert-comptable, vous avez un rôle clé : guider, vérifier, documenter. La bonne classification des catégories objectives de salariés est non seulement un enjeu juridique, mais aussi un élément concret de conformité paie et de gestion des risques.


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    Réforme des exonérations patronales

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    À partir de 2026, les règles du jeu changent profondément pour les exonérations de cotisations patronales. Le décret du 4 septembre 2025 (n° 2025-887) redéfinit entièrement la structure des exonérations en supprimant les taux réduits maladie et allocations familiales, et en étendant la réduction générale jusqu’à 3 SMIC.

    Pour vos clients TPE-PME, l’impact sera immédiat :

    • certains niveaux de salaire coûteront plus cher,

    • d’autres bénéficieront d’un allègement,

    • et la lecture globale des exonérations deviendra plus intuitive.

    Dans cette période de transition, l’enjeu est clair : il convient de sécuriser le paramétrage paie et d’anticiper les évolutions du coût du travail pour parer à toutes mauvaises surprises concernant le montant de la masse salariale.

    Dans cet article, nous vous proposons de faire une revue des principales modifications afin de tirer les enseignements pratiques de l’évolution de ces règles.

    Le système actuel : un empilement d'allègements peu lisible

    Pour comprendre la portée de la réforme, il est utile de rappeler brièvement comment fonctionne le dispositif applicable jusqu’au 31 décembre 2025. 

    Ce système repose sur trois briques distinctes :

    • la réduction générale (anciennement dénommée “Fillon”), applicable sur les rémunérations comprises entre 1 et 1,6 SMIC ;

    • une minoration de 6 points de la cotisation maladie pour les salariés rémunérés entre 1 et 2,25 SMIC ;

    • une minoration de 1,8 point de la cotisation d’allocations familiales pour les salariés rémunérés entre 1 et 3,3 SMIC. 

    Si les exonérations de cotisations sociales diminuent progressivement entre 1 et 1,6 SMIC au fur et à mesure de l’augmentation de la rémunération brute, le franchissement des deux autres seuils génère des écarts de plusieurs milliers d’euros pour l’employeur alors même qu’aucune hausse de salaire significative n'est nécessairement accordée.

    Ainsi, si l’on prend l’exemple du franchissement du seuil des 2,25 SMIC, l’entreprise se retrouvera à supporter un surcoût de contributions patronales d’environ 3000 euros, quand bien même elle n’aurait augmenté le salaire que d’une centaine d’euros.

    infographie impact financier du franchissement du seuil de 2.25 SMIC (2025) exemple d'une TPE

    La raison de ce surcoût tient au fait que le franchissement de ce seuil implique le paiement d’une cotisation appelée “complément maladie” de 6 %, non pas uniquement sur la part de rémunération supérieure à 2,25 SMIC mais bien sur l’intégralité de la rémunération annuelle brute.

    Dans les TPE-PME, ces effets de paliers peuvent peser lourd et l’on anticipe généralement mal leurs conséquences financières au moment des revalorisations salariales ou du paiement de primes.

    Enfin, sur un plan plus politique, le bénéfice de certaines exonérations, au-delà d’un salaire de 3 SMIC ne semblait pas se justifier. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a souhaité réduire les rémunérations visées par le dispositif.

    Le nouveau dispositif : un mécanisme unifié, plus progressif

    La réforme de 2026 cherche à résoudre ce problème de lisibilité tout en conservant l’objectif initial : favoriser les bas et moyens salaires, tout en maîtrisant l’évolution du coût du travail. 

    Pour cela, deux changements majeurs ont été opérés.

    Le premier est la suppression pure et simple des taux réduits maladie et allocations familiales. À compter du 1er janvier 2026, tout le monde contribuera sur la base des taux pleins : 13 % pour l’assurance maladie, 5,25 % pour les allocations familiales. Cette disparition met fin aux paliers abrupts qui compliquaient la gestion des hausses de rémunération.

    Le second changement, plus structurant, est l’instauration d’une réduction générale entièrement remodelée. Celle-ci ne s’arrête plus à 1,6 SMIC, mais devient progressivement dégressive jusqu’à 3 SMIC. 

    Son calcul reposera sur une formule mathématique intégrant plusieurs paramètres (un Tmin, un Tdelta et un coefficient P) :

    Coefficient = Tmin + (Tdelta x (1/2 x (3 x 1820 x SMIC en vigueur / salaire annuel forfaitaire - 1)^P

    avec les paramètres suivants :

    • Tmin = 2%

    • Tdelta = 0,3773 (pour les entreprises de moins de 50 salariés) ou 0,3813 pour (les entreprises d’au moins 50 salariés)

    • P = 1,75

    Ce coefficient est ensuite multiplié par le salaire brut pour obtenir le montant total de l’exonération qui viendra en déduction des cotisations patronales dues.

    L’effet recherché est clair : rendre la courbe des cotisations plus continue, plus prévisible, presque linéaire à l’exception notable d’un léger gap de 2% au niveau de 3 SMIC, seuil à partir duquel plus aucun allègement n’est appliqué.

    Derrière cette volonté de simplification apparente se cache toutefois un mécanisme plus technique que par le passé. Le calcul s’éloigne d’une logique de taux fixes pour basculer vers une fonction dégressive, plus difficile à anticiper mentalement. Pour les services paie, l’enjeu n’est donc pas de “moins comprendre” la règle, mais au contraire de maîtriser une mécanique plus subtile, susceptible d’évoluer chaque année en fonction des revalorisations du SMIC ou d’ajustements paramétriques.

    Par ailleurs, cela signifie également que toute augmentation de salaire entre 1 et 3 SMIC aura désormais des effets sur une baisse symétrique de ces exonérations. Aussi, à ces niveaux de salaire, une augmentation brute de 1% n'équivaudra pas à une augmentation du coût entreprise de 1% : cette dernière sera supérieure et il faudra la calculer de manière fine.

    Les effets concrets : qui paiera plus, qui paiera moins, et pourquoi ?

    Comme tout changement structurel, cette réforme produit des gagnants et des perdants selon le niveau de rémunération. C’est un point crucial pour les cabinets, car l’impact se fera ressentir différemment selon la configuration de chaque entreprise.

    Dans les rémunérations proches du SMIC et jusqu’à environ 1,3 SMIC, le nouveau système est légèrement moins favorable que l’ancien. La disparition du taux réduit maladie renchérit un peu le coût du travail, même si l’effet reste modéré.

    Entre 1,3 et 1,8 SMIC, la réforme devient globalement plus avantageuse. C’est la zone la plus “gagnante”, celle où les TPE-PME devraient observer les plus fortes stabilisations, voire quelques baisses de charges.

    En revanche, la tranche 1,8 - 2,25 SMIC fait partie des zones sensibles. Ce niveau de rémunération bénéficiait fortement des taux réduits maladie ; leur suppression crée un réajustement à la hausse. Les entreprises qui emploient beaucoup de techniciens, agents de maîtrise ou jeunes cadres dans cette fourchette verront leur masse salariale augmenter.

    À partir de 2,25 SMIC, l’effet s’atténue. La nouvelle réduction générale joue pleinement son rôle et permet souvent de compenser la disparition des taux réduits antérieurs. Entre 2,25 et 3 SMIC, certains employeurs verront même une légère amélioration du taux global de cotisations.

    Le coût du travail augmentera de nouveau pour les rémunérations brutes comprises entre 3 et 3,3 SMIC.

    Enfin, au-delà de 3,3 SMIC, l’effet sera neutre

    Cette lecture par niveaux de salaire est essentielle pour fournir au dirigeant une vision claire, mais aussi pour éviter les incompréhensions lors de futures augmentations. La “psychologie des seuils” change, et ce qui était un mauvais signal (franchir 2,25 SMIC) ne l’est plus nécessairement.

    L’ensemble de ces variation est synthétisé dans le graphique ci-dessous : 

    infographie évolution des taux de contributions patronales 2025 2026

    Comment accompagner efficacement les entreprises dans cette transition ?

    Cette réforme représente une occasion idéale pour repositionner le cabinet sur un rôle d’appui stratégique. 

    La première étape consiste naturellement à cartographier les rémunérations de chaque entreprise. Une simple extraction des salaires annuels bruts 2025 permet déjà de visualiser la répartition des effectifs par tranche de SMIC et d’identifier les zones d’exposition.

    La seconde étape est la simulation. En comparant l’ancienne et la nouvelle formule sur quelques profils types (un salarié proche du SMIC, un agent de maîtrise à 1,9 SMIC, un technicien à 2,5 SMIC), l’impact devient immédiatement concret pour le dirigeant. Ces simulations peuvent être reprises dans une note structurée, envoyée avant les campagnes de revalorisation ou intégrée à la préparation du budget 2026.

    La troisième étape est l’accompagnement des décisions : certaines augmentations deviennent plus coûteuses qu’auparavant, d’autres sont plus neutres. Certaines entreprises peuvent choisir de privilégier des leviers complémentaires (PPV, intéressement, primes modulées) plutôt qu’une revalorisation brute. D’autres peuvent sécuriser leurs pratiques en évitant les franchissements de seuils dans la zone 1,8–2,25 SMIC.

    Enfin, une mission dédiée peut être formalisée : audit des rémunérations, analyse “avant/après”, mise à jour du paramétrage paie, préconisations personnalisées. Une prestation structurée, très utile pour les entreprises dépourvues de fonction RH interne.

    En définitive, cette réforme transforme profondément la manière de lire et d’anticiper le coût du travail. La suppression des paliers, l’extension de la réduction générale et le passage à une formule dégressive marquent un changement de logique dont les entreprises ne mesureront pas toujours spontanément les effets.

    Pour les cabinets, l’enjeu est double : sécuriser le paramétrage paie et fournir aux dirigeants une interprétation claire des impacts par niveau de salaire. Dans un environnement où chaque euro compte, votre accompagnement sera déterminant pour éclairer les choix de revalorisation, budgéter correctement la masse salariale et éviter les mauvaises surprises. 

    Ces changements impliqueront une hausse des coûts du travail pour certaines entreprises. Dans ce contexte, diversifier les leviers de rémunération devient alors un enjeu clé. Au-delà du salaire, d’autres outils permettent d’améliorer concrètement le pouvoir d’achat ou la protection des salariés sans provoquer une hausse trop conséquente des charges : montée en gamme de la complémentaire santé, renforcement de la prévoyance, participation au financement de garanties optionnelles, développement de l’épargne salariale

    Ces dispositifs constituent souvent des alternatives plus lisibles et plus soutenables pour les TPE-PME, tout en répondant aux attentes croissantes des salariés en matière de santé et bien-être. Ils permettent aussi de construire une politique de rémunération globale cohérente.

    Pour accompagner vos clients dans ces arbitrages et sécuriser la mise en place de solutions adaptées, les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.

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    Chefs d’entreprise : comment bien préparer votre retraite ?

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    En tant que chef d’entreprise, préparer sa retraite peut sembler complexe. Entre les régimes spécifiques, les cotisations variables et la diversité des statuts, il est essentiel d’anticiper pour sécuriser votre avenir. Chez Harmonie Mutuelle, nous croyons au pouvoir du collectif pour vous accompagner dans cette étape clé de votre vie professionnelle. Découvrez nos conseils pratiques pour comprendre vos droits, optimiser vos revenus futurs et aborder votre retraite avec sérénité.

    Comprendre les spécificités de votre régime de retraite


    Pour préparer efficacement votre départ en retraite en tant que chef d’entreprise, il est essentiel de comprendre les spécificités des régimes de retraite qui dépendent de votre statut. Régime de base, régime complémentaire, droits acquis… chaque élément joue un rôle clé dans la construction de votre avenir. Voici les points essentiels à connaître pour anticiper sereinement cette étape.


    Les différents statuts et leurs impacts sur la retraite

    Votre régime de retraite dépend de votre statut professionnel. Si vous êtes gérant majoritaire d’une SARL, travailleur indépendant, ou dirigeant assimilé salarié, les régimes diffèrent. Les travailleurs non-salariés (TNS) cotisent à la SSI (Sécurité sociale des indépendants) ou à la CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse), tandis que les dirigeants assimilés salariés relèvent du régime général et des caisses complémentaires telles que l’AGIRC-ARRCO. Chaque statut impacte vos cotisations sociales et, par conséquent, vos droits à la retraite.


    Régime de base et régime complémentaire : quelles différences ?

    Le régime de base, obligatoire, apporte un premier niveau de pension. 

    Par exemple, les indépendants cotisent à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon leur activité. 

    À cela s’ajoute un régime de retraite complémentaire, qui permet de bonifier votre pension de retraite et d’atteindre un taux plein. Il est important de comprendre comment vos points acquis sont valorisés, car ils jouent un rôle clé dans le montant de votre retraite.

    Les étapes pour anticiper sa retraite en tant que chef d’entreprise

    Anticiper sa retraite est une démarche indispensable pour s’assurer un avenir serein. Entre bilan de carrière, optimisation des droits et diversification des revenus, chaque étape compte pour construire une retraite à la hauteur de vos attentes. Voici les clés pour mieux vous y préparer.


    1. Faire un bilan précis de votre situation

    La première étape pour anticiper votre départ à la retraite consiste à faire le point sur vos droits. Consultez votre Relevé Individuel de Situation (RIS) pour vérifier le nombre de trimestres cotisés et vos points acquis auprès des régimes de retraite de base et complémentaire. Ce document récapitule vos cotisations versées et vous permet d’identifier d’éventuels écarts. En tant que travailleur non-salarié ou dirigeant assimilé salarié, ce diagnostic est essentiel pour garantir une retraite optimisée.


    2. Identifier les leviers pour optimiser vos droits

    Si vous constatez des lacunes, plusieurs solutions s’offrent à vous. 

    Par exemple, le rachat de trimestres peut être une option intéressante pour atteindre le taux plein plus rapidement. Ce dispositif est particulièrement utile si vous avez eu des périodes d’interruption, comme une baisse d’activité. 

    Par ailleurs, il est judicieux de maximiser vos cotisations sociales dans les dernières années de carrière avant de partir à la retraite, car elles influencent directement le montant de votre pension.


    3. Diversifier vos sources de revenus

    Une retraite confortable repose souvent sur une stratégie d’épargne retraite bien pensée. En complément des régimes obligatoires, envisagez des solutions telles que le Plan d’Épargne Retraite ou l’assurance-vie. Ces dispositifs permettent de constituer un complément de revenus tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Pensez également à investir dans des actifs immobiliers ou financiers pour sécuriser votre départ à la retraite.

    Les dispositifs d’épargne et de prévoyance pour les chefs d’entreprise

    Anticiper votre retraite passe également par la mise en place de dispositifs d’épargne et de prévoyance adaptés à votre statut de chef d’entreprise. Ces solutions permettent de compléter les régimes de retraite obligatoires et de sécuriser vos revenus futurs.


    Plan d’Épargne Retraite (PER)

    Le PER individuel est un outil incontournable pour constituer un complément de revenus. Flexible, il vous permet d’épargner selon vos capacités et d’optimiser votre fiscalité grâce aux déductions possibles sur vos cotisations versées. C’est une option idéale pour les travailleurs non-salariés ou les dirigeants assimilés salariés souhaitant renforcer leur protection.

    Assurance-vie et investissements complémentaires

    L’assurance-vie reste une solution prisée pour sa souplesse (l'argent placé peut être retiré à tout moment) et ses avantages en termes de transmission d’entreprise ou de revenus complémentaires. Elle s’adapte à différents profils et peut être un bon support pour diversifier vos placements. Elle bénéficie d'une fiscalité favorable à la sortie : seuls les gains sont imposables, et non le capital.


    Prévoyance et protection sociale

    Ne négligez pas la prévoyance. Elle garantit une continuité de revenus en cas d’aléas comme une cessation d’activité ou un problème de santé. Ces dispositifs vous protègent ainsi que vos proches tout en participant à la construction de votre retraite.

    En combinant ces solutions, vous mettez toutes les chances de votre côté pour préparer votre avenir avec sérénité.

    Les erreurs à éviter lors de la préparation de votre retraite

    Préparer son départ à la retraite en tant que chef d’entreprise nécessite de l’anticipation. Parmi les erreurs fréquentes à éviter :

    • Ne pas vérifier régulièrement son Relevé Individuel de Situation (RIS) pour faire le point sur ses trimestres cotisés ou ses points de retraite peut entraîner des lacunes importantes.
    • Sous-estimer l’impact des périodes d’inactivité, comme une baisse de revenus ou une cessation temporaire d’activité, peut également réduire vos droits.
    • Négliger les dispositifs d’épargne tels que le Plan d’Épargne Retraite (PER) ou l’assurance-vie prive d’opportunités de complément de revenus.

    Quelle épargne choisir pour préparer ma retraite ? Faites votre simulation en ligne

    • Pour vous aider dans votre choix, Harmonie Mutuelle met à votre disposition un simulateur d'épargne retraite qui, après étude de votre situation, vous permettra :

      • d'estimer votre perte de revenus à la retraite
      • d'estimer le montant qu'il vous faudrait épargner chaque mois pour maintenir votre niveau de revenus à la retraite
      • de vous orienter vers le PER Individuel, vers l'assurance vie ou vers un mix des deux.

    Préparer son départ à la retraite avec Harmonie Mutuelle

    • Chez Harmonie Mutuelle, nous savons qu’en tant que chef d’entreprise, préparer votre retraite peut être un défi. C’est pourquoi nous proposons des solutions adaptées à votre statut et à votre parcours. Nos conseillers vous aident à optimiser vos cotisations sociales, à anticiper vos droits et à mettre en place des dispositifs d’épargne retraite adaptés à votre situation (statuts, revenus, présence ou non de salariés...) comme le Plan d’Épargne Retraite (PER). Grâce à notre expertise mutualiste, nous vous accompagnons dans la gestion de votre retraite, tout en garantissant une approche basée sur la solidarité et la proximité. Ensemble, avançons collectif pour sécuriser votre avenir !

    • La solution idéale pour anticiper votre retraite en toute tranquillité

      Label Excellence 2025

      En 2025, le Plan Épargne Retraite individuel proposé par Harmonie Mutuelle a été distingué par le Label Excellence 2025, décerné par Les Dossiers de l'Épargne et de l'Assurance. Ce label récompense le PER Individuel pour ses qualités, son accessibilité et la performance de son fonds euros.

      Consulter la méthodologie du classement

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  • Mutuelle d'entreprise : comment s'assurer d'être en conformité ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Mettre en place une mutuelle d’entreprise conforme, ce n’est pas qu’une formalité. Entre garanties insuffisantes, documentation incomplète ou dispenses mal gérées, les sources d’erreur sont nombreuses. Et les conséquences peuvent être lourdes pour vos clients : redressement URSSAF, perte des exonérations sociales ou contestations de salariés.

    Depuis 2016, la complémentaire santé obligatoire est devenue un pilier de la protection des salariés. Encore faut-il que le régime respecte à la fois les obligations légales et conventionnelles et ce, dans la durée. Car derrière ce dispositif souvent perçu comme technique se cache un véritable enjeu de sécurité juridique dont les failles peuvent s’avérer coûteuses.

    S'assurer de la conformité des garanties : du panier de soins aux minimas conventionnels

    Pour s’assurer de la conformité d’un régime frais de santé (souvent nommé mutuelle d’entreprise), il faut avant tout distinguer deux niveaux d’obligations : le socle légal, applicable à l’ensemble des entreprises, et le socle conventionnel, propre à chaque branche.
     Le premier établit des minimas applicables à l’ensemble des entreprises françaises alors que le second peut augmenter de manière conséquente les garanties applicables à l’ensemble d’une branche professionnelle.

    La base légale : Depuis le 1er janvier 2016, toute entreprise du secteur privé doit proposer à ses salariés une couverture santé collective respectant un panier de soins minimal défini à l’article D.911-1 du Code de la Sécurité sociale.

    Ce socle légal comprend notamment :

    • la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour les soins courants,

    • le forfait hospitalier,
    • les soins dentaires à hauteur de 125 % du tarif de la Sécurité sociale,
    • et un forfait minimal pour l’optique (100 € pour une correction simple, 150 € pour une correction complexe).

    L’employeur doit en outre financer au moins 50 % de la cotisation afin de bénéficier des exonérations sociales sur les contributions versées au régime frais de santé.

    Mais cette base légale n’est, dans la plupart des cas, qu’un point de départ car de nombreuses conventions collectives ont négocié des garanties supérieures pour mieux protéger les salariés de leur branche d’activité.

    Ces accords de branche peuvent imposer un niveau minimal de remboursement plus élevé, inclure des prestations complémentaires (augmentation des taux de remboursement pour certains actes, chambre particulière en cas d’hospitalisation, forfait de médecines douces, actions de prévention santé, etc.), ou fixer un taux de financement employeur plus important.

    Au final, vérifier la conformité d’un régime implique d’abord de situer le contrat souscrit : respecte-t-il seulement la loi ou répond il également aux exigences conventionnelles applicables ?

    Notons d’ailleurs que, pour garantir la sécurité du régime, le respect des garanties conventionnelles doit être apprécié avec rigueur. Les textes laissent certes une certaine marge d’interprétation (il est possible d’évaluer l’équivalence globale entre les garanties de l’entreprise et celles prévues par la branche), mais la notion reste floue dans sa définition. Par prudence, il est donc recommandé d’opter pour une comparaison garantie par garantie, afin d’éviter toute contestation sur la conformité du régime.

    Cette différence peut paraître technique, mais elle est déterminante pour garantir la sécurité juridique de votre client, tant au plan URSSAF qu’au niveau de la qualité de la couverture proposée à ses salariés.

    Cadre URSAFF : les bons réflexes pour sécuriser le régime frais de santé de vos clients

     La vérification du respect d’un niveau minimal de garanties est un bon début. Mais il est loin d’être suffisant : il faut également que le régime soit mis en place dans le respect des règles pour bénéficier des exonérations sociales et fiscales attachées. C’est un point particulièrement clé que l’URSSAF sera amené à vérifier en cas de contrôle. Nous vous proposons donc de passer en revue les principaux aspects à respecter pour contenir tout risque de redressement :

    • Acte de mise en place : Le caractère collectif et obligatoire du régime doit résulter d’un acte formel. Cela peut passer par un accord d’entreprise, un référendum, ou (le plus souvent pour les TPE-PME) une Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE). Quel que soit le formalisme retenu, l’employeur doit conserver le document officiel (accord signé, procès-verbal du référendum, texte de la DUE signé) ainsi que la preuve que chaque salarié a été informé de la mise en place du régime. Par exemple, dans le cas d’une DUE, on fournira un exemplaire remis à chaque salarié contre signature d’une liste d’émargement ou d’un accusé de réception. Cette signature peut naturellement se faire par voie électronique pour simplifier le suivi et les démarches. Ces justificatifs sont en revanche essentiels car ils seront demandés en cas de contrôle.

    • Catégories de bénéficiaires : Le régime doit profiter à tous les salariés de l’entreprise ou à une catégorie objective de salariés définie selon les critères autorisés (par exemple, distinguer cadres et non-cadres si des régimes différents existent). Il ne doit pas y avoir de discrimination d’accès. Par ailleurs, tous les salariés couverts doivent l’être dans les mêmes conditions de garanties et de cotisations. L’URSSAF vérifiera qu’il n’existe pas, au sein d’un même groupe couvert, des écarts de cotisation injustifiés ou des niveaux de remboursement différents. Les éventuelles options individuelles (surcomplémentaires facultatives financées à 100 % par le salarié) sont bien sûr possibles en parallèle dès lors que chacun puisse en bénéficier, s’il le souhaite.
    • Respect des dispenses autorisées : En principe, la complémentaire santé d’entreprise est obligatoire pour chaque salarié. Toutefois, la loi prévoit des cas de dispense dans lesquels le salarié peut choisir de ne pas adhérer : par exemple, s’il bénéficie déjà d’une autre couverture collective obligatoire (via le contrat d’un conjoint, d’un autre employeur, etc.), s’il est en CDD court, apprenti ou à temps très partiel et que la cotisation représente une part excessive de son salaire, s’il est bénéficiaire de la CSS (ex-CMU-C). 

      Chaque dispense doit faire l’objet d’une demande écrite du salarié, avec justificatifs à l’appui, au moment de l’embauche ou de l’instauration du régime. Il est important de conserver ces demandes et pièces justificatives à jour car, en cas de contrôle, l’employeur devra prouver pourquoi tel ou tel salarié n’est pas affilié. 

      Notez qu’aucune dispense n’est automatique : sans demande valable de dispense par le salarié, l’employeur reste tenu de l'affilié. Il est donc nécessaire de bien suivre la validité de ces dispenses dans le temps en s’assurant que les conditions demeurent réunies. Pour ce faire, il peut être utile de demander périodiquement des attestations à vos salariés (pour s’assurer, par exemple, que tel salarié est toujours bien couvert par le contrat obligatoire de son conjoint, raison pour laquelle il a pu être valablement dispensé).

       

    • Financement et contrat responsable : Comme évoqué plus haut, l’employeur doit prendre en charge, au minimum, 50 % du coût de la mutuelle d’entreprise. De plus, le contrat doit respecter le cahier des charges du contrat responsable, condition aujourd’hui indispensable pour bénéficier des exonérations fiscales et sociales. Cela implique, entre autres, que le contrat ne dépasse pas certains plafonds de remboursement (notamment en optique) et qu’il intègre les minimums légaux (panier de soins). En pratique, la plupart des contrats collectifs du marché sont responsables, mais c’est tout de même un point à vérifier.

    En résumé, pour sécuriser vos clients, assurez vous que toutes les formalités URSSAF sont remplies. En cas de contrôle, l’entreprise devra présenter un dossier complet comprenant l’acte de mise en place du régime, la preuve de son information aux salariés, la liste des salariés couverts, et les justificatifs actualisés pour chaque salarié exclu ou dispensé. Sans cette rigueur administrative, l’employeur s’expose à la requalification des cotisations de mutuelle en avantage soumis à cotisations sociales (avec effet rétroactif sur trois années consécutives). Mieux vaut donc prévenir que guérir.

    En guise de guide de bonnes pratiques, nous vous proposons l’infographie ci-dessous :

    mutuelle d'entreprise les 5 erreurs à éviter pour sécuriser son régime social

    Offre de branche : la voie la plus sûre pour assurer la conformité du régime ?

    La conformité d’un régime frais de santé repose sur le respect de nombreuses exigences légales, conventionnelles et administratives. Cela constitue un exercice parfois complexe pour les petites structures qui ne disposent pas toujours des ressources internes pour tout vérifier. 

    Face à cette difficulté, une solution simple et sécurisante s’offre pourtant à elles : s’appuyer sur les offres de branche lorsqu’elles existent.

    De nombreuses conventions collectives ont en effet recommandé un ou plusieurs organismes assureurs, ou mis en place des offres labellisées conformes à un cahier des charges prédéfini. Ces dispositifs ont notamment été pensés pour faciliter la mise en conformité des TPE-PME, en leur garantissant un régime prêt à l’emploi, à la fois conforme et adapté à leur taille.

    Adhérer à l’offre santé recommandée par la branche présente ainsi plusieurs avantages concrets pour vos clients :

    • Une conformité automatique : Le contrat proposé par l’organisme recommandé est clé en main : il respecte d’emblée toutes les obligations conventionnelles et légales spécifiques à la branche. Pas de risque d’omettre une garantie minimale ou une clause obligatoire. En outre, en cas d’évolution de la convention collective (niveau de garanties revalorisé, nouvelles règles), l’assureur ajuste le contrat de lui-même. L’entreprise n’a pas à surveiller chaque avenant de branche : la mise à jour est garantie d’office. C’est une tranquillité d’esprit non négligeable pour un dirigeant de petite structure.

    • Une sécurité juridique renforcée : Les organismes recommandés sont sélectionnés à l’issue d’une phase de mise en concurrence stricte. Cela signifie que leur offre a été examinée par les partenaires sociaux de la branche selon des critères de solvabilité, de qualité de service et de tarif avant d’être validée. Pour l’entreprise, suivre cette recommandation revient à s’aligner sur un choix sûr, ce qui en cas de litige ou de contrôle joue en sa faveur (on pourra difficilement reprocher à l’employeur d’avoir opté pour la solution préconisée par sa branche professionnelle).
    • Accompagnement et simplicité : En choisissant l’organisme recommandé, vos clients bénéficient généralement d’un accompagnement dédié pour la mise en place du régime. L’assureur connaît parfaitement les contraintes URSSAF et conventionnelles : il pourra fournir des modèles de DUE ou d’accord collectif conformes, des notices d’information standard à remettre aux salariés, et des conseils pour gérer les dispenses ou les mises à jour réglementaires. Cette assistance allège le travail de l’employeur (et de son expert-comptable) dans la gestion du dossier. 

      Par ailleurs, les contrats de branche présentent souvent des conditions tarifaires négociées à l’échelle du secteur, ainsi qu’une mutualisation du risque avantageuse pour les plus petites entreprises, ce qui constitue un bonus appréciable, même si l’objectif premier demeure ici la conformité.

    Conclusion

    La conformité d’un régime de mutuelle ne se limite pas à un impératif réglementaire : c’est aussi un levier de sérénité pour l’entreprise et un gage de protection durable pour ses salariés. Lorsqu’elle est bien configurée, la complémentaire santé devient un véritable investissement utile, qui sécurise juridiquement l’entreprise tout en renforçant le bien-être de ses équipes.

    Pour les TPE-PME, souvent dépourvues de service RH dédié, les offres de branche constituent une solution clé en main : garanties à jour, conformité automatique, accompagnement simplifié. C’est précisément dans cet esprit qu’Harmonie Mutuelle accompagne les experts-comptables et leurs clients, en proposant des régimes frais de santé 100 % conformes, évolutifs et adaptés à la taille de chaque structure.

    N’hésitez pas à contacter les experts Harmonie Mutuelle pour échanger sur ces sujets et bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans la mise en conformité des régimes de frais de santé de vos clients.

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      Afin de maintenir les avantages sociaux liés au régime collectif et obligatoire frais de santé et prévoyance et éviter un redressement en cas de contrôle URSSAF, les entreprises doivent, dans certains cas, se mettre en conformité suite à l'évolution de deux réglementations susceptibles d’affecter leurs actes juridiques de droit du travail (DUE, accord référendaire, accord d’entreprise ou accord de branche).
       

    Convention collective nationale de la métallurgie : des prestations solidarité supplémentaires pour vos salariés

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    Les partenaires sociaux de la branche Métallurgie ont négocié l'offre Coeur Industrie, pour le régime de protection sociale complémentaire en santé et prévoyance des salariés relevant de la Convention Collective Nationale Métallurgie. Une offre labellisée que propose Harmonie Mutuelle Groupe VYV. En complément des garanties frais de santé et prévoyance, Harmonie Mutuelle prend en charge les prestations relatives au Degré Elevé de Solidarité (DES).

    Afin de faire face aux aléas de la vie et agir sur la prévention et la santé de tous, des solutions sont apportées aux salariés pour répondre aux exigences particulières de l'environnement professionnel de la branche.

    Découvrez les services financés par le Degré Elevé de Solidarité (DES)

    Degré Elevé de Solidarité - Frais de Santé


    • Des solutions dédiées aux parents avec notre partenaire Ma Bonne Fée, avec l’accès à :
      • 10h de Soutien scolaire
      • 10h de Garde d’enfants
      • 3 sessions de Coaching orientation
      • 3 sessions de Soutien parental

    Critères d’attribution :

    1 pack par enfant / typologie de services / an

    Cumulable au sein d'une famille (sans limite du nombre d'enfants)

    L'enfant est ou non ayant-droit du contrat

    Lien du site direct : coeur-industrie.mabonnefee.com

    • Aides aux aidants : pour les aidants ayant pris un congé spécifique ou hors congés spécifiques, des aides financières pouvant aller jusqu'à 1000€.
    • Forfait naissance ou adoption : aide financière de 750 € par enfant pour la naissance ou l'adoption d'un enfant
    • Soutien aux alternants : aide au paiement de la cotisation. Grâce au Degré Élevé de Solidarité, les salariés en alternance (apprentissage et contrat de professionnalisation) peuvent bénéficier d’une exonération de cotisation santé.

    Degré Elevé de Solidarité - Prévoyance

    • Parents solos, aides financières pour soutenir les salariés lors de la scolarité de leurs enfants :

      • École élémentaire / 2ème et 3ème cycle (du CP au CM2) 300 €

      • Collège : de la 6ème à la 3ème 500 €

      • Lycée : de la seconde à la terminale 600 €

      L’aide sociale est accordée sous conditions de ressources, elle est versée de manière forfaitaire une fois par année scolaire. Elle est cumulable en fonction du nombre d’enfants et renouvelable tous les ans jusqu’à la fin des études secondaires.

      Soutien scolaire et garde d’enfants, les dépenses des salariés sont prises en charge : jusqu’à 2000 € par an pour prendre en charge les frais de garde d’enfants ou soutien scolaire en cas d’arrêt de travail, d’hospitalisation ou de décès d’un proche.

    Ces aides sont valables pendant toute la durée de l’arrêt et jusqu’à 60 jours qui suivent la survenue de l’événement.

    • Aide Handicap : aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de survenue d'un handicap ou d'une perte d'autonomie.
    • Aide inaptitude temporaire d'origine non professionnelle : Aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de perte de salaire lors de la période de 30 jours qui suit la reconnaissance d'inaptitude d'origine non professionnelle par le médecin du travail.
    • Lutte contre la désinsertion professionnelle : en cas d'arrêt de travail de plus de 90 jours, accès à un service d'accompagnement pluridisciplinaire dans le cadre de l'aide au retour à l'emploi.

    Une offre labellisée « Cœur Industrie »

    Afin d’accompagner les entreprises – notamment les plus petites – dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions et de simplifier leur travail dans des délais serrés, l’UIMM et les partenaires sociaux ont souhaité leur apporter une solution clé en main innovante, attractive et pérenne, baptisée « Cœur Industrie », modulable selon leurs besoins et leurs spécificités (système d’options).

    Cette offre de protection sociale, bien évidemment conforme aux obligations de la branche, permet aux entreprises de la métallurgie, d’une part, de se mettre rapidement en conformité et, d’autre part, d’apporter un service simple et efficace à leurs salariés.

    Harmonie Mutuelle, partenaire privilégié et historique du secteur, avec 4 500 entreprises accompagnées, a été retenue par les partenaires sociaux pour proposer cette solution « Cœur Industrie ». Comment cela se passe-t-il concrètement ? En 4 étapes : Les équipes d’Harmonie Mutuelle analysent le régime de protection sociale en place dans l’entreprise, avant de faire des propositions d’adaptation adéquates, d’accompagner sur l’actualisation des actes juridiques de droit du travail de l’entreprise, et d’aider ensuite au déploiement du nouveau régime de protection sociale auprès des salariés.

    Pour en savoir plus sur l’offre Cœur Industrie, contactez votre conseiller Harmonie Mutuelle :

    Découvrez nos solutions pour vos salariés

    • Une complémentaire santé pour vos salariés

    • Une protection prévoyance pour vos salariés

    Travailleur Non Salarié (TNS) comment préparer financièrement votre retraite ?

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant que TNS, votre retraite se prépare différemment de celle des salariés. Vos cotisations retraite obligatoires génèrent des pensions moins élevées, créant un écart significatif entre vos revenus d'activité et votre future pension. Anticiper cette situation est essentiel pour améliorer votre niveau de vie. Depuis la loi PACTE de 2019, le Plan Épargne Retraite (PER) offre une solution très adaptée à votre statut et à vos besoins spécifiques, notamment le choix, à la retraite, du mode de sortie de l'épargne. Découvrons ensemble comment optimiser votre épargne retraite pour TNS.

    Pourquoi les TNS doivent-ils particulièrement anticiper leur retraite ?

    Votre statut de travailleur indépendant présente des spécificités qui rendent la préparation de votre retraite particulièrement cruciale. Contrairement aux salariés qui bénéficient de plus en plus de dispositifs collectifs, vous devez prendre en main votre épargne retraite pour garantir votre bien-être futur.

    Quelles sont les spécificités du régime de retraite des indépendants ?

    Les travailleurs indépendants cotisent à la Sécurité Sociale des Indépendant (SSI) pour le régime de base et, pour le régime complémentaire, à différentes caisses selon leur activité : la SSI pour les artisans et commerçants, la CNAVPL pour les professions libérales, ou encore la MSA pour les agriculteurs. Contrairement aux salariés, vos cotisations sont directement liées à votre niveau d'activité, souvent fluctuant selon les années.

    Le taux de remplacement (rapport entre votre pension et vos derniers revenus d'activité) est plus faible pour les TNS. Il peut descendre à 30-50% (source : Finance Héros) contre 50% en moyenne pour les salariés du régime général (et jusqu’à 75% pour les fonctionnaires) (source : DREES 2022). Cette différence significative souligne l'importance de mettre en place un complément de revenu pour votre retraite.

    Quels sont les risques d'une préparation insuffisante ?

    Sans épargne retraite supplémentaire, vous pourriez faire face à une baisse brutale de revenus au moment de votre départ en retraite. Cette situation peut être particulièrement problématique si vous avez des charges importantes comme un crédit immobilier, des aides familiales ou des projets spécifiques pour votre retraite.

    Une préparation insuffisante limite également votre capacité à choisir sereinement votre date de départ à la retraite. Vous risquez de devoir prolonger votre activité professionnelle au-delà de vos souhaits, par nécessité financière.

    Quel dispositif d'épargne retraite privilégier en tant que TNS ?

    Le choix du bon dispositif d'épargne retraite dépend principalement de votre situation professionnelle.

    Le PER : la solution pour les TNS

    Le PER constitue la solution parfaitement adaptée. Ce plan épargne retraite vous permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, offrant un avantage fiscal immédiat tout en constituant une épargne à long terme pour votre retraite.

    Le PER vous offre une grande flexibilité dans vos versements volontaires, sans obligation annuelle. Cette souplesse vous permet d'adapter votre effort d'épargne à la santé de votre activité : versements plus importants lors des bonnes années, réduction possible en cas de difficultés temporaires.
     

    Quels sont les avantages fiscaux du PER pour les TNS ?

    La fiscalité du PER constitue l'un de ses principaux attraits. Comprendre ces mécanismes vous permet d'optimiser votre stratégie d'épargne et de réduire significativement votre pression fiscale.

    Comment fonctionne la déductibilité des versements ?

    Vos versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond spécifique aux TNS. Ce plafond de déduction correspond à 10% du bénéfice imposable (plafonné dans la limite de 8 PASS) + 15% supplémentaires sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS.

    Le PASS est :

    • au minimum de 4 710 €
    • au maximum de 87 135 €

    Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est fixé à 47 100 € en 2025.

    Concrètement, un TNS qui déclare un bénéfice inférieur à 47 100 € pourra déduire 4 710 €. Un TNS qui déclare un bénéfice de 77 100 € pourra déduire jusqu'à 12 210 € ( (10% x 77 100) + (15% x 30 000) ). Cette déduction fiscale représente une économie d'impôt immédiate non négligeable.

    Bon à savoir : ce montant peut être augmenté des plafonds non utilisés au cours des 3 années précédentes.

    Quelle stratégie fiscale adopter selon votre situation ?

    Le fait de choisir ou pas la déductibilité des versements dépend de votre situation fiscale. Combien payez-vous d’impôts ?

    Ce choix, dépend de votre tranche marginale d'imposition (TMI) actuelle et de celle anticipée à la retraite. Si votre TMI actuelle est élevée, la déduction immédiate des versements est particulièrement avantageuse : vous économisez des impôts au taux fort aujourd'hui.

    Exemple avec un versement de 5 000 € réalisé sur un PER. L’économie d’impôt sera de  :

    • 1 500 € si la TMI est de 30%
    • 2 050 € si la TMI est de 41%
    • 2 250 € si la TMI est de 45%  

    Vous pourrez également moduler vos versements selon les années, en privilégiant les exercices à forte rentabilité pour maximiser l'avantage fiscal. Cette stratégie vous permet de lisser votre pression fiscale tout en constituant progressivement votre épargne retraite.

     

    Comment récupérer votre épargne retraite au sein de votre PER ?

    La sortie du PER offre une flexibilité remarquable par rapport aux anciens dispositifs. Cette liberté de choix vous permet d'adapter la récupération de votre épargne à vos projets et besoins spécifiques de retraité.

    Quelles sont les options de sortie à la retraite ?

    À la différence de l'ancien contrat Madelin, le PER vous offre une liberté totale quant au mode de récupération de votre épargne. Vous pouvez choisir entre :

    • Sortie en capital : récupération en une ou plusieurs fois de votre épargne constituée ;
    • Rente viagère : versements réguliers jusqu'à votre décès ;
    • Formule mixte : une partie en capital pour vos projets immédiats, une partie en rente pour compléter vos revenus.

    Cette flexibilité vous permet d'adapter la récupération de votre épargne à vos besoins spécifiques : financement d'un projet, acquisition immobilière, ou simple complément de revenus régulier.

    Dans quels cas pouvez-vous débloquer votre épargne avant la retraite ?

    Votre épargne est en principe bloquée jusqu'à la retraite, mais des cas de déblocage anticipé existent pour faire face aux aléas de la vie :

    • Invalidité (la vôtre, celle de votre conjoint ou d'un enfant) ;
    • Décès du conjoint ou du partenaire de PACS ;
    • Situation de surendettement ;
    • Expiration des droits au chômage ;
    • Cessation d'activité non salariée suite à une liquidation judiciaire.

    L’acquisition de la résidence principale constitue aussi un cas de déblocage anticipé. 

    Comment construire une stratégie d'épargne retraite TNS efficace ?

    Une stratégie d'épargne retraite réussie repose sur une approche progressive et adaptée à votre situation d'entrepreneur. L'anticipation et la régularité constituent les clés de votre réussite dans cette démarche à long terme.

    À quel moment commencer à épargner pour votre retraite ?

    Plus vous commencez tôt, plus vous bénéficiez de l'effet cumulatif des intérêts composés. Idéalement, démarrez votre épargne retraite dès que votre activité se stabilise et génère des revenus réguliers. Même de petits montants versés régulièrement peuvent produire des résultats significatifs sur le long terme.

    Toutefois, adaptez vos versements à votre capacité d'épargne réelle. Il est préférable de commencer modestement et d'augmenter progressivement vos versements plutôt que de compromettre le développement de votre entreprise ou votre niveau de vie actuel.

    Comment répartir vos investissements pour optimiser votre épargne retraite ?

    Diversifiez vos placements en fonction de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Pour une retraite lointaine (plus de 15 ans), privilégiez une part importante pour bénéficier du potentiel de croissance des marchés financiers.

    À l'approche de la retraite, sécurisez progressivement votre épargne en augmentant la part des supports en euros. La gestion pilotée, qui ajuste automatiquement la répartition de vos investissements selon votre âge, constitue une option pratique pour les entrepreneurs qui manquent de temps pour gérer activement leur épargne.

    L'épargne retraite TNS représente un enjeu majeur pour vous, entrepreneurs et travailleurs indépendants. Le PER, avec sa flexibilité et ses avantages fiscaux, constitue un outil particulièrement adapté à votre situation professionnelle spécifique.

    En commençant tôt, en adaptant votre stratégie à vos revenus fluctuants et en profitant pleinement des dispositifs fiscaux disponibles, vous pourrez aborder votre retraite plus de sérénité. Chez Harmonie Mutuelle, nos experts vous accompagnent dans cette démarche essentielle pour construire ensemble votre avenir.

    Attention, tout placement financier comporte un risque de perte en capital.

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      La loi Madelin du 11 février 1994 vise à faciliter les formalités administratives des entrepreneurs, notamment en déduisant leurs cotisations de complémentaire santé, prévoyance et retraite de revenu imposable. Chez Harmonie Mutuelle, nous nous engageons à informer nos adhérents professionnels de leurs avantages fiscaux.

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      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

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  • CCN Organismes de formation - Complémentaire santé

  • Mutuelle et prévoyance : choisir l'offre de branche, contrainte ou opportunité ?

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    En matière d’obligations sociales, certains sujets peuvent passer pour de simples formalités. La mise en place d’une complémentaire santé obligatoire et d’un contrat de prévoyance en fait partie. Pourtant, derrière ce qui semble être une contrainte légale ou conventionnelle, se cachent de réelles opportunités, notamment pour les TPE-PME. 

    Les accords de branche, loin de compliquer la donne, offrent des avantages précieux : meilleure couverture des salariés, conditions tarifaires négociées, services solidaires parfois insoupçonnés… autant d’atouts qu’il est utile de connaître.

    À travers cet article, nous vous proposons de mieux appréhender l’intérêt des garanties frais de santé et prévoyance négociées par les branches professionnelles, avec un focus sur les organismes qu’elles recommandent.

    Frais de santé et prévoyance : quelles obligations légales et conventionnelles pour vos clients ?

    Depuis janvier 2016 (en application de la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi), toutes les entreprises du secteur privé doivent proposer une assurance santé complémentaire à leurs salariés, couvrant au minimum un « panier de soins » légal, financé au minimum à 50 % par l’employeur. 

    Par ailleurs, depuis 1947, tous les cadres bénéficient d’une couverture obligatoire en matière de prévoyance (décès et invalidité), financée par la contribution employeur de 1,5 % du salaire brut, dans la limite de la tranche A (soit une fois le plafond de la Sécurité sociale).

    À cela s’ajoutent de nombreuses conventions collectives qui fixent des garanties supérieures au socle légal. Pour faciliter cette mise en conformité, les partenaires sociaux de différentes branches recommandent aux entreprises entrant dans le champ d’application de leur convention collective de souscrire des contrats frais de santé et prévoyance auprès d’organismes assureurs dits « recommandés ».

    Bien évidemment, chaque entreprise reste libre de son choix quant à son organisme assureur à condition de respecter les garanties minimales fixées par la branche.

    Cependant, ces recommandations servent de repères fiables pour des entreprises qui ne disposent pas nécessairement d’un accompagnement adapté dans la sélection de leurs contrats prévoyance et frais de santé. Notons d’ailleurs que la désignation de ces organismes est strictement encadrée par des dispositions légales (articles L. 912-1 à D. 912-13 du Code de la sécurité sociale), gage de rigueur dans le choix effectué par les partenaires sociaux.

    Au-delà de cet encadrement législatif, explorons l’intérêt de recourir aux offres proposées par un organisme recommandé.

    Offre de branche recommandée : quels avantages pour l'entreprise et ses salariés ?

    Choisir l’organisme recommandé par la branche, ce n’est pas seulement cocher la case conformité. C’est aussi opter pour un cadre mutualisé, transparent et souvent économique, dont voici les principaux atouts :

    • Conformité automatique : l’offre des organismes recommandés est considérée comme une offre « clé en main », strictement conforme à toutes les obligations conventionnelles. Ainsi, en cas d’évolution des règles conventionnelles, le contrat est ajusté d’office par l’organisme assureur. Vos clients n’ont donc pas à se soucier de chaque avenant de branche : pas de risque de décalage ou d’oubli, la mise à jour est garantie. 

       

    • Conditions tarifaires négociées : Les partenaires sociaux ont pesé dans la balance pour obtenir des tarifs attractifs à garanties égales. De plus, l’organisme recommandé doit appliquer un tarif unique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et offrir les mêmes garanties à l’ensemble des salariés. C’est donc un atout de poids pour les TPE car même une entreprise de 2 ou 3 salariés bénéficiera d’un tarif identique à celui d’une PME de 100 collaborateurs couverte par la même convention collective. La mutualisation du risque sur l’ensemble du secteur évite ainsi aux plus petites structures de payer plus cher ou de subir de fortes hausses en cas de sinistres isolés. C’est l’un des avantages majeurs de ce choix au plan financier.

       
    • Aucune sélection des risques : De même, l’organisme recommandé ne pourra pas refuser l’adhésion d’une entreprise couverte par la branche professionnelle qui l’a sélectionné. Contrairement à certains contrats standards du marché qui pourraient appliquer des exclusions ou délais de carence, grâce aux organismes recommandés tous les salariés sont couverts sans discrimination dès l’embauche, conformément à l’accord collectif de branche. C’est un gage de sécurité pour l’employeur prescripteur comme pour les salariés.

       
    • Services additionnels inclus : Afin de se démarquer, les organismes recommandés enrichissent souvent leur offre de services en adaptant les garanties aux publics et aux risques spécifiques auxquels les salariés de la branche sont exposés. Ces services représentent généralement une valeur ajoutée pour les salariés et un élément d’attractivité pour la politique RH de l’entreprise.

     

    L’autre option pour les branches est de labelliser des organismes. Contrairement aux offres recommandées, les offres labellisées ne sont pas directement négociées par la branche mais doivent répondre à un cahier des charges précis défini par les partenaires sociaux. L’avantage principal de ce dispositif est de laisser une liberté de choix plus large aux entreprises, tout en leur garantissant que les contrats labellisés respectent les obligations conventionnelles.

    On peut toutefois noter certaines différences avec les offres recommandées : les tarifs ne sont pas uniformisés comme dans le cas d’un contrat recommandé et peuvent varier selon la taille de l’entreprise ou de son profil. De même, la mutualisation du risque est moins poussée, car elle ne repose pas sur l’ensemble des entreprises de la branche mais sur le portefeuille propre à chaque organisme. En revanche, la labellisation impose le respect d’un socle de garanties minimales et de règles de solidarité, ce qui permet à vos clients d’assurer, là aussi, la conformité de leur couverture.

    En résumé, choisir un organisme labellisé permet de concilier liberté contractuelle et sécurité juridique, sans bénéficier toutefois du même niveau de mutualisation financière.

    Dans le cadre d’offres recommandées comme d’offres labellisées, les partenaires sociaux prévoient de plus en plus des prestations supplémentaires dites de haut degré de solidarité au profit des salariés de la branche. Ces dispositifs, souvent méconnus, offrent pourtant des avantages clés pour leurs bénéficiaires.

    Le haut degré de solidarité (HDS) : un atout supplémentaire pour les salariés et les employeurs

    De quoi s’agit-il concrètement ? Le HDS (également nommé degré élevé de solidarité, DES) désigne un ensemble d’actions de prévention et d’aides solidaires financées par un fonds dédié au niveau de la branche. 

    Dans les offres recommandées, le fonds est alimenté par une fraction des cotisations s’élevant à au moins 2 % des primes collectives. En clair, sur 100 euros de cotisations versées, 2 euros sont mutualisés pour financer des prestations à caractère 100 % solidaire, non directement contributives pour les salariés.

    Certaines offres labellisées proposent également des aides dans le cadre de l’action sociale, de la prévention mais aussi des services liés à l’articulation vie pro / vie perso. 

    À quoi sert ce fonds solidaire ? afin de faire face aux aléas de la vie et agir sur la prévention et la santé de tous, des solutions sont apportées aux salariés pour répondre aux exigences particulières de l'environnement professionnel de la branche.

    Vous trouverez, dans l’infographie ci-dessous une synthèse des grandes catégories d’actions financées.

    explication en infographie du degré élevé de solidarité

    Le spectre est large et modulable selon chaque branche : l’important est que ces prestations supplémentaires profitent en priorité aux plus fragiles et renforcent la prévention.

    À titre d’exemple, la métallurgie a mis en place les aides suivantes au titre du degré élevé de solidarité dans son offre prévoyance labellisée Cœur Industrie : 

    • Parents solos, aides financières pour soutenir les salariés lors de la scolarité de leurs enfants :

    • École élémentaire / 2ème et 3ème cycle (du CP au CM2) 300 €

    • Collège : de la 6ème à la 3ème 500 €

    • Lycée : de la seconde à la terminale 600 €

    L’aide sociale est accordée sous conditions de ressources, elle est versée de manière forfaitaire une fois par année scolaire. Elle est cumulable en fonction du nombre d’enfants et renouvelable tous les ans jusqu’à la fin des études secondaires.

    • Soutien scolaire et garde d’enfants, les dépenses des salariés sont prises en charge : jusqu’à 2000 € par an pour prendre en charge les frais de garde d’enfants ou soutien scolaire en cas d’arrêt de travail, d’hospitalisation ou de décès d’un proche.

    Ces aides sont valables pendant toute la durée de l’arrêt et jusqu’à 60 jours qui suivent la survenue de l’événement.

    • Aide Handicap : aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de survenue d'un handicap ou d'une perte d'autonomie.
    • Aide inaptitude temporaire d'origine non professionnelle : Aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de perte de salaire lors de la période de 30 jours qui suit la reconnaissance d'inaptitude d'origine non professionnelle par le médecin du travail.
    • Lutte contre la désinsertion professionnelle : en cas d'arrêt de travail de plus de 90 jours, accès à un service d'accompagnement pluridisciplinaire dans le cadre de l'aide au retour à l'emploi.

    Les aides prévues dans le HDS (ou DES) sont ouvertes aux salariés et leurs ayants droit des entreprises adhérentes au régime conventionnel de complémentaire santé ou de prévoyance et ayant souscrit un contrat auprès de l’un des organismes recommandés ou labellisés par la branche.

    Pour les salariés, il s’agit donc d’un filet de sécurité supplémentaire. Pour vos clients, c’est l’assurance que leurs cotisations santé et prévoyance financent aussi des actions utiles au bien-être de leur personnel avec des retombées positives sur l’absentéisme, le bien-être au travail, etc.

    En somme, le haut degré de solidarité illustre l’esprit mutualiste à l’œuvre dans les accords de branche : la cotisation de chacun bénéficie au collectif, sous forme de prévention et de soutien social. C’est également un élément à valoriser auprès des dirigeants de TPE-PME : au-delà des garanties classiques, vos clients offrent ainsi à leurs salariés l’accès à des aides et des actions sociales que peu de contrats d’entreprise isolés proposent.

    Conclusion

    Adhérer à l’offre de branche en santé et prévoyance ne se résume pas à remplir une obligation légale. C’est aussi l’occasion de renforcer la protection des salariés et de sécuriser l’entreprise. Plutôt que de considérer la complémentaire santé comme une dépense imposée, on peut la voir comme un investissement utile : une meilleure couverture favorise la santé et la sérénité des équipes, la solidarité de branche apporte un soutien supplémentaire en cas de difficulté, et la mutualisation garantit à la fois la conformité et une meilleure stabilité des coûts. 

    Pour une TPE/PME, souvent dépourvue de service RH dédié, pouvoir s’appuyer sur un régime prêt à l’emploi et négocié par la branche est un confort non négligeable. En tant que conseil de vos clients, n’hésitez pas à mettre en avant ces atouts méconnus : la « mutuelle de branche » n’est pas qu’une dépense de plus, c’est un outil de gestion des ressources humaines et des risques, taillé sur mesure pour leur secteur. 

    Pour vous accompagner dans la mise en conformité des contrats de vos clients ou pour toute question relative à la protection sociale dans le cadre des Conventions Collectives Nationales, contactez un expert Harmonie Mutuelle. Vous bénéficierez d’un interlocuteur unique qui se déplace à votre cabinet.

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    Comment fonctionne la retraite des indépendants et comment l'optimiser ?

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    En tant qu'entrepreneur, vous êtes concentré sur le développement de votre activité, mais avez-vous pensé à votre retraite ? Les indépendants ne bénéficient pas du même système que les salariés, et leurs pensions sont moins élevées. Comprendre votre régime de retraite et anticiper vos besoins futurs est essentiel pour maintenir votre niveau de vie après la cessation d'activité.

    Quels sont les régimes de retraite obligatoires pour les indépendants ?

    La retraite pour indépendant repose sur des régimes spécifiques qui diffèrent de ceux des salariés. Votre affiliation dépend de votre statut professionnel et détermine vos droits futurs.

    À quelles caisses de retraite êtes-vous affilié selon votre statut professionnel ?

    Votre affiliation à une caisse de retraite dépend directement de votre activité professionnelle. Les artisans et commerçants cotisent auprès de la Sécurité sociale des indépendants (ex-RSI), qui gère à la fois leur retraite de base et leur retraite complémentaire. Cette caisse de retraite assure la protection sociale de millions de travailleurs indépendants en France.

    Les professions libérales relèvent quant à elles de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) pour leur retraite de base, et de caisses spécifiques selon leur secteur d'activité pour leur régime complémentaire. Par exemple, les avocats cotisent à la CNBF, tandis que les médecins dépendent de la CARMF.

    Comment fonctionne votre retraite de base en tant qu'indépendant ?

    Votre retraite de base fonctionne selon un système similaire à celui des salariés, mais avec des spécificités importantes. L'âge légal de départ à la retraite est fixé à 64 ans, mais pour bénéficier d'une pension à taux plein, vous devez justifier d'un nombre de trimestres d'assurance qui varie selon votre année de naissance.

    Le calcul de votre pension de base repose sur trois éléments : votre revenu annuel moyen, le taux de liquidation et la durée d'assurance. Votre revenu annuel moyen est déterminé à partir de vos meilleures années de cotisations, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Cette base de calcul influence directement le montant de votre future pension.

    Pour obtenir une retraite à taux plein (50 %), vous devez avoir cotisé le nombre de trimestres requis ou avoir atteint l'âge du taux plein automatique (67 ans pour les générations nées à partir de 1955). Si vous ne remplissez pas ces conditions, votre pension subira une décote qui peut significativement réduire vos revenus futurs.

    Comment est calculée votre retraite complémentaire obligatoire ?

    Votre retraite complémentaire fonctionne selon un système par points, différent de celui de la retraite de base. Chaque année, vos cotisations vous permettent d'acquérir des points retraite, dont le nombre dépend du montant de vos cotisations et de la valeur d'achat du point.

    La valeur des points varie suivant votre régime d'affiliation. Pour les artisans et commerçants, le régime complémentaire unique commun (RCI) détermine la valeur d'achat et de service du point. Cette valeur est régulièrement revalorisée pour maintenir le pouvoir d'achat des retraités.

    Au moment de votre départ à la retraite, le montant de votre pension complémentaire est calculé en multipliant le nombre de points acquis par la valeur de service du point en vigueur. Cette revalorisation annuelle permet de préserver la valeur de votre pension face à l'inflation.

    Pourquoi est-il important de compléter votre retraite obligatoire ?

    Les régimes obligatoires de retraite des indépendants offrent un taux de remplacement généralement inférieur à celui des salariés. Cette différence s'explique par des cotisations souvent plus faibles et des revenus parfois irréguliers. Anticiper cette situation vous permet de maintenir votre niveau de vie à la retraite.

    Quel sera le montant de votre pension de retraite en tant qu'indépendant ?

    Le taux de remplacement moyen pour un indépendant se situe entre 40 % et 60 % de ses revenus d'activité, contre 60 % à 75 % pour un salarié du privé. Cette différence s'explique notamment par des assiettes de cotisations souvent plafonnées et des carrières parfois moins linéaires.

    Pour évaluer le montant de votre future pension, vous pouvez consulter votre relevé de carrière sur le site de votre caisse de retraite. Ce document récapitule l'ensemble de vos droits acquis et vous permet de simuler différents scénarios de départ à la retraite selon votre âge et votre situation.

    Si vos revenus ont été faibles ou irréguliers, vous pourriez bénéficier du minimum contributif, qui garantit un montant minimal de pension. Cependant, ce dispositif reste insuffisant pour maintenir un niveau de vie confortable, d'où l'importance de constituer une épargne retraite supplémentaire dès le début de votre carrière.

    Quelles solutions d'épargne retraite sont adaptées aux indépendants ?

    En tant qu'indépendant, vous disposez de plusieurs outils pour compléter votre retraite obligatoire. Ces solutions offrent des avantages fiscaux spécifiques et s'adaptent à la variabilité de vos revenus. Choisir la bonne stratégie d'épargne vous permet d'optimiser votre fiscalité tout en préparant votre avenir.

    Comment le Plan d'Épargne Retraite (PER) peut-il vous aider à préparer votre retraite ?

    Le Plan d'Épargne Retraite (PER) représente aujourd'hui la solution de référence pour préparer votre retraite en tant qu'indépendant. Ce dispositif vous permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel calculé en fonction de vos revenus professionnels.

    Contrairement à l'ancien dispositif Madelin, le PER offre une plus grande flexibilité. Vous pouvez effectuer des versements selon vos capacités financières, et même suspendre vos cotisations en cas de difficultés temporaires. Cette souplesse s'adapte parfaitement aux revenus variables des entrepreneurs.

    Au moment de votre départ à la retraite, vous avez le choix entre une sortie en rente viagère ou en capital (ou un panachage des deux). Cette option vous permet d'adapter votre stratégie de sortie à votre situation patrimoniale et fiscale du moment, optimisant ainsi vos revenus futurs.

    Quelles autres solutions d'épargne peuvent compléter votre retraite ?

    L'assurance vie constitue un complément flexible à votre stratégie retraite. Sans contrainte de versement ni d'âge de sortie, elle bénéficie d'une fiscalité avantageuse après huit ans de détention. Cette solution convient particulièrement aux entrepreneurs qui souhaitent conserver un accès à leur épargne.

    L'investissement immobilier locatif peut également générer des revenus complémentaires à la retraite. En constituant un patrimoine immobilier, vous vous assurez des loyers réguliers tout en bénéficiant de la valorisation de vos biens. Cette stratégie nécessite cependant une gestion active et des capitaux importants.

    Comment optimiser votre stratégie retraite tout au long de votre carrière d'indépendant ?

    Préparer sa retraite nécessite une approche progressive et adaptée aux différentes étapes de votre carrière. Chaque période de votre vie professionnelle offre des opportunités spécifiques d'optimisation. Une stratégie bien pensée vous permet de maximiser vos droits tout en préservant votre trésorerie.

    Quelles sont les étapes clés pour bien préparer votre retraite ?

    Au début de votre activité, privilégiez la constitution de vos droits de base en veillant à déclarer des revenus suffisants pour valider vos trimestres. Même si vos bénéfices sont modestes, cotiser sur une base minimale vous assure d'acquérir des droits pour l'avenir. C'est également le moment idéal pour ouvrir un PER et commencer à épargner régulièrement.

    À mi-carrière, lorsque vos revenus se stabilisent, vous pouvez intensifier votre effort d'épargne retraite. C'est le moment d'évaluer vos besoins futurs et d'ajuster vos versements en conséquence. N'hésitez pas à diversifier vos placements entre épargne retraite, assurance vie et investissement immobilier selon votre profil de risque.

    À l'approche de la retraite, anticipez vos démarches administratives en contactant vos caisses de retraite au moins deux ans avant votre départ souhaité. Vous pouvez également envisager un rachat de trimestres si cela s'avère financièrement avantageux pour obtenir le taux plein plus rapidement.

    Le cumul emploi-retraite : une solution pour augmenter vos revenus ?

    Le cumul emploi-retraite vous permet de reprendre une activité tout en percevant votre pension de retraite. Depuis la réforme de 2015, vous pouvez cumuler intégralement vos revenus d'activité et votre pension si vous avez liquidé l'ensemble de vos droits à la retraite à taux plein.

    Si vous ne remplissez pas ces conditions, le cumul est plafonné. Vos revenus d'activité ne peuvent pas dépasser la moitié de votre revenu annuel moyen des trois dernières années d'activité, ou 160 % du SMIC si ce montant est plus favorable. Cette limitation peut affecter votre stratégie de reprise d'activité.

    • Attention : les cotisations versées dans le cadre d'un cumul emploi-retraite ne génèrent plus de nouveaux droits depuis 2015. Votre choix de statut pour reprendre une activité (salarié, indépendant, micro-entrepreneur) doit donc être mûrement réfléchi en fonction de vos objectifs et de votre situation fiscale.

    Préparer sa retraite pour indépendant nécessite une vision à long terme et une stratégie adaptée à votre situation personnelle et professionnelle. En comprenant le fonctionnement de vos régimes obligatoires et en mettant en place des solutions complémentaires d'épargne, vous vous assurez de maintenir votre niveau de vie à la retraite. Tout placement financier comporte un risque de perte en capital.

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      Vous êtes travailleur non salarié (TNS) et vous vous interrogez sur votre future retraite ? Harmonie Mutuelle, votre partenaire en protection sociale, vous guide pour optimiser votre retraite TNS et assurer une transition sereine vers cette nouvelle phase de vie.

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    Comment l'assurance vie peut-elle protéger efficacement votre avenir d'entrepreneur ?

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    En tant que travailleur non salarié, vous êtes exposé à des risques spécifiques qui peuvent impacter votre activité et votre famille. Si la prévoyance TNS est souvent évoquée, l'assurance vie constitue également un pilier essentiel de votre protection financière. Comment fonctionne-t-elle ? Quels avantages offre-t-elle ? Comment la distinguer de la prévoyance

    Qu'est-ce que l'assurance vie et pourquoi est-elle essentielle pour les entrepreneurs ?

    L'assurance vie représente une solution d'épargne et de protection adaptée aux besoins des travailleurs non salariés. Contrairement aux salariés qui bénéficient souvent de dispositifs collectifs, les TNS doivent construite leur propre protection sociale et patrimoniale. protection sociale et patrimoniale.

    En tant qu'entrepreneur, vos revenus peuvent fluctuer selon les périodes d'activité. L'assurance vie vous offre alors la flexibilité nécessaire pour adapter vos versements à votre situation financière, tout en constituant progressivement un capital pour votre retraite ou la protection de vos proches. Cette solution d'épargne vous permet également de diversifier vos placements entre fonds en euros sécurisé et supports de compte plus dynamique avec un potentiel de performance plus élevé contrepartie d'un risque lui aussi plus élevé.

    Votre protection sociale en tant que TNS présente des spécificités importantes. L'assurance vie complète efficacement vos autres dispositifs de protection en vous offrant :

    • Une épargne disponible : possibilité de rachats partiels ou totaux selon vos besoins ;
    • Une transmission optimisée : protection de votre conjoint et de vos enfants en cas de décès ;
    • Une préparation retraite flexible : complément de revenus adaptable à vos besoins ;
    • Une fiscalité avantageuse : réduction d'impôts et optimisation de la transmission.

    Quelles sont les différences entre assurance vie TNS et prévoyance Madelin ?

    Ces deux dispositifs répondent à des objectifs complémentaires dans votre stratégie de protection. La prévoyance Madelin couvre les risques professionnels immédiats, tandis que l'assurance vie - solution d’épargne de long terme - sécurise votre avenir à long terme.

    La prévoyance Madelin vous protège contre les aléas de votre activité professionnelle : arrêt de travail, invalidité ou décès. Elle verse une rente ou un capital pour maintenir votre niveau de vie et celui de votre famille. L'assurance vie, quant à elle, constitue un outil d'épargne et de transmission patrimoniale qui vous accompagne tout au long de votre vie d'entrepreneur.


     Critères

        

     Assurance vie TNS

        

     Prévoyance Madelin

        

     Objectif principal    

          

     Épargne et transmission    

          

     Protection contre les risques    

      

     Disponibilité des fonds    

          

     Rachats possibles    

          

     Versement en cas de sinistre    

          

     Fiscalité    

          

     Avantages exclusifs sur les rachats et la transmission au décès    

          

     Déduction du bénéfice imposable    

          

     Flexibilité    

          

     Versements libres    

          

     Cotisations régulières    

          


    Cette complémentarité vous permet de bénéficier d'une protection globale : la prévoyance sécurise votre présent, l'assurance vie prépare votre avenir. Ensemble, ces dispositifs forment un socle solide pour votre protection sociale et patrimoniale.

    Quels sont les avantages fiscaux de l'assurance vie pour un TNS ?

    L'assurance vie bénéficie d'un cadre fiscal particulièrement avantageux qui en fait un outil incontournable pour les entrepreneurs.

    Pendant la phase d'épargne, vos versements ne sont pas déductibles de votre bénéfice imposable, mais les gains générés par votre contrat bénéficient d'une fiscalité privilégiée. En cas de rachat, seuls les gains sont imposés, et leur taxation diminue avec la durée de détention du contrat.

    Les avantages fiscaux évoluent selon la durée de votre contrat d'assurance vie :

    • Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire 12,8% + prélèvements sociaux (17,2%)
    • Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) puis 7,5% + prélèvements sociaux (17,2%) ;
    • En cas de décès : abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements initiaux réalisés avant 70 ans

    Comment choisir la meilleure assurance vie adaptée à votre situation ?

    Le choix de votre assurance vie doit s'appuyer sur une analyse précise de vos besoins professionnels et personnels. Plusieurs critères essentiels guideront votre décision pour construire une protection sur mesure.

    Vos revenus d'entrepreneur étant souvent irréguliers, privilégiez un contrat offrant une grande souplesse dans les versements. Vous devez pouvoir adapter vos cotisations selon vos périodes d'activité, avec la possibilité d'effectuer des versements exceptionnels lors de bonnes performances ou de suspendre temporairement en cas de difficultés.

    La clause bénéficiaire mérite une attention particulière : elle détermine qui recevra le capital en cas de décès et dans quelles conditions. Pour un entrepreneur, il est crucial de prévoir différents scénarios : protection du conjoint, transmission aux enfants, ou même financement de la reprise de l'entreprise par un tiers. Une rédaction précise de cette clause optimise la transmission de votre patrimoine.

    Concernant les options de sortie, vous devez anticiper vos besoins futurs. Préférez-vous recevoir votre épargne sous forme de capital pour financer un projet, ou sous forme de rente viagère pour compléter à vie vos revenus de retraite ? Cette décision influence le choix de votre contrat et les garanties associées.

    Quelles stratégies d'utilisation de l'assurance vie pour un TNS ?

    L'assurance vie s'adapte à vos différents objectifs d'entrepreneur grâce à sa polyvalence. Trois stratégies principales se distinguent selon vos priorités et votre situation personnelle.

    Protection de la famille et transmission

    Votre famille dépend souvent directement de votre activité professionnelle. L'assurance vie sécurise leur avenir en cas d'imprévu tout en optimisant la transmission de votre patrimoine.

    En cas de décès, le capital versé aux bénéficiaires leur permet de maintenir leur niveau de vie et de faire face aux dépenses courantes. Cette protection est d'autant plus importante que votre conjoint ne bénéficie pas forcément d'une pension de réversion équivalente à celle des salariés. L'assurance vie comble cette lacune en garantissant des revenus de substitution.

    Préparation de la retraite

    Vos droits à la retraite en tant que TNS sont souvent inférieurs à ceux des salariés. L'assurance vie constitue un complément indispensable pour préparer votre retraite et maintenir votre pouvoir d'achat.

    La flexibilité des versements s'adapte parfaitement aux variations de vos revenus d'entrepreneur. Vous pouvez augmenter vos cotisations lors des bonnes années et les réduire en période difficile, tout en conservant vos droits acquis. Cette souplesse vous permet de constituer progressivement un capital retraite significatif.

    Financement de projets professionnels

    Votre assurance vie peut également servir de levier pour le développement de votre activité professionnelle. Elle constitue une garantie solide pour obtenir des financements bancaires ou vous permet de saisir rapidement des opportunités d'investissement.

    Les rachats partiels vous donnent accès à vos fonds sans remettre en cause l'ensemble du contrat. Cette disponibilité est précieuse pour financer l'expansion de votre entreprise, l'acquisition de matériel ou la diversification de vos activités.

    L'assurance vie représente pour un TNS un outil polyvalent et fiscalement avantageux pour les travailleurs non salariés, complémentaire à la prévoyance Madelin. En tant qu'entrepreneur, elle vous permet de sécuriser votre avenir personnel tout en vous offrant une souplesse adaptée aux spécificités de votre statut. Chez Harmonie Mutuelle, nos experts vous accompagnent pour construire une protection sur mesure qui répond à vos besoins spécifiques d'entrepreneur.

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    Comment calculer votre retraite en tant qu'auto-entrepreneur ?

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    Comprendre le calcul de votre retraite auto-entrepreneur est essentiel pour anticiper votre avenir et prendre les bonnes décisions dès aujourd'hui. Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons pour décrypter ce système complexe et vous aider à optimiser vos droits à la retraite et envisager avec vous des solutions supplémentaires.

    À quelles caisses de retraite êtes-vous affilié ?

    Votre affiliation dépend directement de votre type d'activité. Cette distinction est importante pour comprendre le calcul de votre future pension de retraite.

    Selon votre activité, vous relevez de différents organismes de retraite :

    • Pour les activités commerciales, artisanales et la plupart des professions libérales : vous êtes rattaché à l'Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale (anciennement SSI) ;
    • Pour certaines professions libérales réglementées : vous dépendez de la Cipav (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse).

    L'affiliation est automatique lors de la création de votre entreprise et ne nécessite aucune démarche particulière de votre part. Votre caisse de retraite vous informera de votre rattachement dans les semaines suivant votre déclaration d'activité.

    Comment sont calculées vos cotisations retraite en auto-entreprise ?

    Le système de cotisations pour les auto-entrepreneurs repose sur un principe simple : vous cotisez uniquement sur votre chiffre d'affaires déclaré. Cette approche forfaitaire facilite la gestion de vos obligations sociales.

    En tant qu'auto-entrepreneur, vous bénéficiez du régime micro-social simplifié. Vos cotisations sociales, dont celles pour la retraite, sont calculées en appliquant un taux forfaitaire sur votre chiffre d'affaires :

    • 12,3 % pour les activités d'achat-revente de marchandises (BIC) ;
    • 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC) ;
    • 21,1 % pour les activités libérales et prestations de services (BNC) relevant du régime général ;
    • 22,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav.

    Une partie de ces cotisations est spécifiquement dédiée à votre retraite de base et complémentaire. Si vous ne réalisez pas de chiffre d'affaires sur une période, vous ne cotisez pas pour votre retraite.

    Répartition des cotisations pour la retraite

    Comprendre la répartition vous permet d'évaluer précisément vos droits futurs. Chaque euro cotisé contribue à la constitution de votre pension.

    Sur le total de vos cotisations sociales, voici la part dédiée à la retraite selon votre activité :

    • Pour les activités commerciales et artisanales : environ 41,8 % pour la retraite de base et 16,5 % pour la retraite complémentaire ;
    • Pour les professions libérales rattachées au régime général : entre 44,85 % et 50,75 % pour la retraite de base et entre 7,85 % et 17,70 % pour la retraite complémentaire ;
    • Pour les professions libérales relevant de la Cipav : 26 % pour la retraite de base et 20,75 % pour la retraite complémentaire.

    Comment valider des trimestres de retraite en tant qu'auto-entrepreneur ?

    La validation des trimestres pour la retraite de base constitue l'un des aspects les plus importants du calcul de votre retraite. Contrairement aux salariés, vos trimestres dépendent exclusivement de votre chiffre d'affaires annuel.

    La validation des trimestres dépend directement de votre chiffre d'affaires. Vous devez atteindre un seuil minimum pour valider chaque trimestre, dans la limite de 4 par an.

    Voici les seuils de chiffre d'affaires à atteindre en 2025 pour valider des trimestres :

    • Activités de vente (BIC) : environ 6 145 € pour 1 trimestre, 24 579 € pour 4 trimestres ;
    • Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) : environ 3 564 € pour 1 trimestre, 14 256 € pour 4 trimestres ;
    • Prestations de services et professions libérales (BNC) : environ 2 700 € pour 1 trimestre, 10 800 € pour 4 trimestres ;
    • Professions libérales relevant de la Cipav : environ 2 694 € pour 1 trimestre, 10 776 € pour 4 trimestres.

    Si votre chiffre d'affaires est inférieur au premier seuil, vous ne validez aucun trimestre pour l'année concernée.

    Comment calculer le montant de votre future pension de retraite ?

    Le calcul de votre future pension varie selon votre caisse d'affiliation. Chaque système a ses propres règles et méthodes de calcul qu'il convient de maîtriser.

    Le calcul de votre retraite d'auto-entrepreneur diffère selon votre caisse d'affiliation.


    Pour les auto-entrepreneurs au régime général

    Le système du régime général repose sur une formule précise qui prend en compte votre revenu annuel moyen, le taux de liquidation et la durée d'assurance. Cette méthode garantit une pension proportionnelle à vos cotisations.

    La formule de calcul pour la retraite de base est :

    Retraite de base = Revenu annuel moyen × Taux × (Nombre de trimestres validés / Durée de référence)

    Le revenu annuel moyen est calculé après application d'un abattement forfaitaire sur votre chiffre d'affaires :

    • 71 % pour les activités de vente ;
    • 50 % pour les prestations de services BIC ;
    • 34 % pour les prestations de services BNC.

    Le taux plein est de 50 % et la durée de référence dépend de votre année de naissance (entre 168 et 172 trimestres).


    Pour les auto-entrepreneurs à la Cipav

    Le système de la Cipav fonctionne différemment avec un mécanisme de points. Chaque cotisation vous permet d'acquérir des points qui seront convertis en pension au moment de votre départ à la retraite.

    Le calcul repose sur un système de points :

    • Retraite de base = Nombre de points acquis × Valeur du point ;
    • Retraite complémentaire = Nombre de points acquis × Valeur du point.

    Les points sont acquis en fonction des cotisations versées.

    Quels sont les cas particuliers pour la retraite des auto-entrepreneurs ?

    Cumul emploi-retraite

    Cette situation concerne de nombreux auto-entrepreneurs qui souhaitent maintenir une activité après leur départ à la retraite. Les règles de cumul varient selon votre situation personnelle.

    Vous pouvez cumuler une activité d'auto-entrepreneur avec une pension de retraite. Ce cumul peut être :

    • Intégral : sans limite de revenus si vous avez l'âge légal de départ à la retraite et tous vos trimestres ;
    • Plafonné : avec des limites de revenus dans les autres cas.

    Attention : les cotisations versées en tant qu'auto-entrepreneur retraité ne vous donnent généralement pas de droits supplémentaires à la retraite.


    Auto-entrepreneur et salarié

    Si vous cumulez une activité salariée et auto-entrepreneur, vous cotisez aux deux régimes. Vous percevrez deux pensions distinctes, mais ne pourrez pas valider plus de 4 trimestres par an au total.

    Calculer votre retraite en tant qu'auto-entrepreneur nécessite de comprendre le fonctionnement des cotisations et la validation des trimestres selon votre chiffre d'affaires. Plus vous déclarez de revenus, plus vous vous constituez des droits pour votre future pension. Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons dans cette démarche et vous proposons des solutions complémentaires pour optimiser votre protection sociale. N'hésitez pas à consulter régulièrement votre relevé de carrière sur le site de l'Assurance retraite ou de la Cipav pour suivre l'évolution de vos droits et anticiper au mieux votre retraite. Tout placement financier comporte un risque de perte en capital.

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    Comment fonctionne la retraite progressive pour les indépendants ?

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    En tant qu'entrepreneur ou travailleur indépendant, vous souhaitez peut-être aménager votre fin de carrière tout en douceur. La retraite progressive vous permet de réduire progressivement votre activité professionnelle tout en percevant une partie de votre pension de retraite. Depuis le 1er septembre 2023, ce dispositif s'est élargi à presque tous les travailleurs non-salariés. Découvrez comment en bénéficier, les conditions à remplir et les avantages que cela peut vous apporter.

    Qu'est-ce que la retraite progressive pour un indépendant ?

    La retraite progressive représente une transition en douceur entre votre vie professionnelle active et votre retraite définitive. Ce dispositif vous offre la possibilité unique de concilier maintien d'une activité réduite et perception d'une partie de votre pension.

    Concrètement, la retraite progressive pour indépendant vous permet de percevoir une partie de votre retraite de base tout en continuant à exercer votre activité professionnelle à temps réduit. Contrairement au cumul emploi-retraite, vous n'avez pas besoin de liquider l'intégralité de vos droits à la retraite. Vous continuez à cotiser et à acquérir de nouveaux droits pendant cette période.

    Ce système concerne principalement les travailleurs indépendants affiliés au régime de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), incluant les artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les régimes complémentaires peuvent également proposer une retraite progressive, selon leurs propres règles.

    La différence majeure avec le cumul emploi-retraite réside dans le fait que vous n'êtes pas encore officiellement retraité. Vous préparez votre départ en retraite tout en maintenant une activité génératrice de revenus et de droits supplémentaires.

    Quelles sont les conditions pour bénéficier de la retraite progressive en tant qu'indépendant ?

    Pour bénéficier de la retraite progressive, vous devez remplir plusieurs conditions strictes. Ces critères garantissent que le dispositif s'adresse aux indépendants proches de l'âge de départ en retraite.

    Vous devez remplir trois conditions :

    •  Être âgé d'au moins 60 ans

    • Travailler à temps partiel

    • Justifier d'une duré d'assurance d'au moins de 150 trimestres, tous trimestres confondus. Cette durée prend en compte les trimestres cotisés, assimilés (maladie, chômage, service militaire) et les trimestres de majoration (enfants, handicap).

    Vous devez aussi exercer à titre exclusif une activité artisanale ou commerciale. Cette condition exclut les professions libérales et les activités mixtes. Votre activité doit correspondre à celle pour laquelle vous demandez la retraite progressive.

    Comment est calculé le montant de votre retraite progressive ?

    Le calcul de votre retraite progressive repose sur la diminution de vos revenus professionnels par rapport à votre activité antérieure. Cette méthode garantit que le dispositif correspond réellement à une réduction d'activité.

    Le montant de votre retraite progressive est calculé en fonction du pourcentage de réduction de votre temps d'activité. Si vous réduisez votre activité de 40%, vous percevrez 40% de votre pension de retraite. La première année, le calcul s'effectue à titre provisionnel sur la base de 50% de votre pension, puis fait l'objet d'un ajustement.

    Pour être éligible, vous devez réduire vos revenus professionnels d'au moins 20% par rapport à votre revenu de référence. Ce revenu de référence correspond à la moyenne de vos revenus des trois dernières années d'activité.

    Exemple concret : Si votre pension de retraite s'élève à 1 200 € par mois et que vous réduisez votre activité de 60%, vous percevrez 720 € de retraite progressive mensuelle. Vos revenus d'activité doivent alors représenter au maximum 40% de votre revenu de référence.

    Concernant la retraite complémentaire, chaque régime applique ses propres règles. Certains proposent une retraite progressive complémentaire, d'autres non. Il est important de vous renseigner auprès de vos différentes caisses.

    Quelles démarches devez-vous effectuer pour demander votre retraite progressive ?

    La demande de retraite progressive nécessite une anticipation et des démarches précises. Une bonne préparation vous garantit un traitement optimal de votre dossier.

    Votre retraite progressive prend effet au 1er janvier de l'année suivant votre demande. Il est donc recommandé de faire la demande au moins 6 mois avant la date souhaitée pour laisser le temps nécessaire à l'instruction de votre dossier.

    Les documents à fournir comprennent :

    • Le formulaire de demande de retraite progressive ;

    • Les justificatifs de vos revenus des trois dernières années ;

    • Les attestations de vos différents régimes de retraite ;

    • Les documents prouvant votre réduction d'activité prévue.

    Vous devez déposer votre demande auprès de votre caisse de retraite de base (SSI) et, le cas échéant, auprès de vos régimes complémentaires. Chaque année, un bilan est effectué pour ajuster le montant en fonction de vos revenus réels. Si vous avez perçu trop ou pas assez, un ajustement sera opéré.

    Quels sont les avantages de la retraite progressive pour un entrepreneur ?

    La retraite progressive offre de nombreux avantages spécifiques aux entrepreneurs et travailleurs indépendants. Ce dispositif s'adapte parfaitement aux besoins de transition professionnelle des indépendants.

    • Transition en douceur : Vous évitez la rupture brutale entre vie active et retraite. Cette progressivité vous permet de vous adapter psychologiquement et financièrement à votre nouvelle situation, tout en maintenant un lien avec votre activité professionnelle.
    • Maintien d'une activité génératrice : Vous conservez une source de revenus professionnels tout en bénéficiant d'une pension partielle. Cette double rémunération sécurise votre situation financière pendant la période de transition.
    • Acquisition de nouveaux droits : Contrairement à la retraite définitive, vous continuez à cotiser et à acquérir des trimestres supplémentaires. Ces nouvelles cotisations amélioreront le montant de votre retraite définitive.
    • Optimisation des revenus : La combinaison revenus d'activité + pension partielle peut s'avérer plus avantageuse financièrement qu'une cessation complète d'activité, notamment si vous n'avez pas encore atteint l'âge du taux plein.

    Ce dispositif vous offre également la possibilité de préparer sereinement la transmission de votre entreprise ou l'organisation de votre succession professionnelle.

    Comment votre retraite définitive sera-t-elle calculée après une période de retraite progressive ?

    Le passage de la retraite progressive à la retraite définitive constitue une étape importante qui impacte le calcul final de votre pension. Cette transition mérite une attention particulière pour optimiser vos droits.

    Au moment de votre départ en retraite définitive, vos droits font l'objet d'un recalcul complet. Les cotisations versées pendant votre période de retraite progressive sont prises en compte pour améliorer le montant de votre pension finale.

    Cette période de cotisations supplémentaires peut avoir un impact positif significatif sur votre pension, particulièrement si vous n'aviez pas encore atteint le nombre de trimestres requis pour le taux plein. Chaque trimestre supplémentaire améliore votre taux de pension ou réduit la décote applicable.

    Pour passer à la retraite définitive, vous devez en faire la demande auprès de vos caisses de retraite. Cette démarche peut s'effectuer à tout moment après l'âge légal de départ, selon vos besoins et votre situation personnelle. La retraite progressive s'arrête automatiquement dès la liquidation de vos droits définitifs.

    La retraite progressive pour indépendant représente une opportunité précieuse pour aménager votre fin de carrière en douceur. Ce dispositif vous permet de concilier maintien d'une activité réduite et perception d'une pension partielle, tout en continuant à acquérir des droits supplémentaires. Les conditions d'éligibilité, bien que strictes, offrent aux entrepreneurs une transition sereine vers la retraite définitive.

    Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons dans cette étape importante de votre vie professionnelle, en vous proposant des solutions adaptées à vos besoins spécifiques d'indépendant. Avançons ensemble pour préparer votre retraite dans les meilleures conditions ! (Tout placement financier comporte un risque de perte en capital).

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