Votre profil et / ou votre sélection entraîne un rafraichissement de la page

    RSI : qu'est ce qui a changé pour les travailleurs indépendants ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Le RSI (Régime Social des Indépendants), était le régime d’Assurance maladie des professions indépendantes. Mais janvier 2020 a marqué la fin du RSI au profit d’une intégration de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) dans le régime général de l'Assurance maladie.

    RSI : suppression et conséquences, découvrez dès à présent tout ce qu’il faut savoir dans cet article.

    Sommaire

    La fin du RSI


    Les raisons de la suppression du RSI

    Le RSI était souvent critiqué pour sa complexité administrative et ses difficultés de gestion. Les travailleurs non salariés (TNS) rencontraient fréquemment des problèmes liés à la gestion de leurs cotisations, aux délais de paiement et à la qualité des services fournis par le RSI. La suppression du RSI avait donc pour objectif de pallier aux problèmes administratifs mais aussi de tendre vers une égalité de traitement plus réelle.

    En effet, avant la suppression du RSI, les TNS étaient soumis à un régime social différent de celui des salariés, ce qui entraînait parfois des disparités et des inégalités en termes de prestations et de cotisations.


    La suppression du RSI a donc eu pour conséquences l’harmonisation des régimes de protection sociale et la garantie d’une égalité de traitement entre les différentes catégories d'actifs.


    La mise en place de la Sécurité Sociale des Indépendants

    La mise en place de la Sécurité Sociale des Indépendants en France fait suite à la suppression du RSI (Régime Social des Indépendants) en janvier 2020. Elle regroupe désormais les professions libérales, les commerçants, les artisans et les micro-entrepreneurs.

    Dorénavant les indépendants doivent s'y affilier :

    • lors de la création de l'activité
    • ou lors de la modification du statut professionnel.

    Pour tous ceux qui étaient déjà TNS avant la réforme, la bascule s’est réalisée automatiquement.


    Les cotisations sociales

    Elles sont dues par les indépendants pour bénéficier de la couverture sociale. Ces cotisations sont calculées en fonction des revenus professionnels et permettent de financer les prestations sociales telles que l'assurance maladie, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail, les prestations maternité, la retraite, l'invalidité et le décès.


    A NOTER : La suppression du RSI, a également introduit l'utilisation d'un espace personnel pour les travailleurs non salariés sur le site urssaf.fr. Cet espace personnel est un outil en ligne qui permet aux affiliés de gérer leurs démarches administratives et d'accéder à divers services liés à leur couverture sociale. Cas particulier pour les auto-entrepreneurs qui doivent eux se référer au site autoentrepreneur.urssaf.fr.

    Les changements pour les travailleurs indépendants


    Les nouvelles règles pour les auto-entrepreneurs


    Est considéré comme un auto-entrepreneur toute personne ayant opté pour le régime de TNS simplifié de la micro-entreprise. Ce statut s'applique à différentes catégories d'activités, telles que les activités commerciales, les prestations de services, les activités artisanales et les activités libérales (hormis certaines activités exclues). Depuis la suppression du RSI et la mise en place de la SSI, certaines règles spécifiques ont été introduites pour les auto-entrepreneurs. En voici quelques unes  :

    • Affiliation à la SSI : Comme tous les autres travailleurs non salariés, les auto-entrepreneurs y sont obligatoirement affiliés ce qui leur permet de bénéficier d’un socle minimal de droits sociaux. À ce titre, ils doivent payer les charges sociales correspondantes et ont droit aux prestations sociales telles que la couverture maladie, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail et la retraite.
    • Calcul des cotisations : Les auto-entrepreneurs sont soumis à un régime simplifié. Les cotisations sont calculées en fonction du chiffre d'affaires réalisé par son auto-entreprise et sont payées de manière mensuelle ou trimestrielle selon les recettes de chiffre d'affaires réalisées le mois ou le trimestre précédent. Si le chiffre d'affaires est égal à 0 €, il n’y a pas de cotisations à payer.
    • Plafonds de chiffre d'affaires : Les auto-entrepreneurs sont soumis à des plafonds de chiffre d'affaires annuel pour pouvoir bénéficier du régime fiscal et social simplifié. Ces plafonds peuvent varier en fonction de l'activité exercée. Si le chiffre d'affaires dépasse ces seuils, l'auto-entrepreneur peut basculer dans un autre régime qui engendrera des modifications sur son régime fiscal et social.
    • Accès aux services en ligne : Les auto-entrepreneurs ont également accès à un espace personnel en ligne où ils peuvent effectuer leurs démarches administratives, déclarer leur chiffre d'affaires, payer leurs cotisations et accéder à des informations liées à leurs droits et prestations sociales.
       

    Le recouvrement des cotisations


    L’acronyme URSSAF, qui représente l’Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales, désigne l’organisme chargé de collecter les charges sociales des entreprises, y compris celles des auto-entreprises. Son objectif est de mobiliser les montants collectés pour alimenter la trésorerie de la Sécurité Sociale et d'autres organismes sociaux tels que la Cipav ou la CAF.


    En tant qu’auto-entrepreneur, il vous incombe de déclarer votre chiffre d’affaires de manière mensuelle ou trimestrielle, ce qui permet le calcul des cotisations sociales correspondantes. Lors d'un contrôle, l'URSSAF se réfère donc à vos déclarations de chiffres d'affaires pour établir la conformité de vos cotisations.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les avantages de la SSI


    Une meilleure protection sociale des professionnels indépendants

    En matière de protection sociale des indépendants, dépendre de la SSI confère de  nombreux avantages.

    • La première est la garantie d’une couverture sociale complète. Les auto-entrepreneurs dépendants de la SSI peuvent bénéficier d’une prise en charge par le régime général de leur frais de santé, ainsi que du versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.
    • La SSI garantit aussi des prestations sociales plus spécifiques comme les prestations de maternité / paternité, la retraite et le décès. Cela permet aux travailleurs non salariés de bénéficier de prestations sociales équivalentes à celle d’un salarié.
    • À noter aussi d’autres avantages comme une baisse des charges sociales si les revenus de l’auto-entreprise excèdent 70 000 € et un droit à la retraite calculé sur les 25 meilleures années pour n’en citer que deux. Pour avoir plus de détails, nous vous recommandons de consulter les informations fournies par l'URSSAF.

    Des démarches administratives simplifiées

    Bien que le 1er janvier 2018 marque la fin du RSI et la création de la SSI, le 1er janvier 2020 correspond à la date à laquelle tous les travailleurs non salariés ont été rattachés au régime général de l'Assurance maladie, unifiant ainsi le système de couverture sociale pour l'ensemble des actifs.

    Cette bascule a été une étape importante dans le paysage de la protection sociale puisqu’elle a permis une simplification des démarches administratives et une homogénéisation des prises en charges sociales. À ce titre, le travailleur indépendant peut se référer à son espace personnel sur le site de l’URSSAF ou sur autoentrepreneur.urssaf.fr afin de gérer ses démarches administratives et d’accéder aux services dédiés. 
     

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus

    Besoin d'un devis ?

    Nos solutions pour les entrepreneurs


    Pour vous, entrepreneur

    Pour vos salariés

    Pour votre entreprise

    • Assurance Multirisque Professionnelle

    • Garantie Personne Clé

    • Garantie Indemnités de Fin de Carrière

    Softskills : et si votre vie vous apprenait à être entrepreneur ?

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Depuis l’enfance, nous développons des compétences qui ne ressemblent à rien d’académique : savoir écouter, organiser, improviser, rassurer, décider, gérer un imprévu, tenir bon dans les moments difficiles… 

    Et dans la vie professionnelle, elles peuvent faire la différence. On les désigne souvent sous le terme de soft skills, par opposition aux compétences techniques du métier. Jérémy Renard, coach professionnel, nous explique comment exploiter cette ressource à portée de main ! 

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus

    Moins de pollutions, plus de prévention : les bons réflexes

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Boulangeries, ateliers de menuiserie, petites entreprises du bâtiment, taxis, coiffeurs, consultants, graphistes… quelle que soit votre activité, vous êtes tenus de protéger les salariés contre les pollutions et les risques chimiques. 

    Mais comment procéder pour respecter cette obligation ? Les réponses de Bruno Courtois, expert de l’INRS (l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles). 

    Quelques liens utiles...


    • INRS – Santé et sécurité au travail
      Ressource nationale sur les risques professionnels et leur prévention (guides, fiches, outils). 

      Site INRS

       

    • Service de prévention et de santé au travail (SPST)
      Interlocuteur obligatoire de l’employeur, pour le conseil et l’accompagnement en prévention.

      Site travail-emploi.gouv.fr

       

    • Assurance Maladie – Entreprises (prévention, aides TPE/PME)
      Infos obligations, prévention, subventions prévention TPE.

      Site ameli.fr entreprise

       

    • Carsat – Prévenir les risques professionnels
      Rôle des caisses régionales, appui et aides en prévention.
      Site CARSAT

       

    • Oppbtp

      Prévenir les risques professionnels dans le BTP

      Site preventionbtp.fr

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus

    Un management simple et humain : un vrai levier pour ma TPE

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Dans une TPE, on a souvent la tête dans le guidon, on court toute la journée et on règle les urgences.

    Comme on connaît chacun de ses salariés, on se dit que manager, c’est pour les grosses boîtes. Pourtant, la petite entreprise est le cadre idéal où mettre en place un management clair et humain, pour éviter les tensions, réduire le turn-over et se mettre à l’écoute de toutes les générations. Virginie Rialland, coach professionnelle certifiée, dévoile comment adopter la bonne posture. 

    Témoignage vidéo

    Durée de visionnage : 3'20 min

    idée
    5 gestes simples pour s’y mettre dès demain

     

    1. Planifiez un échange individuel avec chaque collaborateur 

    Un vrai temps d’échange change tout : on clarifie, on écoute, on désamorce. Ce sont les moments où l’on ose dire ce qu’on retient depuis des semaines. 45 minutes tous les 1 ou 2 mois suffisent. 

    2. Clarifiez un objectif avec chaque personne 

    Accordez-vous avec chacun de vos salariés sur un objectif clair, concret, atteignable pour les 4 prochaines semaines. Vous partagez avec eux ce que vous attendez, pourquoi et pour quand, en restant ouvert à leurs besoins pour y parvenir. Enfin, assurez-vous que votre message a été bien reçu et compris. 

    3. Identifiez “le petit plus” de chacun 

    Vous pouvez louper des pépites si vous ne vous y intéressez pas. Apprenez à demander pour explorer les talents cachés : Qu’est-ce que tu aimes faire dans ton travail ? Qu’est-ce que tu aimerais développer ? 

    4. Offrez un moment collectif qui crée du lien 

    Nul besoin d’une grosse organisation ou d’un budget énorme. Un déjeuner offert, un petit-déjeuner partagé, une sortie collective… Cela crée un lien particulier et des souvenirs avec une équipe. 

    5. Instaurez un réflexe “feedback express” 

    Une fois par semaine, prenez 2 minutes pour dire : « Ce que tu as fait de bien », «Ce que tu pourrais améliorer », « Comment je peux t’aider ». Simple. Court. Efficace.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus

    Conseils santé, prévention, bien-être pour les entrepreneurs

    En tant qu’entrepreneur vous vous donnez sans compter pour votre entreprise. Mais qui se préoccupe de votre santé ? 

    Découvrez nos ressources gratuites pour vous accompagner, en tant qu'entrepreneur, dans la gestion de votre santé, la prévention des risques professionnels et le bien-être au quotidien.

    Documentaire "Je n'ai pas le temps d'aller mal"

    • Être entrepreneur, c’est porter mille responsabilités… souvent sans espace pour dire que ça ne va pas. 

      Chez Harmonie Mutuelle, nous sommes convaincus que la santé mentale des entrepreneurs mérite autant d’attention que la santé de leur entreprise. Pour cette raison, nous sommes partenaires du documentaire « Je n’ai pas le temps d’aller mal », qui explore avec humanité — à travers les témoignages d’entrepreneurs et d’experts — la solitude, la charge mentale, les doutes, mais aussi les leviers pour durer.

      Un documentaire qui pose une question essentielle : comment continuer à entreprendre… sans se perdre ?

    • Un film de F&D FILMS - Réalisation : Charles Floc'h

    Guide "La santé de l'entrepreneur"

    • Découvrez, grâce à nos conseils pratiques, comment allier gestion efficace du stress, alimentation équilibrée, activité physique régulière et sommeil récupérateur.

      Si bien vous couvrir est important, préserver votre capital santé au quotidien l'est encore plus.


    • guide santé entrepreneur

    Guide "La santé des femmes entrepreneures"

    Savez-vous quel type d'entrepreneur vous êtes ? Faites notre quiz dès maintenant pour le découvrir

    Ces articles peuvent vous intéresser

    • Panorama de la santé mentale des entrepreneur.euse.s

      Panorama de la santé mentale des entrepreneur.euse.s
      + En savoir plus

      Panorama de la santé mentale des entrepreneur.euse.s

      + En savoir plus
    • Mutuelle auto entrepreneur : tout ce qu’il faut savoir !

      Mutuelle auto entrepreneur : tout ce qu’il faut savoir !
      + En savoir plus

      Mutuelle auto entrepreneur : tout ce qu’il faut savoir !

      En tant qu’auto-entrepreneur, votre quotidien est rempli de défis, et la gestion de votre santé ne devrait pas en être un. Chez Harmonie Mutuelle, nous comprenons que chaque auto entrepreneur a des besoins spécifiques en matière de protection sociale. Notre mission est de vous offrir une tranquillité d’esprit, vous permettant de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre réussite professionnelle. 

      + En savoir plus
    • Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?
      + En savoir plus

      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

      En tant qu'entrepreneur ou travailleur indépendant, votre activité professionnelle repose entièrement sur vous. Mais qu'advient-il si un problème de santé vous empêche de travailler ? C'est là qu'intervient la prévoyance TNS, un dispositif souvent négligé mais pourtant crucial pour protéger votre avenir et celui de vos proches. Face aux lacunes de la protection sociale de base des travailleurs non-salariés, cette assurance vous permet de maintenir vos revenus et de préserver votre entreprise, même dans les moments difficiles. Découvrez tout ce que vous devez savoir pour sécuriser votre parcours entrepreneurial et faire les choix adaptés à votre situation.

      + En savoir plus

    Réseaux d'entrepreneurs : pourquoi sont-ils précieux quand on travaille seul(e) ?

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    "Est-ce que je cherche du business, du rayonnement, du partage, ou juste à sortir un peu de chez moi ?"

    Pour Claire Malaboeuf, responsable commerciale pour Harmonie Mutuelle à Caen, il y a une infinité de bonnes raisons de se tourner vers les réseaux. 

    Qu’on soit artisan, consultante, coach, créatif, freelance du numérique ou commerçant, ils peuvent jouer un rôle bien plus large qu’on l’imagine. Pour comprendre ce que ces réseaux apportent réellement, lisez les conseils affutés de Claire qui les fréquente assidûment depuis plus de dix ans.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?
      + En savoir plus

      Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

      Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

      + En savoir plus
  • Mon espace entreprise

  • Actualisation des catégories objectives de salariés

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Afin de maintenir les avantages sociaux liés au régime collectif et obligatoire frais de santé et prévoyance et éviter un redressement en cas de contrôle URSSAF, les entreprises doivent, dans certains cas, se mettre en conformité suite à l'évolution de deux réglementations susceptibles d’affecter leurs actes juridiques de droit du travail (DUE, accord référendaire, accord d’entreprise ou accord de branche).
     


    Nous vous proposons de vous aider à y voir plus clair et de vous conseiller au mieux pour accompagner vos clients employeurs sur ce qu'il reste à vérifier en 2025 pour les catégories objectives.

    Pourquoi intervenir encore aujourd'hui ?

    Bien que la plupart des entreprises aient été invitées à se mettre en conformité avant le 1er janvier 2025, des écarts persistent : 

    • des actes juridiques de droit du travail (DUE ou accords collectifs) encadrant les régimes collectifs et obligatoires font encore référence aux textes (CCN de 1947 ou ANI du 08/12/1961) ou anciens libellés (art.4 et 4 bis, cotisants AGIRC, art.36) qui ne sont plus autorisés.
    • de nouvelles décisions jurisprudentielles en 2025 rappellent les exigences strictes des critères retenus. Par exemple, la Cour de cassation, dans un arrêt du 16 octobre 2025, a rappelé que certaines subdivisions de classification ne peuvent pas être qualifiées de « critère 3 »(autorisé pour les risques prévoyance et retraite) mais relèvent du critère 4, et qu’en cas d’erreur l’employeur supporte le redressement.
    • Un mauvais paramétrage des fiches de paie ou des bases de cotisation peut en effet donner lieu à remise en cause du caractère collectif du régime, et donc à redressement des exonérations sociales.

    Pour vos clients employeurs, cela signifie que vous devez vérifier avec eux que leur dispositif de couverture (santé, prévoyance, retraite.) est bien conforme à la réglementation actuelle et que les fiches de paie intègrent les bonnes catégories objectives pour les salariés concernés.

    Rappel : qu'est-ce qu'une catégorie objective ?

    Lorsqu’un régime de protection sociale complémentaire (santé, prévoyance, retraite.) est collectif et obligatoire, pour bénéficier des exonérations de cotisations sociales, il doit : 

    • soit couvrir l’ensemble des salariés de l’entreprise,
    • soit couvrir une ou plusieurs catégories objectives de salariés. 

    Les catégories objectives sont définies par l’application d’un ou de plusieurs des cinq critères posés à l’article R. 242-1-1 du Code de la sécurité sociale. 
    Les cinq critères sont les suivants :

    1. appartenance aux catégories « cadres » et « non-cadres » (critère n° 1)
    2. seuil de rémunération (en fonction du PASS) (critère n° 2)
    3. Catégories des conventions collectives» ou «1er niveau de classifications des conventions collectives (critère n° 3)
    4. sous-catégories des conventions collectives (critère n° 4)
    5. usages constants, généraux et fixes dans la profession (critère n° 5) 

    Quelles modifications à connaître (et à vérifier) en 2025 ?

    Voici les points à porter à l’attention de vos clients employeurs ou services paie :

    a) Critère n° 1 – « cadres / non-cadres »

    Le décret du 30 juillet 2021 a modifié ce critère en raison de la fusion AGIRC/ARRCO : les anciennes références à la CCN AGIRC du 14 mars 1947 ne sont plus autorisées. 
    Depuis le 1er janvier 2025, pour que l’entreprise puisse bénéficier des exonérations de cotisations sociales, les références aux art. 4 et 4 bis de la CCN de 1947  doivent être remplacées par les références aux art. 2.1 et 2.2 de l’ANI de 2017.

    • Attention : en l’absence d’accord agréé, les « anciens » salariés relevant de l’article 36 de la CCN 1947 doivent être rattachés aux non-cadres à compter du 1er janvier 2025. 

    Pour vos clients : vérifier que l’acte juridique (accord collectif, DUE,) référence bien les bons articles ou l’accord agréé de branche. Et vérifier que la paie / logiciel de paie distingue correctement ces définitions (cadres/ non-cadres) et que les catégories appliquées sont cohérentes avec les garanties proposées.

    b) Critère n° 2 – « seuils de rémunération »

    Les seuils définis doivent désormais être fixés en fonction du Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) : seuil = 1, 2, 3, 4 ou 8 fois le PASS. Les salariés dont la rémunération annuelle excède 8 PASS ne peuvent pas constituer une catégorie objective à eux seuls. 
    À vérifier : que l’acte juridique mentionne bien un seuil exprimé via le PASS, et que les calculs paie tiennent compte de ce mode de référence.

    c) Critère 3 à 5

    • Le critère 3 (1er niveau de classifications des CCN) reste valide pour la prévoyance et la retraite.
    • Le critère 4 (sous-catégories) et le critère 5 (usages) sont possibles mais ne donnent pas la présomption d’objectivité. En cas d’usage de ces critères, l’employeur doit pouvoir démontrer la situation identique des salariés au regard des garanties. 


    Pour vos clients : vérifier dans le Bulletin officiel de la sécurité sociale les dérogations autorisées. Parce qu’en cas de contrôle, l’URSSAF peut remettre en cause le régime collectif et le bénéfice du régime en faveur. 

    d) Délais et mise en conformité

    • Le décret est entré en vigueur le 1er janvier 2022.
    • Les entreprises ont bénéficié d’une période transitoire jusqu’au 31 décembre 2024 pour mettre à jour les actes (DUE, accord collectif) et jusqu’au 1er janvier 2025 pour que les contrats d’assurance soient conformes.
    • En 2025, le silence n’est plus permis : le risque de redressement est réel. L’arrêt de la Cour de cassation d’octobre 2025 précité le rappelle. 

    Cas fréquent de fiches de paie erronées à repérer

    Voici les principaux écarts à identifier avec vos clients :

    • Le logiciel de paie ou les paramétrages ne distinguent pas les salariés «ancien article 36» de la CCN et ne les ont pas basculés dans le régime des «non-cadres» à défaut d’accord agréé par l’APEC.
    • Le seuil de rémunération mentionné dans l’acte juridique n’est pas indexé sur le PASS ou dépasse 8 PASS pour la catégorie définie.
    • Les catégories définies relèvent du critère 4 ou 5 sans justification du caractère objectif.
    • L’acte juridique (accord collectif, DUE) n’a pas été mis à jour alors que la garantie santé/prévoyance repose sur d’autres catégories ; et la paie continue d’appliquer l’ancienne catégorisation.
    • Lors d’un contrôle URSSAF, l’employeur ne dispose pas de preuve du respect du formalisme de révision de l’acte juridique, par exemple la remise aux salariés en cas de DUE.

    Check-list expert-comptable à faire avec votre client employeur

    1. Vérifier l’acte juridique (accord collectif, DUE) :
    • Quelle est la définition des catégories ? (référence ANI 2017 articles visés, seuil PASS, classification)
    • Le texte est-il signé, remis aux salariés, déposé et conservé ?
    • Le texte a-t-il été dénoncé ou mis en conformité ?
    1. Vérifier les salariés «ancien article 36» de la CCN : quelle est leur catégorie ? Au cas où la branche na pas daccord agréé, sont-ils bien non-cadres ?
    2. Vérifier dans le logiciel de paie / sur les fiches de paie :
    • Catégorie salarié (cadre/non-cadre ou autre) correspond bien à la catégorie objective retenue.
    • Contribution patronale uniforme pour tous les salariés de la catégorie (ou conforme aux règles, notamment art. R. 242-1-4 Code de la Sécurité Sociale).
    • Garantie, taux, modalités applicables conformes.
    1. Vérifier le seuil de rémunération : mention du PASS, calcul correct, pas de catégorie unique pour > 8 PASS.
    2. Vérifier les justificatifs (le cas échéant) : en cas de critères 4 ou 5, s’assurer qu’il y a documentations, preuve de l’usage, égalité de traitement.
    3. Préparer un état des lieux : identifier les salariés concernés par une catégorie mal définie, réaliser un suivi correctif et mentionner la correction dans la documentation (note interne, avenant).
    4. Communiquer aux dirigeants de l’entreprise l’existence du risque URSSAF en cas de non-conformité : le régime peut perdre le bénéfice des exonérations de cotisations sociales, générer un redressement important.

    Nos recommandations pour les experts-comptables

    1. Faites un audit rapide des dispositifs de couverture (santé, prévoyance…) chez vos clients pour détecter :
    • anciens actes non modifiés depuis 2021-2022
    • paramétrages paie obsolètes
    • absence de remise au salarié / d’avenant
    1. Proposez un plan de mise en conformité : mise à jour de l’acte, vérification des classifications, régularisation des fiches de paie.
    2. Intégrez la traçabilité dans vos travaux : mention de la date d’avenant, archives, correspondance remise aux salariés, version logicielle paie. Cela peut être un élément probant en cas de contrôle.
    3. Anticipez avec votre client un échange avec son assureur ou mutuelle pour s’assurer que le contrat est en cohérence avec l’acte juridique et les catégorisations.
    4. Sensibilisez le client à la notion de « catégorie objective » et à ses conséquences paie (fiches de paie, cotisations, participation employeur) : un mauvais paramétrage peut remettre en cause la qualité du régime collectif.

    En novembre 2025, bien que la date limite de mise en conformité soit passée, la surveillance reste de mise. Vos clients employeurs – notamment ceux qui ont des salariés mal classés ou des actes juridiques non révisés – courent un risque de redressement URSSAF. En tant qu’expert-comptable, vous avez un rôle clé : guider, vérifier, documenter. La bonne classification des catégories objectives de salariés est non seulement un enjeu juridique, mais aussi un élément concret de conformité paie et de gestion des risques.


    Vous souhaitez être accompagnés sur le sujet ?

    • 0 805 50 00 19

      (Service et appel gratuits)

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Mutuelle d'entreprise : comment s'assurer d'être en conformité ?

      Mettre en place une mutuelle d’entreprise conforme, ce n’est pas qu’une formalité. Entre garanties insuffisantes, documentation incomplète ou dispenses mal gérées, les sources d’erreur sont nombreuses. Et les conséquences peuvent être lourdes pour vos clients : redressement URSSAF, perte des exonérations sociales ou contestations de salariés.

    • Mutuelle et prévoyance : choisir l'offre de branche, contrainte ou opportunité ?

      En matière d’obligations sociales, certains sujets peuvent passer pour de simples formalités. La mise en place d’une complémentaire santé obligatoire et d’un contrat de prévoyance en fait partie. Pourtant, derrière ce qui semble être une contrainte légale ou conventionnelle, se cachent de réelles opportunités, notamment pour les TPE-PME. 

    Réforme des exonérations patronales

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    À partir de 2026, les règles du jeu changent profondément pour les exonérations de cotisations patronales. Le décret du 4 septembre 2025 (n° 2025-887) redéfinit entièrement la structure des exonérations en supprimant les taux réduits maladie et allocations familiales, et en étendant la réduction générale jusqu’à 3 SMIC.

    Pour vos clients TPE-PME, l’impact sera immédiat :

    • certains niveaux de salaire coûteront plus cher,

    • d’autres bénéficieront d’un allègement,

    • et la lecture globale des exonérations deviendra plus intuitive.

    Dans cette période de transition, l’enjeu est clair : il convient de sécuriser le paramétrage paie et d’anticiper les évolutions du coût du travail pour parer à toutes mauvaises surprises concernant le montant de la masse salariale.

    Dans cet article, nous vous proposons de faire une revue des principales modifications afin de tirer les enseignements pratiques de l’évolution de ces règles.

    Le système actuel : un empilement d'allègements peu lisible

    Pour comprendre la portée de la réforme, il est utile de rappeler brièvement comment fonctionne le dispositif applicable jusqu’au 31 décembre 2025. 

    Ce système repose sur trois briques distinctes :

    • la réduction générale (anciennement dénommée “Fillon”), applicable sur les rémunérations comprises entre 1 et 1,6 SMIC ;

    • une minoration de 6 points de la cotisation maladie pour les salariés rémunérés entre 1 et 2,25 SMIC ;

    • une minoration de 1,8 point de la cotisation d’allocations familiales pour les salariés rémunérés entre 1 et 3,3 SMIC. 

    Si les exonérations de cotisations sociales diminuent progressivement entre 1 et 1,6 SMIC au fur et à mesure de l’augmentation de la rémunération brute, le franchissement des deux autres seuils génère des écarts de plusieurs milliers d’euros pour l’employeur alors même qu’aucune hausse de salaire significative n'est nécessairement accordée.

    Ainsi, si l’on prend l’exemple du franchissement du seuil des 2,25 SMIC, l’entreprise se retrouvera à supporter un surcoût de contributions patronales d’environ 3000 euros, quand bien même elle n’aurait augmenté le salaire que d’une centaine d’euros.

    infographie impact financier du franchissement du seuil de 2.25 SMIC (2025) exemple d'une TPE

    La raison de ce surcoût tient au fait que le franchissement de ce seuil implique le paiement d’une cotisation appelée “complément maladie” de 6 %, non pas uniquement sur la part de rémunération supérieure à 2,25 SMIC mais bien sur l’intégralité de la rémunération annuelle brute.

    Dans les TPE-PME, ces effets de paliers peuvent peser lourd et l’on anticipe généralement mal leurs conséquences financières au moment des revalorisations salariales ou du paiement de primes.

    Enfin, sur un plan plus politique, le bénéfice de certaines exonérations, au-delà d’un salaire de 3 SMIC ne semblait pas se justifier. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a souhaité réduire les rémunérations visées par le dispositif.

    Le nouveau dispositif : un mécanisme unifié, plus progressif

    La réforme de 2026 cherche à résoudre ce problème de lisibilité tout en conservant l’objectif initial : favoriser les bas et moyens salaires, tout en maîtrisant l’évolution du coût du travail. 

    Pour cela, deux changements majeurs ont été opérés.

    Le premier est la suppression pure et simple des taux réduits maladie et allocations familiales. À compter du 1er janvier 2026, tout le monde contribuera sur la base des taux pleins : 13 % pour l’assurance maladie, 5,25 % pour les allocations familiales. Cette disparition met fin aux paliers abrupts qui compliquaient la gestion des hausses de rémunération.

    Le second changement, plus structurant, est l’instauration d’une réduction générale entièrement remodelée. Celle-ci ne s’arrête plus à 1,6 SMIC, mais devient progressivement dégressive jusqu’à 3 SMIC. 

    Son calcul reposera sur une formule mathématique intégrant plusieurs paramètres (un Tmin, un Tdelta et un coefficient P) :

    Coefficient = Tmin + (Tdelta x (1/2 x (3 x 1820 x SMIC en vigueur / salaire annuel forfaitaire - 1)^P

    avec les paramètres suivants :

    • Tmin = 2%

    • Tdelta = 0,3773 (pour les entreprises de moins de 50 salariés) ou 0,3813 pour (les entreprises d’au moins 50 salariés)

    • P = 1,75

    Ce coefficient est ensuite multiplié par le salaire brut pour obtenir le montant total de l’exonération qui viendra en déduction des cotisations patronales dues.

    L’effet recherché est clair : rendre la courbe des cotisations plus continue, plus prévisible, presque linéaire à l’exception notable d’un léger gap de 2% au niveau de 3 SMIC, seuil à partir duquel plus aucun allègement n’est appliqué.

    Derrière cette volonté de simplification apparente se cache toutefois un mécanisme plus technique que par le passé. Le calcul s’éloigne d’une logique de taux fixes pour basculer vers une fonction dégressive, plus difficile à anticiper mentalement. Pour les services paie, l’enjeu n’est donc pas de “moins comprendre” la règle, mais au contraire de maîtriser une mécanique plus subtile, susceptible d’évoluer chaque année en fonction des revalorisations du SMIC ou d’ajustements paramétriques.

    Par ailleurs, cela signifie également que toute augmentation de salaire entre 1 et 3 SMIC aura désormais des effets sur une baisse symétrique de ces exonérations. Aussi, à ces niveaux de salaire, une augmentation brute de 1% n'équivaudra pas à une augmentation du coût entreprise de 1% : cette dernière sera supérieure et il faudra la calculer de manière fine.

    Les effets concrets : qui paiera plus, qui paiera moins, et pourquoi ?

    Comme tout changement structurel, cette réforme produit des gagnants et des perdants selon le niveau de rémunération. C’est un point crucial pour les cabinets, car l’impact se fera ressentir différemment selon la configuration de chaque entreprise.

    Dans les rémunérations proches du SMIC et jusqu’à environ 1,3 SMIC, le nouveau système est légèrement moins favorable que l’ancien. La disparition du taux réduit maladie renchérit un peu le coût du travail, même si l’effet reste modéré.

    Entre 1,3 et 1,8 SMIC, la réforme devient globalement plus avantageuse. C’est la zone la plus “gagnante”, celle où les TPE-PME devraient observer les plus fortes stabilisations, voire quelques baisses de charges.

    En revanche, la tranche 1,8 - 2,25 SMIC fait partie des zones sensibles. Ce niveau de rémunération bénéficiait fortement des taux réduits maladie ; leur suppression crée un réajustement à la hausse. Les entreprises qui emploient beaucoup de techniciens, agents de maîtrise ou jeunes cadres dans cette fourchette verront leur masse salariale augmenter.

    À partir de 2,25 SMIC, l’effet s’atténue. La nouvelle réduction générale joue pleinement son rôle et permet souvent de compenser la disparition des taux réduits antérieurs. Entre 2,25 et 3 SMIC, certains employeurs verront même une légère amélioration du taux global de cotisations.

    Le coût du travail augmentera de nouveau pour les rémunérations brutes comprises entre 3 et 3,3 SMIC.

    Enfin, au-delà de 3,3 SMIC, l’effet sera neutre

    Cette lecture par niveaux de salaire est essentielle pour fournir au dirigeant une vision claire, mais aussi pour éviter les incompréhensions lors de futures augmentations. La “psychologie des seuils” change, et ce qui était un mauvais signal (franchir 2,25 SMIC) ne l’est plus nécessairement.

    L’ensemble de ces variation est synthétisé dans le graphique ci-dessous : 

    infographie évolution des taux de contributions patronales 2025 2026

    Comment accompagner efficacement les entreprises dans cette transition ?

    Cette réforme représente une occasion idéale pour repositionner le cabinet sur un rôle d’appui stratégique. 

    La première étape consiste naturellement à cartographier les rémunérations de chaque entreprise. Une simple extraction des salaires annuels bruts 2025 permet déjà de visualiser la répartition des effectifs par tranche de SMIC et d’identifier les zones d’exposition.

    La seconde étape est la simulation. En comparant l’ancienne et la nouvelle formule sur quelques profils types (un salarié proche du SMIC, un agent de maîtrise à 1,9 SMIC, un technicien à 2,5 SMIC), l’impact devient immédiatement concret pour le dirigeant. Ces simulations peuvent être reprises dans une note structurée, envoyée avant les campagnes de revalorisation ou intégrée à la préparation du budget 2026.

    La troisième étape est l’accompagnement des décisions : certaines augmentations deviennent plus coûteuses qu’auparavant, d’autres sont plus neutres. Certaines entreprises peuvent choisir de privilégier des leviers complémentaires (PPV, intéressement, primes modulées) plutôt qu’une revalorisation brute. D’autres peuvent sécuriser leurs pratiques en évitant les franchissements de seuils dans la zone 1,8–2,25 SMIC.

    Enfin, une mission dédiée peut être formalisée : audit des rémunérations, analyse “avant/après”, mise à jour du paramétrage paie, préconisations personnalisées. Une prestation structurée, très utile pour les entreprises dépourvues de fonction RH interne.

    En définitive, cette réforme transforme profondément la manière de lire et d’anticiper le coût du travail. La suppression des paliers, l’extension de la réduction générale et le passage à une formule dégressive marquent un changement de logique dont les entreprises ne mesureront pas toujours spontanément les effets.

    Pour les cabinets, l’enjeu est double : sécuriser le paramétrage paie et fournir aux dirigeants une interprétation claire des impacts par niveau de salaire. Dans un environnement où chaque euro compte, votre accompagnement sera déterminant pour éclairer les choix de revalorisation, budgéter correctement la masse salariale et éviter les mauvaises surprises. 

    Ces changements impliqueront une hausse des coûts du travail pour certaines entreprises. Dans ce contexte, diversifier les leviers de rémunération devient alors un enjeu clé. Au-delà du salaire, d’autres outils permettent d’améliorer concrètement le pouvoir d’achat ou la protection des salariés sans provoquer une hausse trop conséquente des charges : montée en gamme de la complémentaire santé, renforcement de la prévoyance, participation au financement de garanties optionnelles, développement de l’épargne salariale

    Ces dispositifs constituent souvent des alternatives plus lisibles et plus soutenables pour les TPE-PME, tout en répondant aux attentes croissantes des salariés en matière de santé et bien-être. Ils permettent aussi de construire une politique de rémunération globale cohérente.

    Pour accompagner vos clients dans ces arbitrages et sécuriser la mise en place de solutions adaptées, les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Partage de la valeur 2025 : quel est le meilleur mécanisme pour une TPE / PME ?

      Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés doivent mettre en place un mécanisme de partage de la valeur si elles ont été bénéficiaires durant les trois derniers exercices, sous réserve d’un bénéfice net représentant au moins 1 % de leur chiffre d’affaires.

    • Santé mentale des salariés : que doit faire concrètement l'employeur ?

      La santé mentale au travail n’est plus un enjeu secondaire, même au sein des plus petites structures. Les récentes décisions de la Cour de cassation montrent combien le respect de l’intégrité mentale des salariés engage pleinement la responsabilité des employeurs avec une exigence désormais claire : l’employeur doit pouvoir démontrer qu’il a mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger ses salariés des atteintes à leur santé mentale.

    Chefs d’entreprise : comment bien préparer votre retraite ?

    8 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant que chef d’entreprise, préparer sa retraite peut sembler complexe. Entre les régimes spécifiques, les cotisations variables et la diversité des statuts, il est essentiel d’anticiper pour sécuriser votre avenir. Chez Harmonie Mutuelle, nous croyons au pouvoir du collectif pour vous accompagner dans cette étape clé de votre vie professionnelle. Découvrez nos conseils pratiques pour comprendre vos droits, optimiser vos revenus futurs et aborder votre retraite avec sérénité.

    Comprendre les spécificités de votre régime de retraite


    Pour préparer efficacement votre départ en retraite en tant que chef d’entreprise, il est essentiel de comprendre les spécificités des régimes de retraite qui dépendent de votre statut. Régime de base, régime complémentaire, droits acquis… chaque élément joue un rôle clé dans la construction de votre avenir. Voici les points essentiels à connaître pour anticiper sereinement cette étape.


    Les différents statuts et leurs impacts sur la retraite

    Votre régime de retraite dépend de votre statut professionnel. Si vous êtes gérant majoritaire d’une SARL, travailleur indépendant, ou dirigeant assimilé salarié, les régimes diffèrent. Les travailleurs non-salariés (TNS) cotisent à la SSI (Sécurité sociale des indépendants) ou à la CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse), tandis que les dirigeants assimilés salariés relèvent du régime général et des caisses complémentaires telles que l’AGIRC-ARRCO. Chaque statut impacte vos cotisations sociales et, par conséquent, vos droits à la retraite.


    Régime de base et régime complémentaire : quelles différences ?

    Le régime de base, obligatoire, apporte un premier niveau de pension. 

    Par exemple, les indépendants cotisent à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon leur activité. 

    À cela s’ajoute un régime de retraite complémentaire, qui permet de bonifier votre pension de retraite et d’atteindre un taux plein. Il est important de comprendre comment vos points acquis sont valorisés, car ils jouent un rôle clé dans le montant de votre retraite.

    Les étapes pour anticiper sa retraite en tant que chef d’entreprise

    Anticiper sa retraite est une démarche indispensable pour s’assurer un avenir serein. Entre bilan de carrière, optimisation des droits et diversification des revenus, chaque étape compte pour construire une retraite à la hauteur de vos attentes. Voici les clés pour mieux vous y préparer.


    1. Faire un bilan précis de votre situation

    La première étape pour anticiper votre départ à la retraite consiste à faire le point sur vos droits. Consultez votre Relevé Individuel de Situation (RIS) pour vérifier le nombre de trimestres cotisés et vos points acquis auprès des régimes de retraite de base et complémentaire. Ce document récapitule vos cotisations versées et vous permet d’identifier d’éventuels écarts. En tant que travailleur non-salarié ou dirigeant assimilé salarié, ce diagnostic est essentiel pour garantir une retraite optimisée.


    2. Identifier les leviers pour optimiser vos droits

    Si vous constatez des lacunes, plusieurs solutions s’offrent à vous. 

    Par exemple, le rachat de trimestres peut être une option intéressante pour atteindre le taux plein plus rapidement. Ce dispositif est particulièrement utile si vous avez eu des périodes d’interruption, comme une baisse d’activité. 

    Par ailleurs, il est judicieux de maximiser vos cotisations sociales dans les dernières années de carrière avant de partir à la retraite, car elles influencent directement le montant de votre pension.


    3. Diversifier vos sources de revenus

    Une retraite confortable repose souvent sur une stratégie d’épargne retraite bien pensée. En complément des régimes obligatoires, envisagez des solutions telles que le Plan d’Épargne Retraite ou l’assurance-vie. Ces dispositifs permettent de constituer un complément de revenus tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Pensez également à investir dans des actifs immobiliers ou financiers pour sécuriser votre départ à la retraite.

    Les dispositifs d’épargne et de prévoyance pour les chefs d’entreprise

    Anticiper votre retraite passe également par la mise en place de dispositifs d’épargne et de prévoyance adaptés à votre statut de chef d’entreprise. Ces solutions permettent de compléter les régimes de retraite obligatoires et de sécuriser vos revenus futurs.


    Plan d’Épargne Retraite (PER)

    Le PER individuel est un outil incontournable pour constituer un complément de revenus. Flexible, il vous permet d’épargner selon vos capacités et d’optimiser votre fiscalité grâce aux déductions possibles sur vos cotisations versées. C’est une option idéale pour les travailleurs non-salariés ou les dirigeants assimilés salariés souhaitant renforcer leur protection.

    Assurance-vie et investissements complémentaires

    L’assurance-vie reste une solution prisée pour sa souplesse (l'argent placé peut être retiré à tout moment) et ses avantages en termes de transmission d’entreprise ou de revenus complémentaires. Elle s’adapte à différents profils et peut être un bon support pour diversifier vos placements. Elle bénéficie d'une fiscalité favorable à la sortie : seuls les gains sont imposables, et non le capital.


    Prévoyance et protection sociale

    Ne négligez pas la prévoyance. Elle garantit une continuité de revenus en cas d’aléas comme une cessation d’activité ou un problème de santé. Ces dispositifs vous protègent ainsi que vos proches tout en participant à la construction de votre retraite.

    En combinant ces solutions, vous mettez toutes les chances de votre côté pour préparer votre avenir avec sérénité.

    Les erreurs à éviter lors de la préparation de votre retraite

    Préparer son départ à la retraite en tant que chef d’entreprise nécessite de l’anticipation. Parmi les erreurs fréquentes à éviter :

    • Ne pas vérifier régulièrement son Relevé Individuel de Situation (RIS) pour faire le point sur ses trimestres cotisés ou ses points de retraite peut entraîner des lacunes importantes.
    • Sous-estimer l’impact des périodes d’inactivité, comme une baisse de revenus ou une cessation temporaire d’activité, peut également réduire vos droits.
    • Négliger les dispositifs d’épargne tels que le Plan d’Épargne Retraite (PER) ou l’assurance-vie prive d’opportunités de complément de revenus.

    Quelle épargne choisir pour préparer ma retraite ? Faites votre simulation en ligne

    • Pour vous aider dans votre choix, Harmonie Mutuelle met à votre disposition un simulateur d'épargne retraite qui, après étude de votre situation, vous permettra :

      • d'estimer votre perte de revenus à la retraite
      • d'estimer le montant qu'il vous faudrait épargner chaque mois pour maintenir votre niveau de revenus à la retraite
      • de vous orienter vers le PER Individuel, vers l'assurance vie ou vers un mix des deux.

    Préparer son départ à la retraite avec Harmonie Mutuelle

    • Chez Harmonie Mutuelle, nous savons qu’en tant que chef d’entreprise, préparer votre retraite peut être un défi. C’est pourquoi nous proposons des solutions adaptées à votre statut et à votre parcours. Nos conseillers vous aident à optimiser vos cotisations sociales, à anticiper vos droits et à mettre en place des dispositifs d’épargne retraite adaptés à votre situation (statuts, revenus, présence ou non de salariés...) comme le Plan d’Épargne Retraite (PER). Grâce à notre expertise mutualiste, nous vous accompagnons dans la gestion de votre retraite, tout en garantissant une approche basée sur la solidarité et la proximité. Ensemble, avançons collectif pour sécuriser votre avenir !

    • La solution idéale pour anticiper votre retraite en toute tranquillité

      Label Excellence 2025

      En 2025, le Plan Épargne Retraite individuel proposé par Harmonie Mutuelle a été distingué par le Label Excellence 2025, décerné par Les Dossiers de l'Épargne et de l'Assurance. Ce label récompense le PER Individuel pour ses qualités, son accessibilité et la performance de son fonds euros.

      Consulter la méthodologie du classement

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Plan d’Épargne Retraite (PER) : un outil clé pour préparer votre avenir

      Se projeter dans l’avenir, c’est aussi penser à la retraite. Avec le Plan Épargne Retraite (PER), vous disposez d’un produit simple et flexible pour vous constituer un complément de revenu. Avec des versements déductibles de vos revenus(1) et adaptables selon votre capacité d’épargne, le PER permet d’avancer en toute confiance. Découvrez comment ce dispositif peut vous aider à transformer vos efforts d’aujourd'hui en plus de sérénité demain.

      + En savoir plus
    • Plan d'Épargne Entreprise (PEE) : un levier pour le pouvoir d'achat de vos salariés

      Le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) est un dispositif d’épargne salariale mis en place par l’entreprise pour permettre aux salariés de se constituer une épargne à moyen terme. Il se distingue par des avantages fiscaux et sociaux qui en font un outil attractif, tant pour les entreprises que pour les salariés. En tant qu'acteur mutualiste engagé, Harmonie Mutuelle accompagne les entreprises dans la mise en place de plans d’épargne flexibles, adaptés à la taille de leur structure et aux besoins de leurs employés. Découvrez nos offres pour relever le défi de l’attractivité de votre entreprise, tout en optimisant vos avantages fiscaux.

      + En savoir plus
    • Investir en assurance vie : nos conseils

      Pour booster le rendement de votre contrat d'assurance vie, vous pouvez investir sur un contrat multisupports, qui comprend une partie d’investissement sur des fonds en euros et une autre en Unités de Compte. Bien accompagné par Harmonie Mutuelle, mettez au point une stratégie adaptée à vos objectifs…

      + En savoir plus
  • Complémentaire santé - CCN Enseignement Privé Indépendant

  • Mutuelle d'entreprise : comment s'assurer d'être en conformité ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Mettre en place une mutuelle d’entreprise conforme, ce n’est pas qu’une formalité. Entre garanties insuffisantes, documentation incomplète ou dispenses mal gérées, les sources d’erreur sont nombreuses. Et les conséquences peuvent être lourdes pour vos clients : redressement URSSAF, perte des exonérations sociales ou contestations de salariés.

    Depuis 2016, la complémentaire santé obligatoire est devenue un pilier de la protection des salariés. Encore faut-il que le régime respecte à la fois les obligations légales et conventionnelles et ce, dans la durée. Car derrière ce dispositif souvent perçu comme technique se cache un véritable enjeu de sécurité juridique dont les failles peuvent s’avérer coûteuses.

    S'assurer de la conformité des garanties : du panier de soins aux minimas conventionnels

    Pour s’assurer de la conformité d’un régime frais de santé (souvent nommé mutuelle d’entreprise), il faut avant tout distinguer deux niveaux d’obligations : le socle légal, applicable à l’ensemble des entreprises, et le socle conventionnel, propre à chaque branche.
     Le premier établit des minimas applicables à l’ensemble des entreprises françaises alors que le second peut augmenter de manière conséquente les garanties applicables à l’ensemble d’une branche professionnelle.

    La base légale : Depuis le 1er janvier 2016, toute entreprise du secteur privé doit proposer à ses salariés une couverture santé collective respectant un panier de soins minimal défini à l’article D.911-1 du Code de la Sécurité sociale.

    Ce socle légal comprend notamment :

    • la prise en charge intégrale du ticket modérateur pour les soins courants,

    • le forfait hospitalier,
    • les soins dentaires à hauteur de 125 % du tarif de la Sécurité sociale,
    • et un forfait minimal pour l’optique (100 € pour une correction simple, 150 € pour une correction complexe).

    L’employeur doit en outre financer au moins 50 % de la cotisation afin de bénéficier des exonérations sociales sur les contributions versées au régime frais de santé.

    Mais cette base légale n’est, dans la plupart des cas, qu’un point de départ car de nombreuses conventions collectives ont négocié des garanties supérieures pour mieux protéger les salariés de leur branche d’activité.

    Ces accords de branche peuvent imposer un niveau minimal de remboursement plus élevé, inclure des prestations complémentaires (augmentation des taux de remboursement pour certains actes, chambre particulière en cas d’hospitalisation, forfait de médecines douces, actions de prévention santé, etc.), ou fixer un taux de financement employeur plus important.

    Au final, vérifier la conformité d’un régime implique d’abord de situer le contrat souscrit : respecte-t-il seulement la loi ou répond il également aux exigences conventionnelles applicables ?

    Notons d’ailleurs que, pour garantir la sécurité du régime, le respect des garanties conventionnelles doit être apprécié avec rigueur. Les textes laissent certes une certaine marge d’interprétation (il est possible d’évaluer l’équivalence globale entre les garanties de l’entreprise et celles prévues par la branche), mais la notion reste floue dans sa définition. Par prudence, il est donc recommandé d’opter pour une comparaison garantie par garantie, afin d’éviter toute contestation sur la conformité du régime.

    Cette différence peut paraître technique, mais elle est déterminante pour garantir la sécurité juridique de votre client, tant au plan URSSAF qu’au niveau de la qualité de la couverture proposée à ses salariés.

    Cadre URSAFF : les bons réflexes pour sécuriser le régime frais de santé de vos clients

     La vérification du respect d’un niveau minimal de garanties est un bon début. Mais il est loin d’être suffisant : il faut également que le régime soit mis en place dans le respect des règles pour bénéficier des exonérations sociales et fiscales attachées. C’est un point particulièrement clé que l’URSSAF sera amené à vérifier en cas de contrôle. Nous vous proposons donc de passer en revue les principaux aspects à respecter pour contenir tout risque de redressement :

    • Acte de mise en place : Le caractère collectif et obligatoire du régime doit résulter d’un acte formel. Cela peut passer par un accord d’entreprise, un référendum, ou (le plus souvent pour les TPE-PME) une Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE). Quel que soit le formalisme retenu, l’employeur doit conserver le document officiel (accord signé, procès-verbal du référendum, texte de la DUE signé) ainsi que la preuve que chaque salarié a été informé de la mise en place du régime. Par exemple, dans le cas d’une DUE, on fournira un exemplaire remis à chaque salarié contre signature d’une liste d’émargement ou d’un accusé de réception. Cette signature peut naturellement se faire par voie électronique pour simplifier le suivi et les démarches. Ces justificatifs sont en revanche essentiels car ils seront demandés en cas de contrôle.

    • Catégories de bénéficiaires : Le régime doit profiter à tous les salariés de l’entreprise ou à une catégorie objective de salariés définie selon les critères autorisés (par exemple, distinguer cadres et non-cadres si des régimes différents existent). Il ne doit pas y avoir de discrimination d’accès. Par ailleurs, tous les salariés couverts doivent l’être dans les mêmes conditions de garanties et de cotisations. L’URSSAF vérifiera qu’il n’existe pas, au sein d’un même groupe couvert, des écarts de cotisation injustifiés ou des niveaux de remboursement différents. Les éventuelles options individuelles (surcomplémentaires facultatives financées à 100 % par le salarié) sont bien sûr possibles en parallèle dès lors que chacun puisse en bénéficier, s’il le souhaite.
    • Respect des dispenses autorisées : En principe, la complémentaire santé d’entreprise est obligatoire pour chaque salarié. Toutefois, la loi prévoit des cas de dispense dans lesquels le salarié peut choisir de ne pas adhérer : par exemple, s’il bénéficie déjà d’une autre couverture collective obligatoire (via le contrat d’un conjoint, d’un autre employeur, etc.), s’il est en CDD court, apprenti ou à temps très partiel et que la cotisation représente une part excessive de son salaire, s’il est bénéficiaire de la CSS (ex-CMU-C). 

      Chaque dispense doit faire l’objet d’une demande écrite du salarié, avec justificatifs à l’appui, au moment de l’embauche ou de l’instauration du régime. Il est important de conserver ces demandes et pièces justificatives à jour car, en cas de contrôle, l’employeur devra prouver pourquoi tel ou tel salarié n’est pas affilié. 

      Notez qu’aucune dispense n’est automatique : sans demande valable de dispense par le salarié, l’employeur reste tenu de l'affilié. Il est donc nécessaire de bien suivre la validité de ces dispenses dans le temps en s’assurant que les conditions demeurent réunies. Pour ce faire, il peut être utile de demander périodiquement des attestations à vos salariés (pour s’assurer, par exemple, que tel salarié est toujours bien couvert par le contrat obligatoire de son conjoint, raison pour laquelle il a pu être valablement dispensé).

       

    • Financement et contrat responsable : Comme évoqué plus haut, l’employeur doit prendre en charge, au minimum, 50 % du coût de la mutuelle d’entreprise. De plus, le contrat doit respecter le cahier des charges du contrat responsable, condition aujourd’hui indispensable pour bénéficier des exonérations fiscales et sociales. Cela implique, entre autres, que le contrat ne dépasse pas certains plafonds de remboursement (notamment en optique) et qu’il intègre les minimums légaux (panier de soins). En pratique, la plupart des contrats collectifs du marché sont responsables, mais c’est tout de même un point à vérifier.

    En résumé, pour sécuriser vos clients, assurez vous que toutes les formalités URSSAF sont remplies. En cas de contrôle, l’entreprise devra présenter un dossier complet comprenant l’acte de mise en place du régime, la preuve de son information aux salariés, la liste des salariés couverts, et les justificatifs actualisés pour chaque salarié exclu ou dispensé. Sans cette rigueur administrative, l’employeur s’expose à la requalification des cotisations de mutuelle en avantage soumis à cotisations sociales (avec effet rétroactif sur trois années consécutives). Mieux vaut donc prévenir que guérir.

    En guise de guide de bonnes pratiques, nous vous proposons l’infographie ci-dessous :

    mutuelle d'entreprise les 5 erreurs à éviter pour sécuriser son régime social

    Offre de branche : la voie la plus sûre pour assurer la conformité du régime ?

    La conformité d’un régime frais de santé repose sur le respect de nombreuses exigences légales, conventionnelles et administratives. Cela constitue un exercice parfois complexe pour les petites structures qui ne disposent pas toujours des ressources internes pour tout vérifier. 

    Face à cette difficulté, une solution simple et sécurisante s’offre pourtant à elles : s’appuyer sur les offres de branche lorsqu’elles existent.

    De nombreuses conventions collectives ont en effet recommandé un ou plusieurs organismes assureurs, ou mis en place des offres labellisées conformes à un cahier des charges prédéfini. Ces dispositifs ont notamment été pensés pour faciliter la mise en conformité des TPE-PME, en leur garantissant un régime prêt à l’emploi, à la fois conforme et adapté à leur taille.

    Adhérer à l’offre santé recommandée par la branche présente ainsi plusieurs avantages concrets pour vos clients :

    • Une conformité automatique : Le contrat proposé par l’organisme recommandé est clé en main : il respecte d’emblée toutes les obligations conventionnelles et légales spécifiques à la branche. Pas de risque d’omettre une garantie minimale ou une clause obligatoire. En outre, en cas d’évolution de la convention collective (niveau de garanties revalorisé, nouvelles règles), l’assureur ajuste le contrat de lui-même. L’entreprise n’a pas à surveiller chaque avenant de branche : la mise à jour est garantie d’office. C’est une tranquillité d’esprit non négligeable pour un dirigeant de petite structure.

    • Une sécurité juridique renforcée : Les organismes recommandés sont sélectionnés à l’issue d’une phase de mise en concurrence stricte. Cela signifie que leur offre a été examinée par les partenaires sociaux de la branche selon des critères de solvabilité, de qualité de service et de tarif avant d’être validée. Pour l’entreprise, suivre cette recommandation revient à s’aligner sur un choix sûr, ce qui en cas de litige ou de contrôle joue en sa faveur (on pourra difficilement reprocher à l’employeur d’avoir opté pour la solution préconisée par sa branche professionnelle).
    • Accompagnement et simplicité : En choisissant l’organisme recommandé, vos clients bénéficient généralement d’un accompagnement dédié pour la mise en place du régime. L’assureur connaît parfaitement les contraintes URSSAF et conventionnelles : il pourra fournir des modèles de DUE ou d’accord collectif conformes, des notices d’information standard à remettre aux salariés, et des conseils pour gérer les dispenses ou les mises à jour réglementaires. Cette assistance allège le travail de l’employeur (et de son expert-comptable) dans la gestion du dossier. 

      Par ailleurs, les contrats de branche présentent souvent des conditions tarifaires négociées à l’échelle du secteur, ainsi qu’une mutualisation du risque avantageuse pour les plus petites entreprises, ce qui constitue un bonus appréciable, même si l’objectif premier demeure ici la conformité.

    Conclusion

    La conformité d’un régime de mutuelle ne se limite pas à un impératif réglementaire : c’est aussi un levier de sérénité pour l’entreprise et un gage de protection durable pour ses salariés. Lorsqu’elle est bien configurée, la complémentaire santé devient un véritable investissement utile, qui sécurise juridiquement l’entreprise tout en renforçant le bien-être de ses équipes.

    Pour les TPE-PME, souvent dépourvues de service RH dédié, les offres de branche constituent une solution clé en main : garanties à jour, conformité automatique, accompagnement simplifié. C’est précisément dans cet esprit qu’Harmonie Mutuelle accompagne les experts-comptables et leurs clients, en proposant des régimes frais de santé 100 % conformes, évolutifs et adaptés à la taille de chaque structure.

    N’hésitez pas à contacter les experts Harmonie Mutuelle pour échanger sur ces sujets et bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans la mise en conformité des régimes de frais de santé de vos clients.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Mutuelle et prévoyance : choisir l'offre de branche, contrainte ou opportunité ?

      En matière d’obligations sociales, certains sujets peuvent passer pour de simples formalités. La mise en place d’une complémentaire santé obligatoire et d’un contrat de prévoyance en fait partie. Pourtant, derrière ce qui semble être une contrainte légale ou conventionnelle, se cachent de réelles opportunités, notamment pour les TPE-PME. 

    • Actualisation des catégories objectives de salariés

      Afin de maintenir les avantages sociaux liés au régime collectif et obligatoire frais de santé et prévoyance et éviter un redressement en cas de contrôle URSSAF, les entreprises doivent, dans certains cas, se mettre en conformité suite à l'évolution de deux réglementations susceptibles d’affecter leurs actes juridiques de droit du travail (DUE, accord référendaire, accord d’entreprise ou accord de branche).
       

    Travailleur Non Salarié (TNS) comment préparer financièrement votre retraite ?

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant que TNS, votre retraite se prépare différemment de celle des salariés. Vos cotisations retraite obligatoires génèrent des pensions moins élevées, créant un écart significatif entre vos revenus d'activité et votre future pension. Anticiper cette situation est essentiel pour améliorer votre niveau de vie. Depuis la loi PACTE de 2019, le Plan Épargne Retraite (PER) offre une solution très adaptée à votre statut et à vos besoins spécifiques, notamment le choix, à la retraite, du mode de sortie de l'épargne. Découvrons ensemble comment optimiser votre épargne retraite pour TNS.

    Pourquoi les TNS doivent-ils particulièrement anticiper leur retraite ?

    Votre statut de travailleur indépendant présente des spécificités qui rendent la préparation de votre retraite particulièrement cruciale. Contrairement aux salariés qui bénéficient de plus en plus de dispositifs collectifs, vous devez prendre en main votre épargne retraite pour garantir votre bien-être futur.

    Quelles sont les spécificités du régime de retraite des indépendants ?

    Les travailleurs indépendants cotisent à la Sécurité Sociale des Indépendant (SSI) pour le régime de base et, pour le régime complémentaire, à différentes caisses selon leur activité : la SSI pour les artisans et commerçants, la CNAVPL pour les professions libérales, ou encore la MSA pour les agriculteurs. Contrairement aux salariés, vos cotisations sont directement liées à votre niveau d'activité, souvent fluctuant selon les années.

    Le taux de remplacement (rapport entre votre pension et vos derniers revenus d'activité) est plus faible pour les TNS. Il peut descendre à 30-50% (source : Finance Héros) contre 50% en moyenne pour les salariés du régime général (et jusqu’à 75% pour les fonctionnaires) (source : DREES 2022). Cette différence significative souligne l'importance de mettre en place un complément de revenu pour votre retraite.

    Quels sont les risques d'une préparation insuffisante ?

    Sans épargne retraite supplémentaire, vous pourriez faire face à une baisse brutale de revenus au moment de votre départ en retraite. Cette situation peut être particulièrement problématique si vous avez des charges importantes comme un crédit immobilier, des aides familiales ou des projets spécifiques pour votre retraite.

    Une préparation insuffisante limite également votre capacité à choisir sereinement votre date de départ à la retraite. Vous risquez de devoir prolonger votre activité professionnelle au-delà de vos souhaits, par nécessité financière.

    Quel dispositif d'épargne retraite privilégier en tant que TNS ?

    Le choix du bon dispositif d'épargne retraite dépend principalement de votre situation professionnelle.

    Le PER : la solution pour les TNS

    Le PER constitue la solution parfaitement adaptée. Ce plan épargne retraite vous permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, offrant un avantage fiscal immédiat tout en constituant une épargne à long terme pour votre retraite.

    Le PER vous offre une grande flexibilité dans vos versements volontaires, sans obligation annuelle. Cette souplesse vous permet d'adapter votre effort d'épargne à la santé de votre activité : versements plus importants lors des bonnes années, réduction possible en cas de difficultés temporaires.
     

    Quels sont les avantages fiscaux du PER pour les TNS ?

    La fiscalité du PER constitue l'un de ses principaux attraits. Comprendre ces mécanismes vous permet d'optimiser votre stratégie d'épargne et de réduire significativement votre pression fiscale.

    Comment fonctionne la déductibilité des versements ?

    Vos versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond spécifique aux TNS. Ce plafond de déduction correspond à 10% du bénéfice imposable (plafonné dans la limite de 8 PASS) + 15% supplémentaires sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS.

    Le PASS est :

    • au minimum de 4 710 €
    • au maximum de 87 135 €

    Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est fixé à 47 100 € en 2025.

    Concrètement, un TNS qui déclare un bénéfice inférieur à 47 100 € pourra déduire 4 710 €. Un TNS qui déclare un bénéfice de 77 100 € pourra déduire jusqu'à 12 210 € ( (10% x 77 100) + (15% x 30 000) ). Cette déduction fiscale représente une économie d'impôt immédiate non négligeable.

    Bon à savoir : ce montant peut être augmenté des plafonds non utilisés au cours des 3 années précédentes.

    Quelle stratégie fiscale adopter selon votre situation ?

    Le fait de choisir ou pas la déductibilité des versements dépend de votre situation fiscale. Combien payez-vous d’impôts ?

    Ce choix, dépend de votre tranche marginale d'imposition (TMI) actuelle et de celle anticipée à la retraite. Si votre TMI actuelle est élevée, la déduction immédiate des versements est particulièrement avantageuse : vous économisez des impôts au taux fort aujourd'hui.

    Exemple avec un versement de 5 000 € réalisé sur un PER. L’économie d’impôt sera de  :

    • 1 500 € si la TMI est de 30%
    • 2 050 € si la TMI est de 41%
    • 2 250 € si la TMI est de 45%  

    Vous pourrez également moduler vos versements selon les années, en privilégiant les exercices à forte rentabilité pour maximiser l'avantage fiscal. Cette stratégie vous permet de lisser votre pression fiscale tout en constituant progressivement votre épargne retraite.

     

    Comment récupérer votre épargne retraite au sein de votre PER ?

    La sortie du PER offre une flexibilité remarquable par rapport aux anciens dispositifs. Cette liberté de choix vous permet d'adapter la récupération de votre épargne à vos projets et besoins spécifiques de retraité.

    Quelles sont les options de sortie à la retraite ?

    À la différence de l'ancien contrat Madelin, le PER vous offre une liberté totale quant au mode de récupération de votre épargne. Vous pouvez choisir entre :

    • Sortie en capital : récupération en une ou plusieurs fois de votre épargne constituée ;
    • Rente viagère : versements réguliers jusqu'à votre décès ;
    • Formule mixte : une partie en capital pour vos projets immédiats, une partie en rente pour compléter vos revenus.

    Cette flexibilité vous permet d'adapter la récupération de votre épargne à vos besoins spécifiques : financement d'un projet, acquisition immobilière, ou simple complément de revenus régulier.

    Dans quels cas pouvez-vous débloquer votre épargne avant la retraite ?

    Votre épargne est en principe bloquée jusqu'à la retraite, mais des cas de déblocage anticipé existent pour faire face aux aléas de la vie :

    • Invalidité (la vôtre, celle de votre conjoint ou d'un enfant) ;
    • Décès du conjoint ou du partenaire de PACS ;
    • Situation de surendettement ;
    • Expiration des droits au chômage ;
    • Cessation d'activité non salariée suite à une liquidation judiciaire.

    L’acquisition de la résidence principale constitue aussi un cas de déblocage anticipé. 

    Comment construire une stratégie d'épargne retraite TNS efficace ?

    Une stratégie d'épargne retraite réussie repose sur une approche progressive et adaptée à votre situation d'entrepreneur. L'anticipation et la régularité constituent les clés de votre réussite dans cette démarche à long terme.

    À quel moment commencer à épargner pour votre retraite ?

    Plus vous commencez tôt, plus vous bénéficiez de l'effet cumulatif des intérêts composés. Idéalement, démarrez votre épargne retraite dès que votre activité se stabilise et génère des revenus réguliers. Même de petits montants versés régulièrement peuvent produire des résultats significatifs sur le long terme.

    Toutefois, adaptez vos versements à votre capacité d'épargne réelle. Il est préférable de commencer modestement et d'augmenter progressivement vos versements plutôt que de compromettre le développement de votre entreprise ou votre niveau de vie actuel.

    Comment répartir vos investissements pour optimiser votre épargne retraite ?

    Diversifiez vos placements en fonction de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Pour une retraite lointaine (plus de 15 ans), privilégiez une part importante pour bénéficier du potentiel de croissance des marchés financiers.

    À l'approche de la retraite, sécurisez progressivement votre épargne en augmentant la part des supports en euros. La gestion pilotée, qui ajuste automatiquement la répartition de vos investissements selon votre âge, constitue une option pratique pour les entrepreneurs qui manquent de temps pour gérer activement leur épargne.

    L'épargne retraite TNS représente un enjeu majeur pour vous, entrepreneurs et travailleurs indépendants. Le PER, avec sa flexibilité et ses avantages fiscaux, constitue un outil particulièrement adapté à votre situation professionnelle spécifique.

    En commençant tôt, en adaptant votre stratégie à vos revenus fluctuants et en profitant pleinement des dispositifs fiscaux disponibles, vous pourrez aborder votre retraite plus de sérénité. Chez Harmonie Mutuelle, nos experts vous accompagnent dans cette démarche essentielle pour construire ensemble votre avenir.

    Attention, tout placement financier comporte un risque de perte en capital.

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Retraite TNS : le guide pour les indépendants

      Retraite TNS : le guide pour les indépendants
      + En savoir plus

      Retraite TNS : le guide pour les indépendants

      Vous êtes travailleur non salarié (TNS) et vous vous interrogez sur votre future retraite ? Harmonie Mutuelle, votre partenaire en protection sociale, vous guide pour optimiser votre retraite TNS et assurer une transition sereine vers cette nouvelle phase de vie.

      + En savoir plus
    • Tout ce que vous devez savoir sur la loi Madelin

      Tout ce que vous devez savoir sur la loi Madelin
      + En savoir plus

      Tout ce que vous devez savoir sur la loi Madelin

      La loi Madelin du 11 février 1994 vise à faciliter les formalités administratives des entrepreneurs, notamment en déduisant leurs cotisations de complémentaire santé, prévoyance et retraite de revenu imposable. Chez Harmonie Mutuelle, nous nous engageons à informer nos adhérents professionnels de leurs avantages fiscaux.

      + En savoir plus
    • Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?
      + En savoir plus

      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

      En tant qu'entrepreneur ou travailleur indépendant, votre activité professionnelle repose entièrement sur vous. Mais qu'advient-il si un problème de santé vous empêche de travailler ? C'est là qu'intervient la prévoyance TNS, un dispositif souvent négligé mais pourtant crucial pour protéger votre avenir et celui de vos proches. Face aux lacunes de la protection sociale de base des travailleurs non-salariés, cette assurance vous permet de maintenir vos revenus et de préserver votre entreprise, même dans les moments difficiles. Découvrez tout ce que vous devez savoir pour sécuriser votre parcours entrepreneurial et faire les choix adaptés à votre situation.

      + En savoir plus

    Mutuelle et prévoyance : choisir l'offre de branche, contrainte ou opportunité ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En matière d’obligations sociales, certains sujets peuvent passer pour de simples formalités. La mise en place d’une complémentaire santé obligatoire et d’un contrat de prévoyance en fait partie. Pourtant, derrière ce qui semble être une contrainte légale ou conventionnelle, se cachent de réelles opportunités, notamment pour les TPE-PME. 

    Les accords de branche, loin de compliquer la donne, offrent des avantages précieux : meilleure couverture des salariés, conditions tarifaires négociées, services solidaires parfois insoupçonnés… autant d’atouts qu’il est utile de connaître.

    À travers cet article, nous vous proposons de mieux appréhender l’intérêt des garanties frais de santé et prévoyance négociées par les branches professionnelles, avec un focus sur les organismes qu’elles recommandent.

    Frais de santé et prévoyance : quelles obligations légales et conventionnelles pour vos clients ?

    Depuis janvier 2016 (en application de la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi), toutes les entreprises du secteur privé doivent proposer une assurance santé complémentaire à leurs salariés, couvrant au minimum un « panier de soins » légal, financé au minimum à 50 % par l’employeur. 

    Par ailleurs, depuis 1947, tous les cadres bénéficient d’une couverture obligatoire en matière de prévoyance (décès et invalidité), financée par la contribution employeur de 1,5 % du salaire brut, dans la limite de la tranche A (soit une fois le plafond de la Sécurité sociale).

    À cela s’ajoutent de nombreuses conventions collectives qui fixent des garanties supérieures au socle légal. Pour faciliter cette mise en conformité, les partenaires sociaux de différentes branches recommandent aux entreprises entrant dans le champ d’application de leur convention collective de souscrire des contrats frais de santé et prévoyance auprès d’organismes assureurs dits « recommandés ».

    Bien évidemment, chaque entreprise reste libre de son choix quant à son organisme assureur à condition de respecter les garanties minimales fixées par la branche.

    Cependant, ces recommandations servent de repères fiables pour des entreprises qui ne disposent pas nécessairement d’un accompagnement adapté dans la sélection de leurs contrats prévoyance et frais de santé. Notons d’ailleurs que la désignation de ces organismes est strictement encadrée par des dispositions légales (articles L. 912-1 à D. 912-13 du Code de la sécurité sociale), gage de rigueur dans le choix effectué par les partenaires sociaux.

    Au-delà de cet encadrement législatif, explorons l’intérêt de recourir aux offres proposées par un organisme recommandé.

    Offre de branche recommandée : quels avantages pour l'entreprise et ses salariés ?

    Choisir l’organisme recommandé par la branche, ce n’est pas seulement cocher la case conformité. C’est aussi opter pour un cadre mutualisé, transparent et souvent économique, dont voici les principaux atouts :

    • Conformité automatique : l’offre des organismes recommandés est considérée comme une offre « clé en main », strictement conforme à toutes les obligations conventionnelles. Ainsi, en cas d’évolution des règles conventionnelles, le contrat est ajusté d’office par l’organisme assureur. Vos clients n’ont donc pas à se soucier de chaque avenant de branche : pas de risque de décalage ou d’oubli, la mise à jour est garantie. 

       

    • Conditions tarifaires négociées : Les partenaires sociaux ont pesé dans la balance pour obtenir des tarifs attractifs à garanties égales. De plus, l’organisme recommandé doit appliquer un tarif unique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et offrir les mêmes garanties à l’ensemble des salariés. C’est donc un atout de poids pour les TPE car même une entreprise de 2 ou 3 salariés bénéficiera d’un tarif identique à celui d’une PME de 100 collaborateurs couverte par la même convention collective. La mutualisation du risque sur l’ensemble du secteur évite ainsi aux plus petites structures de payer plus cher ou de subir de fortes hausses en cas de sinistres isolés. C’est l’un des avantages majeurs de ce choix au plan financier.

       
    • Aucune sélection des risques : De même, l’organisme recommandé ne pourra pas refuser l’adhésion d’une entreprise couverte par la branche professionnelle qui l’a sélectionné. Contrairement à certains contrats standards du marché qui pourraient appliquer des exclusions ou délais de carence, grâce aux organismes recommandés tous les salariés sont couverts sans discrimination dès l’embauche, conformément à l’accord collectif de branche. C’est un gage de sécurité pour l’employeur prescripteur comme pour les salariés.

       
    • Services additionnels inclus : Afin de se démarquer, les organismes recommandés enrichissent souvent leur offre de services en adaptant les garanties aux publics et aux risques spécifiques auxquels les salariés de la branche sont exposés. Ces services représentent généralement une valeur ajoutée pour les salariés et un élément d’attractivité pour la politique RH de l’entreprise.

     

    L’autre option pour les branches est de labelliser des organismes. Contrairement aux offres recommandées, les offres labellisées ne sont pas directement négociées par la branche mais doivent répondre à un cahier des charges précis défini par les partenaires sociaux. L’avantage principal de ce dispositif est de laisser une liberté de choix plus large aux entreprises, tout en leur garantissant que les contrats labellisés respectent les obligations conventionnelles.

    On peut toutefois noter certaines différences avec les offres recommandées : les tarifs ne sont pas uniformisés comme dans le cas d’un contrat recommandé et peuvent varier selon la taille de l’entreprise ou de son profil. De même, la mutualisation du risque est moins poussée, car elle ne repose pas sur l’ensemble des entreprises de la branche mais sur le portefeuille propre à chaque organisme. En revanche, la labellisation impose le respect d’un socle de garanties minimales et de règles de solidarité, ce qui permet à vos clients d’assurer, là aussi, la conformité de leur couverture.

    En résumé, choisir un organisme labellisé permet de concilier liberté contractuelle et sécurité juridique, sans bénéficier toutefois du même niveau de mutualisation financière.

    Dans le cadre d’offres recommandées comme d’offres labellisées, les partenaires sociaux prévoient de plus en plus des prestations supplémentaires dites de haut degré de solidarité au profit des salariés de la branche. Ces dispositifs, souvent méconnus, offrent pourtant des avantages clés pour leurs bénéficiaires.

    Le haut degré de solidarité (HDS) : un atout supplémentaire pour les salariés et les employeurs

    De quoi s’agit-il concrètement ? Le HDS (également nommé degré élevé de solidarité, DES) désigne un ensemble d’actions de prévention et d’aides solidaires financées par un fonds dédié au niveau de la branche. 

    Dans les offres recommandées, le fonds est alimenté par une fraction des cotisations s’élevant à au moins 2 % des primes collectives. En clair, sur 100 euros de cotisations versées, 2 euros sont mutualisés pour financer des prestations à caractère 100 % solidaire, non directement contributives pour les salariés.

    Certaines offres labellisées proposent également des aides dans le cadre de l’action sociale, de la prévention mais aussi des services liés à l’articulation vie pro / vie perso. 

    À quoi sert ce fonds solidaire ? afin de faire face aux aléas de la vie et agir sur la prévention et la santé de tous, des solutions sont apportées aux salariés pour répondre aux exigences particulières de l'environnement professionnel de la branche.

    Vous trouverez, dans l’infographie ci-dessous une synthèse des grandes catégories d’actions financées.

    explication en infographie du degré élevé de solidarité

    Le spectre est large et modulable selon chaque branche : l’important est que ces prestations supplémentaires profitent en priorité aux plus fragiles et renforcent la prévention.

    À titre d’exemple, la métallurgie a mis en place les aides suivantes au titre du degré élevé de solidarité dans son offre prévoyance labellisée Cœur Industrie : 

    • Parents solos, aides financières pour soutenir les salariés lors de la scolarité de leurs enfants :

    • École élémentaire / 2ème et 3ème cycle (du CP au CM2) 300 €

    • Collège : de la 6ème à la 3ème 500 €

    • Lycée : de la seconde à la terminale 600 €

    L’aide sociale est accordée sous conditions de ressources, elle est versée de manière forfaitaire une fois par année scolaire. Elle est cumulable en fonction du nombre d’enfants et renouvelable tous les ans jusqu’à la fin des études secondaires.

    • Soutien scolaire et garde d’enfants, les dépenses des salariés sont prises en charge : jusqu’à 2000 € par an pour prendre en charge les frais de garde d’enfants ou soutien scolaire en cas d’arrêt de travail, d’hospitalisation ou de décès d’un proche.

    Ces aides sont valables pendant toute la durée de l’arrêt et jusqu’à 60 jours qui suivent la survenue de l’événement.

    • Aide Handicap : aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de survenue d'un handicap ou d'une perte d'autonomie.
    • Aide inaptitude temporaire d'origine non professionnelle : Aide financière de 2000 € (sous condition de ressources) en cas de perte de salaire lors de la période de 30 jours qui suit la reconnaissance d'inaptitude d'origine non professionnelle par le médecin du travail.
    • Lutte contre la désinsertion professionnelle : en cas d'arrêt de travail de plus de 90 jours, accès à un service d'accompagnement pluridisciplinaire dans le cadre de l'aide au retour à l'emploi.

    Les aides prévues dans le HDS (ou DES) sont ouvertes aux salariés et leurs ayants droit des entreprises adhérentes au régime conventionnel de complémentaire santé ou de prévoyance et ayant souscrit un contrat auprès de l’un des organismes recommandés ou labellisés par la branche.

    Pour les salariés, il s’agit donc d’un filet de sécurité supplémentaire. Pour vos clients, c’est l’assurance que leurs cotisations santé et prévoyance financent aussi des actions utiles au bien-être de leur personnel avec des retombées positives sur l’absentéisme, le bien-être au travail, etc.

    En somme, le haut degré de solidarité illustre l’esprit mutualiste à l’œuvre dans les accords de branche : la cotisation de chacun bénéficie au collectif, sous forme de prévention et de soutien social. C’est également un élément à valoriser auprès des dirigeants de TPE-PME : au-delà des garanties classiques, vos clients offrent ainsi à leurs salariés l’accès à des aides et des actions sociales que peu de contrats d’entreprise isolés proposent.

    Conclusion

    Adhérer à l’offre de branche en santé et prévoyance ne se résume pas à remplir une obligation légale. C’est aussi l’occasion de renforcer la protection des salariés et de sécuriser l’entreprise. Plutôt que de considérer la complémentaire santé comme une dépense imposée, on peut la voir comme un investissement utile : une meilleure couverture favorise la santé et la sérénité des équipes, la solidarité de branche apporte un soutien supplémentaire en cas de difficulté, et la mutualisation garantit à la fois la conformité et une meilleure stabilité des coûts. 

    Pour une TPE/PME, souvent dépourvue de service RH dédié, pouvoir s’appuyer sur un régime prêt à l’emploi et négocié par la branche est un confort non négligeable. En tant que conseil de vos clients, n’hésitez pas à mettre en avant ces atouts méconnus : la « mutuelle de branche » n’est pas qu’une dépense de plus, c’est un outil de gestion des ressources humaines et des risques, taillé sur mesure pour leur secteur. 

    Pour vous accompagner dans la mise en conformité des contrats de vos clients ou pour toute question relative à la protection sociale dans le cadre des Conventions Collectives Nationales, contactez un expert Harmonie Mutuelle. Vous bénéficierez d’un interlocuteur unique qui se déplace à votre cabinet.

    Ces sujets peuvent également vous intéresser

    • Convention collective nationale de la métallurgie : des prestations solidarité supplémentaires pour vos salariés
    • Indemnités de fin de carrière : comment optimiser la charge financière au sein des TPE / PME ?

      Dans le paysage social de l’entreprise, certaines obligations passent souvent sous les radars. Parmi elles, les indemnités de fin de carrière (IFC) font figure de grandes oubliées. Et une provision comptable ne suffit pas à anticiper l’impact brutal qu’un départ peut avoir sur la trésorerie d’une entreprise. Pire, ce type d’évènement peut plomber une opération de cession ou de transmission.