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    Artisans : comment préparer votre retraite en toute sérénité ?

    7 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Préparer sa retraite est une étape essentielle pour tout artisan. Entre gestion du quotidien et avenir à anticiper, comprendre les spécificités du système de retraite des indépendants peut sembler complexe. Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons avec des solutions adaptées à votre situation, pour faire de cette transition une étape sereine et maîtrisée. Découvrez comment anticiper, optimiser et sécuriser votre retraite tout en restant concentré sur ce qui compte : votre activité.

    Comprendre les fondamentaux de la retraite pour les artisans


    En tant qu’artisan, il est essentiel de bien comprendre le fonctionnement de votre régime de retraite pour préparer votre avenir en toute sérénité. Contrairement aux salariés, votre retraite repose sur un système spécifique géré par la Sécurité sociale des indépendants (ancien RSI). Ce régime des indépendants est composé de deux piliers : la retraite de base, calculée en trimestres cotisés, et la retraite complémentaire, exprimée en points.


    La retraite de base se calcule à partir de votre revenu annuel moyen (les 25 meilleures années) et du nombre de trimestres validés. Pour bénéficier du taux plein, vous devez atteindre l’âge de départ (62 ans pour les assurés nés à partir de 1955) et remplir les conditions de durée d’assurance. Sinon, une décote réduit votre pension.


    La retraite complémentaire vient renforcer vos droits acquis. Chaque cotisation génère des points, convertis en pension selon leur valeur de service révisée chaque année.


    Pour mieux anticiper votre retraite et estimer votre pension, obtenez une projection personnalisée grâce à notre simulateur.
     

    Les cotisations : votre contribution à une retraite sécurisée


    Les cotisations retraite jouent un rôle central dans le fonctionnement du régime de retraite des artisans. Chaque montant versé contribue directement à garantir vos droits acquis pour la retraite de base et la retraite complémentaire, tout en participant à un système solidaire qui protège tous les travailleurs indépendants.


    Comment sont-elles calculées ?


    Vos cotisations sont basées sur vos revenus professionnels déclarés. Pour la retraite de base, elles représentent un pourcentage de votre revenu annuel moyen, dans la limite d’un plafond annuel. En cas de revenus faibles ou irréguliers, une cotisation minimale permet de valider des trimestres et de garantir une protection de base. Pour le régime complémentaire, les cotisations sont converties en points, dont la valeur de service sert à calculer votre pension complémentaire.


    Quels avantages pour les artisans ?


    Le système s’adapte à vos besoins grâce à :

    • La cotisation minimale, qui protège vos droits en cas de chiffre d’affaires réduit ;
    • La possibilité de rachat de trimestres manquants pour atteindre le taux plein ;
    • Une révision annuelle de la valeur des points, préservant votre pouvoir d’achat.
       

    Les conditions à remplir pour partir à la retraite


    Partir à la retraite pour un artisan nécessite de remplir plusieurs conditions liées à l’âge, au nombre de trimestres cotisés et à votre situation personnelle.


    Quel est l’âge légal pour partir ?


    L’âge légal de départ à la retraite pour les travailleurs indépendants est fixé à 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Cependant, atteindre cet âge ne garantit pas automatiquement une pension de retraite à taux plein. Cela dépend du nombre de trimestres validés au cours de votre carrière professionnelle.


    Combien de trimestres faut-il valider ?


    Le nombre de trimestres requis pour bénéficier du taux plein varie selon votre année de naissance

    Par exemple, une personne née en 1960 doit totaliser 167 trimestres cotisés ou validés. Si vous n’atteignez pas cette durée, une décote s’applique, réduisant le montant de votre pension.


    Et si je pars plus tôt ou plus tard ?


    Un départ anticipé est possible pour certaines situations spécifiques (carrière longue, handicap), mais peut entraîner une pension réduite. À l’inverse, travailler au-delà de l’âge légal augmente votre pension grâce à un système de surcote.
    Chez Harmonie Mutuelle, nous vous aidons à faire le point sur votre situation et à planifier votre départ en retraite, pour que cette étape soit en accord avec vos aspirations et vos besoins. 


    Vous souhaitez savoir à quel âge vous pourrez partir à taux plein ? 

     

    Faites le point grâce à notre simulateur !

    Comment est calculée votre pension de retraite ?


    Comme nous l’avons vu, la pension de retraite des artisans est déterminée par deux composantes principales : la retraite de base et la retraite complémentaire. Ces deux volets reposent sur des règles spécifiques qui prennent en compte vos revenus professionnels, le nombre de trimestres cotisés et les points acquis au fil de votre carrière.


    Le calcul de la retraite de base


    La retraite de base des artisans est calculée selon une formule prenant en compte :

    • Votre revenu annuel moyen, basé sur les 25 meilleures années de votre activité
    • Le nombre de trimestres validés (jusqu’à une durée maximale fixée par votre année de naissance) ;
    • Le taux plein, fixé à 50 % si vous remplissez les conditions requises.

    Exemple : Si votre revenu annuel moyen est de 20 000 €, avec 167 trimestres cotisés, votre pension de base sera de 10 000 € par an.


    La retraite complémentaire en points


    La retraite complémentaire fonctionne sur un système de points de retraite. Chaque année, vos cotisations sont converties en points, dont la valeur de service est révisée annuellement. Au moment de votre départ en retraite, ces points sont multipliés par leur valeur actuelle, déterminant ainsi le montant de votre pension complémentaire.

    Compléter et optimiser votre retraite


    Pour les artisans, la retraite de base et le régime complémentaire constituent un socle, mais elles peuvent parfois être insuffisantes pour maintenir votre niveau de vie. Afin de sécuriser vos revenus futurs et d’anticiper l’impact des périodes de trimestres manquants ou de revenus faibles, il est essentiel d’envisager des solutions complémentaires adaptées à votre situation.


    Souscrire à une épargne retraite


    Les produits d’épargne retraite, comme le Plan d’Épargne Retraite (PER), sont des outils efficaces pour renforcer votre pension. Ces solutions permettent de constituer un capital tout au long de votre carrière, avec des avantages fiscaux attractifs dans le cadre de la loi Madelin : les cotisations peuvent être déduites de votre revenu imposable, selon votre régime fiscal.


    Racheter des trimestres


    Si vous avez des trimestres manquants, le rachat de trimestres peut vous aider à atteindre le taux plein et ainsi augmenter le montant de votre pension. Cette démarche est particulièrement utile en cas de périodes d’inactivité ou de carrières fractionnées.
    Construisez dès aujourd’hui une retraite stable et adaptée à vos aspirations, grâce à une stratégie claire et personnalisée avec Harmonie Mutuelle. Faites le point sur vos droits et anticipez votre avenir en utilisant notre simulateur. 

    Anticiper les éventualités : cumul emploi-retraite et transmissions


    La retraite marque une transition, mais elle n’implique pas toujours un arrêt complet d’activité. Pour les artisans, des solutions comme le cumul emploi-retraite ou la préparation de la transmission de leur entreprise permettent de rester actifs tout en sécurisant leur avenir.


    Le cumul emploi-retraite : une opportunité flexible


    Le cumul emploi-retraite permet de continuer une activité professionnelle tout en percevant sa pension de retraite. Cette solution est accessible si vous avez atteint l’âge légal de départ et validé le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein. Elle offre une grande flexibilité pour compléter vos revenus, développer de nouveaux projets ou maintenir une activité passionnante.


    Préparer la transmission de votre entreprise


    Anticiper la transmission de votre entreprise est une étape clé pour préserver votre patrimoine et assurer une transition en douceur. Que ce soit pour céder à un proche ou vendre à un repreneur, il est essentiel d’évaluer les impacts sur votre pension, vos droits acquis et votre situation fiscale.

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    Mutuelle gérant : comment choisir votre protection santé ?

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    Votre santé est un pilier essentiel pour piloter votre entreprise avec sérénité et efficacité. Qu’il s’agisse de prendre soin de vous-même ou de garantir une protection optimale pour votre famille, choisir une mutuelle adaptée est bien plus qu’une simple formalité : c’est un véritable investissement pour votre avenir. Harmonie Mutuelle vous accompagne pour protéger votre santé et celle de vos proches.

    Gérant d’entreprise : quel est l’impact de votre statut sur votre protection santé ?


    Votre statut de gérant influence directement votre régime de protection sociale et, par conséquent, vos besoins en complémentaire santé. Que vous soyez travailleur non-salarié (TNS) (par exemple dans une EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou une SNC (Société en nom collectif)) ou assimilé salarié (par exemple dans une SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle)), les implications diffèrent et nécessitent une attention particulière pour assurer une couverture adaptée.

    Les gérants majoritaires relèvent de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), offrant une prise en charge limitée aux remboursements de base. Ce régime est souvent insuffisant pour couvrir les frais liés à des postes importants comme l’hospitalisation ou les soins dentaires. En revanche, les gérants minoritaires, considérés comme assimilés salariés, bénéficient du régime général, avec une couverture sociale similaire à celle des salariés classiques.

    Cette distinction entre régimes sociaux est essentielle pour déterminer vos priorités en matière de mutuelle santé. Tandis que les TNS doivent compléter leur protection pour pallier les lacunes du SSI, les assimilés salariés ont davantage de flexibilité pour optimiser leur couverture.

    Quelles sont vos obligations et vos libertés pour choisir une mutuelle santé ?


    En tant que dirigeant d’entreprise, vos obligations et libertés en matière de mutuelle santé dépendent directement de votre statut. Travailleur non-salarié (TNS) ou assimilé salarié, les règles et opportunités diffèrent, influençant vos choix de couverture.


    Les travailleurs non-salariés (TNS) : une complémentaire santé essentielle

    Pour les gérants majoritaires relevant de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), il n’existe aucune obligation de souscrire une mutuelle santé. Cependant, face aux remboursements souvent insuffisants du régime social des indépendants, une complémentaire santé s’avère indispensable. C’est ici qu’intervient le dispositif lié à la loi Madelin, conçu pour les TNS. En plus de renforcer leur protection, ce dispositif permet de déduire les cotisations de complémentaire santé de leur revenu imposable, offrant ainsi un avantage fiscal considérable. Cette possibilité rend la souscription non seulement utile pour la santé, mais également avantageuse sur le plan financier.


    Les gérants assimilés salariés : des opportunités fiscales avec la mutuelle collective

    Pour les gérants assimilés salariés, comme ceux d’une SAS (Société par actions simplifiée) ou d’une SARL (Société à responsabilité limitée) minoritaire, l’adhésion à une mutuelle d’entreprise est obligatoire s’ils se versent un salaire. Le contrat bénéficie des allègements fiscaux et sociaux habituels, ce qui le rend très attractif. De plus, il est tout à fait possible de mettre en place un contrat spécifique pour leur catégorie objective « CADRE » et s’adapter au mieux à leurs besoins de santé celui de leur foyer.

    Harmonie Mutuelle vous aide à naviguer parmi ces choix en vous proposant des solutions adaptées à votre statut, tout en optimisant les avantages fiscaux et sociaux liés à votre activité professionnelle.

    Les garanties indispensables pour une mutuelle gérant


    Pour choisir une mutuelle santé adaptée, les gérants doivent privilégier des garanties qui répondent à leurs besoins spécifiques, tant pour leur santé que pour la pérennité de leur activité. Voici les principaux critères à considérer pour une couverture santé optimale.

    Les garanties de base essentielles

    Une bonne mutuelle gérant doit inclure des garanties de base solides pour alléger les frais de santé courants. Cela inclut :

    • Hospitalisation : la prise en charge renforcée des frais de séjour en clinique ou à l’hôpital est primordiale. Les coûts liés à une intervention ou à une hospitalisation prolongée peuvent peser lourdement sur vos finances si vous êtes insuffisamment couvert.
    • Soins courants : les remboursements pour les consultations, médicaments et analyses médicales doivent compléter efficacement ceux de la Sécurité sociale, notamment pour les TNS.

    Les garanties spécifiques pour les besoins des gérants

    Certains postes de dépenses nécessitent une attention particulière :

    • Optique et dentaire : souvent coûteux, ces soins méritent des niveaux de remboursement supérieurs.
    • Médecines douces : les approches comme l’ostéopathie ou l’acupuncture offrent un soutien précieux pour gérer le stress et les tensions liés à la responsabilité d’une entreprise.
    • Services complémentaires : la téléconsultation ou l’assistance en cas d’hospitalisation prolongée apportent une tranquillité d’esprit pour faire face aux imprévus.

    Focus prévention

    Anticiper les risques est une priorité pour les dirigeants d’entreprise. Une mutuelle proposant des bilans de santé réguliers et des outils de prévention peut jouer un rôle clé pour préserver votre bien-être et celui de vos proches.

    Comment bien choisir votre mutuelle de gérant d’entreprise ?


    Pour choisir une mutuelle adaptée à votre statut et à vos besoins, suivez ces étapes clés. Elles vous guideront pour trouver la meilleure couverture santé tout en optimisant vos avantages fiscaux et sociaux.


    Étape 1 : définissez vos besoins selon votre statut

    • Si vous êtes travailleur non-salarié (TNS) : vérifiez si le dispositif Madelin correspond à votre situation. Il permet de déduire vos cotisations de complémentaire santé de votre revenu imposable, rendant la mutuelle financièrement avantageuse.
    • Si vous êtes assimilé salarié : évaluez les opportunités offertes par une complémentaire santé collective. Ce type de contrat permet d’optimiser vos coûts tout en bénéficiant d’avantages fiscaux pour l’entreprise.

     

    Étape 2 : évaluez le niveau de couverture souhaité

    Identifiez vos priorités :

    • Une couverture pour les frais courants (consultations de spécialistes, médicaments) ;
    • Des garanties spécifiques pour l’optique, le dentaire ou les soins hospitaliers ;
    • Une prise en charge adaptée pour vos proches, si vous souhaitez inclure votre famille.

     

    Étape 3 : examinez les services complémentaires

    Assurez-vous que le contrat de mutuelle propose des prestations utiles comme :

    • La téléconsultation pour faciliter l’accès aux soins ;
    • Un réseau de professionnels de santé partenaires avec des tarifs négociés pour vous soigner en limitant vos frais de santé  ;
    • Des bilans réguliers pour anticiper les risques de santé.

     

    Étape 4 : comparez les offres disponibles

    Demandez plusieurs devis et analysez les points suivants :

    • Le rapport qualité-prix des garanties ;
    • Les délais de remboursement ;

    En suivant ces étapes, vous serez en mesure de choisir une mutuelle santé qui protège efficacement votre santé tout en optimisant vos finances. 

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    Mutuelle TPE : un levier essentiel pour protéger vos salariés et dynamiser votre entreprise

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    Offrir une mutuelle santé à vos salariés, c’est bien plus qu’une obligation. C’est une opportunité pour renforcer leur bien-être, améliorer leur motivation, et répondre à vos besoins en tant qu’employeur engagé. Chez Harmonie Mutuelle, nous croyons au pouvoir du collectif pour simplifier votre gestion et protéger ce qui compte le plus : vos collaborateurs. Découvrez comment une mutuelle adaptée peut devenir un véritable atout pour votre TPE.

    Quelles sont vos obligations légales en matière de mutuelle TPE ?


    Depuis le 1er janvier 2016, la loi ANI impose aux entreprises, y compris les TPE, de mettre en place une mutuelle collective pour leurs salariés. Cette obligation vise à renforcer la protection sociale des collaborateurs et à garantir un accès équitable aux soins de santé.

    Concrètement, cela signifie que chaque employeur doit :

    • Souscrire une complémentaire santé collective : celle-ci doit couvrir au moins le panier de soins minimum, comprenant :
      • Les soins dentaires ;
      • Les frais liés à l’hospitalisation ;
      • Les besoins en optique ;
      • Les actes de prévention reconnus par la sécurité sociale.
    • Prendre en charge au moins 50 % des cotisations : l’autre moitié restant à la charge des salariés.
    • Garantir des prestations conformes aux accords de branche : certaines conventions collectives fixent des niveaux de garanties spécifiques adaptés au secteur d’activité.

    Cette mutuelle d’entreprise obligatoire s’applique à tous les salariés titulaires d’un contrat de travail, à l’exception de cas particuliers, tels que les ayants droit déjà couverts par ailleurs ou les contrats très courts sous conditions.

    Ne pas respecter ces obligations peut entraîner des sanctions financières et administratives. Un salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pour exiger la mise en place de la mutuelle ou le remboursement des frais qu’il a dû engager pour une complémentaire individuelle. De plus, des contrôles de la part de l’URSSAF peuvent entraîner des redressements en cas de non-conformité.

    Pourquoi une mutuelle est essentielle pour votre TPE ?


    La mutuelle TPE n’est pas seulement une contrainte réglementaire, c’est aussi une opportunité précieuse pour protéger vos salariés et renforcer votre entreprise. Une mutuelle santé adaptée répond à vos obligations légales tout en jouant un rôle clé dans la qualité de vie au travail.

    Pour vous, employeur, elle offre de nombreux avantages :

    • Défiscalisation des cotisations grâce à un contrat responsable ;
    • Amélioration de l’attractivité ;
    • Fidélisation des talents.

    En prenant en charge une partie de la cotisation mutuelle, vous montrez à vos salariés que leur bien-être compte, réduisant ainsi l’absentéisme et les arrêts de travail.

    Pour vos salariés, une mutuelle collective est un véritable soutien au quotidien. Ils bénéficient d’une prise en charge partielle ou totale de leurs frais dentaires, hospitaliers ou d’optique, souvent à des tarifs bien plus avantageux qu’avec une mutuelle individuelle. Elle apporte également une sécurité supplémentaire à leur famille, grâce à des garanties complémentaires adaptées à leurs besoins spécifiques.

    Chez Harmonie Mutuelle, nous croyons qu’une mutuelle santé n’est pas seulement une couverture, mais un levier pour avancer collectif. En tant qu’employeur de TPE, vous avez le pouvoir de créer une dynamique positive pour votre entreprise et vos collaborateurs, tout en respectant vos obligations légales avec simplicité.

    Quels critères pour choisir une mutuelle TPE adaptée ?


    Choisir une mutuelle pour TPE nécessite une approche réfléchie afin de répondre efficacement aux besoins de votre entreprise et de vos salariés. En adaptant votre complémentaire santé, vous valorisez votre rôle d’employeur tout en optimisant la protection sociale de vos collaborateurs.


    Identifier vos besoins spécifiques

    Pour commencer, analysez les besoins les plus courants dans votre secteur d’activité. 

    Par exemple, dans certains métiers, les frais d’hospitalisation ou les soins dentaires peuvent être prioritaires, tandis que dans d’autres, l’optique est davantage sollicitée. 

    Prenez également en compte la composition de votre équipe. L’âge moyen des salariés, leur état de santé général ou leur situation familiale (notamment la présence d’ayants droit) doivent orienter votre choix. Une mutuelle bien adaptée apporte des solutions précises aux besoins spécifiques de vos collaborateurs tout en respectant les particularités de votre activité.


    Analyser les garanties et options proposées

    Les garanties proposées par une mutuelle adaptée aux TPE varient d’un contrat à l’autre. Il est crucial de vérifier les niveaux de remboursement sur les postes essentiels comme les soins courants, l’hospitalisation, l’optique et les frais dentaires. Assurez-vous également que des options individuelles permettant d'aller au-delà de la couverture collective, en fonction de leurs besoins, sont proposées. Les prestations comme la prise en charge des médecines douces ou les services de prévention peuvent également faire la différence en termes de satisfaction.


    Évaluer les services associés

    Une bonne mutuelle ne se limite pas aux garanties. La rapidité de remboursement, l’efficacité d’un service client réactif et la facilité d’accès à des réseaux de soins avec des tarifs négociés constituent des atouts précieux. Par ailleurs, un espace client en ligne intuitif simplifie la gestion administrative pour vous et vos salariés. Ces services garantissent une expérience fluide, renforçant l’engagement des salariés et réduisant les contraintes pour vous, employeur.


    Considérer les réseaux partenaires de professionnels de santé

    Les réseaux partenaires sont un atout précieux d’une mutuelle performante. Ils donnent accès à des professionnels de santé proposant des tarifs négociés pour des prestations essentielles comme les soins dentaires ou optiques. Cela réduit le reste à charge pour vos salariés tout en leur garantissant un accès à des services de qualité. Ces avantages renforcent leur satisfaction et leur fidélité envers votre entreprise.

    Pourquoi choisir Harmonie Mutuelle comme complémentaire santé pour votre TPE ?


    En tant que dirigeant de TPE, sélectionner une mutuelle adaptée est essentiel pour le bien-être de vos salariés et la pérennité de votre entreprise. Harmonie Mutuelle se distingue par une offre spécialement conçue pour les petites structures, alliant flexibilité, performance et accompagnement personnalisé.

    Une couverture santé complète et modulable

    Harmonie Mutuelle propose une complémentaire santé d'entreprise performante, compatible avec de nombreuses Conventions Collectives Nationales (CCN). Cette offre modulaire s'adapte aux besoins spécifiques de votre entreprise et de vos salariés, permettant de maîtriser votre budget tout en offrant des garanties attractives. Les remboursements en optique et dentaire sont compétitifs dès le premier niveau de garantie, assurant une prise en charge optimale des soins essentiels.

    Des services innovants pour simplifier votre gestion

    Harmonie Mutuelle met à votre disposition un espace employeur en ligne, vous permettant de gérer votre contrat en toute simplicité : affiliation de vos collaborateurs, suivi des demandes, édition de documents utiles, etc. Cette gestion dématérialisée assure des remboursements rapides et une administration facilitée.

    Un accompagnement de proximité par des experts dédiés

    En choisissant Harmonie Mutuelle, vous bénéficiez de l'accompagnement d'un interlocuteur unique et de proximité, facilitant la mise en place et le pilotage de votre contrat santé. Vous profitez également de l'expertise juridique en protection sociale, vous assurant une conformité aux obligations légales et conventionnelles.

    Des avantages pour vos salariés et leur famille

    Vos salariés accèdent à des services de prévention et de suivi santé, ainsi qu'à des prestations de qualité avec des tarifs négociés grâce au réseau de soins partenaire Kalixia. Le zéro reste à charge sur les soins optiques, dentaires et auditifs via le 100 % Santé est également proposé, améliorant l'accès aux soins pour vos collaborateurs.

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    Chefs d’entreprise : pourquoi la prévoyance est-elle essentielle pour votre sécurité et celle de vos proches ?

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    En tant que chef d’entreprise, vous êtes le pilier de votre activité. Mais un arrêt maladie, une incapacité ou un accident peut fragiliser votre entreprise et votre famille. La prévoyance est la clé pour maintenir vos revenus, sécuriser vos proches et garantir la continuité de votre activité. Avec Harmonie Mutuelle, bénéficiez d’un accompagnement sur mesure pour faire face aux aléas.

    Les risques auxquels un chef d’entreprise est exposé


    Diriger une entreprise, c’est relever de nombreux défis au quotidien. Pourtant, trop peu de chefs d’entreprise anticipent les risques qui peuvent bouleverser leur activité et leur niveau de vie. Un arrêt de travail prolongé, une incapacité de travail temporaire, voire un décès peuvent avoir des conséquences lourdes :

    • Perte de revenus ;
    • Désorganisation de l’activité ;
    • Charges imprévues ;
    • Fragilisation des proches.

    Sans une couverture adaptée, les frais personnels et professionnels peuvent rapidement s’accumuler. 

    Par exemple, un arrêt maladie de longue durée peut entraîner une réduction drastique de la rémunération, impactant directement la famille.

    En cas d’invalidité, les conséquences sont encore plus marquées, avec un risque de cessation d’activité.

    La prévoyance : une protection sur mesure pour les entrepreneurs


    En tant qu’entrepreneur, vous savez que votre activité repose en grande partie sur votre implication personnelle. Mais êtes-vous prêt à faire face aux imprévus qui pourraient affecter votre capacité à travailler ? La prévoyance est une solution essentielle pour protéger votre niveau de vie, celui de votre famille, ainsi que la pérennité de votre entreprise.

    Elle permet de garantir un revenu en cas d’arrêt de travail, d’incapacité temporaire ou d’invalidité. En cas de décès, elle offre un capital décès pour protéger vos proches ou rembourser d’éventuelles dettes professionnelles. Avec les solutions de prévoyance d’Harmonie Mutuelle, vous bénéficiez d’une protection sociale complète, incluant des indemnités journalières, la prise en charge des frais liés à votre activité et le versement de rentes invalidité ou encore de capital décès.

    Les étapes pour évaluer vos besoins en prévoyance


    Pour choisir la solution de prévoyance la mieux adaptée à votre situation, il est essentiel de passer par une évaluation précise de vos besoins. Voici les étapes clés pour garantir une protection optimale.


    1. Identifier vos risques professionnels et personnels

    En tant que chef d’entreprise, vos responsabilités sont multiples. Évaluez les risques auxquels vous êtes exposé : arrêt de travail, incapacité ou décès. Pensez également aux conséquences sur vos proches et sur votre entreprise. Un capital décès ou des indemnités journalières peuvent s’avérer essentiels pour sécuriser votre avenir.


    2. Analyser vos priorités

    Quels revenus souhaitez vous maintenir en cas d’arrêt maladie ? Quelles charges (personnelles ou professionnelles) doivent être couvertes en priorité ? Cette réflexion vous aidera à définir les garanties nécessaires, comme la prise en charge des frais professionnels ou la continuité de la rémunération.


    3. Explorer les solutions disponibles

    Comparez les contrats de prévoyance en fonction de votre statut (TNS ou dirigeant salarié) et de vos besoins spécifiques. Harmonie Mutuelle vous propose des solutions de prévoyance pour protéger efficacement votre niveau de vie et celui de vos proches.

    Comment anticiper les évolutions de votre prévoyance dans le temps ?


    Votre situation professionnelle et personnelle évolue constamment, et vos besoins en prévoyance changent avec le temps. Pour garantir une protection optimale, il est essentiel d’anticiper ces évolutions et d’ajuster régulièrement votre contrat.


    Réévaluer vos besoins à chaque étape de votre vie

    Un changement de statut, comme le passage de travailleur non-salarié (TNS) à dirigeant salarié, peut modifier vos droits à la sécurité sociale et vos garanties. De même, la croissance de votre entreprise ou l’arrivée de nouveaux collaborateurs peuvent justifier l’ajout d’une prévoyance collective. Pensez à adapter vos indemnités journalières, votre capital décès ou la couverture de vos frais professionnels.


    Intégrer les changements personnels

    Un mariage, une naissance ou même un projet de retraite peut influencer vos priorités. En cas de nouvelle situation, votre prévoyance doit continuer à sécuriser votre niveau de vie et celui de vos proches.

    Pourquoi choisir une solution de prévoyance avec Harmonie Mutuelle ?


    En tant que chef d’entreprise, vous méritez un partenaire de confiance pour protéger votre activité et vos proches. Chez Harmonie Mutuelle, nous allions expertise et engagement pour vous offrir des solutions de prévoyance adaptées à vos besoins.

    Nos conseillers dédiés vous aident à évaluer vos risques et à choisir des contrats de prévoyance sur mesure, qu’il s’agisse de garantir vos revenus en cas d’arrêt de travail, de préserver votre niveau de vie ou de protéger vos proches avec un capital décès. Nos garanties incluent une assistance dédiée dont des services à distance (secrétariat, comptabilité...), le soutien au retour à l'emploi ou à la reconversion professionnelle.

    En tant qu’acteur de la protection sociale, nous investissons 100 % de nos ressources dans l’intérêt de nos adhérents, sans actionnaires à rémunérer.

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    Rémunération du dirigeant : comment profiter au mieux des dispositifs salariés ?

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    L’attractivité de l’entreprise et la rétention des salariés constituent un défi majeur pour les chefs d’entreprise. Vous devez redoubler d'efforts pour proposer des conditions de travail et des avantages compétitifs, en particulier si vous êtes à la tête d'une TPE / PME.

    Cependant, en réalisant cet exercice, vous avez tendance à vous oublier alors que certains dispositifs pourraient vous permettre de véritablement optimiser votre rémunération. Au travers du présent article, nous vous proposons d’explorer les mécanismes de rémunération qui peuvent autant intéresser les salariés que vous-même.


    Partage de la valeur : prendre en compte l’intérêt du dirigeant d’entreprise dans le choix du dispositif

    Les dispositifs de partage de la valeur vont devenir obligatoires en 2025 pour toutes les entreprises comptant entre 11 et 50 salariés et ayant réalisé des bénéfices à hauteur d’au moins 1% de leur chiffre d’affaires durant les 3 années précédentes. Celles qui auront atteint ce niveau de résultat entre 2022 et 2024 seront donc concernées.

    Ce partage de la valeur pourra se faire par le biais de plusieurs mécanismes : 

    • la mise en place d’un dispositif de participation volontaire
    • la mise en place d’un dispositif d’intéressement
    • le versement d’une prime de partage de la valeur
    • le versement d’un abondement sur un plan d’épargne salarial

    Analysé sous l’angle uniquement “salarié” certains dispositifs paraissent plus avantageux ou plus simples à mettre en place que d’autres : c’est le cas, par exemple, de la prime de partage de la valeur.

    Cependant, lorsque l’on prend en considération votre intérêt en tant que dirigeant d’entreprise, les conclusions peuvent être différentes. Ainsi, vous ne pourrez pas bénéficier de la prime de partage de la valeur dans la mesure où cette dernière est réservée aux salariés de l’entreprise ainsi qu’aux intérimaires. De facto, cela exclut les mandataires sociaux.

    À l’inverse, d’autres dispositifs peuvent  vous concerner, sous certaines conditions. C’est notamment le cas de la participation volontaire (dans les entreprises de moins de 50 salariés) et de l’accord d’intéressement (dans les entreprises de moins de 250 salariés). Dans ces derniers cas, vous pourriez vous octroyer un complément de rémunération exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu si les sommes issues de ces mécanismes sont placées sur des dispositifs d’épargne salariale.

    Attention : pour pouvoir bénéficier de tels dispositifs, le dirigeant doit être une personne physique et non une personne morale. De plus, votre entreprise doit compter au moins 1 salarié.

    Pour vous convaincre de l’intérêt de recourir à ce mécanisme, nous vous proposons de regarder l’écart que représente une prime d’intéressement tant en termes de coût entreprise, que de pouvoir d’achat vous concernant par rapport à une prime brute (nous avons pris l’exemple d’un dirigeant de SAS dont la rémunération brute est assimilée à du salaire pour le calcul des contributions sociales, d’où l’utilisation des termes “cotisations patronales” et “cotisations salariales”).


    Quelles obligations et opportunités pour votre entreprise ? Faites votre simulation en ligne

    Suite à différentes réglementations, l'épargne collective s'appuie sur de nouveaux leviers pour faciliter le partage de la valeur au sein des entreprises :

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    • Visualisez immédiatement les obligations et opportunités qui se présentent à votre entreprise
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    Aperçu simulateur épargne salariale et retraite
    comparatif entre intéressement et prime

    Au-delà de l’attractivité fiscale et sociale du dispositif, cela permet également de lier une partie de votre rémunération et de celle de vos salariés aux résultats de l’entreprise. En ce sens, vous vous trouvez liés à vos salariés par un intérêt commun.

    Outre le partage de la valeur, les régimes de prévoyance et frais de santé collectifs peuvent également revêtir un intérêt particulier.


    Pourquoi les régimes collectifs de mutuelle et de prévoyance revêtent un intérêt pour le dirigeant d’entreprise ?

    À la différence de vos salariés, aucun dispositif légal ne vous impose d’adhérer à un contrat de frais de santé (mutuelle) ou de prévoyance.

    Cette adhésion est pourtant fortement recommandée pour prévenir les conséquences potentiellement coûteuses d’un arrêt de travail, d’une invalidité, ou pire, d’un décès.

    Cependant, de telles protections peuvent coûter relativement chères lorsqu’elles sont souscrites à titre individuel. En effet, ces régimes sur-mesure ne bénéficient pas de la tarification appliquée aux régimes collectifs qui profite aux salariés.

    Résultat : le coût de cette adhésion, pour des garanties équivalentes, est bien plus élevé.

    Pourquoi une telle différence ?

    Un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) de 2022 indique que “les contrats collectifs apparaissent plus avantageux pour les assurés, 86 % de leurs cotisations étant reversées en prestations en 2021 contre 74 % en individuel. Cet écart s’explique principalement par des contrats collectifs déficitaires. Les entreprises qui souscrivent ces contrats collectifs au profit de leurs salariés sont en effet davantage en position de négocier des garanties au meilleur prix que des particuliers dans le cas des contrats individuels. De plus, les charges de gestion sont un peu plus faibles en collectif, en raison d’économies d’échelle”.

    Parfois, le caractère collectif peut être difficile à faire jouer dans les petites entreprises. Il peut alors être opportun de s’affilier auprès d’un organisme qui couvrira l’ensemble d’une branche professionnelle pour mutualiser le risque et réduire les tarifs.

    Mais choisir le même régime frais de santé que ses salariés peut être assez limitant car il ne sera pas possible d’individualiser les garanties.

    Pour parer à cette problématique, il est pertinent de proposer un régime de base commun à tous (salariés et chef d’entreprise) avec une ou plusieurs formule(s) optionnelle(s) permettant d’accroître les garanties et financer uniquement par les salariés ou le chef d’entreprise. Cela pourrait représenter pour vous le meilleur équilibre coût / garanties.

    Retraite du chef d’entreprise : comment tirer au mieux parti des dispositifs d’épargne salariale

    Comme vous avez également le bénéfice de l’intéressement et de la participation volontaire, il est important que vous puissiez placer les sommes issues de ces dispositifs pour bénéficier des exonérations fiscales associées.

    En conséquence, si vous dirigez une entreprise de moins de 250 salariés, vous pourrez bénéficier du plan d’épargne entreprise comme du plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCOL). C’est ce dernier qui est particulièrement avantageux pour préparer votre retraite.

    Par quel biais ?

    Une première manière de profiter de ce dispositif consiste à y placer les sommes issues de la participation volontaire ou de l’intéressement afin de bénéficier des exonérations fiscales associées. Le régime des sommes placées est particulièrement attractif : le coût entreprise sera limité au montant brut versé tandis qu' en tant que chef d’entreprise vous ne supporterez que la CSG/CRDS (équivalant à 9,7% du montant brut de la prime).

    Grâce à ces versements, en tant que dirigeant, vous ne paierez aucun impôt sur le revenu lors de la liquidation, sous forme de capital, du PERCOL (seuls les prélèvements sociaux sur les intérêts des placements seront dus - à hauteur de 17,2%)

    Une seconde manière de préparer votre retraite grâce à ce dispositif consiste à réaliser des versements volontaires (qui peuvent s’élever jusqu’à 25% de la rémunération brute du dirigeant) qui feront l’objet d’une exonération d’impôt à l’entrée sur le plan. Cependant, contrairement aux sommes provenant de l’intéressement et de la participation, elles seront assujetties à l'impôt sur le revenu lors de la liquidation du plan. 

    Cette exonération d’impôt à l’entrée est donc surtout intéressante si vous disposez d’une tranche marginale d’imposition plus élevée durant vos années d’activité qu’au moment de votre retraite.

    À côté des attraits fiscaux, recourir à un PERCOL pour l’épargne retraite a l’avantage de diminuer les frais associés à la gestion du plan. En effet, tout comme pour les contrats collectifs santé, ces plans bénéficient généralement de frais plus bas. En outre, l’entreprise peut prendre à sa charge l’intégralité des frais (à condition de les prendre également en charge pour les salariés). Ces éléments représentent autant d’économie par rapport à un contrat individuel. Il faudra cependant s’assurer que les produits de placement proposés dans le plan sont également intéressants. La vigilance sur ce point s’impose donc lors de la mise en place du plan.

    En définitive, raisonner uniquement avec des dispositifs individuels et sur-mesure pour votre rémunération n’est pas toujours la formule la plus avantageuse.

    Au contraire, particulièrement  si vous êtes dirigeant d'une TPE ou d'une PME, il est intéressant d’analyser comment associer les intérêts de vos salariés aux vôtres.

    Et pour vous accompagner dans la mise en place de ces dispositifs, nos conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.


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    • Prime de partage de la valeur : une législation toujours plus favorable aux entreprises de moins de 50 salariés

      Le succès de la Prime de Partage de la Valeur (PPV) ne se dément pas depuis août 2022 : les entreprises du secteur privé ont ainsi versé plus de 5,2 milliards d’euros de PPV en 2023, après en avoir versé 4,5 milliards l’année précédente. La moyenne des primes perçues par les salariés s’élevait, quant à elle, à 790 euros au 4ème trimestre 2023, selon les données recensées par l’URSSAF.

      Découvrez dans cet article, tout ce qu'il faut savoir lorsqu'on est entrepreneur et dirigeants de TPE au sujet de la prime de partage de la valeur.

       

    Optimisation fiscale pour vos clients entrepreneurs

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Dernière ligne droite pour défiscaliser les revenus de 2022 via le PER. 

    visuel expert comptable


    Si le plan d’épargne retraite (PER) est un produit tout terrain qui permet de compléter son patrimoine et de diminuer ses impôts, il peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Les chefs d’entreprise comme les travailleurs indépendants peuvent ainsi être accompagnés pour optimiser les avantages de ce dispositif d’épargne et de préparation de la retraite.





    Voici quelques conseils à appliquer en cette fin d'année.

    Le mois de décembre, mois de la défiscalisation

    Les particuliers, les indépendants et les chefs d’entreprises n’ayant plus que quelques semaines pour optimiser les niches fiscales qui peuvent leur permettre de diminuer le poids des prélèvements fiscaux.

    Parmi ceux-ci, le plan d’épargne retraite (PER) qui a été lancé il y a maintenant un peu plus de trois ans par le biais de la Loi Pacte occupe une place de choix. Celui-ci permet en effet de se constituer une épargne et à terme un patrimoine afin de se préparer à la retraite, mais aussi de déduire de ses revenus les cotisations versées. Pour les revenus de l’année 2022, il est encore possible de souscrire à un PER individuel avant le 31 décembre, les ouvertures étant généralement clôturées quelques jours avant cette date limite, et de réaliser un premier versement à déduire de ses revenus. Si le principe du PER est plutôt simple, les modalités de mise en œuvre sont complexes. Les professionnels du conseil et du chiffre, comme vous, peuvent accompagner leurs clients sur le sujet.

    Le produit possède déjà en lui-même une certaine technicité. En effet, il vient remplacer les anciens produits qui ne sont plus commercialisés (Perp, Madelin, Article 83, Perco) et les fusionnent dans un produit chapeau. Le PER contient ainsi trois compartiments d’épargne. Le premier est individuel. Il est alimenté par des sommes issues de versements volontaires et correspond au PERP et au contrat Madelin (pour les chefs d’entreprise). Viennent ensuite deux produits collectifs qui peuvent être proposés dans le cadre de l’entreprise à savoir le PER Obligatoire (article 83) et le PER d’entreprise Collectif (PERCO). Le PER Obligatoire absorbe les cotisations versées par les entreprises dans le cadre d’un contrat retraite obligatoire, tandis que le PER collectif recueille la participation et l’intéressement versés par l’entreprise. Chaque compartiment dispose d’une fiscalité spécifique. Notons que les PER obligatoires ne concernent qu’une minorité d’entreprise et généralement il s’agit des plus grandes.

    Une fiscalité attractive

    Dans le cadre des PER individuels, les versements réalisés par les épargnants viennent diminuer le revenu imposable du foyer, dans la limite d’un plafond qui dépend des revenus d’activité et du statut. Le plafond à sélectionner par un cotisant salarié au moment de sa déclaration d’impôt est égal au plus élevé des deux montants suivants : 10 % des revenus professionnels de 2021, nets de cotisations sociale et de frais professionnels, avec une déduction maximale de 32 909 euros ou 4 114 euros si ce montant est plus élevé.

    Pour un travailleur non salarié, le plafond est égal au plus élevé des deux montants suivants :  10 % des bénéfices imposables de 2021, dans la limite de 329 088 euros auxquels s’ajoutent 5% du bénéfice imposable compris entre 41 136 euros et 329 088 euros ou 4 114 euros auxquels s’ajoutent 15% du bénéfice imposable compris entre 41 136 euros et 329 088 euros, si ce montant est plus élevé.

    L’imposition à la sortie dépend de plusieurs paramètres et en premier lieu de la fiscalité de chaque détenteur d’un PER. Si le souscripteur n’est pas imposable, il n’aura pas déduit ses versements et bénéficiera alors d’un avantage fiscal au moment de la sortie du PER individuel. Pour les autres, la majorité des épargnants dans un PER, les modalités d’imposition dépendront de la sortie (rente, capital ou encore capital fractionné) privilégiée. Dans ce domaine aussi, l’arbitrage entre ces possibilités nécessite un conseil avisé prenant en compte la situation patrimoniale et familiale de chacun.

    Des produits collectifs dont peuvent aussi bénéficier les chefs d'entreprise

    Les chefs d’entreprise ont également la possibilité d’adhérer à un PER collectif qu’ils auraient mis en place dans leur entreprise.  un chef d’entreprise employant au moins un salarié à la possibilité de souscrire à un plan collectif au profit de son/ses salariés et d’y adhérer. Ce dispositif lui permet alors de bénéficier d’une fiscalité encore plus intéressante. Les flux collectifs tels que la participation, l’intéressement ou encore l’abondement qui viennent alimenter le PER ne sont pas soumis au forfait social de l’entreprise. Ils sont aussi exonérés des cotisations sociales (hors CSG-CRDS à la sortie). Enfin, les coûts administratifs et financiers peuvent être pris en charge par l’entreprise.

    Sélectionner une offre adaptée

    Cet aspect est loin d’être négligeable. De nombreuses enquêtes ont pointé du doigt en 2021 (60 millions de consommateurs, rapport de France Stratégie…), l’opacité des frais prélevés et leurs niveaux très élevés. Ils peuvent en effet dépasser les 5%. Au mois de juin 2022, le Sénat a donc réclamé une plus grande transparence. Mais pour le particulier comme pour le chef d’entreprise, il est parfois difficile de faire le tri entre les frais d’entrée, les frais de gestion, les frais d’arbitrage, de surperformance…

    Les conseillers Harmonie Mutuelle sont là pour vous accompagner pour mettre en place les solutions individuelles et/ou collectives qui correspondent le mieux aux besoins de vos clients

    En ce moment et jusqu'au 31 janvier 2023,
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    à l'ouverture d’un contrat PER Individuel

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    • Le Plan d'Epargne Retraite Collectif (PERCOL/PERCOLI)

      Fidélisation et engagement des salariés, avantages fiscaux et sociaux, préparation de la retraite : le Plan d'Epargne Retraite Collectif est une solution permettant de répondre à de nombreux enjeux. Découvrez les avantages de ce produit d'épargne salariale.

    *De 50€ à 100€ offerts pour la mise en place de versements programmés à partir de 50€/mois. Offre limitée aux 400 premiers dossiers complets.
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    Offres cumulables. Somme versée, sous réserve d’acceptation du dossier d’adhésion par l’UMR et de la réception des fonds, à l’issue du délai de renonciation légal d’un mois.

    L'épargne des congés non pris sur le PERCOL : un dispositif méconnu

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    La fin du mois de mai se profile à grand pas et, avec elle, la nécessité pour les salariés de solder leurs congés payés. Comment gérer les congés non pris ? Plusieurs solutions s'offrent à vous en fonction de la “souplesse” dont votre entreprise souhaite faire preuve :

    Option 1 : permettre le report des congés non pris sur la nouvelle période de prise avec la nécessité de les écouler rapidement. Dans ce cas, votre entreprise est accommodante, ce que le salarié apprécie. Cependant, cela risque d’augmenter le stock de congés dans des proportions déraisonnables si des mesures de suivi ne sont pas prises.

    Option 2 : congés non pris = congés perdus. Si cela peut s’avérer économique pour votre entreprise, cela risque de générer un fort mécontentement du côté salarié. Dans tous les cas, il ne faudra pas oublier de s’assurer que chaque salarié a effectivement bénéficié de quatre semaines de congés payés effectifs, au risque de voir poindre un contentieux lié au non-respect de la réglementation en matière de santé et de repos du travailleur.

    Une troisième option est rarement envisagée : épargner les congés non pris sur le PERCOL (ou PERECO) de votre entreprise. Pourtant, cette solution revêt de nombreux avantages, tant pour vous que pour vos salariés.

    Regardons donc tout cela de plus près :

    Transformer son surplus de congés en capital retraite

    Lorsque l’on parle épargne salariale et retraite d’entreprise, le dispositif roi est le PERCOL (ou PERECO). Le nombre d’entreprises couvertes ne cessent d’ailleurs de progresser et le montant des encours également : en 2023, le montant de l’épargne retraite collectif représentait 29,7 milliards d’euros (+14,3% par rapport à 2022). Les PERCOL couvrent désormais 158 700 entreprises, soit 12,7% de plus en un an. Cela devient donc un dispositif à avoir, même dans les entreprises de plus petite taille.

    Par ailleurs, la loi relative au partage de la valeur du 29 novembre 2023 incite également les entreprises de moins de 50 salariés à mettre en place ce dispositif. Dans ce contexte, il semble donc important de regarder comment l’utiliser au mieux !

    Mais quand on évoque le PERCOL, on pense surtout à la possibilité d’y épargner des primes de participation, d’intéressement. On pourra également penser dorénavant à verser une prime de partage de la valeur.

    Au-delà de ces possibilités, le versement des jours de repos non pris par le salarié est également possible.

    Ainsi, l’article L.3334-8 du Code du travail ouvre la possibilité de verser “les sommes correspondant à des jours de repos non pris sur le plan d’épargne pour la retraite collectif”. Il précise que “le congé annuel ne peut être affecté que pour sa durée excédant 24 jours ouvrables”.

    Concrètement, deux cas peuvent se produire :

    1️⃣ Votre entreprise dispose d’un compte épargne-temps (CET) : dans ce cas, vos salariés peuvent épargner des jours de repos et de congés sur le CET, conformément à ce que prévoit l’accord d’entreprise qui a mis en place le CET. Puis, dans un second temps, vos salariés pourront utiliser une partie des jours épargnés pour alimenter leur PERCOL.

    2️⃣ Vous ne disposez pas de CET  : dans ce cas, vos salariés peuvent directement verser leurs jours de repos et de congés non pris sur le PERCOL de votre entreprise, dans la limite de 10 jours par an.

    Attention : seule la 5ème semaine de congés (et les éventuels congés supplémentaires) peut être épargnée en l’absence de CET, les 4 premières semaines de congés doivent impérativement être prises de manière effective.

    En plus de la 5ème semaine de congés, il est également possible d’épargner les jours de RTT (ou JNT pour les salariés en forfait jours), repos compensateurs ou bien des congés supplémentaires conventionnels.

    Ces jours ainsi versés sur le PERCOL sont convertis en argent et viennent ainsi constituer un capital retraite que votre salarié pourra toucher au moment de la liquidation des pensions de ses régimes obligatoires.

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    Suite à différentes réglementations, l'épargne collective s'appuie sur de nouveaux leviers pour faciliter le partage de la valeur au sein des entreprises :

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    Quel est l'intérêt de ce dispositif pour vos salariés ?

    On peut y voir trois avantages principaux :

    1️⃣ Le dispositif permet de ne pas perdre des jours de congés ou de repos non pris par le salarié durant l’année.

    2️⃣ Avantage fiscal : les jours épargnés sur le PERCOL ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu, ce qui permet un gain par rapport à l’indemnité de congés payés. Ce gain sera d’ailleurs d’autant plus important que le taux marginal d’imposition du salarié sera élevé.

    3️⃣ Avantage social : les jours épargnés sur le PERCOL ne sont pas assujettis à la contribution d’assurance vieillesse de la sécurité sociale (soit une économie d’environ 7% du salaire brut pour un salarié percevant moins de 3864 euros par mois, étant précisé que ce taux diminue légèrement avec l’augmentation du salaire puisque la majorité des cotisations salariales vieillesse sont limitées au plafond de sécurité sociale).


    Quel est l’intérêt de ce dispositif pour votre entreprise ?

    Au-delà de l’intérêt pour vos salariés, il existe également un intérêt pour vous !

     En effet, lorsque les congés payés ou les repos sont pris de manière effective par le salarié, l’entreprise est redevable de contributions patronales identiques à celles payées sur du salaire brut puisque les indemnités de congés payés ou de repos sont assimilées à du salaire.

    Mais tel n’est pas le cas lorsque ces jours sont affectés au PERCOL puisque le Code du travail prévoit que ces sommes bénéficieront des exonérations prévues par l’article L242-4-3 du Code de la sécurité sociale. Plus précisément, les jours épargnés sur le PERCO seront exonérés de l’ensemble des cotisations de sécurité sociale suivantes :

    • cotisations maladie
    • cotisations allocations familiales
    • cotisations vieillesse

    Cela peut représenter une baisse de contribution patronale allant jusqu’à 28% pour les rémunérations les plus importantes. L’avantage diminue cependant pour les rémunérations plus faibles qui bénéficient déjà d’exonérations de cotisations comme la réduction générale de cotisations sociales sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC.

    Pour bien comprendre l’intérêt de ce dispositif, nous vous proposons deux infographies :

    • l’une pour mieux illustrer le gain salarié
    • l’autre pour mieux comprendre l’économie au niveau de votre entreprise
    infographie avantages pour le salarié à placer ses congés sur son PERCOL
    Avantages congés sur PERCOL pour l'entreprise

    À l’arrivée, nous constatons un gain de pouvoir d’achat pour vos salariés et des économies pour votre entreprise. Bien évidemment, les chiffres indiqués varient en fonction de la situation personnelle du salarié et de son niveau de rémunération.

    Dans tous les cas, pour pouvoir bénéficier d’un tel dispositif, il est important de disposer au préalable d’un PERCOL. Si vous n'en avez pas encore mis en place, nos conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition pour vous accompagner et ainsi vous aider à mettre en place des solutions d'épargne salariale et retraite.

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      Découvrez dans cet article, tout ce qu'il faut savoir lorsqu'on est entrepreneur et dirigeants de TPE au sujet de la prime de partage de la valeur.

       

    La Loi sur le partage de la valeur, une opportunité pour les TPE et les PME

    2 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Au 1er janvier 2025, les TPE et les PME seront dans l’obligation, si elles font des bénéfices, de mettre à la disposition de leurs salariés un dispositif de partage de la valeur. Ce texte arrive à point nommé dans un contexte où les entreprises peinent à trouver des talents et à les retenir. 

    Cette nouvelle obligation légale est une vraie opportunité pour vous entrepreneurs, dirigeants de TPE

    Que dit la Loi ?

    Publiée au Journal officiel le 30 novembre 2023, la Loi de partage de la valeur, qui reprend l'accord national interprofessionnel (ANI) conclu au mois de février dernier entre les syndicats et le patronat, constitue un véritable changement pour les TPE et les PME.

    Ce texte obligera à compter du 1er janvier 2025 les entreprises de 11 à 49 salariés à mettre en place au moins un dispositif de partage de la valeur si elles sont profitables, le critère retenu étant d’avoir généré un bénéfice net fiscal d'au moins 1% du chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs.

    Tous les dispositifs de partage de la valeur sont éligibles

    • la participation
    • L’abondement
    • L’intéressement
    • la prime de partage de la valeur (PPV)

     Toutes ces primes y compris la PPV pourront être placées dans un plan d’épargne entreprise (PEE) ou dans un plan d’épargne retraite entreprise collectif (PER COL) et s’accompagner d’un abondement. Cette nouvelle réglementation concerne potentiellement 1,5 million de salariés employés par des PME et des TPE.

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    Des TPE et PME sous équipées en épargne salariale

    Jusqu’à présent, seule la participation était obligatoire et cela pour les entreprises de plus de 50 salariés. Par conséquent, alors que le taux d’équipement en épargne salariale des grandes entreprises est de 100%, il est minime pour les PME et des TPE puisqu’il est d'environ 20% seulement.

    Pour faciliter la mise en œuvre de ce texte, les Parlementaires ont également prévu des mesures de simplification.

    A ce titre, les entreprises de moins de 50 salariés pourront si besoin mettre en place un dispositif de participation de branche ou d’entreprise pouvant être moins favorable que la formule légale.

    Dans cette perspective, les branches professionnelles devront ouvrir une négociation d’ici le 30 juin 2024.

    Il sera également possible de scinder le versement de la PPV en deux fois ou encore de mieux associer les salariés à la revalorisation du capital des entreprises.  

    Une disposition qui permet d’attirer les talents et fidéliser les salariés

    Bien que ce texte constitue une nouvelle obligation pour les TPE et les PME, il n’en est pas moins favorable.

     Les TPE et PME rencontrent en effet des difficultés de recrutement.

    Les dernières données publiées par la DARES pointent 350 600 emplois vacants au 3e trimestre 2023 dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé (hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales).

    Ces dispositifs de partage de la valeur constituent un véritable atout pour recruter. Ils permettent aussi de conserver les talents et de motiver les salariés.

    Depuis la crise sanitaire, tous les spécialistes soulignent en effet les changements dans le monde du travail.

    Les salariés sont plus attentifs au bien-être au travail et aux avantages procurés par les entreprises. Ils sont également à la recherche de sens.

     Les dispositifs de plans d’épargne salariale , en associant les salariés aux résultats financiers et extra-financiers de l'entreprise, apportent une réponse à une partie de ses besoins. De la même manière, le respect de critères environnementaux et sociaux des supports d'investissement des PEE et PERCOL correspond aux valeurs des nouvelles générations de salariés.

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    Santé mentale des salariés : que doit faire concrètement l'employeur ?

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    La santé mentale au travail n’est plus un enjeu secondaire, même au sein des plus petites structures. Les récentes décisions de la Cour de cassation montrent combien le respect de l’intégrité mentale des salariés engage pleinement la responsabilité des employeurs avec une exigence désormais claire : l’employeur doit pouvoir démontrer qu’il a mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger ses salariés des atteintes à leur santé mentale.

    Mais cette obligation ne se décrète pas : elle s’évalue à l’aune des actions concrètes menées sur le terrain, des politiques RH adoptées, des signaux pris en compte ou négligés, et de la réactivité de l’entreprise face à des comportements déviants.

    Découvrez le panorama jurisprudentiel 2024-2025 : l'obligation de sécurité mentale à l'épreuve du terrain.

    À travers cinq décisions récentes, illustratives d’enjeux très variés, ce panorama jurisprudentiel vous propose de comprendre, en pratique, comment une entreprise peut et doit protéger la santé mentale de ses collaborateurs.

    Mettre en oeuvre des actions concrètes de prévention

    Lorsque l’on demande à l’employeur de montrer qu’il a mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger la santé mentale de ses salariés, cela peut sembler abstrait. La décision de la Cour de cassation du 9 avril 2025 (Cass. soc. 9 avril 2025, n°23-22.121) est intéressante en ce qu’elle vient illustrer quelles actions peuvent s’avérer concrètement suffisantes pour les magistrats. 

    Dans cette affaire, une salariée invoquait un harcèlement moral remontant à plusieurs années. Elle estimait que l’employeur avait failli à son obligation de sécurité, en ne réagissant pas assez tôt aux alertes qu’elle aurait formulées. 

    Mais les juges n’ont pas suivi son raisonnement : ils ont constaté que l’employeur avait réagi immédiatement par la mise en œuvre de mesures concrètes dès lors qu’il avait été informé de la situation : entretiens individuels, suivi RH régulier, mise à disposition d’un psychologue, et enquête interne.

    Ils jugent ainsi que l’entreprise n’a pas manqué à son obligation de sécurité, dans la mesure où elle avait pris des mesures proportionnées, traçables et sérieuses. 

    Ce que les TPE/PME peuvent retenir dans un pareil cas : il est inutile de mettre en place une cellule psychologique, ce qui pourrait sembler tout à fait disproportionné compte tenu des moyens de l’entreprise. Mais il est tout à fait possible et juridiquement pertinent de :

    • Proposer un point hebdomadaire avec le dirigeant ou de “son bras droit”, notamment si cette personne endosse régulièrement la casquette de RH

    • Contacter le médecin du travail pour organiser un échange ou un suivi,

    • Réaliser un entretien individuel formalisé à la reprise d’un arrêt pour souffrance psychique,

    • Conserver une trace écrite des échanges et décisions prises pour être en capacité de démontrer qu’il a géré de manière tout à fait sérieuse le sujet.

    En définitive, pour démontrer que le chef d’entreprise a rempli ses obligations, il lui incombe de démontrer qu’il a réagi de manière appropriée dès l’identification d’un risque.

    Concevoir une organisation de travail respectueuse : l'affaire France Télécom, ou l'avènement du harcèlement institutionnel

    Contrairement à l’image classique du harcèlement moral, reposant sur des agissements individuels et répétés d’un salarié envers un autre, la Cour de cassation a récemment consacré la notion de harcèlement moral institutionnel, sans auteur direct, ni relation interpersonnelle. Si ce concept semble davantage concerner les grandes organisations, il reste intéressant d’analyser comment cela pourrait concerner de plus petites structures.

    Dans un arrêt majeur du 21 janvier 2025 (Cass. crim. 21 janvier 2025, n° 22-87.145), la chambre criminelle de la Cour de cassation confirme la condamnation pénale de plusieurs anciens dirigeants de France Télécom pour avoir, de manière délibérée ou par négligence grave, mis en œuvre une politique de réduction des effectifs susceptible de porter atteinte à la santé mentale de leurs salariés.

    Les faits remontent aux années 2006–2010, au moment où l’entreprise visait le départ de plus de 20 000 agents, dont une majorité de fonctionnaires. Incapable de procéder à des licenciements classiques, la direction a instauré un climat de pression généralisée : mutations imposées, missions dévalorisantes, objectifs inatteignables, isolement organisé... Le management a sciemment dégradé les conditions de travail pour inciter les salariés au départ.

    Sans lien direct entre auteurs et victimes, la Cour reconnaît pour la première fois de manière aussi explicite qu’une politique d’entreprise peut, en elle-même, constituer une stratégie de harcèlement moral, si elle est mise en œuvre en connaissance de cause et qu’elle produit une atteinte grave à la santé mentale des salariés.

    La portée de cette décision est importante : les difficultés économiques (que rencontrent alors France Télécom) ne peuvent justifier la mise en œuvre d’une politique d’entreprise dégradant les conditions de travail. Il convient, dès lors, de veiller à la dimension psychologique d’une conduite du changement.

    Ce que les chefs d’entreprises de plus petites structures doivent retenir : les situations “risquées” ne concernent pas uniquement les licenciements économiques. Un chef d’entreprise qui met en place, sans l’anticiper, une organisation déséquilibrée (surcharge, reporting permanent, objectifs irréalistes, absence de dialogue) pourrait exposer son entreprise à un contentieux de harcèlement moral institutionnel.

    Aussi, sans aller jusqu’à la mise en place d’un audit, il peut être essentiel d’associer les services de médecine du travail ou les représentants du personnel lorsque des changements majeurs qui ont lieu au sein de l’entreprise, et de s’interroger sur les effets collatéraux possibles : isolement, démotivation, perte de sens…

    Savoir réagir aux signaux faibles même en l'absence de harcèlement moral

    Une autre affaire, rendue le 8 janvier 2025 (Cass. soc. 8 janvier 2025, n°23-19.996), montre que l’employeur ne peut se retrancher derrière le fait que le salarié n’a pas expressément qualifié sa situation de harcèlement pour rester inactif.

    Dans ce litige, un salarié avait, à plusieurs reprises, alerté sa hiérarchie sur son mal-être, évoquant un sentiment de rejet, des reproches injustifiés, une pression quotidienne anxiogène. L’employeur avait choisi de ne pas réagir à ces courriels… Pire, il avait fini par licencier le salarié pour faute.

    Contestant cette décision, le salarié avait alors porté l’affaire devant les tribunaux aux fins d’obtenir la nullité de son licenciement et des dommages et intérêts pour manquement de son employeur à son obligation de sécurité.

    Et son argument a convaincu les juges de cassation : même si le salarié n'avait pas utilisé les mots de "harcèlement moral" pour qualifier sa situation, les faits décrits étaient suffisamment graves pour imposer à l’entreprise de se mobiliser.

    La prévention des risques ne dépend donc pas du vocabulaire employé par le salarié pour décrire ses difficultés relationnelles. Dès lors qu’un mal-être est exprimé, qu’un comportement est qualifié d’agressif, ou qu’un collaborateur dit se sentir mis à l’écart ou en détresse, l’entreprise doit prendre le temps d’analyser la situation pour comprendre la gravité des faits afin de réagir de manière appropriée.

    Il ne s’agit pas forcément d’ouvrir une enquête formelle, mais, a minima de :

    • Solliciter une rencontre ou une médiation avec les personnes concernées

    • Impliquer un tiers si le chef d’entreprise a des difficultés dans la gestion directe du sujet (service de santé au travail, conseiller externe),

    • S’assurer que la situation ne dégénère pas par la mise en place d’entretien de suivi périodique

    A contrario, prendre à la légère la situation ou y mettre fin par une décision de licenciement fait courir un risque important à l’entreprise : celui d’une condamnation au paiement de dommages et intérêts conséquents.

    Sanctionner un comportement déviant, même s'ils ont été tolérés par le passé

    Pour permettre à l’employeur d’assurer efficacement la protection de la santé mentale de ses salariés, il doit pouvoir sanctionner les collaborateurs fautifs. Mais la question se pose de savoir s’il peut le faire pour des faits qu’il a eu l’habitude de tolérer jusqu’alors. L’arrêt du 12 juin 2024 (Cass. soc. 12 juin 2024, n°23-14.292) nous apporte un éclairage intéressant sur le sujet.

    Dans cette affaire, un salarié avait tenu des propos sexuellement explicites et insultants à l’encontre de plusieurs collègues féminines. Cette situation n’était visiblement pas nouvelle. Cependant, devant la répétition de ces propos, l’entreprise avait finalement pris la décision d’agir en licenciant l’auteur des faits.

    Ce dernier avait alors contesté cette décision arguant du fait que son comportement (qui n’était pas nouveau) n’avait jamais posé de difficulté par le passé.

    Ces arguments n’ont toutefois pas convaincu les juges de la Cour de cassation qui ont validé le licenciement. Ils ont estimé que l’objectif poursuivi (faire cesser les agissements sexistes et protéger la santé mentale des salariées concernées) justifiait pleinement une telle mesure, même si des agissements identiques avaient été tolérés par le passé.

    Cette décision rappelle aux entreprises qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Même si le chef d’entreprise a laissé s’instaurer une culture sexiste, il dispose des moyens de la faire cesser en sanctionnant, voire en licenciant les individus qui ne voudraient pas faire évoluer leurs comportements. Dès lors qu’une attitude sexiste, insultante ou dégradante est identifiée, l’entreprise doit y mettre un terme, même si elle a été négligente par le passé.

    Pour les petites structures, cela suppose une vigilance particulière :

    • Ne pas banaliser les blagues douteuses,

    • Mettre en place une politique claire de tolérance zéro (même informelle),

    • Identifier des personnes de confiance pour recueillir la parole,

    • Former les managers (s’ils existent) à la reconnaissance des signaux faibles.

    La tolérance implicite de certains comportements ne doit pas devenir un piège juridique. Il n’est jamais trop tard pour prendre position… et protéger ses équipes.

    Gérer les débordements de la vie privée dans la sphère professionnelle

    Enfin, la décision du 26 mars 2025 (Cass soc. 26 mars 2025, n°23-17.544) illustre une situation souvent redoutée : lorsqu’un conflit né dans la sphère privée vient impacter l’équilibre du collectif de travail.

    Dans cette affaire, un cadre dirigeant avait entretenu une relation sentimentale avec une collègue. Après leur rupture, il avait multiplié les tentatives de contact, parfois intrusives, sur des canaux professionnels. Malgré les refus répétés de la salariée, il continuait d’avoir un comportement insistant, ce qui affectait de manière négative la santé de la salariée. L’employeur avait alors décidé de licencier le salarié pour faute grave.

    La Cour de cassation a validé cette décision, en rappelant qu’un fait de la vie personnelle peut justifier une sanction s’il constitue un manquement aux obligations découlant du contrat de travail, et notamment à l’obligation de ne pas porter atteinte à la sécurité de ses collègues.

    Ce que cela implique pour les entreprises : on ne peut pas toujours refuser de traiter un problème entre deux salariés sous prétexte que celle-ci est née dans leur sphère privée. Si cette dernière déborde dans la sphère professionnelle (prise à partie d’autres collaborateurs, utilisations des moyens de communication de l’entreprise…), et que cela entraîne des répercussions sur la santé mentale de ces derniers, le chef d’entreprise a alors la possibilité d’agir et de sanctionner.

    En définitive, un cadre de travail sain suppose une capacité à réguler ces situations sensibles avec professionnalisme, même lorsqu’elles touchent à l’intime.

    Conclusion : anticiper, agir, protéger

    Ces décisions, dans leur diversité, montrent bien que la santé mentale au travail n’est plus un concept abstrait. Pour protéger leurs salariés, mais aussi leur entreprise, les dirigeants doivent aujourd’hui :

    • Penser l’organisation du travail en intégrant le facteur humain,

    • Réagir rapidement dès qu’un malaise est exprimé,

    • Sanctionner les comportements qui altèrent l’équilibre du collectif.

    La santé mentale devient ainsi une composante à part entière de la gestion du personnel.

    Mais dans cette attention portée aux autres, le dirigeant reste souvent en retrait. Stress chronique, surcharge décisionnelle, solitude du commandement : les risques psychosociaux ne s’arrêtent pas aux portes du bureau du chef d’entreprise.

    Parce qu’on ne peut veiller durablement sur la santé de ses équipes sans préserver la sienne, Harmonie Mutuelle propose un accompagnement spécifique aux entrepreneurs, pour leur permettre, eux aussi, de prendre soin de leur santé mentale.

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    Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

    Les caractéristiques d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur


    Il n’existe pas de caractéristiques propres aux arrêts maladie des auto-entrepreneurs. En revanche, la question est de savoir ce qu’un auto-entrepreneur peut percevoir comme indemnité si son état ne lui permet pas de travailler.

    En effet, tous les mois ou tous les 3 mois, un auto-entrepreneur verse à l’Urssaf des cotisations sociales obligatoires qui contiennent une assurance maladie et une assurance retraite. Ainsi lorsqu’un auto-entrepreneur se retrouve en arrêt de travail, il peut bénéficier de versement d’indemnités journalières au même titre qu’un salarié.


    Quelles sont les conditions pour bénéficier des indemnités journalières ?

    Pour profiter des indemnités d’arrêt maladie lorsque l’on est auto-entrepreneur il faut :

    • Être sujet à un arrêt de travail supérieur à 7 jours.
    • Justifier d’au moins 12 mois d’affiliation au régime obligatoire de Sécurité sociale des Indépendants au titre d’une activité professionnelle.
    • Transmettre dans les 48h à votre caisse maladie l’arrêt de travail signé par votre médecin.

     

    Les différences de droits en cas d’arrêt maladie entre un salarié et un auto-entrepreneur

    L'auto-entrepreneur est affilié au régime général des indépendants tandis que la salarié est affilié au régime général des salariés. Comme l’auto-entrepreneur cotise à la sécurité sociale des indépendants, il bénéficie d’une couverture maladie similaire à celle du salarié lui permettant de bénéficier d’indemnités journalières lorsqu’il est en arrêt maladie.

    Les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail de l’auto entrepreneur sont calculées en fonction de son revenu d’activité moyen annuel.

    Quels sont les droits de l’auto-entrepreneur en arrêt maladie ?


    Les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Les indemnités journalières maladie d’un auto-entrepreneur en arrêt de travail sont calculées en fonction de son revenu d’activité annuel moyen (RAAM). Elles correspondent à 1/730 de son RAAM des 3 dernières années.

    Lors d’un arrêt de travail, l’auto-entrepreneur peut réaliser une simulation sur le site de l’assurance maladie des indépendants afin d’estimer les indemnités journalières dont il pourra bénéficier. Cette simulation est réalisée en tenant compte des déclarations de l’auto entrepreneur et n’ont qu’une valeur indicative.

     

    La durée de l’arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Pour pouvoir prétendre à des indemnités journalières, l’auto-entrepreneur en arrêt de travail devra avoir un arrêt de travail de plus de 7 jours et de moins de 6 mois. Dans le cas d’une maladie affection longue durée ou d’un arrêt de travail de plus de 6 mois, le micro-entrepreneur devra justifier :

    • soit d'avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois.
    • soit d'avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du SMIC horaire, au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail.

    Dans les deux cas, un délai de carence de 3 jours est comptabilisé, ainsi l’auto entrepreneur ne pourra percevoir ses indemnités qu’à partir du 4ème jour de l’arrêt maladie.

    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les dispositifs spécifiques pour les artisans et professions libérales 


    Si les règles générales s'appliquent à tous les travailleurs indépendants, certaines conditions varient selon votre statut. Depuis le 1er janvier 2020, les artisans et commerçants bénéficient d’une harmonisation avec le régime général, ce qui signifie que leur couverture en cas de maladie ou d’accident est désormais alignée sur celle des salariés du régime général. Concrètement, cela leur donne droit à des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail, selon des modalités proches de celles prévues pour les salariés (notamment en matière de durée d’indemnisation et de délai de carence). 

    En revanche, les professions libérales conservent encore quelques particularités selon leur caisse de rattachement, notamment en matière de prévoyance (ex : certaines ne prévoient pas d'indemnité journalière ou le font sous conditions). 

    Pour une affection de longue durée (ALD), vous devez envoyer un formulaire spécifique à la CPAM ou à la MSA en plus de votre avis d'arrêt. Pendant l'arrêt, vous pouvez dans certaines situations demander une reprise à temps partiel thérapeutique, particulièrement adaptée pour les activités libérales. 

    Le calcul de votre indemnité journalière prendra en compte l'abattement forfaitaire appliqué sur votre revenu annuel. Par exemple, pour un artisan déclarant 30 000 € avec un abattement de 34 %, le montant maximum de l'IJ sera calculé sur 19 800 €. Pour vérifier vos droits, consultez votre compte Ameli ou contactez votre caisse primaire d'assurance maladie qui pourra vous indiquer le montant des indemnités journalières versées auquel vous avez droit.

    Comment mettre en place un arrêt maladie en tant qu’auto-entrepreneur ?


    Les démarches pour bénéficier d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Si vous êtes auto-entrepreneur et que votre médecin traitant a jugé nécessaire que vous arrêtiez d'exercer votre activité professionnelle, vous devez transmettre dans les 48h à votre caisse d’assurance maladie le volet 1 et 2 de la prescription d’arrêt de travail que votre médecin vous aura remis. Si votre médecin a réalisé les démarches par internet, vous n’avez rien à faire.

    À noter que durant votre arrêt maladie, quel que soit le régime fiscal pour lequel vous avez opté, vous allez devoir déclarer à l’Urssaf un chiffre d’affaires zéro. Ainsi seules vos indemnités journalières seront imposables.

    Quelles sont les conséquences fiscales d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur ?


    Les impacts sur les impôts sur le revenu pour un auto-entrepreneur en arrêt maladie

    Quel que soit le régime fiscal de l’auto-entrepreneur, en cas d’arrêt maladie ce dernier ne réalisera probablement aucun chiffre d'affaires puisqu’il pourra pas travailler. Il devra tout de même réaliser sa déclaration mensuelle ou trimestrielle auprès de l’Urssaf.

    Bien que les indemnités journalières soient tout de même imposables, cet arrêt temporaire d’activité aura un impact sur les impôts sur le revenu de l’auto-entrepreneur.


    Les impacts sur le chiffre d’affaires pour un auto-entrepreneur en arrêt maladie

    Nous l‘avons vu plus haut, lorsqu’un arrêt maladie est décrété par un médecin traitant, l’auto-entrepreneur peut ainsi bénéficier d’indemnités journalières maladie. Mais cette compensation obligatoire n’est qu’une maigre compensation et ne permet pas de maintenir son niveau de vie facilement.

    C’est pourquoi de nombreux contrats de prévoyance pour entrepreneurs existent. Harmonie Mutuelle a mis en place la Solution Moduvéo Pro une prévoyance entrepreneur professionnelle assurant une couverture complémentaire pour maintenir le revenu de l’auto-entrepreneur de l’entreprise en cas de cessation d’activité temporaire. Associée au régime obligatoire, cette complémentaire permet de protéger l’auto-entrepreneur et son entreprise des risques et des conséquences liés à un arrêt de travail. Et pour ceux qui souhaitent avoir une couverture complète en associant leur santé à la prévoyance, découvrez la seule solution de mutuelle santé et prévoyance pour entrepreneur.


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    Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

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    En tant qu'entrepreneur ou travailleur indépendant, votre activité professionnelle repose entièrement sur vous. Mais qu'advient-il si un problème de santé vous empêche de travailler ? C'est là qu'intervient la prévoyance TNS, un dispositif souvent négligé mais pourtant crucial pour protéger votre avenir et celui de vos proches. Face aux lacunes de la protection sociale de base des travailleurs non-salariés, cette assurance vous permet de maintenir vos revenus et de préserver votre entreprise, même dans les moments difficiles. Découvrez tout ce que vous devez savoir pour sécuriser votre parcours entrepreneurial et faire les choix adaptés à votre situation.

    Qu'est-ce que la prévoyance TNS ?

    La prévoyance pour un travailleur non salarié, également connue sous le nom de prévoyance TNS (Travailleur Non-Salarié), est un dispositif de protection sociale complémentaire destiné aux travailleurs indépendants tels que les entrepreneurs (professions libérales, artisans et commerçants).

    Elle vise à couvrir les risques liés à l'invalidité, à l'incapacité de travail et au décès en leur offrant une protection financière en cas d'événements imprévus affectant la capacité de travail de l'entrepreneur.

    Par exemple, en cas d’accident ou de maladie grave provoquant un arrêt de travail, elle prévoit le versement d'indemnités journalières pour compenser la perte de revenu et aider à maintenir un niveau de vie décent. En cas de décès, elle prévoit le versement d'un capital ou d'une rente aux bénéficiaires désignés, pour assurer leur sécurité financière ou payer les études des enfants.

    Il est important de noter que la prévoyance TNS se distingue du régime de base. Elle vient le compléter en offrant une protection spécifique au travailleur indépendant et à sa famille. La prévoyance TNS permet ainsi aux travailleurs non salariés de maintenir une certaine stabilité financière en cas de coup dur.

    Contrairement aux salariés qui bénéficient d'une protection sociale complète via leur employeur, les indépendants doivent eux-mêmes se prémunir contre les risques de la vie. En souscrivant une prévoyance TNS, ils peuvent se protéger contre les aléas tels que les accidents, les maladies graves, et le décès.

    Quels sont les avantages d’un contrat de prévoyance TNS ?

    Le régime général protège le travailleur indépendant en cas de maladie avec l’Assurance maladie et offre des prestations sociales liées à l’incapacité de travail, à l'invalidité, au décès. Mais cette protection est insuffisante, car les montants fixés pour les différentes prises en charge sont limités.

    C’est pourquoi, la prévoyance pro pour les indépendants est essentielle puisqu’elle leur assure une prise en charge complémentaire pour compenser la perte de revenus liée à un arrêt de travail, une invalidité ou un décès. En d’autres termes, la prévoyance vous libère du souci financier en cas d'aléas de la vie.


    Maintien des revenus en cas d’arrêt de travail

    Lorsqu'un travailleur indépendant est confronté à un arrêt de travail, la perte de revenu peut être significative. La prévoyance TNS permet de recevoir des indemnités journalières pour compenser cette perte. Cela inclut également des indemnités en cas de reprise partielle de l’activité en mi-temps thérapeutique. Une rente d’invalidité peut également être versée jusqu’à la perception de la pension de retraite, offrant une sécurité financière durable. En optant pour des indemnités journalières forfaitaires, le montant perçu peut être fixé au moment de la souscription, assurant ainsi une stabilité financière.


    Protection des proches en cas de décès

    Un contrat de prévoyance est également crucial pour protéger financièrement votre famille en cas de décès. Selon les besoins des membres de votre famille, différentes prestations peuvent être choisies. Par exemple, si vos enfants sont encore scolarisés ou étudiants, une rente éducation (fixe ou progressive) peut assurer la continuité de leurs études. Pour le conjoint ou partenaire, une rente peut être choisie pour garantir leur sécurité financière. Cette flexibilité permet d’adapter la protection à la situation spécifique de chaque famille.


    Préservation de la stabilité de l’entreprise

    Même en cas de problème de santé, les frais fixes de l'entreprise continuent de s’accumuler. Une bonne couverture de prévoyance permet de faire face à ces charges et d’assurer la stabilité de votre entreprise. Avec l’option « forfait professionnel », une indemnité complémentaire peut être perçue en cas d’arrêt de travail pour couvrir les frais permanents tels que les salaires, les charges sociales, le loyer et les charges, la taxe professionnelle… Cela garantit non seulement une sérénité financière, mais aussi la pérennité de votre entreprise en période difficile.

    Les différentes garanties de la prévoyance TNS

    L'indemnité journalière

    Contrairement au salarié, en cas d’arrêt de travail, l’entrepreneur ou l’auto-entrepreneur ne produit plus de revenus (ou de chiffre d'affaires). S’il est à jour dans ses cotisations sociales et qu’il est affilié à la caisse d’assurance maladie des indépendants depuis au moins 1 an pour la même activité, il pourra bénéficier du versement d’indemnités journalières le temps de son arrêt de travail, soumis à un délai de carence de 3 jours.

    Une protection sommaire de la Sécurité sociale qui peut être renforcée par la souscription d’un contrat de prévoyance comme la solution Moduvéo Pro. Ce type de contrat garantit aux indépendants le maintien partiel ou total de leurs revenus en cas d’arrêt de travail. De plus, souscrire à un contrat de prévoyance dès la création de son entreprise permet de se protéger dès la première année contrairement à la couverture obligatoire qui impose 12 mois de cotisations préalables.


    La pension d'invalidité

    La pension d'invalidité est une prestation prévue par la Sécurité sociale pour les assurés qui se trouvent dans l'incapacité de travailler en raison d'une invalidité. Elle vise à compenser la perte de revenus qui en découle. La pension d'invalidité est accordée après une évaluation médicale effectuée par la Sécurité sociale pour déterminer le taux d'invalidité de l’entrepreneur ou de l’auto-entrepreneur.

    Ce taux correspond au degré de réduction de la capacité de travail de l’entrepreneur ou de l’auto-entrepreneur. Il existe trois catégories d'invalidité : la catégorie 1, 2 ou 3.

    La pension d’invalidité, quelle que soit la catégorie, est versée par la Sécurité sociale, mais souvent insuffisante, car elle ne couvre pas la totalité du revenu perdu. C'est pourquoi il est judicieux de souscrire à un contrat de prévoyance complémentaire entrepreneur pour bénéficier d'une couverture plus étendue et compenser la perte de revenus en cas d'invalidité.

    En effet, les contrats de prévoyance chez Harmonie Mutuelle proposent des garanties spécifiques pour l'invalidité, telles que le versement d'une rente ou d'une indemnité complémentaire, venant s’ajouter à la pension d'invalidité de la Sécurité sociale. Ces garanties peuvent varier en fonction du contrat choisi.


    Le capital décès

    Le capital décès est une prestation prévue dans le cadre des assurances prévoyance qui vise à protéger les proches d'un assuré en cas de décès de ce dernier.

    Il s'agit d'une somme d'argent versée aux bénéficiaires désignés pour les aider à faire face aux conséquences financières liées au décès de l'assuré. Il peut être utilisé pour couvrir diverses dépenses telles que les frais funéraires, les charges courantes, les dettes ou encore pour constituer un capital pour les enfants ou le conjoint.

    Le capital décès peut être versé sous différentes formes, telles qu'un capital fixe ou une rente. Son montant est généralement déterminé en fonction des garanties et du capital prévu dans le contrat de prévoyance. Il est important de noter que le capital décès de la prévoyance complémentaire s'ajoute au capital décès versé par la Sécurité sociale (Régime obligatoire). Il offre donc une protection supplémentaire aux proches de l'assuré.


    La rente éducation

    La rente d'éducation est une prestation prévue par les contrats de prévoyance en vue d'offrir un soutien financier aux enfants d'un assuré décédé ou invalide et couvrir les frais d'éducation, les dépenses liées à la vie quotidienne, et les frais d'études supérieures.

    Elle offre ainsi une tranquillité d'esprit aux parents en assurant que leurs enfants pourront poursuivre leur scolarité dans de bonnes conditions, même en cas de disparition ou d'invalidité de l'assuré.

    À noter qu’en souscrivant à la prévoyance entrepreneur ou au contrat combiné santé et prévoyance entrepreneur, le travailleur non-salarié peut bénéficier de l’avantage fiscal de la loi Madelin et déduire les cotisations prévoyance du bénéfice imposable de son entreprise, à condition qu’il ne soit pas micro-entrepreneur.

    Qu’est-ce qu’un contrat Madelin ?

    Le contrat de prévoyance Madelin est une solution de protection sociale complémentaire destinée aux travailleurs non salariés (TNS) tels que les entrepreneurs, les professions libérales, les artisans et les commerçants. Il a été instauré par la loi Madelin en 1994 pour offrir aux indépendants des garanties similaires à celles des salariés, tout en leur permettant de bénéficier d'avantages fiscaux significatifs.

    Le principal objectif du contrat de prévoyance Madelin est de sécuriser la situation financière des travailleurs indépendants en cas d'incapacité de travail, d'invalidité ou de décès. En souscrivant à un tel contrat, les TNS peuvent continuer à percevoir un revenu et ainsi maintenir leur niveau de vie malgré les imprévus.


    Qui peut bénéficier d'un contrat de prévoyance Madelin ?

    Ce type de contrat s'adresse principalement aux travailleurs non-salariés, incluant :

    • Professions libérales: médecins, avocats, architectes, etc.
    • Artisans: plombiers, électriciens, menuisiers, etc.
    • Commerçants : propriétaires de magasins, restaurateurs, etc.
    • Entrepreneurs: créateurs et repreneurs d'entreprise.

     

    Quelle différence avec le contrat de prévoyance TNS ?

    Le contrat Madelin et le contrat de prévoyance TNS, bien qu'étroitement liés, ne sont pas identiques. Le contrat Madelin fait référence au cadre fiscal qui permet aux travailleurs indépendants de déduire du revenu imposable de leur entreprise les cotisations versées pour des contrats de prévoyance ou de santé. Autrement dit, la loi Madelin offre un avantage fiscal pour encourager les TNS à se doter d'une protection sociale complémentaire.

    D'autre part, le contrat de prévoyance TNS est l'assurance elle-même, qui couvre les risques liés à l'invalidité, à l'incapacité de travail et au décès. Ce contrat assure une protection financière en cas d'événements imprévus affectant la capacité de travail de l'entrepreneur. Un contrat de prévoyance TNS peut être souscrit dans le cadre de la loi Madelin, permettant ainsi de bénéficier des déductions fiscales associées.

    Quels sont les avantages fiscaux offerts par un contrat Madelin ?

    Le principal avantage fiscal du contrat de prévoyance Madelin réside dans la déductibilité des cotisations versées. En effet, les cotisations sont déductibles du revenu imposable de l’entreprise dans les limites fixées par la loi.


    Le fonctionnement

    Les cotisations versées dans le cadre d'un contrat Madelin sont déductibles selon deux plafonds :

    • 3,75 % du revenu professionnel majoré de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS).
    • 3 % de 8 fois le PASS, en tant que plafond maximum.

    Pour l'année 2023, le PASS est fixé à 47 100 €, ce qui signifie que le montant maximum déductible est de 11 304 €.

    Prenons l'exemple d'un consultant indépendant avec un revenu annuel de 70 000 €. En utilisant le cadre fiscal Madelin, ce consultant peut optimiser ses cotisations déductibles de la manière suivante :

    • 3,75 % de 70 000 € = 2 625 €

    Ainsi, en déduisant 5 922 € de son revenu imposable, le consultant réduit son impôt tout en bénéficiant d'une protection sociale étendue.


    Les conditions à remplir

    Pour bénéficier de ces avantages fiscaux, les conditions suivantes doivent être remplies :

    • Affiliation : Le TNS doit être affilié à un régime obligatoire d'Assurance maladie des indépendants.
    • Revenus professionnels : Les cotisations doivent être versées au titre des revenus professionnels, non pas des revenus du capital ou des pensions.
    • Contrat éligible : Le contrat doit respecter les conditions et les garanties définies par la loi Madelin.

    Comment souscrire un contrat de prévoyance TNS ?

    Les critères de sélection d'un contrat de prévoyance TNS

    Parce que lorsqu’on est entrepreneur, il est essentiel de compléter les prestations de l’Assurance maladie avec un contrat de prévoyance, voici les 4 critères à prendre en compte pour choisir le bon contrat :

    • Les garanties proposées: il est important de vérifier les garanties proposées par la prévoyance TNS, telles que l'invalidité, le décès, l'arrêt de travail, et s'assurer qu'elles correspondent à ses besoins spécifiques. Pouvoir moduler ses garanties au fil du temps en fonction de l'évolution de sa situation professionnelle et personnelle et de ses revenus est un atout majeur. Que vous soyez jeune créateur d’entreprise ou avec plusieurs années d’expérience, vos besoins en couverture peuvent évoluer, tout comme votre situation familiale (mariage, PACS, divorce, naissance).
    • Les possibilités de personnalisation : un contrat de prévoyance est généralement flexible et permet de choisir les garanties et les niveaux de couverture adaptés à sa situation et à ses priorités. Il est important de pouvoir ajuster ces paramètres régulièrement pour qu'ils continuent de répondre à vos besoins et à votre budget tout au long de votre vie professionnelle et personnelle. Cela inclut la possibilité de réviser les garanties lors de grands changements dans votre vie, comme un mariage ou la naissance d'un enfant.
    • Les exclusions et les délais de carence: il est essentiel de savoir quelles sont les éventuelles exclusions de garanties et les délais de carence, c'est-à-dire la période pendant laquelle les prestations ne sont pas encore accordées, afin de connaître les conditions de mise en œuvre de la prévoyance et d’éviter les mauvaises surprises au moment de la demande de prestation.
    • Les tarifs: Il convient de comparer les tarifs, mais surtout de prendre en compte l’adaptabilité de l’offre par rapport à votre budget et vos besoins. Un bon contrat de prévoyance doit offrir un équilibre entre coût et couverture, vous permettant de bénéficier de la protection nécessaire sans grever votre budget.

     

    Les erreurs à éviter lors du choix de votre prévoyance TNS

    Beaucoup d'entrepreneurs commettent des erreurs qui peuvent avoir des conséquences importantes sur leur protection :

    • Sous-estimer ses besoins: calculez précisément vos charges fixes professionnelles et personnelles pour définir le montant d'indemnisation nécessaire.
    • Négliger les délais de franchise: un délai trop long peut mettre votre trésorerie en péril.
    • Oublier de réévaluer son contrat: à mesure que votre activité se développe, vos besoins évoluent.
    • Se focaliser uniquement sur le prix : un contrat moins cher peut comporter des exclusions importantes ou des plafonds de remboursement insuffisants.
    • Ignorer les conditions de résiliation: certains contrats imposent des périodes d'engagement contraignantes.

    Les particularités de la prévoyance TNS pour les auto-entrepreneurs

    Les spécificités du régime de la Sécurité sociale pour les auto-entrepreneurs

    Depuis janvier 2020, tous les travailleurs indépendants, y compris les professions libérales, sont affiliés au régime général de la Sécurité sociale. À ce titre, ils versent chaque mois (ou tous les 3 mois) des cotisations sociales à l’Urssaf qui permettent de financer les prestations sociales prises en charge par le Régime Obligatoire.

    Ils peuvent alors bénéficier des mêmes protections sociales qu’un salarié à condition de respecter certaines spécificités propres à leur statut :

    • être affilié depuis au moins 12 mois au régime général pour la même activité professionnelle.
    • être à jour dans le paiement de leurs

     

    Les garanties complémentaires pour les auto-entrepreneurs

    Le régime général procure à l’auto-entrepreneur des prestations sociales en cas de maladie, de congé maternité/paternité, d’invalidité, de retraite et de décès. Mais ces prestations sociales sont insuffisantes pour garantir l’équilibre économique de l'entrepreneur et donc de son entreprise. Pour y pallier, une solution : la souscription d’une prévoyance pour protéger le travailleur non salarié et son activité professionnelle en l’aidant à faire face aux imprévus sur le long terme.

    Prévoyance TNS : ce qu'il faut retenir

    Un contrat de prévoyance pour travailleur indépendant ou prévoyance TNS, est une protection sociale complémentaire destinée aux auto-entrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales pour couvrir les risques liés à l'invalidité, à l'incapacité de travail et au décès.

    La prévoyance TNS offre des avantages essentiels en complétant les prestations de la Sécurité sociale comme celle de l'Assurance maladie, assurant ainsi une sécurité financière lors d'aléas de la vie les empêchant de mener leur activité professionnelle.

    Les garanties de la prévoyance TNS incluent des indemnités journalières pour compenser la perte de revenu en cas d'arrêt de travail, une pension d'invalidité complémentaire pour pallier la diminution de revenus liée à une invalidité, un capital décès pour assurer la sécurité financière des proches, et une rente éducation pour soutenir les enfants de l'assuré en cas de décès ou d'invalidité.

    Les éléments clés lors de la souscription d’un contrat de prévoyance TNS sont les garanties proposées, les possibilités de personnalisation, les exclusions et les délais de carence, ainsi que les tarifs adaptés à son budget en fonction de ses besoins. Par ailleurs, les cotisations versées dans le cadre d’un contrat Madelin sont fiscalement déductibles, ce qui constitue un avantage supplémentaire pour les travailleurs non-salariés souhaitant optimiser leur protection tout en réduisant leur revenu imposable.

    Pour souscrire un contrat de prévoyance TNS, il vous suffit de contacter un conseiller Harmonie Mutuelle, qui étudiera vos besoins spécifiques et vous guidera dans le choix du contrat adapté à vos revenus.

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  • Partage de la valeur 2025 : quel est le meilleur mécanisme pour une TPE / PME ?

    4 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés doivent mettre en place un mécanisme de partage de la valeur si elles ont été bénéficiaires durant les trois derniers exercices, sous réserve d’un bénéfice net représentant au moins 1 % de leur chiffre d’affaires.

    Cependant, les entreprises n’entrant pas dans ces critères peuvent, elles aussi, distribuer un complément de rémunération par le biais de mécanismes tels que l’intéressement, la participation ou une prime de partage de la valeur.


    Et ces différents dispositifs méritent toute l’attention des dirigeants, tant ils s’avèrent attractifs au plan fiscal et social. Ainsi, intéressement, participation volontaire et PPV sont toutes exonérées de contributions patronales et de forfait social. Un atout majeur par rapport au versement d’une prime brute “classique”.


    Mais derrière cette attractivité apparente, des différences de traitement subsistent. Et si le législateur a tenté d’harmoniser les règles, des disparités fiscales et sociales demeurent, qui peuvent impacter directement les choix des entreprises et les gains nets pour les salariés.

     

    Prime de partage de la valeur (PPV) : des évolutions techniques aux conséquences financières importantes

    La PPV a connu un franc succès depuis sa création à l’été 2022. En 2023, plus de 5,3 milliards d’euros ont été distribués.
    Ces chiffres ne sont finalement pas si surprenants tant le dispositif est attractif, particulièrement pour les TPE et PME de moins de 50 salariés. En effet, dans ces entreprises, et jusqu’à fin 2026, la PPV est exonérée :

    • de cotisations patronales 
    • de cotisations salariales (CSG/CRDS incluse) 
    • d’impôt sur le revenu (sans condition)

    Autrement dit, pour 1 000 euros de coût entreprise, le salarié reçoit 1 000 euros dans sa poche. Difficile donc de faire plus efficace !


    Il faut cependant respecter certains critères

    • ce régime n’est ouvert qu’aux salariés touchant une rémunération inférieure à trois fois le SMIC sur les 12 derniers mois précédant le versement de la PPV (soit 5405 euros brut en moyenne en 2025)
    • la prime bénéficiant d’un tel régime ne peut excéder 3 000 euros / salarié (6 000 euros si l’entreprise est également dotée d’un accord d’intéressement)
    • il s’agit d’un dispositif de rémunération collective : il faut donc que l’ensemble des salariés de l’entreprise, à l’exception éventuelle des plus hauts niveaux de salaires, bénéficie de la PPV, même si l’on peut prévoir des critères permettant de moduler le montant de la prime en fonction des salariés (niveau de salaire, ancienneté par exemple).


    Autre avantage, son formalisme. Il suffit en effet d’une simple décision unilatérale de l’employeur pour instituer cette prime. Il est donc possible de choisir d’opter pour ce mécanisme, uniquement une fois que l’on dispose d’une certaine visibilité sur le résultat de l’entreprise.


    Mais ce modèle si attractif a fait l’objet d’une évolution majeure en début d’année. Désormais, la PPV coûtera bien plus cher à certaines entreprises puisqu’il faudra intégrer le montant versé dans le cadre de la PPV au calcul de la réduction générale de cotisations patronales (dite “réduction Fillon”). 

    Qu’est-ce que cela implique?

    Jusqu’à présent, lorsqu’un salarié était rémunéré entre 1 et 1,6 fois le SMIC (1 802 à 2 883 euros en 2025), le versement d’une PPV n’avait aucune incidence sur le calcul des contributions patronales.

    Désormais, le versement de cette prime induira une augmentation de la rémunération prise en compte pour le calcul de l’exonération patronale de cotisations sociales.

    Or, la formule de calcul de cette réduction implique que plus la rémunération est élevée, plus la réduction de cotisations est faible (en proportion comme en montant) jusqu’à devenir nulle une fois le seuil des 1,6 fois le SMIC atteint.

    Quelles conséquences concrètement pour les entreprises ?

    Pour les salariés touchant entre 1 et 1,6 fois le SMIC, le versement d’une prime de partage de la valeur aura comme conséquence de diminuer le montant des exonérations de cotisations patronales à hauteur, environ, de 50 % du montant de la PPV versée, comme simulé dans cet exemple : 

    infographie impact de la prime de la valeur sur le taux de contributions patronales

    Commentaire : le versement d’une prime de 800 euros de PPV induit une baisse de la réduction patronale de 426 euros.


    Au final, cela revient à dire que la PPV coûte, indirectement, près de 50 % de contributions patronales à l’entreprise pour les niveaux de salaires visés.

    Cet élément fait perdre tout son attrait au dispositif et invite donc à réfléchir à des alternatives.

    Intéressement et participation : une attractivité conservée

    Contrairement à la Prime de Partage de la Valeur, intéressement et participation n’ont pas subi d’évolution dans leur régime.
    Ces derniers demeurent très attractifs pour les TPE/PME avec une nuance, passé le seuil de 50 salariés :

    • l’intéressement n’est assujetti à aucune contribution patronale pour toutes les entreprises inférieures à 250 salariés et ce, quel que soit le niveau de rémunération des salariés
    • la participation, quant à elle, est assujettie à forfait social à partir de 50 salariés (lorsqu’elle devient obligatoire), au taux de 20 % 


    Côté salariés, les régimes sont similaires : les primes de participation et d’intéressement sont sous soumises à CSG/CRDS au taux de 9,7% et exonérées d’impôt sur le revenu à condition d’être placées sur un PEE ou un PERCOL.

    En définitive, quel est le régime le plus avantageux ?

    Difficile d’y répondre de manière tranchée.

    La réponse variera en fonction, principalement, de deux éléments : 

    • quel est le niveau de rémunération du salarié ? Entre 1,6 et 3 Smic, la PPV reste ultra-compétitive. Cependant, l’échelle des salaires d’une entreprise se limite rarement à ces niveaux. L’entreprise risque donc de payer cher pour les salaires les plus modestes. Il faudra donc estimer le coût total de l’enveloppe, perte d’exonérations patronales incluses pour juger de l’opportunité d’un tel choix.
    • les salariés ont-ils besoin immédiatement ou non de l’argent ? L’intérêt de la PPV est qu’elle est totalement exonérée d’impôt, sans autre condition dans les entreprises de moins de 50 salariés et pour les salaires inférieurs à 3 SMIC. Elle peut donc soutenir immédiatement le pouvoir d’achat des salariés. À l’inverse, la prime d’intéressement (ou de participation) tire son attractivité fiscale du placement sur le Plan d’Épargne Entreprise (PEE) ou Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif (PERCOL). Elle sera donc potentiellement moins attractive pour le salarié, sauf si ce dernier ne paie pas ou peu d’impôt.


    Finalement, pour trancher, il peut être utile de faire certains scénarios comme dans l’infographie suivante : 

    infographie comparaison intéressement et prime partage de la valeur

    NB : si le salarié avait une rémunération supérieure à 1,6 SMIC, la PPV serait alors plus avantageuse (aucune perte d’exonération de contributions patronales).


    L’évolution de la législation amène donc certaines réflexions !

    On pourrait se dire qu’il sera toujours temps de s’en occuper en fin d’année lorsque la situation financière de l’entreprise sera plus claire. Ce serait une erreur ! En effet, contrairement à la PPV, intéressement et participation doivent être mis en place 6 mois avant la clôture de l’exercice comptable.
    Aussi, pour les entreprises ayant pris l’année civile comme référence comptable, il est encore temps de se poser la question et d’opter pour le mécanisme approprié


    Cela pourra être l’occasion de réfléchir à des indicateurs de performance qui permettent d’impliquer davantage les collaborateurs, en même temps qu’ils servent de base au calcul de l’enveloppe d’intéressement.


    Ce sera aussi le moment idéal pour mettre en place les dispositifs d’épargne salariale adaptés (PEE ou PERCOL), afin de permettre aux salariés de placer tout ou partie des primes perçues.

    Les conseillers Harmonie Mutuelle peuvent vous accompagner dans la mise en œuvre de ces supports pour le compte de vos clients, qui bénéficieront d’une offre commerciale avantageuse : 0 € de frais de tenue de compte pour toute mise en place d’un PEE ou d’un PERCOL avant le 30 juin 2025.

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