En cas d'arrêt de travail temporaire
La Sécurité sociale prévoit un système d'indemnisation en cas d'arrêt de travail pour les salariés non-cadres. Ce dispositif assure le versement d'indemnités journalières correspondant à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 1,4 fois le SMIC mensuel.
Concrètement, ces indemnités sont plafonnées pour 2025 à environ 41.47€ par jour, ce qui représente une perte significative de revenus pour la plupart des salariés. De plus, elles ne sont versées qu'après un délai de carence de 3 jours et leur durée est limitée (généralement 360 jours sur une période de 3 ans pour un même motif d’arrêt).
En cas d'invalidité
La Sécurité sociale classe l'invalidité en trois catégories distinctes, selon la gravité de l'état de santé et la capacité de travail restante du salarié. Pour chaque catégorie, elle verse une pension d'invalidité dont le montant varie :
- Invalidité de 1ère catégorie : concerne les personnes encore capables d'exercer une activité professionnelle rémunérée, mais partiellement. La pension représente 30 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
- Invalidité de 2ème catégorie : s'applique aux personnes absolument incapables d'exercer une profession quelconque. La pension s'élève à 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années, toujours plafonné par la Sécurité sociale.
- Invalidité de 3ème catégorie : concerne les personnes non seulement incapables d'exercer une profession, mais nécessitant l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie. La pension comprend le montant de la 2ème catégorie (50 % du salaire de référence) auquel s'ajoute une majoration pour tierce personne.
Pour toutes ces catégories, mais particulièrement pour les 2ème et 3ème, les montants versés par la Sécurité sociale s'avèrent souvent insuffisants pour maintenir le niveau de vie habituel du salarié et de sa famille.
En cas de décès
Face au décès d'un salarié, la protection offerte par la Sécurité sociale est minimale. Elle se limite à un capital décès d'un montant de 3 977 € (au 01 avril 2025), sous certaines conditions.
La Sécurité sociale ne prévoit aucune rente pour le conjoint survivant ni pour les enfants du défunt. Cette absence de couverture peut avoir des conséquences financières dramatiques pour les proches, confrontés à la fois à la perte d'un être cher et à la disparition d'une source de revenus.