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  • Transparence salariale : pourquoi les TPE/PME doivent aussi s'y préparer ?

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    Pourquoi cette directive et pourquoi maintenant ? L'égalité salariale entre femmes et hommes est inscrite dans les traités européens depuis des décennies. Et pourtant, en 2020, l'écart de rémunération moyen dans l'Union européenne s'établissait encore à 13 %. En France, il atteignait 15,8 % c’est-à-dire en dessous de la moyenne européenne. Un constat peu flatteur pour un pays qui s'est pourtant doté de l'Index de l'égalité professionnelle en 2018.

    C'est précisément parce que les outils existants n'ont pas suffi à résorber ces écarts que l'Union européenne a adopté, le 10 mai 2023, la Directive 2023/970. Son intitulé complet est révélateur : « directive visant à renforcer l'application du principe de l'égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur, par la transparence des rémunérations et les mécanismes d'application du droit ».

    Autrement dit : la transparence n'est pas une fin en soi, c'est un moyen de rendre le droit à l'égalité salariale réellement opposable.

    Pourquoi ces écarts persistent ils malgré l'arsenal règlementaire existant?

    Dans son introduction, la directive liste plusieurs causes structurelles : la persistance des stéréotypes sexistes, l'existence d'un « plafond de verre » pour l'accès aux postes à responsabilité, la concentration des femmes dans des métiers historiquement sous-valorisés et, point crucial, le manque de transparence sur les rémunérations, qui permet aux discriminations de passer inaperçues ou d'être très difficiles à prouver.

    Les chiffres sur le sujet sont d’ailleurs éloquents : 91 % des interruptions de carrière liées à une naissance sont prises par des femmes, 75 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et 73 % des emplois de l'éducation, de la santé et du secteur social (emplois les moins bien rémunérés) sont également féminins.

    C’est dans ce contexte que le législateur européen a fixé les grandes orientations devant permettre une avancée réelle dans l’égalité salariale femme/homme. Cependant, si la directive est déjà très claire sur les règles qu’il conviendra de respecter, une loi française de transposition devra tout de même préciser certains points.

    Cela doit être fait d’ici le 7 juin 2026. À ce jour, un projet de loi a été transmis aux partenaires sociaux mais n'a pas encore été adopté par le Parlement et il pourrait donc encore évoluer avant son vote définitif. La directive reste donc, à ce stade, la référence la plus solide pour anticiper les obligations des entreprises. C’est justement ce que nous vous proposons d’analyser dans cet article. 

    De nouvelles obligations, y compris pour les TPE / PME

    C'est l'angle mort du débat médiatique sur la transparence salariale : les différents articles que l’on peut lire sur le sujet se focalisent quasi exclusivement sur les obligations de reporting imposées aux entreprises de plus de 100, 150 ou 250 salariés. Et pour cause : ces obligations là sont les plus visibles, les plus structurantes et les plus coûteuses à mettre en œuvre.

    Mais plusieurs articles de la directive s'appliquent à toutes les entreprises, sans seuil d'effectif. Ce sont précisément celles-ci qui méritent votre attention immédiate et celle de vos clients. 

    1️⃣ Des structures de rémunération garantissant une égalité de rémunération 

    L'article 4 de la directive impose à tous les employeurs, sans distinction de taille, de disposer de structures de rémunération garantissant l'égalité pour un même travail ou un travail de même valeur. Cette notion, élargie par le texte européen, intègre désormais explicitement les compétences non techniques (soft skills) et les conditions de travail, en plus des critères classiques de compétences, d'efforts et de responsabilités.

    Le projet de loi français confirme cette orientation : il prévoit que la catégorisation des salariés effectuant un travail de valeur égale pourra être établie par accord d'entreprise, accord de branche, ou, à défaut, par décision unilatérale de l'employeur. Ce dernier point est important : même en l'absence de représentation du personnel, l'employeur devra être en capacité d’expliciter les raisons objectives justifiant le niveau de rémunération de l’ensemble des postes de l’entreprise.

    En pratique, cela signifie que toute différence de salaire entre deux salariés (femme ou homme) occupant des postes de valeur comparable devra pouvoir s'expliquer par des critères objectifs et non sexistes.

    2️⃣ L'interdiction des clauses de confidentialité salariale

    L'article 7 de la directive est sans équivoque : les salariés ne peuvent pas être empêchés de divulguer leur rémunération pour faire valoir leurs droits à l'égalité salariale. Le projet de loi français va d’ailleurs dans le même sens en prévoyant l'interdiction expresse de toute clause contractuelle comportant une telle restriction.

    Pour les entreprises, cela implique de revoir systématiquement les contrats de travail existants et de s’assurer de l’absence de telles clauses. Les salariés seront donc tout à fait libres de donner leur rémunération à leurs collègues de travail. En cas d’écart difficilement explicable, cela risque de tendre considérablement le climat social de l’entreprise.

    3️⃣ La transparence avant l'embauche : une fourchette de rémunération obligatoire 

    C'est probablement la mesure la plus concrète et la plus immédiatement applicable : la directive impose que les candidats à un emploi aient le droit de recevoir des informations sur la fourchette de rémunération initiale prévue pour le poste, ainsi que sur les règles conventionnelles applicables.

    Le projet de loi français envisage d'aller plus loin en rendant obligatoire la mention de cette fourchette directement dans l'offre d'emploi publiée (et non seulement avant ou pendant l'entretien). La logique est claire : mettre fin à l'asymétrie d'information qui pénalise les candidats (et souvent les candidates) dans la négociation salariale.

    Par ailleurs, la directive interdit à l'employeur de demander au candidat des informations sur son historique de rémunération. L'objectif ? Éviter que la proposition salariale ne soit simplement calquée sur le salaire précédent, ce qui perpétuerait mécaniquement les inégalités existantes.

    Un chiffre pour illustrer l'enjeu : près d'une offre d'emploi sur deux affiche déjà une fourchette de rémunération et cette pratique augmente significativement le nombre de candidatures reçues. La transparence est donc aussi un levier d'attractivité.

    4️⃣ Le droit à l'information des salariés en poste

    Tout salarié aura le droit de demander à son employeur des informations écrites sur son niveau de rémunération individuel et sur les niveaux moyens pratiqués dans l'entreprise pour des postes de valeur comparable, ventilés par sexe. L'employeur disposera alors de deux mois pour répondre. Et la directive précise que si la réponse est incomplète ou inexacte, le salarié pourra demander des précisions supplémentaires. En outre, l'employeur devra rappeler chaque année à ses salariés qu'ils disposent de ce droit. Ce n'est donc pas une obligation passive : c'est une obligation de communication proactive.

    Des actions à mettre en œuvre sans attendre

    Si l’on peut craindre ces nouvelles obligations comme constituant une énième contrainte réglementaire, il faut surtout y voir une manière de mieux cadrer sa politique RH. Et cela devrait pouvoir se faire sans le déploiement de moyens considérables. Voici les actions concrètes qu’il apparaît utile d’engager sans attendre :

    1. Tracer et archiver les décisions salariales

    Un point souvent négligé dans les petites structures : la décision salariale n'est pas formalisée. On fixe un salaire, parfois à la négociation, parfois sur la base du « feeling », sans laisser de trace écrite du raisonnement suivi.

    Or, avec le renversement de la charge de la preuve introduit par la directive, en cas de litige, c'est à l'employeur de prouver que sa décision est exempte de toute discrimination. En l'absence de documentation, cette preuve sera très difficile à apporter.

    Le bon réflexe à adopter dès maintenant : pour chaque augmentation, chaque recrutement, chaque attribution d'avantage spécifique, vos clients doivent justifier dans le dossier du salarié (ou dans le SIRH) les éléments qui ont motivé la décision. Songez donc à vérifier que l’information soit disponible. Une phrase ou deux peuvent suffire. Mais elles pourraient s'avérer déterminantes le jour d'un contentieux.

    Attention également à ce que ces différences restent cohérentes avec le système d’évaluation des emplois que vous aurez adopté.

     

    1. Vérifier et mettre à jour les modèles de contrats et d'offres d'emploi de vos clients

    Deux actions concrètes à engager immédiatement :

    •  Auditez les contrats de travail existants pour identifier et supprimer toute clause de confidentialité salariale (explicite ou implicite).

    • Informez vos clients sur les pratiques de recrutement : conseillez leur d’intégrer une fourchette de rémunération dans leurs offres d'emploi, former les personnes impliquées dans les processus de recrutement afin qu’elles ne sollicitent plus  l'historique salarial des candidats.

     

    1. Former les décideurs et sensibiliser les managers

    Les « mauvais réflexes » en matière de rémunération ne sont pas toujours conscients. Se baser sur le salaire précédent d'un candidat, sous-évaluer instinctivement un poste occupé majoritairement par des femmes, ne pas revaloriser au retour de congé maternité sont autant de pratiques qui, demain, pourront constituer des présomptions de discrimination.

    Une sensibilisation simple, délivrée aux responsables impliqués dans les décisions salariales, peut considérablement réduire ces risques. Cette dernière permet, en plus, d’envoyer un signal positif au reste de l’entreprise.

    Pour conclure cette seconde partie, nous vous proposons une infographie de synthèse permettant de voir, en un coup d’œil, les éléments clés et les actions à engager chez vos clients :

    transparence salariale 5 nouveautés clés pour les TPE PME

    Des risques juridiques et financiers accrus pour les entreprises mal préparées

    La directive ne se contente pas de fixer des obligations : elle renforce considérablement les mécanismes de sanction et les droits des salariés pour faciliter la démonstration d’une discrimination salariale et les dédommagements qui pourraient en découler.

    Le renversement de la charge de preuve

    C'est un changement de paradigme majeur. Aujourd'hui, un salarié qui soupçonne une discrimination salariale doit présenter des éléments laissant supposer cette discrimination, puis c'est à l'employeur de prouver l'absence de discrimination. Demain, si l'employeur n'a pas respecté ses obligations de transparence (par exemple en ne répondant pas à une demande d'information d'un salarié), il devra prouver que son manquement était non intentionnel et mineur. Ne pas savoir expliquer une différence de rémunération en se basant sur des éléments objectifs devient donc un risque juridique direct.

    Une indemnisation intégrale, sans plafond

    La directive impose une indemnisation couvrant la totalité du préjudice subi : rappels de salaires, arriérés d'intérêts, préjudice moral, frais engagés pour faire valoir ses droits. Sans plafond fixé a priori. Et avec un délai de prescription d'au minimum trois ans à compter de la date à laquelle le salarié a eu connaissance de la violation.

    Un salarié qui découvre aujourd'hui, grâce aux nouvelles obligations de transparence, qu'il est sous-rémunéré depuis plusieurs années, pourra potentiellement agir en justice pour la période couverte par ce délai. La transposition française précisera les modalités pratiques, mais le risque financier est réel.

    Pour illustrer concrètement l'enjeu : un écart de rémunération injustifié de 200 € brut mensuel, sur une période de 36 mois et en intégrant les charges patronales afférentes (40 % dans cet exemple), représente déjà près de 10 000 € de rappels de salaire. En y ajoutant les éventuels dommages et intérêts et les frais de procédure, l'addition peut rapidement atteindre 15 000 à 20 000 €. Pour ce qui ressemble, en apparence, à un simple écart de rémunération anodin, la facture finale s’avère salée !

    Un risque réputationnel à ne pas sous-estimer

    Au-delà du risque contentieux, des demandes d’informations individuelles laissées sans réponse, l’absence de transparence et d’un cadre objectif dans la fixation des niveaux de rémunérations pourra jouer négativement sur la réputation des petites structures. Dans un marché du travail où l'attractivité est un enjeu crucial pour les TPE/PME, ce risque d'image ne doit pas être négligé.

    Aussi, agir sur ces facteurs, c’est potentiellement prévenir le départ de salariés vers des concurrents qui joueraient davantage le jeu de cette transparence. Et il ne faut pas s’y tromper, derrière ces nouvelles obligations, la capacité à intégrer ces principes au sein de l’organisation démontre aussi une culture d’entreprise plus positive, plus moderne, propre à capter les nouveaux talents.

    Transparence salariale et politique RH : l'occasion de valoriser ses atouts

    La transparence salariale ne se résume pas au salaire brut. La directive inclut dans la notion de « rémunération » l'ensemble des composantes directes et indirectes : primes, avantages en nature, mais aussi les dispositifs d'épargne salariale et de protection sociale complémentaire.

    C'est ici que réside une opportunité souvent sous-exploitée par les TPE et PME : de nombreuses entreprises proposent à leurs salariés des avantages réels (mutuelle avec de bons niveaux de garanties, prévoyance, intéressement…) sans jamais les mettre en valeur dans leur politique de rémunération globale. Or, dans un contexte de transparence accrue où les salariés compareront davantage leurs salaires bruts, ces éléments devront être mieux mis en avant afin que l’on puisse faire une comparaison globale du package de rémunération.

    Nous vous proposons quelques pistes concrètes pour aider vos clients à aller dans ce sens : 

    • Aidez-les à expliciter concrètement ce que ces avantages peuvent représenter en termes de rémunération nette complémentaire, en % du salaire brut de base (notamment pour des dispositifs d’intéressement, de participation ou d’abondement).

    • Proposez-leur de mentionner explicitement les garanties de mutuelle, prévoyance et épargne dans leurs offres d'emploi et de contrats. Ces dernières peuvent constituer des facteurs réels de différenciation

    • Suggérez-leur de communiquer chaque année à leurs salariés la valeur totale de leur rémunération, en incluant les contributions patronales aux régimes collectifs (santé, prévoyance, retraite supplémentaire), idéalement sous forme de Bilan Social Individuel

    Dans un environnement où les régimes obligatoires sont sous pression et où l'allongement des carrières rend la question de la retraite de plus en plus centrale pour les salariés, les dispositifs d'épargne et de protection collective deviennent des leviers puissants d'attractivité et de fidélisation, à condition d'être bien communiqués.

    Les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche : diagnostic de la politique de protection sociale  de vos clients, structuration des garanties santé, prévoyance et retraite et aide à la mise en place d'outils de communication adaptés à la taille de la structure.

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  • Faire face à la détresse des entrepreneurs

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    Harmonie Mutuelle protège les entrepreneurs à chaque étape de leur vie, professionnelle ou personnelle. Parce que nous savons que la santé du dirigeant, comme la santé financière, joue un rôle clé pour son entreprise, Harmonie Mutuelle s’engage auprès du réseau APESA afin de soutenir les chefs d'entreprise.

    Un dispositif innovant d'aide aux entrepreneurs en souffrance

    L’ APESA (Association d’Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aiguë) est présente sur l’ensemble du territoire (96 antennes auprès des tribunaux de commerce). Elle s’appuie sur 5693 sentinelles (données 2024), premiers témoins de la détresse psychologique des entrepreneurs : juges des tribunaux de commerce, mais aussi greffiers, avocats, experts-comptables, mandataires et administrateurs judiciaires. Ils sont formés par l’APESA pour détecter les entrepreneurs en détresse.

    Depuis la crise économique de 2008, une hausse du nombre d’entreprises en difficulté a été constatée dans les Tribunaux de commerce. Les artisans et chefs d’entreprise sont souvent sujets à une importante détresse psychologique qui peut parfois mener au suicide. 

    Face à ce constat alarmant, Marc Binniégreffier au Tribunal de commerce de Saintes (Charente-Maritime), et Jean-Luc Douillardpsychologue clinicien, ont créé en 2013 le dispositif APESA (Aide Psychologique pour les Entrepreneurs en Souffrance Aiguë ) pour venir en aide aux entrepreneurs.

    Ce dispositif contribue à l’identification des entrepreneurs en situation de souffrance morale (suite à une procédure collective, par exemple un dépôt de bilan) et leur propose systématiquement un soutien psychologique gratuit. Depuis la création de l'association, 14 500 entrepreneurs ont été pris en charge via les fiches d'alerte.

    C'est si simple de ne pas oublier de demander "Comment allez-vous ?"

    Durée de visionnage : 01:29

    Bénéficiez de cinq séances avec un psychologue

    Convaincue que le besoin de protection et d’entraide ne se résume pas à une aide financière, Harmonie Mutuelle poursuit son engagement auprès de l’APESA pour mieux vous accompagner dans votre vie d’entrepreneur.

    Grâce au dispositif APESA vous bénéficiez de 5 séances avec l’un des 1798 psychologues (données 2024) formés à la prise en charge du risque suicidaire. Ils sont à votre écoute, gratuitement, anonymement et, si possible, près de votre lieu de résidence. Vos proches peuvent également en bénéficier. 

    Présentation d'APESA

    Témoignage de Jean-Luc Douillard, psychologue clinicien, fondateur d’APESA

    Extrait du documentaire "Je n'ai pas le temps d'aller mal" Production : F&D Films Réalisation : Charles Floc'h 

    Durée de visionnage : 40 secondes

    Nos solutions

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      Harmonie Mutuelle vous accompagne en proposant une couverture santé adaptée aux besoins spécifiques de votre entreprise et à ceux de vos salariés.

    Le rebond par la reprise d’entreprise : réussir son intégration dans un marché en pleine mutation

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    Rebondir au moment de transmettre, ou de reprendre une entreprise ?

    Une excellente occasion si on mesure tout ce que cela implique.

    Pour Aurélien Desbats, spécialiste de l’accompagnement au changement et soutien de l'association "Les Rebondisseurs Français", on touche à l’essentiel : l’autorité, les équilibres humains, les habitudes de travail et la continuité de l’activité. La bonne nouvelle, c’est qu’un dirigeant n’est pas obligé de traverser cette phase tout seul.

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    "On parle souvent du rebond comme d’une réaction à un échec. "

    Pour Olivier Kerr, entrepreneur et coordinateur de l’association « Les Rebondisseurs Français », c’est une vision trop étroite. Rebondir ne relève ni de l’accident ni du hasard : c’est une aptitude qui se développe, un véritable actif pour l’entreprise. Encore faut-il en prendre conscience et faire évoluer la culture entrepreneuriale, car sans droit au rebond, il n’y a plus de prise de risque, et donc plus d’innovation.  

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    Un entrepreneur solo qui fabrique des produits bio veut élargir son marché. Seul face à ses décisions, il pense avoir identifié la bonne cible… jusqu’à ce qu’un groupe de co-développement lui révèle des pistes auxquelles il n’avait jamais songé. 

    Pour Laurence Aviragnet, coach de dirigeants certifiée TLP, médiatrice assermentée et formatrice, qui participe à ces ateliers, ils sont un levier puissant pour sortir de l’isolement et rebondir. " 

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    6 astuces pour attirer les talents et fidéliser ses salariés

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    Au-delà du salaire, la protection et les avantages sociaux que vous offrez s’inscrivent de plus en plus dans les critères d’un candidat au moment de choisir une entreprise. Loin d’être réservée aux grandes entreprises, la création d’un « package social » est devenue un investissement très rentable pour attirer et fidéliser les meilleurs talents.

    Avis aux TPE, découvrez nombre d’idées concrètes et réalisables pour rivaliser avec les plus grandes !

    1/ Sécuriser le salaire de vos salariés en cas d’arrêt de travail grâce à un contrat de prévoyance

    Un de vos salariés est en arrêt de travail ou en situation d’invalidité ? Garantissez-lui le versement d’indemnités journalières complémentaires qui lui permettront de toucher entre 70% et 100% de sa rémunération et de faciliter sa reprise du travail.

    2/ Aider les proches de vos salariés en cas de décès

    Avec une garantie Prévoyance Décès, vous leur assurez des garanties matérielles importantes pour faire face financièrement, malgré les circonstances : un capital de 75% à 500% du salaire annuel brut de votre salarié et une rente éducation pour les enfants à charge.

    3/ Offrir un système de rémunération dynamique grâce à l’épargne salariale

    Aujourd’hui facilitée dans les TPE, la mise en place d’un plan d’épargne entreprise est un dispositif de rémunération aussi intéressant pour l’entreprise que pour les salariés. Il permet d’associer les salariés aux performances (sous forme d’intéressement par exemple) avec des versements exonérés de charges patronales, sociales et d’impôt sur le revenu.

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    4/ Aider vos salariés à préparer leur retraite complémentaire

    Un Plan d’Epargne Retraite Collectif Interentreprises (PER COL-I) vous permet d’orienter l’épargne salariale vers le financement de la retraite. Un sujet plus que jamais d’actualité… Bonne nouvelle : il est accessible à tous les entrepreneurs qui emploient au moins un salarié (ainsi qu’au conjoint collaborateur ou conjoint associé).

    5/ Protéger la santé de vos salariés grâce à une complémentaire santé performante

    Au-delà de vos obligations légales, choisir une bonne complémentaire santé, c’est montrer à vos salariés que vous avez à cœur de leur donner accès à des soins de qualité pour préserver leur santé !

    6/ Proposer les mêmes avantages que dans une grande entreprise

    Tickets restaurant, chèques CESU, chèques vacances, prise en charge d’une partie des frais de transport, accès à une plateforme d’offres privilégiées pour les loisirs… Ces avantages très appréciés des collaborateurs sont aujourd’hui beaucoup plus simples à mettre en place (et bien moins coûteux) que vous pouvez l’imaginer. Pensez aussi aux dispositifs qui contribuent à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée comme le télétravail, des horaires aménagés et même l’accès à une crèche inter-entreprise !

    Mais ce n'est pas tout...

    Vous pouvez également agir sur de nombreux autres leviers de fidélisation pour donner envie à de futurs candidats de vous rejoindre. Voici quelques exemples :

    • Améliorer la qualité de vie au travail en fournissant un cadre de travail agréable
    • Développer et entretenir la culture d'entreprise
    • Développer votre marque employeur, c'est-à-dire l'image de votre entreprise liée à la gestion des ressources humaines et au recrutement
    • Améliorer votre processus de recrutement en utilisant les réseaux sociaux pour poster vos offres d'emploi

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      Bonne nouvelle : un dispositif d’épargne salariale et retraite constitue aujourd’hui un complément de rémunération, et un argument souple et séduisant pour faire face à vos concurrents sur le marché des talents. Avec des solutions adaptées aux TPE qui permettent de concilier performance économique et performance sociale.

    Prime de partage de la valeur : est-elle toujours intéressante pour les TPE / PME ?

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    Si de nombreuses entreprises se sont appropriées le dispositif (plus de 5 milliards d’euros de PPV versés en 2023), celui-ci a également fait l’objet de critiques récurrentes : substitution aux augmentations salariales, absence de cotisations sociales, n’ouvrant donc pas de droits en matière de retraite et d’assurance chômage.

    Introduite en 2022 en remplacement de la Prime Exceptionnelle de Pouvoir d’Achat (dite PEPA), la prime de partage de la valeur poursuivait plusieurs objectifs ambitieux : 

    • redonner du pouvoir d’achat aux salariés 
    • permettre aux entreprises de partager plus facilement les bénéfices avec leurs équipes
    • réduire le coût des contributions patronales associées à ce partage

    Sur le papier, l’équation était séduisante.

    Aussi, fin 2024, dans un contexte de déficit budgétaire record, Gouvernement et Parlement se sont accordés pour réduire fortement les avantages associés à ce régime, sans le dire toutefois explicitement. En effet, la perte d’attractivité de la PPV ne résulte pas d’une remise en cause frontale du dispositif, mais d’un effet indirect : la réforme des différentes exonérations de cotisations patronales.

    Comment cela joue-t-il sur les montants de PPV perçus ? Pourquoi les avantages fiscaux encore associés à ce régime ne suffisent plus à rendre la PPV intéressante ? Quel dispositif de substitution privilégier ?

    C’est à toutes ces questions que nous vous proposons de répondre dans cet article.

    Réforme des dispositifs d’exonération de cotisations patronales : quelles incidences sur la Prime de Partage de la Valeur ?

    Pour bien comprendre le sujet, il faut revenir sur l’article 18 de la loi de Financement de la Sécurité sociale 2025. Ce dernier a apporté deux modifications majeures sur le calcul de la PPV, la première étant entrée en vigueur en 2025, la seconde en 2026.

    1 - L’incidence sur la PPV en 2025

    Jusqu’au 31 décembre 2025, les différents dispositifs d’exonérations de cotisations patronales fonctionnaient de la manière suivante : 

    • Un dispositif dit de réduction générale de cotisations patronales (RGCP) rendait la hausse du coût du travail progressif entre 1 et 1,6 SMIC, 
    • Un second dispositif d’exonération de complément maladie réduisait la cotisation maladie de 6 points pour les rémunérations inférieures à 2,25 SMIC
    • Un troisième dispositif d’exonération de complément allocations familiales réduisait la cotisation allocations familiales d’1,8 points pour les rémunérations inférieures à 3,3 SMIC

    La hausse du coût du travail pouvait alors se représenter de la manière suivante (graphique orange) : 

    nouvelle exonération de contributions patronales : quelles incidences sur le coût du travail

    Cette évolution n’était pas nouvelle, la LFSS 2025 ayant simplement baissé certains seuils d’exonération : 

    • l’exonération du complément maladie est passée de 2,5 à 2,25 SMIC
    • l’exonération du complément allocations familiales est descendue de 3,5 à 3,3 SMIC.

    Le texte ne touchait pas, en revanche, aux seuils d’application de la réduction générale de cotisations patronales, tout du moins pas pour l’année 2025. Cette réduction continuait donc de s’appliquer pour les rémunérations comprises entre 1 et 1,6 SMIC (soit des salaires compris entre 1 802 et 2 883 euros bruts en moyenne mensuelle).

    Cependant, le texte est venu modifier l’assiette de calcul de cette réduction générale : avant la promulgation de la LFSS 2025, il fallait prendre en compte l’ensemble des rémunérations brutes assujetties à cotisations sociales pour calculer le montant de cette réduction. Depuis la promulgation du nouveau texte, il convient d’inclure également la prime de partage de la valeur éventuellement versée par l’entreprise.

    Concrètement, qu'est-ce que cela a changé ?

    Cette modification revient à inclure la PPV dans le salaire brut pris en compte pour le calcul de cette réduction générale, ce qui diminue mécaniquement le niveau d’exonération dont bénéficiait l’entreprise.

    Conséquence directe : même si la PPV n’est pas assujettie, à proprement parler, à contributions patronales pour les entreprises de moins de 250 salariés, elle va tout de même générer un coût pour l’entreprise : en pratique, pour 100 euros de prime versés à des salariés percevant une rémunération annuelle inférieure à 1,6 SMIC (34 594 euros brut en 2025), l’entreprise perdait environ 53 % de réduction générale, soit un coût réel de 153 euros.

    En revanche, les salariés touchant plus de 1,6 SMIC n’étaient pas concernés par la mesure : les employeurs ne perdaient donc pas d’exonération patronale lorsqu’ils versaient une PPV à ces salariés, ce qui est plutôt cocasse lorsque l’on se souvient de l’objectif initial du dispositif.

    Mais cette situation n’était que transitoire.

    2 - L’incidence sur la PPV en 2026

    L’article 18 de la LFSS 2025 contenait une seconde modification majeure : à compter du 1er janvier 2026, les dispositifs d’exonérations de cotisations patronales étaient modifiés en profondeur : 

    • Les exonérations de cotisations “complément maladie” et “complément allocations familiales” ont été supprimées.
    • La réduction générale de cotisation patronale (RGCP) a été remplacée par la réduction générale dégressive unique qui s’appliquera désormais sur les rémunérations comprises entre 1 et 3 SMIC (selon graphique en pointillés présentés dans la précédente infographie)

    Conséquence directe : les PPV versées aux salariés touchant moins de 3 SMIC (5 469 euros brut en moyenne mensuelle en 2026) feront perdre des exonérations patronales à l’entreprise. Mais, cette fois-ci, le montant de la perte variera en fonction du niveau de salaire.

    Au niveau du SMIC, cela représente près de 570 euros de perte pour 1 000 euros de PPV.

    prime de partage de la valeur 2026 : quel coût pour l'entreprise

    Si l’on réalise la même simulation (versement d’une PPV de 1 000 euros par an) pour un salarié gagnant 3 000 euros bruts par mois, la perte d’exonération s’élève à près de 200 euros.

    Même si l’on peut simuler le coût réel d’une PPV sur la base des salaires bruts annuels projetés, une chose est claire : l’impact budgétaire pour l’entreprise devient significatif, et souvent sans commune mesure avec l’avantage net réellement perçu par le salarié.

    Régime fiscal de la PPV dans les entreprises de moins de 50 salariés : un avantage insuffisant pour compenser le surcoût employeur

    Depuis le 1er janvier 2024, la PPV est assujettie à CSG/CRDS (au taux de 9,7 %) et à impôt sur le revenu si elle n’est pas placée sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCOL). 

    Mais il existe une exception notable à ce régime : dans les entreprises de moins de 50 salariés, les salariés gagnant moins de trois fois le SMIC (apprécié sur l’année), voient leur PPV exonéré de CSG/CRDS et d’impôt sur le revenu dans la limite de 3 000 euros par an (limite portée à 6 000 euros si l’entreprise dispose également d’un accord d’intéressement).

    Sur le papier, ce régime est particulièrement avantageux. Mais regardons ce que cela représente par rapport au coût supplémentaire supporté par l’entreprise : 

    Prenons une base 1000 pour simplifier les choses : 

    1 - Salarié rémunéré sur la base du SMIC : 1 000 euros de PPV brut rapportera au salarié un montant de 1 000 euros net d’impôt, pour un coût employeur d’environ 1 570 euros. C’est un peu mieux qu’une prime brute (grâce aux exonérations d’impôt et de CSG/CRDS) mais ce ratio net salarié / coût employeur n’est pas optimal.

    2 - Salarié rémunéré sur la base de 3 000 euros brut / mois : le salarié touchera une prime nette de 1 000 euros pour un coût employeur de 1 200 euros. Paradoxalement, le ratio s’améliore.

    Conclusion : plus les salariés perçoivent une rémunération élevée, plus la PPV demeure avantageuse (dans la limite de 3 fois le SMIC annuel).

    Cependant, la PPV étant un dispositif collectif, elle ne conservera un intérêt réel que dans des structures où une majorité des salariés se situe dans une tranche de rémunération élevée (entre 2 et 3 SMIC). Autrement dit, un cas assez rare dans les TPE et PME.

    Et même dans cette hypothèse, une comparaison avec le coût et l’efficacité de l’intéressement s’impose.

    Intéressement : pourquoi est-ce le dispositif de partage de la valeur le plus attractif en 2026 ?

    Si la PPV a vu son régime largement remanié en 2025 - 2026, ce n’a pas été le cas pour l’intéressement qui bénéficie toujours d’un régime très favorable.

    Depuis 2019, les primes d’intéressement bénéficient d’un intérêt majeur pour l’ensemble de vos clients TPE / PME : elles sont complètement exonérées de contributions patronales (seules les entreprises d’au moins 250 salariés sont redevables d’un forfait social de 20 %).

    Le régime fiscal et social est également avantageux côté salarié, même s’il n’égale pas celui de la PPV dans les entreprises de moins de 50 salariés :

    • exonération de cotisations sociales salariales, à l’exception de la CSG/CRDS
    • exonération d’impôt sur le revenu en cas d’affectation sur un PEE ou un PERCOL

    En outre, l’intéressement demeure relativement simple à mettre en œuvre dans les entreprises de moins de 50 salariés puisqu’il pourra s’appuyer sur une décision unilatérale de l’employeur, tout comme la prime de partage de la valeur. 

    Le plafonnement des sommes qui peuvent être distribuées par ce biais laisse cependant beaucoup plus de marge que la PPV : le montant global des primes d’intéressement distribuées aux salariés ne doit pas dépasser 20 % des salaires bruts versés à l’ensemble des salariés de l’entreprise dans la limite de 75 % du plafond annuel de sécurité sociale, soit 36 045 euros par salarié en 2026.

    Dernier point avantageux : la détermination du calcul de la formule d’intéressement est à la main de l’entreprise (ou plus largement des négociateurs de l’accord). Ainsi, il est pleinement possible de lier performance de l’entreprise et distribution d’un complément de rémunération. Par ce biais, l’intéressement permet de mieux associer les salariés à la performance économique de l’entreprise.

    Si le choix des indicateurs économiques pertinents pour le calcul de la formule d’intéressement n’est pas toujours simple pour les chefs d’entreprise, l’appui du cabinet d’expertise-comptable pourra s’avérer précieux. 

    En outre, cette capacité à aligner performance économique de l’entreprise et rémunération des salariés change profondément la logique de partage de la valeur.

    Contrairement à la PPV, l’intéressement n’est pas une simple prime dont le lien avec les résultats est parfois flou : il devient un outil de pilotage, de motivation et de responsabilisation collective.

    Bien conçu, l’intéressement permet :

    • d’anticiper le coût réel pour l’entreprise,

    • de sécuriser le régime social et fiscal,
    • d’inscrire le complément de rémunération dans une logique durable, prévisible pour les salariés et compatible avec la trajectoire économique de la structure.

    Dans un contexte où chaque euro de masse salariale compte, l’intéressement s’impose donc comme le dispositif de partage de la valeur le plus rationnel en 2026 pour les TPE et PME.

    Conclusion

    La diminution de l’attractivité de la Prime de Partage de la Valeur ne signe pas la fin des politiques de rémunération alternatives au salaire.

    Elle impose, en revanche, un changement de logique : passer d’une approche opportuniste à une stratégie globale de rémunération et d’épargne.

    Intéressement, épargne salariale (PEE) et épargne retraite collective (PERCOL) constituent aujourd’hui un triptyque cohérent pour :

    • optimiser le coût employeur,

    • sécuriser le pouvoir d’achat des salariés,
    • préparer l’avenir, notamment en matière de retraite.

    Dans un contexte de tension sur les régimes obligatoires et d’allongement des carrières, ces dispositifs deviennent des leviers clés d’attractivité, de fidélisation et de protection sociale complémentaire. 

    Pour amorcer cette réflexion et objectiver les choix possibles, le simulateur ESR d’Harmonie Mutuelle permet d’identifier, en quelques étapes, les dispositifs les plus adaptés à la situation de l’entreprise. Il constitue un premier niveau d’analyse particulièrement utile pour les experts-comptables souhaitant orienter leurs clients sur ces sujets.

    L’accompagnement d’un conseiller Harmonie Mutuelle  permet ensuite d’affiner la stratégie la plus pertinente au regard des enjeux sociaux et financiers de l’entreprise.

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