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    Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

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    Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

    Indemnités journalières : qu'est-ce que c'est ?


    Auto entrepreneur arrêt maladie : votre prise en charge


    Si vous êtes auto-entrepreneur et que vous êtes en arrêt de travail c’est à dire en arrêt maladie, pour cause de maladie, d’accident ou d’hospitalisation, vous pouvez percevoir des indemnités journalières auto-entrepreneurs prises en charge par votre Assurance Maladie. Pour cela, il vous suffit d’être affilié au régime général de la Sécurité Sociale des Indépendants depuis au moins 1 an, sans discontinuité. 

    • L'indemnisation est calculée sur la base de la formule suivante : 1/730ème du revenu annuel moyen des 3 dernières années. Et doit être supérieur à 4 113,60 € pour bénéficier d’indemnités journalières.
    • Les indemnités journalières sont encadrées entre 24,10€ (ou 6,02 € pour les micro-entrepreneurs) et 60,26 €/jour en 2023.  
    • Vous percevez ces sommes après un délai de carence de trois jours, soit au 4ème jour, et elles sont versées tous les 14 jours en moyenne.


    Les indemnités journalières sont versées au maximum pendant 360 jours (ou 90 jours pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL), sur une période glissante de 3 années au titre d’une ou de plusieurs maladies. 

    Indemnités journalières pour les travailleurs indépendants


    Les professions concernées


    Tous les travailleurs indépendants, non soumis à un régime particulier, sont intégrés au régime obligatoire des indépendants de la Sécurité Sociale. Cela concerne donc : 

    • Les artisans
    • Les commerçants
    • Les micro-entrepreneurs
    • Certaines professions libérales
    • Les freelances

    À ce titre tous les travailleurs indépendants cotisent tous auprès de l’URSSAF ce qui leur garantit une protection sociale obligatoire. Grâce à ces cotisations sociales, ils peuvent prétendre au versement d’indemnités journalières auto entrepreneur en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident, mais aussi en cas de congé maternité et de congé paternité.



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    Le calcul des indemnités journalières


    Revenu annuel pris en compte


    Si vous êtes micro-entrepreneur, les indemnités journalières auto entrepreneur que vous percevez pendant votre arrêt de travail sont égales à 1/730 ème de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam) appelé aussi revenu annuel. 1/730 ème correspond à la moitié du revenu annuel moyen sur les 3 dernières années. Celui-ci est donc calculé sur la moyenne de vos revenus cotisés des 3 années civiles précédant la date de votre arrêt de travail et vous est versé par la Sécurité Sociale des Indépendants.


    À noter que pour les micro-entrepreneurs, le calcul du revenu ne correspond pas uniquement à la moyenne mais il faut également lui soustraire l'abattement forfaitaire pour les frais professionnels qui dépend de l'activité exercée. Ainsi, pour : 

    • une activité d'achat revente : abattement de 71%
    • les artisans-commerçants : abattement de 50%
    • les prestations de services BNC : abattement de 34%
    • pour la location de meublés classés : abattement de 87%
       

    Montant des indemnités journalières en cas d'arrêt maladie


    Le montant des indemnités journalières auto entrepreneur en cas de maladie, donc d’arrêt maladie, correspond à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam) appelé aussi revenu annuel. Leur prise en charge est soumise à certaines conditions comme celle d’être affilié au régime général de la Sécurité sociale des Indépendants depuis au moins 1 an, sans discontinuité. Le montant des indemnités journalières est majoré mais aussi minoré : il est compris entre 6,02 € et 60,26 € (correspondant au plafond annuel de la sécurité sociale/730).

    Les conditions d'obtention des indemnités journalières


    La durée d'affiliation


    Pour bénéficier du versement des indemnités journalières auto entrepreneur par la Sécurité Sociale des Indépendants, il faut respecter la durée d’affiliation de 12 mois. En effet, si vous êtes indépendant vous devez être affilié au régime général de la Sécurité Sociale depuis au moins 1 an et être à jour dans vos cotisations.


    Les Affections de Longue Durée


    L'Affection Longue Durée (ALD) concerne une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé et particulièrement coûteux. En plus d’avoir certaines spécificités pour la prise en charge des frais de santé, l’Affection Longue Durée permet de bénéficier d’un arrêt maladie de plus de 6 mois. Dans le cas d’un arrêt de travail, comme pour n’importe quel arrêt maladie, le travailleur non salarié bénéficie d’indemnités journalières auto entrepreneurs. Mais à la différence des indemnités journalières classiques, les indemnités journalières dans le cadre d’une ALD ne sont pas imposables.
     


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  • Embauche au sein des TPE / PME : les bonnes pratiques pour sécuriser le processus et optimiser les coûts

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    Dans une TPE ou PME, chaque embauche est une décision stratégique, souvent lourde de conséquences. En effet, les incertitudes économiques ou le besoin de vérifier que les compétences du nouvel arrivant correspondent aux attentes de l’entreprise rendent ce choix d’autant plus délicat.

    Pour limiter les risques, il est fréquent de préférer un CDD ou un contrat d’intérim à un CDI. Mais est-ce vraiment le bon calcul ? Une analyse plus fine des règles juridiques peut faire douter de ce réflexe. Quels sont alors les arguments juridiques et financiers en faveur du CDI, et pourquoi est-il essentiel de faire preuve de prudence lorsque vos clients envisagent un tel recrutement ?

    Le CDD : un risque sous-estimé pour les TPE/PME

    En matière de recrutement, le recours au CDD peut vite devenir un réflexe pour des entreprises qui n’ont que peu de visibilité quant à leurs perspectives économiques et financières. En effet, il semble rassurant de ne pas trop s’engager avec la signature d’un CDI. 

    Mais ce réflexe s'accommode assez mal avec les règles légales et fait souvent courir à vos clients plus de risques qu’ils ne le soupçonnent. De plus, ils se privent parfois de réelles marges de manœuvre quant à la rupture du contrat. Regardons pourquoi, plus en détails. 

    L’article L1242-1 du Code du travail précise qu’un contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet, ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. En d’autres termes, si vos clients ont un besoin pérenne, ils doivent embaucher en CDI même s’ils craignent qu’un jour ce besoin disparaisse (nous n’abordons pas ici le cas où le CDD est justifié par des raisons objectives).

    Aussi, si votre client préfère toutefois embaucher en CDD en prétendant qu’il s’agit d’un surcroît temporaire d’activité non justifié, il sera confronté à plusieurs problématiques : 

    • Risque de requalification en CDI : Si le salarié remet en question le motif du CDD, il peut demander à faire requalifier son contrat en CDI, avec des dommages et intérêts à la clé, notamment si le contrat a déjà pris fin. En cas de requalification, la rupture du CDD sera reconsidérée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse, obligeant l’entreprise à verser des indemnités de préavis, de requalification et de licenciement. Ce processus peut coûter plusieurs mois de salaire, sans compter le temps et l’énergie consacrés à gérer le contentieux.
    • Rupture anticipée, quelles options ? Contrairement au CDI, le CDD limite considérablement les motifs de rupture. Un licenciement n’est pas envisageable en CDD. Pour y mettre fin, il faut envisager une rupture amiable ou justifier d’une faute grave du salarié (L’inaptitude, la force majeure et l’embauche en CDI sont aussi des motifs de rupture anticipée).

    Pour illustrer, prenons le cas d’une entreprise qui embauche un salarié en CDD pour un an, prétendument pour un accroissement temporaire d’activité (sans réel fondement, mais cela rassure le dirigeant). Après une période d’essai d’un mois, le salarié s’avère décevant sans pour autant commettre de faute. Dans ce cas, l’entreprise se retrouve piégée : elle ne pourra pas rompre le CDD avant son terme sans l’accord du salarié. Si elle tente une rupture pour motif erroné, elle risque d’être contrainte de rémunérer le salarié jusqu’à la fin du contrat. Pas idéal, n’est-ce pas ?

    Par ailleurs, la période d’essai en CDD est bien plus courte que pour un CDI : un jour par semaine dans la limite de deux semaines pour les contrats de moins de six mois, et un mois pour les contrats plus longs. Cette durée réduite offre bien moins de flexibilité pour évaluer les compétences du salarié.

    Alors CDD ou CDI ? En somme, même si le CDI représente un engagement plus durable, il reste souvent une option plus sûre et plus économique, dès lors que le besoin est pérenne. Il permet d’éviter les risques de non-conformité liés au CDD, propose une période d’essai plus adaptée et des conditions de rupture de contrat plus flexibles. De plus, un barème encadre aujourd’hui les montants des dommages et intérêts en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, offrant ainsi une certaine prévisibilité financière en cas de rupture.

    Enfin, il est important de noter que le recours au CDD n’est pas toujours aussi rentable qu’il n’y paraît, car les coûts sont souvent bien plus élevés qu’on ne le pense.

    CDI versus CDD : quels sont les coûts “cachés” d’une embauche en CDD ?

    Lorsque l’on embauche en CDD, on connaît d’avance certains surcoûts par rapport à un CDI, parmi lesquels, nous pouvons citer : 

    • La prime de précarité : équivalente à 10% de la rémunération brute perçue durant l’ensemble du CDD (ce taux peut être abaissé à 6% par la convention collective de branche)
    • Cotisation CPF spécifique au CDD équivalente à 1% du salaire brut
    • Majoration éventuelle des cotisations chômage pour les CDD de courtes durées

    Précisons :  la prime de précarité ne s’applique pas à tous les CDD. Elle n’est pas due si le CDD est pourvu par un étudiant durant ses congés scolaires / universitaires. Elle n’est pas non plus due si l’entreprise souhaite embaucher le salarié en CDI sur le même poste à l’issue du CDD.

    Cependant, un élément est rarement pris en considération dans le calcul du surcoût : l’impact sur la baisse des exonérations générales de cotisations patronales.

    Pourquoi ces dernières seraient-elles différentes entre un CDD et un CDI ?

    Plusieurs facteurs expliquent cette différence : 

    • Généralement, les salariés employés via un CDD ne prendront que très peu de congés durant l’exécution du contrat de travail et se verront payer une indemnité compensatrice de congés payés plus conséquente en fin de contrat
    • Le paiement d’une prime de précarité, lorsqu’elle est due, augmente en réalité la rémunération brute

    En prenant en compte ces éléments, le salarié perçoit finalement une rémunération brute mensuelle moyenne plus importante qu’un CDI.

    Or, comme les exonérations générales de cotisations sont liées au montant de la rémunération brute perçue, plus cette dernière sera importante moins les exonérations seront élevées. Les indemnités évoquées renchérissent donc doublement le coût du recours aux CDD.

    Voici une illustration plus concrète dans l’infographie ci-dessous.

    comparaison d'un coût mensuel pour l'entreprise d'un cdi et d'un cdd

    Notez que l’indemnité de congés payés (ICP) n’est pas indiquée pour le CDI alors que ce coût est bien supporté par l’entreprise. C'est juste et cela requiert deux remarques complémentaires : 

    1️⃣ Cela ne change pas le constat final : si on ajoute 10% d’ICP en colonne de gauche, il y aura un surcoût de salaire brut de 10% (au lieu de 21%) en colonne de droite et un surcoût entreprise de 25 % en bas de comparaison (au lieu des 35% indiqués).

    L'augmentation du coût entreprise sera donc toujours bien plus élevée que la hausse de la rémunération brute, à cause principalement de la baisse conséquente des exonérations.

    2️⃣ Cette ICP est provisionnée en complément du salaire. En pratique, elle sera toujours versée en compensation de l’absence congés payés : la rémunération brute durant les congés d’un CDI sera donc toujours la même (ou très légèrement supérieure si la règle dite du dixième s’applique) ce qui n'impactera pas le montant des exonérations

    Pour terminer le panorama, il arrive parfois que les entreprises souhaitent embaucher un salarié en CDI après un ou plusieurs CDD jugés concluants. Pour autant, elles souhaitent souvent conserver la possibilité d’indiquer une période d’essai complète pour le nouveau CDI. Mais le peuvent-elles vraiment ?

    Durée de la période d’essai : comment bien prendre en compte les CDD antérieurs dans son calcul ?

    Selon l’article L.1243-11 du Code du travail, lorsque la relation contractuelle se poursuit après l’échéance du terme d’un CDD en CDI, la durée du CDD est déduite de la période d’essai éventuellement prévue au contrat.

    Pour échapper à cette règle, certaines entreprises laissent volontairement s’écouler quelques jours entre la fin du CDD et le CDI afin de disposer d’une période d'essai complète, comme si le CDD n’avait jamais eu lieu. Cependant, cette pratique semble risquée au regard de l’arrêt rendu par la Cour de cassation le 19 juin 2024 (Cass. soc. 19 juin 2024, n°23-10.783).

    Quels étaient les faits ?

    Une clinique avait embauché une infirmière en CDD pour trois contrats dont les périodes étaient les suivantes :


    • 18 au 31 mai 2017
    • 1er au 30 juin 2017
    • 1er au 30 août 2017

    Le 4 septembre 2017, l’infirmière avait finalement été embauchée en CDI. Son contrat comportait une période d’essai de deux mois. Le 15 septembre 2017, l’employeur décide de rompre le contrat en notifiant une rupture de la période d’essai à la salariée.


    La salariée conteste cette décision considérant que les CDD conclus avant le CDI devaient être déduits de sa période d’essai même si les CDD ne précédaient pas immédiatement le CDI.


    Pour motiver sa demande, elle indique que l'interruption d'un mois entre le deuxième et le troisième contrat de travail à durée déterminée était intervenue au mois de juillet 2017, soit pendant la période légale de prise du congé principal. Il existerait donc une continuité dans la relation de travail depuis le premier contrat de travail à durée déterminée jusqu'au début du CDI.


    Cet argumentaire n’a pas convaincu les juges d’appel qui ont considéré qu’il n’y avait pas de continuité entre les différents CDD et le CDI dans la mesure où il y avait eu des interruptions entre le deuxième et le troisième CDD ainsi qu’entre le troisième CDD et le CDI


    Contestant cette position, la salariée a décidé de se pourvoir en cassation.


    La décision retenue par la Cour de cassation

    La Cour de cassation ne suit pas les juges du fond dans leur raisonnement : elle considère que la salariée a exercé en qualité d’infirmière dans différents services de soins sans aucune discontinuité fonctionnelle, ce qui induisait une seule et même relation de travail depuis le 18 mai 2017.

    Conséquence : la salariée n’était plus en période d’essai au 15 septembre 2017 puisque les CDD viennent réduire d’autant la durée de la période d’essai. Ainsi, la rupture de période d’essai notifiée par l’employeur doit être requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, permettant à la salarié de bénéficier de différentes indemnités de fin de contrat.

    Quelles incidences sur le plan juridique et RH ?

    Dans ce jugement, la Cour de cassation a opté pour une vision pragmatique afin d’éviter les abus dans les cas de transition CDD/CDI sur un même poste, même avec des interruptions. En clair, une coupure de quelques jours entre un CDD et un CDI ne suffit pas pour repartir à zéro : il faut évaluer si ces CDD relèvent bien d’une relation de travail continue.

    Ce point est crucial lors d’une rupture de contrat : croire, à tort, que le salarié est encore en période d’essai peut entraîner des indemnisations lourdes et le paiement d’un préavis non effectué.

    Ainsi, pour toute nouvelle embauche, il est indispensable de vérifier l’historique des contrats précédents afin de définir précisément la période d’essai. Vos clients pourront ainsi anticiper les conséquences et éviter de mauvaises surprises.

    D’ailleurs, pour éviter d’autres mauvaises surprises liées à la gestion RH, nous mettons à disposition un outil d’autodiagnostic Fidéliser et engager les salariés dans les TPE. Et si vous souhaitez un accompagnement personnalisé sur les thématiques abordées dans cet outil, nos conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.

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  • Retraite TNS : le guide pour les indépendants

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    Vous êtes travailleur non salarié (TNS) et vous vous interrogez sur votre future retraite ? Harmonie Mutuelle, votre partenaire en protection sociale, vous guide pour optimiser votre retraite TNS et assurer une transition sereine vers cette nouvelle phase de vie.

    Qu’est-ce que c’est le régime TNS ?

    Le régime TNS (Travailleurs Non Salariés) désigne les professionnels indépendants tels que les artisans, commerçants, professions libérales et auto-entrepreneurs. Contrairement aux salariés, les TNS ne bénéficient pas d'un contrat de travail et gèrent eux-mêmes leur protection sociale. Le statut TNS implique des obligations spécifiques en termes de cotisations sociales et de retraite, mais offre également une plus grande flexibilité dans la gestion de leur activité professionnelle.

    La principale différence entre les TNS et les salariés réside dans leur régime de protection sociale. Les TNS cotisent à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) pour leur retraite de base, tandis que les salariés cotisent au régime général de la Sécurité Sociale. De plus, les TNS doivent gérer leurs cotisations pour la retraite complémentaire via des caisses spécifiques, contrairement aux salariés dont les cotisations sont généralement gérées par leur entreprise.

    Pourquoi anticiper la préparation de sa retraite TNS ?

    Préparer sa retraite TNS est un enjeu majeur pour tous les indépendants qui souhaitent maintenir leur niveau de vie après la cessation d'activité. Les chiffres parlent d'eux-mêmes et révèlent l'importance d'une stratégie d'épargne anticipée.


    En 2025, la pension moyenne des travailleurs non salariés s'élève à environ 1 150 € bruts par mois, contre 1 530 € pour les salariés retraités. Cette réalité financière est souvent bien en deçà des revenus d'activité et peut entraîner une baisse significative du pouvoir d'achat à la retraite. Plus préoccupant encore, les disparités entre hommes et femmes sont marquées : les femmes TNS perçoivent en moyenne 840 € mensuels contre 1 440 € pour leurs homologues masculins.


    Face à ces montants relativement modestes, il devient essentiel d'anticiper et de compléter votre retraite obligatoire. En tant que travailleur indépendant, vous ne bénéficiez pas des mêmes protections que les salariés, et votre pension dépendra directement de vos revenus déclarés et de la durée de votre carrière. Mettre en place une stratégie d'épargne retraite personnalisée vous permettra de constituer un capital suffisant pour maintenir votre train de vie et faire face aux imprévus.


    Plus vous commencez tôt à préparer votre retraite TNS, plus vous vous donnez les moyens de sécuriser votre avenir. Les dispositifs d'épargne retraite comme le PER ou l'assurance vie peuvent vous aider à constituer progressivement un complément de revenus, tout en bénéficiant d'avantages fiscaux intéressants.

    Quels sont les différents régimes de retraite des indépendants ?

    Le régime de base : la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI)

    La retraite de base d’un travailleur non salarié est gérée par la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Ce régime de retraite obligatoire assure la couverture vieillesse des indépendants. Le calcul de la pension de retraite de base se fait en fonction des revenus annuels déclarés et du nombre de trimestres cotisés. Le montant de la pension est déterminé par la formule suivante : revenu annuel moyen des meilleures années x taux de liquidation x durée d'assurance dans le régime / par la durée de référence.



    La retraite complémentaire : les caisses spécifiques pour les indépendants

    En plus de la retraite de base, le travailleur non salarié cotise à des régimes spécifiques selon son activité professionnelle. Les cotisations versées permettent d'acquérir des points de retraite, dont la valeur varie selon la caisse de retraite complémentaire.

    • Artisans, commerçants, industriels, micro-entrepreneurs, dirigeants de sociétés : ils sont affiliés à la SSI pour leur régime de base et complémentaire.
    • Professions libérales : la retraite de base est assurée par la CNAVPL (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Professions Libérales). Pour la retraite complémentaire, cela dépend de la profession, avec différentes caisses spécialisées comme la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) pour les médecins ou la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes et des Sages-Femmes) pour les dentistes, et la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse) pour plus de 400 autres professions.
    • Agriculteurs et collaborateurs agricoles : ils dépendent de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour la gestion de leur retraite de base et complémentaire.

    Ces régimes complémentaires permettent d'augmenter le montant total des pensions de retraite des travailleurs indépendants, en leur assurant une protection financière plus complète à l'âge de la retraite.

    Les cotisations retraite des TNS : ce qu'il faut savoir

    En tant que travailleur non salarié, comprendre vos cotisations retraite est essentiel pour anticiper votre future pension et optimiser votre protection sociale. Ces cotisations constituent la base de vos droits à la retraite et varient selon vos revenus.


    Les taux de cotisation pour la retraite de base et complémentaire


    Pour financer votre retraite TNS, vous versez des cotisations obligatoires dont les taux sont fixés par la loi. En 2025, ces taux sont structurés par tranches de revenus :

    • Pour la retraite de base : 17,75 % pour la part de vos revenus inférieure à 47 100 € (1 PASS) et 0,60 % pour la part supérieure à ce plafond ;
    • Pour la retraite complémentaire : 7 % jusqu'à 41 460 € et 8 % pour la part comprise entre 41 460 € et 188 400 € (si vous êtes artisan ou commerçant).

    Pour les professions libérales non réglementées, le système diffère avec un taux de 0 % pour la part inférieure à 47 100 € et 14 % pour la part comprise entre 47 100 € et 188 400 €.


    La cotisation minimale et la base de calcul


    Même avec des revenus faibles ou nuls, vous devez vous acquitter d'une cotisation minimale pour la retraite de base, fixée à 949 € en 2025. Cette cotisation minimale vous permet de valider 3 trimestres par an, quel que soit votre niveau de revenu.


    Vos cotisations sont calculées sur la base de votre revenu professionnel déclaré pour l'impôt sur le revenu. Ce calcul s'effectue en deux temps : d'abord sur la base du revenu de l'avant-dernière année, puis ajusté après votre déclaration annuelle de revenus.


    L'Acre : un dispositif avantageux pour les créateurs d'entreprise


    En 2025, l'Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise (ACRE) offre aux créateurs et repreneurs d'entreprise une exonération partielle des cotisations sociales pendant 12 mois, applicable aux cotisations d'assurance maladie, maternité, invalidité, décès, prestations familiales et assurance vieillesse de base, mais excluant la CSG-CRDS, la retraite complémentaire, la formation professionnelle et d'autres contributions spécifiques. 

    L'exonération est totale si le revenu professionnel est inférieur à 35 325 € (75 % du PASS), dégressive entre 35 325 € et 47 100 € (100 % du PASS), et nulle au-delà de ce seuil. Pour en bénéficier, il faut :

    • Ne pas avoir profité de l'ACRE au cours des trois dernières années ;
    • Exercer un contrôle effectif sur l'entreprise (par exemple, détenir plus de 50 % du capital seul ou avec des proches, avec au moins 35 % à titre personnel) ;
    • Et, pour les micro-entrepreneurs, effectuer une demande auprès de l'Urssaf dans les 45 jours suivant la création de l'entreprise.
       

    Comment est calculée la retraite des TNS ?

    Calcul pour la retraite de base

    Le calcul de la retraite de base des travailleurs non salariés (TNS) repose sur plusieurs éléments clés. Tout d’abord, le revenu annuel moyen est déterminé en prenant en compte les 25 meilleures années de revenus déclarés. Ensuite, ce revenu est multiplié par le taux de liquidation, qui varie selon le nombre de trimestres cotisés. Enfin, la durée d’assurance est divisée par la durée de référence, soit 172 trimestres pour une carrière complète. Ce calcul permet de déterminer le montant de la pension de retraite de base des indépendants.



    Calcul de la retraite complémentaire

    La retraite complémentaire des TNS est basée sur un système de points. Chaque cotisation versée permet d’acquérir des points retraite, dont la valeur est définie par la caisse de retraite complémentaire. À la retraite, le nombre total de points acquis est multiplié par la valeur du point au moment de la liquidation des droits. Ce calcul détermine le montant de la pension complémentaire, venant ainsi compléter la retraite de base.

    Quels dispositifs pour compléter sa retraite TNS ?

    Assurance vie, PER, épargne salariale : quels avantages ?

    Pour sécuriser son avenir financier après son départ à la retraite, un travailleur indépendant peut recourir à des dispositifs d’épargne tels que l’assurance vie, le Plan d’Épargne Retraite (PER) ou encore l’épargne salariale, s'il a des collaborateurs.

    • L'assurance vie offre une solution flexible pour constituer un capital tout en bénéficiant d'avantages fiscaux.
    • Le PER permet de déduire les cotisations de son revenu imposable, optimisant ainsi l'épargne tout au long de la carrière professionnelle.
    • L'épargne salariale permet au dirigeant et à ses salariés de préparer leur retraite tout en offrant des avantages fiscaux à l'entreprise.


    Comment les contrats Madelin boostent-ils votre épargne retraite ?

    Les contrats Madelin sont spécifiquement conçus pour les travailleurs non salariés. Ils permettent de se constituer une retraite supplémentaire en déduisant les cotisations du revenu imposable, dans certaines limites. En plus de l'avantage fiscal immédiat, ces contrats offrent une gestion souple de l'épargne, adaptée aux fluctuations de revenus des TNS.



    Le cumul emploi-retraite : une solution pour rester actif et sécurisé

    Le cumul emploi-retraite permet aux TNS de continuer une activité professionnelle tout en percevant leur pension de retraite. Cette possibilité est soumise à certaines conditions, telles que le respect des plafonds de revenus. Elle permet de maintenir un revenu complémentaire, tout en restant actif et en contribuant à sa protection sociale.

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      Vous êtes auto-entrepreneur et vous vous interrogez sur votre future retraite ? Chez Harmonie Mutuelle, nous comprenons les défis uniques que rencontrent les travailleurs indépendants. Le statut de micro-entrepreneur offre une grande liberté, mais il s'accompagne également de responsabilités importantes, notamment en matière de préparation à la retraite. 

      Comment cotiser efficacement pour garantir une pension de retraite suffisante ? Quels sont les mécanismes en place et comment optimiser vos droits ? Harmonie Mutuelle vous guide pour assurer votre avenir financier tout en profitant de votre activité professionnelle en toute sérénité.

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    • Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

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      Comment fonctionne un contrat de prévoyance TNS ?

      En tant qu'entrepreneur ou travailleur indépendant, votre activité professionnelle repose entièrement sur vous. Mais qu'advient-il si un problème de santé vous empêche de travailler ? C'est là qu'intervient la prévoyance TNS, un dispositif souvent négligé mais pourtant crucial pour protéger votre avenir et celui de vos proches. Face aux lacunes de la protection sociale de base des travailleurs non-salariés, cette assurance vous permet de maintenir vos revenus et de préserver votre entreprise, même dans les moments difficiles. Découvrez tout ce que vous devez savoir pour sécuriser votre parcours entrepreneurial et faire les choix adaptés à votre situation.

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  • Arrêt maladie auto entrepreneur : quels sont mes droits ?

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    En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

    Les caractéristiques d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur


    Il n’existe pas de caractéristiques propres aux arrêts maladie des auto-entrepreneurs. En revanche, la question est de savoir ce qu’un auto-entrepreneur peut percevoir comme indemnité si son état ne lui permet pas de travailler.

    En effet, tous les mois ou tous les 3 mois, un auto-entrepreneur verse à l’Urssaf des cotisations sociales obligatoires qui contiennent une assurance maladie et une assurance retraite. Ainsi lorsqu’un auto-entrepreneur se retrouve en arrêt de travail, il peut bénéficier de versement d’indemnités journalières au même titre qu’un salarié.


    Quelles sont les conditions pour bénéficier des indemnités journalières ?

    Pour profiter des indemnités d’arrêt maladie lorsque l’on est auto-entrepreneur il faut :

    • Être sujet à un arrêt de travail supérieur à 7 jours.
    • Justifier d’au moins 12 mois d’affiliation au régime obligatoire de Sécurité sociale des Indépendants au titre d’une activité professionnelle.
    • Transmettre dans les 48h à votre caisse maladie l’arrêt de travail signé par votre médecin.

     

    Les différences de droits en cas d’arrêt maladie entre un salarié et un auto-entrepreneur

    L'auto-entrepreneur est affilié au régime général des indépendants tandis que la salarié est affilié au régime général des salariés. Comme l’auto-entrepreneur cotise à la sécurité sociale des indépendants, il bénéficie d’une couverture maladie similaire à celle du salarié lui permettant de bénéficier d’indemnités journalières lorsqu’il est en arrêt maladie.

    Les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail de l’auto entrepreneur sont calculées en fonction de son revenu d’activité moyen annuel.

    Quels sont les droits de l’auto-entrepreneur en arrêt maladie ?


    Les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Les indemnités journalières maladie d’un auto-entrepreneur en arrêt de travail sont calculées en fonction de son revenu d’activité annuel moyen (RAAM). Elles correspondent à 1/730 de son RAAM des 3 dernières années.

    Lors d’un arrêt de travail, l’auto-entrepreneur peut réaliser une simulation sur le site de l’assurance maladie des indépendants afin d’estimer les indemnités journalières dont il pourra bénéficier. Cette simulation est réalisée en tenant compte des déclarations de l’auto entrepreneur et n’ont qu’une valeur indicative.

     

    La durée de l’arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Pour pouvoir prétendre à des indemnités journalières, l’auto-entrepreneur en arrêt de travail devra avoir un arrêt de travail de plus de 7 jours et de moins de 6 mois. Dans le cas d’une maladie affection longue durée ou d’un arrêt de travail de plus de 6 mois, le micro-entrepreneur devra justifier :

    • soit d'avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois.
    • soit d'avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du SMIC horaire, au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail.

    Dans les deux cas, un délai de carence de 3 jours est comptabilisé, ainsi l’auto entrepreneur ne pourra percevoir ses indemnités qu’à partir du 4ème jour de l’arrêt maladie.

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    Les dispositifs spécifiques pour les artisans et professions libérales 


    Si les règles générales s'appliquent à tous les travailleurs indépendants, certaines conditions varient selon votre statut. Depuis le 1er janvier 2020, les artisans et commerçants bénéficient d’une harmonisation avec le régime général, ce qui signifie que leur couverture en cas de maladie ou d’accident est désormais alignée sur celle des salariés du régime général. Concrètement, cela leur donne droit à des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail, selon des modalités proches de celles prévues pour les salariés (notamment en matière de durée d’indemnisation et de délai de carence). 

    En revanche, les professions libérales conservent encore quelques particularités selon leur caisse de rattachement, notamment en matière de prévoyance (ex : certaines ne prévoient pas d'indemnité journalière ou le font sous conditions). 

    Pour une affection de longue durée (ALD), vous devez envoyer un formulaire spécifique à la CPAM ou à la MSA en plus de votre avis d'arrêt. Pendant l'arrêt, vous pouvez dans certaines situations demander une reprise à temps partiel thérapeutique, particulièrement adaptée pour les activités libérales. 

    Le calcul de votre indemnité journalière prendra en compte l'abattement forfaitaire appliqué sur votre revenu annuel. Par exemple, pour un artisan déclarant 30 000 € avec un abattement de 34 %, le montant maximum de l'IJ sera calculé sur 19 800 €. Pour vérifier vos droits, consultez votre compte Ameli ou contactez votre caisse primaire d'assurance maladie qui pourra vous indiquer le montant des indemnités journalières versées auquel vous avez droit.

    Comment mettre en place un arrêt maladie en tant qu’auto-entrepreneur ?


    Les démarches pour bénéficier d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur

    Si vous êtes auto-entrepreneur et que votre médecin traitant a jugé nécessaire que vous arrêtiez d'exercer votre activité professionnelle, vous devez transmettre dans les 48h à votre caisse d’assurance maladie le volet 1 et 2 de la prescription d’arrêt de travail que votre médecin vous aura remis. Si votre médecin a réalisé les démarches par internet, vous n’avez rien à faire.

    À noter que durant votre arrêt maladie, quel que soit le régime fiscal pour lequel vous avez opté, vous allez devoir déclarer à l’Urssaf un chiffre d’affaires zéro. Ainsi seules vos indemnités journalières seront imposables.

    Quelles sont les conséquences fiscales d’un arrêt maladie pour un auto-entrepreneur ?


    Les impacts sur les impôts sur le revenu pour un auto-entrepreneur en arrêt maladie

    Quel que soit le régime fiscal de l’auto-entrepreneur, en cas d’arrêt maladie ce dernier ne réalisera probablement aucun chiffre d'affaires puisqu’il pourra pas travailler. Il devra tout de même réaliser sa déclaration mensuelle ou trimestrielle auprès de l’Urssaf.

    Bien que les indemnités journalières soient tout de même imposables, cet arrêt temporaire d’activité aura un impact sur les impôts sur le revenu de l’auto-entrepreneur.


    Les impacts sur le chiffre d’affaires pour un auto-entrepreneur en arrêt maladie

    Nous l‘avons vu plus haut, lorsqu’un arrêt maladie est décrété par un médecin traitant, l’auto-entrepreneur peut ainsi bénéficier d’indemnités journalières maladie. Mais cette compensation obligatoire n’est qu’une maigre compensation et ne permet pas de maintenir son niveau de vie facilement.

    C’est pourquoi de nombreux contrats de prévoyance pour entrepreneurs existent. Harmonie Mutuelle a mis en place la Solution Moduvéo Pro une prévoyance entrepreneur professionnelle assurant une couverture complémentaire pour maintenir le revenu de l’auto-entrepreneur de l’entreprise en cas de cessation d’activité temporaire. Associée au régime obligatoire, cette complémentaire permet de protéger l’auto-entrepreneur et son entreprise des risques et des conséquences liés à un arrêt de travail. Et pour ceux qui souhaitent avoir une couverture complète en associant leur santé à la prévoyance, découvrez la seule solution de mutuelle santé et prévoyance pour entrepreneur.


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    Retraite auto entrepreneur : comment la calculer ?

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    Comprendre le calcul de votre retraite auto-entrepreneur est essentiel pour anticiper votre avenir et prendre les bonnes décisions dès aujourd'hui. Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons pour décrypter ce système complexe et vous aider à optimiser vos droits à la retraite et envisager avec vous des solutions supplémentaires.

    À quelles caisses de retraite êtes-vous affilié ?

    Votre affiliation dépend directement de votre type d'activité. Cette distinction est importante pour comprendre le calcul de votre future pension de retraite.

    Selon votre activité, vous relevez de différents organismes de retraite :

    • Pour les activités commerciales, artisanales et la plupart des professions libérales : vous êtes rattaché à l'Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale (anciennement SSI) ;
    • Pour certaines professions libérales réglementées : vous dépendez de la Cipav (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse).

    L'affiliation est automatique lors de la création de votre entreprise et ne nécessite aucune démarche particulière de votre part. Votre caisse de retraite vous informera de votre rattachement dans les semaines suivant votre déclaration d'activité.

    Comment sont calculées vos cotisations retraite en auto-entreprise ?

    Le système de cotisations pour les auto-entrepreneurs repose sur un principe simple : vous cotisez uniquement sur votre chiffre d'affaires déclaré. Cette approche forfaitaire facilite la gestion de vos obligations sociales.

    En tant qu'auto-entrepreneur, vous bénéficiez du régime micro-social simplifié. Vos cotisations sociales, dont celles pour la retraite, sont calculées en appliquant un taux forfaitaire sur votre chiffre d'affaires :

    • 12,3 % pour les activités d'achat-revente de marchandises (BIC) ;
    • 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC) ;
    • 21,1 % pour les activités libérales et prestations de services (BNC) relevant du régime général ;
    • 22,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav.

    Une partie de ces cotisations est spécifiquement dédiée à votre retraite de base et complémentaire. Si vous ne réalisez pas de chiffre d'affaires sur une période, vous ne cotisez pas pour votre retraite.

    Répartition des cotisations pour la retraite

    Comprendre la répartition vous permet d'évaluer précisément vos droits futurs. Chaque euro cotisé contribue à la constitution de votre pension.

    Sur le total de vos cotisations sociales, voici la part dédiée à la retraite selon votre activité :

    • Pour les activités commerciales et artisanales : environ 41,8 % pour la retraite de base et 16,5 % pour la retraite complémentaire ;
    • Pour les professions libérales rattachées au régime général : entre 44,85 % et 50,75 % pour la retraite de base et entre 7,85 % et 17,70 % pour la retraite complémentaire ;
    • Pour les professions libérales relevant de la Cipav : 26 % pour la retraite de base et 20,75 % pour la retraite complémentaire.

    Comment valider des trimestres de retraite en tant qu'auto-entrepreneur ?

    La validation des trimestres pour la retraite de base constitue l'un des aspects les plus importants du calcul de votre retraite. Contrairement aux salariés, vos trimestres dépendent exclusivement de votre chiffre d'affaires annuel.

    La validation des trimestres dépend directement de votre chiffre d'affaires. Vous devez atteindre un seuil minimum pour valider chaque trimestre, dans la limite de 4 par an.

    Voici les seuils de chiffre d'affaires à atteindre en 2025 pour valider des trimestres :

    • Activités de vente (BIC) : environ 6 145 € pour 1 trimestre, 24 579 € pour 4 trimestres ;
    • Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) : environ 3 564 € pour 1 trimestre, 14 256 € pour 4 trimestres ;
    • Prestations de services et professions libérales (BNC) : environ 2 700 € pour 1 trimestre, 10 800 € pour 4 trimestres ;
    • Professions libérales relevant de la Cipav : environ 2 694 € pour 1 trimestre, 10 776 € pour 4 trimestres.

    Si votre chiffre d'affaires est inférieur au premier seuil, vous ne validez aucun trimestre pour l'année concernée.

    Comment calculer le montant de votre future pension de retraite ?

    Le calcul de votre future pension varie selon votre caisse d'affiliation. Chaque système a ses propres règles et méthodes de calcul qu'il convient de maîtriser.

    Le calcul de votre retraite d'auto-entrepreneur diffère selon votre caisse d'affiliation.


    Pour les auto-entrepreneurs au régime général

    Le système du régime général repose sur une formule précise qui prend en compte votre revenu annuel moyen, le taux de liquidation et la durée d'assurance. Cette méthode garantit une pension proportionnelle à vos cotisations.

    La formule de calcul pour la retraite de base est :

    Retraite de base = Revenu annuel moyen × Taux × (Nombre de trimestres validés / Durée de référence)

    Le revenu annuel moyen est calculé après application d'un abattement forfaitaire sur votre chiffre d'affaires :

    • 71 % pour les activités de vente ;
    • 50 % pour les prestations de services BIC ;
    • 34 % pour les prestations de services BNC.

    Le taux plein est de 50 % et la durée de référence dépend de votre année de naissance (entre 168 et 172 trimestres).


    Pour les auto-entrepreneurs à la Cipav

    Le système de la Cipav fonctionne différemment avec un mécanisme de points. Chaque cotisation vous permet d'acquérir des points qui seront convertis en pension au moment de votre départ à la retraite.

    Le calcul repose sur un système de points :

    • Retraite de base = Nombre de points acquis × Valeur du point ;
    • Retraite complémentaire = Nombre de points acquis × Valeur du point.

    Les points sont acquis en fonction des cotisations versées.

    Quels sont les cas particuliers pour la retraite des auto-entrepreneurs ?

    Cumul emploi-retraite

    Cette situation concerne de nombreux auto-entrepreneurs qui souhaitent maintenir une activité après leur départ à la retraite. Les règles de cumul varient selon votre situation personnelle.

    Vous pouvez cumuler une activité d'auto-entrepreneur avec une pension de retraite. Ce cumul peut être :

    • Intégral : sans limite de revenus si vous avez l'âge légal de départ à la retraite et tous vos trimestres ;
    • Plafonné : avec des limites de revenus dans les autres cas.

    Attention : les cotisations versées en tant qu'auto-entrepreneur retraité ne vous donnent généralement pas de droits supplémentaires à la retraite.


    Auto-entrepreneur et salarié

    Si vous cumulez une activité salariée et auto-entrepreneur, vous cotisez aux deux régimes. Vous percevrez deux pensions distinctes, mais ne pourrez pas valider plus de 4 trimestres par an au total.

    Calculer votre retraite en tant qu'auto-entrepreneur nécessite de comprendre le fonctionnement des cotisations et la validation des trimestres selon votre chiffre d'affaires. Plus vous déclarez de revenus, plus vous vous constituez des droits pour votre future pension. Chez Harmonie Mutuelle, nous vous accompagnons dans cette démarche et vous proposons des solutions complémentaires pour optimiser votre protection sociale. N'hésitez pas à consulter régulièrement votre relevé de carrière sur le site de l'Assurance retraite ou de la Cipav pour suivre l'évolution de vos droits et anticiper au mieux votre retraite. Tout placement financier comporte un risque de perte en capital.

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    Décompte Sécurité sociale : comment le comprendre lorsqu'on est travailleur indépendant ?

    5 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Savez-vous ce qu’est le décompte de la Sécurité Sociale ? En quelques points on vous dit tout sur ce document essentiel de votre protection santé.

    Comprendre le décompte de la Sécurité Sociale


    Définition et utilité du décompte de la Sécurité Sociale


    Le décompte de la Sécurité Sociale, également connu sous le nom de décompte de prestations du régime obligatoire, est un document essentiel dans le processus de remboursement des frais de santé par l'Assurance Maladie. Pour obtenir un décompte, il suffit de vous rendre en ligne sur votre compte Ameli dans la rubrique “Mes Paiements”.
     


    Les informations contenues dans le décompte de la Sécurité Sociale


    Le décompte est un relevé de remboursement détaillé qui récapitule les remboursements effectués par l'Assurance Maladie pour les actes médicaux engagés par l'assuré. Il permet de connaître le montant pris en charge par l'Assurance Maladie et celui restant à la charge de l'assuré (le ticket modérateur) ou à rembourser par sa complémentaire santé. Se trouvent également sur ce décompte la franchise médicale qui correspond pour chaque acte médical au montant qui ne sera pas remboursé ni par le régime obligatoire ni par la mutuelle. Cette franchise est fixée à 0,50 € par boîte de médicaments et est plafonnée à 50 € par an et par personne.

    Le décompte permet également de récapituler toutes les sommes versées telles que celles versées pour maladie, pour maladie professionnelle ou accident du travail, les pensions en cas d’invalidité et celles versées en cas d’incapacité totale irréversible de travailler.

    La mise à jour de ce décompte est mensuelle c'est-à-dire que vous retrouverez dans votre espace Ameli chaque fois un nouveau décompte. Cela permet d’avoir un suivi de ses dépenses en matière de santé notamment lorsque vous avez avancé des frais et que vous souhaitez le transmettre à votre mutuelle pour vous assurer de leur remboursement.

    Les éléments clés du décompte de la Sécurité Sociale


    La participation forfaitaire et la franchise médicale


    Deux éléments clés du décompte de la Sécurité Sociale : la participation forfaitaire et la franchise médicale

    Une participation forfaitaire est à la charge de l’assuré à chaque consultation ou acte médical, sauf dans le cadre d'une hospitalisation complète d'une ou plusieurs journées à l'hôpital. Cette participation s'applique également à tout acte de radiologie ou de biologie médicale. Elle correspond à 1€ dans la limite de 4€ par jour et par médecin et de 50 € par an et par personne. Cette participation forfaitaire n’est pas remboursée par le régime obligatoire mais peut l'être prise par certaines mutuelles complémentaires.

    La franchise médicale est à la charge de l’assurée pour tout achat de médicament, de soins paramédicaux ou de transports sanitaires. Elle ne concerne évidemment pas les médicaments prescrits, ni les actes paramédicaux effectués lors d'une hospitalisation. Elle ne s'applique pas non plus aux transports d'urgence. Son montant est de :

    • 0,50 € par médicament
    • 0,50 € par acte paramédical dans la limite de 2 € par jour
    • 2 € par transport sanitaire dans la limite de 4 € par jour

    Là encore, la franchise n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale et elle n’est pas non plus remboursée par la mutuelle.
     


    Le taux de remboursement


    C'est une information qui se retrouve sur le décompte de la Sécurité Sociale. Il correspond au taux en % de remboursement appliqué par l’Assurance Maladie pour la prise en charge des frais de santé.

    Il varie en fonction de la nature de l'acte ou du produit de santé. En général, pour les actes médicaux courants, la base de de remboursement du régime obligatoire est de 70%. Cela signifie que la caisse primaire d'Assurance Maladie prend en charge 70% du tarif de base et que les 30% restants, appelés ticket modérateur, sont à la charge de l'assuré ou de sa mutuelle santé. À noter tout de même que le tarif de base ne concerne pas le montant déboursé mais plutôt un montant référentiel fixé par l’Assurance Maladie pour chaque acte médical. 

    Cependant, il convient de noter que certains actes ou médicaments spécifiques peuvent bénéficier d'un taux plus bas. Souscrire une mutuelle complémentaire est alors essentielle car elle permet de prendre en charge une partie voire même la totalité du ticket modérateur. 
     


    Les indemnités journalières


    Sur le décompte de l’Assurance Maladie se trouve aussi le détail des sommes versées à l’assuré en cas d’incapacité temporaire (plus connue sous le nom d'arrêt de travail) ou de congé maternité / paternité. Cette indemnisation permet de pallier l'interruption de votre activité professionnelle pendant votre rétablissement.
    En cas d’arrêt maladie

    • Si l’assuré est salarié, l'indemnité journalière versée par l’assurance maladie est égale à 50 % de son salaire journalier de base.
    • Si l’assuré est travailleur non salarié, l'indemnité journalière est égale à 1/730ème (c’est-à-dire la moitié du revenu annuel moyen des 3 dernières années /365jours) de la moyenne de ses revenus des 3 dernières années.

    Le calcul pour les indemnités en cas de congé maternité ou de congé paternité dépend du type de congé, de la durée, du nombre d'enfants et des revenus de l’assuré. Les travailleurs non salariés, c'est-à-dire les indépendants, ont bien évidemment eux aussi le droit à cette protection sociale puisqu’ils sont soumis au régime général de la Sécurité Sociale. 


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    Les modes de remboursement


    Faire l'avance des frais ou opter pour le tiers payant


    Lorsque l'on bénéficie de remboursements de la Sécurité Sociale, il est important de comprendre le concept du ticket modérateur et de l'avance de frais. Le ticket modérateur représente la part des dépenses de santé restant à la charge de l'assuré après le remboursement de l'Assurance Maladie sur le tarif de base. C’est le montant non remboursé par la Sécurité Sociale qui doit être payé, pris en charge par l’assuré ou sa mutuelle. Le montant du ticket modérateur est présent sur chaque décompte du régime d'Assurance Maladie.

    Lorsqu'un assuré consulte un professionnel de santé ou achète des médicaments, il doit souvent faire l'avance de frais médicaux, c'est-à-dire payer la totalité de la consultation ou du médicament. Par la suite, l’Assurance Maladie réalise le remboursement de la partie obligatoire et l’assuré peut éventuellement demander un remboursement d’une partie ou de l’intégralité du ticket modérateur à sa mutuelle santé.

    Le tiers payant peut être appliqué en fonction des situations et des régimes d'Assurance Maladie spécifiques. Il est important de se renseigner auprès de l'Assurance Maladie pour connaître les modalités de mise en œuvre du tiers payant. Dans le cadre du tiers payant, l'assuré n’a pas à faire l’avance des frais. Il n’aura qu’à régler la partie du ticket modérateur et dans certains cas, s'il dispose d'une mutuelle performante, il peut aussi n’avoir rien à payer. 

     

    La prise en charge des soins


    En résumé, la prise en charge des frais de santé se divise en plusieurs parties : 

    • Un remboursement par l’Assurance Maladie sur la base d’un décompte de prestations du régime obligatoire
    • un reste à charge à l’assuré qui correspond à ce que l’on appelle “Ticket Modérateur”
    • une partie ou la totalité du ticket modérateur pris en charge par la mutuelle de l’assuré suivant le type de remboursements de soins souscrit par son contrat.

    À noter que le décompte de remboursement de la Sécurité Sociale fait foi lorsqu’il est question de demander un remboursement à sa mutuelle santé.

    Comment utiliser sa carte Vitale pour faciliter les remboursements ?


    Les avantages de la carte Vitale


    La carte Vitale offre de nombreux avantages pratiques et simplifie les démarches liées à l'Assurance Maladie. Avec cette carte électronique, d'une utilisation simple, les assurés peuvent bénéficier du tiers payant chez la plupart des professionnels de santé (médecins généralistes, spécialistes, pharmaciens, laboratoires, hôpitaux…). Elle permet de simplifier également les formalités administratives lors des consultations médicales car l’assuré n’a plus besoin de transmettre à sa caisse d’Assurance Maladie la feuille de soin remise par le médecin. Tout se fait automatiquement ce qui permet d’éviter les délais de traitement papier. De plus, elle facilite également l'accès aux droits et aux services en santé, en offrant une meilleure traçabilité des prestations et en permettant une gestion plus efficace du suivi médical. 


    À noter que tous les actes médicaux réalisés avec l’utilisation de la carte Vitale se retrouvent sur le décompte de la Sécurité Sociale, c'est-à-dire sur le décompte du régime obligatoire.


    Comment mettre à jour sa carte Vitale ?


    Si vous êtes dans l’attente d’un paiement et constatez qu’un remboursement prend plus de temps qu’à normal, il se peut que votre carte Vitale ait besoin d’être mise à jour. Pour mettre à jour votre carte Vitale, vous pouvez vous rendre dans une borne de mise à jour disponible dans certaines pharmacies ou dans un point d'accueil de votre caisse d'Assurance Maladie. Cela ne prendra que quelques secondes et le tour sera joué !

    Une fois mise à jour, n’hésitez pas à surveiller régulièrement le décompte de la Sécurité Sociale sur votre espace Ameli, rubrique “Mes paiements”. Cela vous permettra de vous assurer que le remboursement attendu a été mis à jour.
     


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    CET et PERCOL : deux dispositifs sous-utilisés pour optimiser la gestion des jours de repos des salariés de vos clients

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    Fin avril : la période de prise des congés payés touche à sa fin. Légalement, les droits acquis sur l'année passée doivent être soldés avant le 31 mai. En théorie. En pratique, vous le savez : les compteurs ne sont jamais vides. Congés non soldés, RTT qui s’accumulent, jours de repos forfait jours non pris... Ces droits existent, ils sont dus, et pourtant ils dorment.

    La question n'est pas de savoir s'il faut les gérer mais comment ? Car derrière ces jours en attente, il y a deux leviers concrets : sécuriser juridiquement les droits acquis et en faire un outil d'attractivité RH pour vos clients. Le Compte Epargne Temps (CET) et le plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCOL) répondent précisément à ces objectifs. Nous vous proposons de voir comment dans cet article.

    Compte Epargne Temps : mode d'emploi

    Le but premier du dispositif est d’offrir aux salariés la possibilité de disposer d’un capital temps pour faciliter la prise de divers congés : congé sabbatique, congé parental, congé de fin de carrière... Cependant, le CET peut également servir à monétiser du temps de repos en argent, ce qui le rend avantageux sur le plan de l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés. 

    Dans tous les cas, il s’agit toujours d’un dispositif conventionnel (article L3151-1 et suivants du Code du travail) : il doit être mis en place par un accord de branche, un accord d’entreprise ou un accord d’établissement. Une grande souplesse est donc laissée aux entreprises et aux représentants des salariés pour mettre en place des mesures adaptées aux spécificités de chaque entreprise, voire de chaque établissement. 

    Cette souplesse est toutefois encadrée par certaines dispositions d’ordre public inscrites dans le Code du travail, parmi lesquelles nous pouvons citer : 

    • la définition de ce que permet un Compte Épargne-Temps : permettre au salarié d'accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d'une rémunération, immédiate ou différée, en contrepartie des périodes de congé ou de repos non pris ou des sommes qu'il y a affectées.
    • impossibilité d’épargner les 4 premières semaines de congés payés annuels la 5ème semaine de congés payés peut être épargnée mais ne peut pas faire l’objet d’une monétisation : elle doit être utilisée sous forme d’un congé ultérieur mais ne peut pas être convertie en argent pour être payée aux salariés sous la forme d’une indemnité
    • L’obligation pour l’employeur de garantir les droits qui sont épargnés sur le Compte Épargne-Temps. L’idée ici est de faire en sorte que les salariés bénéficient bien des droits épargnés, notamment en cas de faillite de l’entreprise. 

    À côté de ces dispositions légales auxquelles l’accord ne peut pas déroger, les entreprises disposent d’une grande souplesse : 

    1. définition des règles d’alimentation en temps ou en argent : le but est ici d’indiquer quels jours (en plus de la 5ème semaine de congés payés), pourront être affectés au CET. Côté temps, on peut penser aux RTT, aux jours de repos pour les salariés en forfait jours, aux repos compensateurs ou aux congés conventionnels (congés d’ancienneté…). Côté argent, on peut penser aux majorations des heures supplémentaires, au 13ème mois, prime de vacances… cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive
    2. les modalités de gestion du compte, les conditions d’utilisation, de liquidation et de transferts des droits : il est ici question de définir, dans le CET de vos clients, comment les droits sont enregistrés (en jours et/ou en euros), comment est évalué un jour épargné, est-ce que ce jour fait l’objet d’une réévaluation chaque année (par exemple, proportionnellement à l’évolution de la rémunération du salarié).

    Il convient également de déterminer les conditions d’utilisation du CET : est-ce que l’on peut utiliser les jours épargnés en argent ? À quel moment pourra-t-on se faire payer les jours épargnés ? Tous les jours épargnés sont-ils monétisables ? Pour quels types de congés peut-on utiliser les droits épargnés ? 

    Vous le voyez, les questions sont nombreuses et l’on peut vraiment faire preuve d’une grande créativité et trouver un équilibre entre les besoins de vos clients et de leurs salariés.

    1. dispositif d’assurance et de garantie des droits excédant le plafond d’assurance de l’AGS : l’assurance de garantie des salaires (AGS) garantie les droits affectés au CET dans la limite de six fois le plafond annuel de sécurité sociale (92 736 euros en 2024). Pour les droits excédant ce montant, l’accord détermine les conditions de garanties financières (prises auprès d’une banque, d’une compagnie d’assurance, d’une société de caution mutuelle…)
    2. utilisation pour alimenter un plan d’épargne entreprise (PEE) : les droits épargnés au sein du CET peuvent aussi alimenter un plan d’épargne d’entreprise s’il existe. Cela peut ainsi permettre aux salariés de placer l’argent épargné sur les supports financiers disponibles au sein du PEE et espérer ainsi obtenir des intérêts composés sur les sommes placées.
    3. utilisation pour contribuer au financement de prestations retraite supplémentaire : à côté du PEE, il est aussi possible de placer les droits épargnés au sein du CET sur un PERCOL. Ce type de placement est particulièrement intéressant car, contrairement aux autres cas d’utilisation, l’épargne des jours du CET sur le PERCOL permet une exonération totale d’impôt sur le revenu et, dans une moindre mesure, une exonération partielle de cotisations de sécurité sociale.

    Dans l’infographie ci-dessous, nous vous proposons une vue synthétique du fonctionnement du CET.

    règles de fonctionnement du compte épargne temps

    Vous l’aurez compris, l’accord collectif joue une place centrale dans la mise en œuvre du CET. Or, pour mettre en place un tel accord, il est nécessaire d’avoir des partenaires pour négocier au sein de l’entreprise. Et ce n’est pas toujours chose aisée au sein des TPE/PME. 

    Aussi, pour favoriser tout de même la mise en œuvre de ce dispositif dans les plus petites structures, certaines branches ont négocié elles-mêmes sur le sujet. C’est le cas par exemple de la Convention Collective du Commerce de gros (IDCC 573) qui laisse la possibilité aux entreprises relevant de cette branche de mettre en place un CET "par décision de l'employeur après consultation du comité d'entreprise ou des délégués du personnel et en leur absence, après information des salariés".

    Cet accord de branche fixe par ailleurs les grands principes devant encadrer le fonctionnement du CET, en prévoyant par exemple les modalités d’alimentation. 

    Ce CET peut ainsi être alimenté par les jours suivants :

    • le report de la cinquième semaine de congés payés ;
    • le report du congé principal légal dans la limite de 10 jours ouvrables par an ;
    • le repos compensateur des heures supplémentaires remplaçant leur paiement ;
    • tout ou partie de l'intéressement des salariés
    • les primes prévues par convention collective, hors salaire, quelles qu'en soient la nature et la périodicité ;
    • le report de la moitié des jours RTT acquis…

    Il peut donc être tout à fait pertinent d’analyser les règles conventionnelles applicables en la matière qui pourraient faciliter la mise en œuvre du dispositif chez vos clients.

    À défaut de CET ou en complément de ce dernier, il est aussi opportun d’envisager l’épargne des jours de repos non pris sur un PERCOL.

    Améliorer sa retraite grâce aux jours de repos non pris

    À l’heure où les salariés français s’inquiètent sur le devenir des systèmes de retraite et le montant des pensions dont ils bénéficieront, proposer des dispositifs favorisant l’épargne retraite constitue une opportunité à étudier. 


    En entreprise, le support de référence est le PERCOL. S’il est souvent mis en place en complément d’un accord d’intéressement et/ou de participation, il peut également s’avérer utile pour l’épargne des jours de repos non pris.

    Le PERCOL peut intervenir dans deux configurations distinctes selon que l'entreprise dispose ou non d'un CET.

    Lorsqu’un CET existe, les sommes qui y sont épargnées peuvent ensuite être transférées, en tout ou partie, sur le PERCOL. Les jours sont alors monétisés et placés sur les supports du PERCOL. Ils viennent ainsi constituer un capital retraite pour les salariés bénéficiaires

    Lorsque l’entreprise ne dispose pas de CET, les jours de repos non pris par les salariés peuvent directement être placés sur le PERCOL (article L3334-8 du Code du travail), dans la limite de 10 jours par an. Notons que dans ce second cas, la cinquième semaine de congés payés pourra faire l’objet d’une monétisation, les quatre autres semaines de congés payés devant être prises de manière effective.

    Quelle incidence financière pour vos clients et leurs salariés ?

    Que votre client dispose d’un CET ou non, les jours monétisés sur le PERCOL seront exonérés de cotisations de Sécurité sociale pour le salarié, comme pour l’employeur (article L242-4-3 du Code de la Sécurité sociale).

    En outre, les salariés bénéficient également d’une exonération d’impôt sur le capital retraite ainsi constitué (article 81, 18° - b du Code général des impôts).

    Pour illustrer concrètement ce que cela peut représenter, nous avons simulé le gain journalier entre un jour de RTT pris en compensation d’une absence ou d’une monétisation via CET et de son versement sur un PERCO (après affectation préalable ou non sur CET), pour un salaire de 3500 euros brut mensuel.

    quels avantages à monétiser des jours de repos sur son PERCOL ?

    Ces éléments ne tiennent pas compte des plus-values potentielles que le salarié réalisera grâce au placement des jours ainsi monétisés. Il ne s’agit par ailleurs que d’un exemple ; l’attrait du dispositif sera d’autant plus important pour les salariés bénéficiant d’un impôt élevé.

    Ce dispositif est cependant relativement méconnu. Il est donc utile d’en informer vos clients en l’aidant à communiquer en interne sur les avantages de ce dernier. À défaut, il est peu probable que les salariés utilisent spontanément ce mécanisme (si un PERCOL existe déjà).

    Ce qu'il faut retenir

    La gestion des jours de repos non pris n'est pas qu’un sujet de conformité. C'est aussi un choix de politique RH et souvent une opportunité manquée. Soit ces jours s'évaporent au 31 mai, soit ils deviennent un levier concret : capital retraite pour les salariés, attractivité pour vos clients.

    Le premier réflexe à avoir : vérifier si un PERCOL existe déjà chez vos clients. Sans CET, quelques jours de repos non pris par an suffisent pour activer le mécanisme, c'est souvent le point d'entrée le plus rapide. Et si la convention collective prévoit un CET de branche, la mise en œuvre est probablement plus simple qu'ils ne l'imaginent.

    C'est précisément sur ces sujets qu'Harmonie Mutuelle accompagne les cabinets et leurs clients : diagnostic de l'existant, conception du dispositif adapté, mise en œuvre et suivi dans la durée. Pour vous conseiller au mieux sur ces thématiques, prenez contact avec un spécialiste Harmonie Mutuelle.

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