Loi anti-fraude : ce qui change pour les employeurs
En 2025, 37 % des salariés ont été absents au moins une fois, contre 33 % en 2024(1). Un niveau d’absentéisme qui rappelle combien il est nécessaire, pour les entreprises, d’agir en amont sur les risques professionnels et la santé au travail. La loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales du 25 juin 2026 accentue cette exigence de prévention, en renforçant les contrôles et l’encadrement des arrêts de travail. DUERP, arrêts maladie, échanges avec les organismes complémentaires : tour d’horizon des principales mesures à connaître.
DUERP : des sanctions renforcées
Arrêts maladie : un encadrement plus strict
- Depuis le 27 juin 2026, un arrêt maladie prescrit à distance en télémédecine ne peut, sauf exceptions, faire l'objet que d'un seul renouvellement.
- Autre évolution sur la contre-visite médicale : l'employeur qui verse un maintien de salaire peut la faire réaliser, et interrompre ce maintien si l'arrêt est jugé injustifié ou si le contrôle est rendu impossible du fait du salarié. En parallèle, le service du contrôle médical doit motiver par écrit sa décision lorsqu'il ne suit pas l'avis du médecin mandaté.
- À compter du 1er septembre 2026, les médecins devront par ailleurs justifier le motif de l’arrêt prescrit par écrit auprès de l’Assurance maladie. L’objectif ? Améliorer la traçabilité des prescriptions.