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    PLFSS 2025 : quels impacts pour les entreprises ?

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    Lundi 10 février 2025, le Gouvernement a engagé sa responsabilité en proposant l’adoption, par la procédure de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, de la troisième partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2025. Bien qu’une motion de censure ait été déposée, celle-ci n’a pas obtenu de vote majoritaire. Sauf énorme surprise, nous connaissons désormais les grandes nouveautés de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025.

    Dans cet article, nous vous proposons de revenir sur les mesures principales et sur leur incidence financière pour vos clients.

    Exonération de cotisations patronales : pourquoi certains salaires vont coûter plus cher aux entreprises ?

    En octobre 2023, la Première ministre Elisabeth Borne avait confié aux économistes Antoine Bozio et Étienne Wasmer une mission visant à analyser l’articulation entre les salaires, le coût du travail, la prime d’activité et son effet sur l’emploi. L’un des enjeux majeurs était de lutter contre la « smicardisation », un phénomène en forte progression : en 2021, 12 % des actifs étaient rémunérés au SMIC, contre 17 % en 2023. 

    Cette augmentation s'explique principalement par trois facteurs : 

    • Une hausse rapide du SMIC, alimentée par une inflation élevée depuis début 2022.
    • Des branches professionnelles qui peinent à ajuster leurs grilles salariales au même rythme que l’évolution du SMIC, ce qui entraîne des minima conventionnels inférieurs au salaire minimum légal.
    • Un système d’exonérations patronales maximales au niveau du SMIC, qui limite l’incitation des employeurs à augmenter les salaires (nous y reviendrons plus loin).

    Résultat : non seulement les entreprises hésitent à revaloriser les salaires, mais ce mécanisme pèse aussi lourdement sur les finances publiques en augmentant le coût des exonérations.

    Dans leur rapport, Antoine Bozio et Étienne Wasmer ont proposé de revoir la structure des exonérations de cotisations patronales, en réduisant leur attractivité pour les salaires au niveau du SMIC et en les renforçant pour les rémunérations intermédiaires. Ces recommandations ont été partiellement intégrées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), mais les débats parlementaires et les ajustements politiques les ont considérablement modifiées.

    Pour mieux comprendre ces évolutions, intéressons-nous d’abord au mode de calcul actuel des contributions patronales sur les salaires. Voici un schéma explicatif :

    évolution du taux de contribution patronale

    Ce dernier modélise l’évolution du taux de contributions patronales en fonction de l’évolution du salaire, pour une TPE (ce taux varie aussi en fonction du seuil d’effectifs de l’entreprise mais nous ne l’évoquerons pas ici).

    Regardons donc les différents niveaux actuels :

    Niveau 1️⃣- salaires compris entre 1 et 1,6 fois le SMIC : sur cette tranche de revenu brut, l’entreprise bénéficie de la réduction générale de cotisations patronales (autrefois nommée réduction Fillon). Par le biais de ce mécanisme, plus le salaire brut est proche du SMIC, plus le taux de la réduction de cotisations est élevé, ce qui se traduit par un faible niveau de contributions patronales.

    Cette réduction de cotisations est progressive comme le montre le graphique. Au niveau du SMIC, l’entreprise supporte les taxes d’apprentissage et de formation professionnelle, une partie de la cotisation AT/MP (pour la part supérieure à 0,46% du salaire brut), ainsi que les cotisations AGS et les contributions aux régimes de prévoyance et de frais de santé. Puis, à mesure que le salaire augmente, elle supportera une quote-part des autres contributions que nous avons listées précédemment jusqu’à les supporter intégralement lorsque la rémunération atteindra le niveau de 1,6 fois le SMIC.

    Pour déterminer le taux de réduction applicable, on utilise la formule suivante (pour les entreprises de moins de 50 salariés) : (0,3194/0,6) x [(1,6 x SMIC / rémunération annuelle brute du salarié -1]

    Niveau 2️⃣- les salaires compris entre 1,6 fois et 2,5 fois le SMIC (valeur à fin 2023) : sur cette tranche, aucune réduction générale de cotisations patronales n’est due. Cependant, l’entreprise ne supporte ni complément de cotisations d’assurance maladie (+6%), ni complément de cotisations allocations familiales (+ 1,8%). Le taux de contributions global tournera autour de 35 % auquel il faudra ajouter les coûts de mutuelle et de prévoyance.

    Niveau 3️⃣- les salaires compris entre 2,5 et 3,5 fois le SMIC (valeur à fin 2023) : sur cette tranche, on intègre les mêmes cotisations qu’au niveau 2, en ajoutant le complément de cotisations assurance maladie. Ce point est particulièrement important : lorsque le salaire brut d’un salarié va franchir le seuil de 4368 euros bruts, l’entreprise va supporter 6 % de contributions patronales en plus sur l’ensemble du salaire: le franchissement de ce seuil représente à lui seul un surcoût annuel de charges patronales de plus de 3000 euros.

    Niveau 4️⃣ - les salaires supérieurs à 3,5 fois le SMIC (et inférieurs à 8 fois le plafond de Sécurité sociale) : les cotisations applicables sur cette tranche seront identiques à celles du niveau 3. Nous y ajouterons cependant un complément de cotisations allocations familiales de 1,8%. Le mécanisme est le même que celui du niveau 3. Le surcoût lié à ce franchissement de seuil sera de 1 320 euros pour l’entreprise.

    Comment le PLFSS 2025 va impacter les seuils ?

    Le texte prévoit d’abaisser les seuils des niveaux 3 et 4 précédemment décrits.

    Baisse du seuil d’assujettissement du complément maladie : concrètement, le complément maladie sera désormais dû pour tous les salaires supérieurs à 2,25 SMIC (SMIC, pris à sa valeur de décembre 2023).

    Cela veut donc dire que tous les salaires compris entre 3931 et 4368 euros bruts (en moyenne mensuelle pour un temps complet) se verront appliquer 6 points de contributions patronales supplémentaires. Soit un surcoût par salarié compris entre 2830 et 3144 euros par an.

    Baisse du seuil d’assujettissement du complément allocations familiales : le seuil de 3,5 SMIC sera abaissé à 3,3 SMIC. Cela signifie donc que les rémunérations brutes mensuelles moyennes comprises entre 5765 et 6115 euros bruts se verront appliquer 1,8 point de contributions patronales supplémentaires, soit environ 1200 à 1300 euros de surcoût par salarié concerné par an.

    Nous vous proposons une synthèse de ces évolutions dans la présente infographie :

    PLFSS 2025 quels impacts sur la masse salariale

    Ces mesures touchent donc plus particulièrement les populations cadres des entreprises. Cependant, il ne s’agit là que d’une première étape. Les exonérations de contributions patronales restent particulièrement coûteuses pour les finances publiques françaises. Il ne serait donc pas impossible de voir ces seuils encore abaissés en 2026. C’était d’ailleurs ce qui était initialement annoncé lors de la présentation du PLFSS 2025 en octobre 2024. Le coût de la masse salariale de vos clients est donc encore susceptible d’évoluer.


    Prime de partage de la valeur : pourquoi le dispositif va perdre de son attractivité ?

    Si la PPV disposait jusqu’à présent d’un régime de faveur, elle risque de perdre de son attrait pour de nombreuses entreprises.

    Pour quelles raisons ?

    Actuellement, pour calculer les exonérations de cotisations patronales, on prend en compte l’ensemble des rémunérations brutes du salarié. Plus la rémunération est basse, plus l’entreprise bénéficie d'exonérations importantes.

    Pour optimiser ces exonérations, les entreprises ont donc tout intérêt à verser des compléments de salaire via des dispositifs qui ne sont pas intégrés dans le calcul des exonérations patronales. Ainsi, les salariés perçoivent un revenu supplémentaire sans que cela n'affecte les exonérations de l'entreprise. La prime de partage de la valeur (PPV) est l'un de ces dispositifs.

    En 2023, plus de 5,3 milliards d’euros de PPV ont été distribués, sans impacter le montant des exonérations patronales. Mais l’article 6 du PLFSS 2025 inclut désormais cette prime dans l’assiette de calcul des exonérations patronales.

    Concrètement, qu'est-ce que cela change ?

    Inclure la PPV dans l’assiette de calcul des exonérations patronales a une incidence sur le montant des exonérations dont l’entreprise pourra bénéficier.

    Dans quelles proportions ?

    Prenons l'exemple d'une prime de 800 euros versée à un salarié au SMIC. L’impact pour l’entreprise se traduirait par une diminution des exonérations de 426 euros, comme l'illustre l’infographie ci-dessous.

    impact de la PVV sur le taux de contribution patronale pour un SMIC en 2025

    L'intégration de la PPV dans l'assiette de calcul des exonérations revient donc indirectement à l'assujettir à contributions patronales, tout du moins pour les salaires bénéficiant d’exonérations générales de cotisations, c’est-à-dire ceux situés entre 1 et 1,6 fois le SMIC (soit entre 1802 et 2883 euros bruts pour un temps plein).

    Face à ce constat, il serait pertinent d’envisager d’autres dispositifs de partage de la valeur, comme l’intéressement ou la participation dont le régime fiscal et social n’a pas été modifié.

    Attention donc à bien mesurer le coût de la distribution d’une PPV pour vos clients sous peine d’avoir de mauvaises surprises quant au coût global de la masse salariale.

    Baisse des aides à l'apprentissage : quel impact pour l'entreprise ?

    Dans un récent communiqué de presse, le Ministère du Travail indiquait qu’un décret à paraître fixerait le montant des nouvelles aides à l’apprentissage pour l’année 2025.

    Même si ce dernier n’est pas encore publié à l’heure où cet article est rédigé, les nouvelles règles ne devraient plus évoluer.

    Pour 2025, les aides à l’apprentissage devraient donc être les suivantes :

    • Pour les PME et TPE : une aide pouvant atteindre 5 000 € par apprenti
    • Pour les entreprises de plus de 250 salariés : une aide limitée à 2 000 € par apprenti
    • Pour les apprentis en situation de handicap : une aide renforcée à 6 000 €

    Des précisions restent à apporter quant au fait de savoir si tous les diplômes préparés par l’apprenti permettent d’avoir le montant de l’aide maximale ou si cette dernière sera moins importante pour les diplômes les plus élevés.

    Outre ce point, l’article 7 du PLFSS 2025 aura également une incidence sur le montant du salaire perçu par certains apprentis. En effet, à compter de 2025, la part de rémunération de l’apprenti supérieure à 50 % du SMIC, sera soumise à la CSG/CRDS.

    Jusqu'à présent, ces revenus étaient entièrement exonérés, ce qui va se traduire par une diminution directe du pouvoir d'achat pour les apprentis concernés. Cette mesure entraînera une baisse de pouvoir d’achat d’environ 10 euros par tranche de 100 euros de salaire brut au-delà de 50 % du SMIC.

    Anticiper et optimiser : un enjeu clé pour les entreprises

    Face à ces évolutions réglementaires et aux impacts qu’elles peuvent avoir sur la masse salariale des entreprises, adopter une approche proactive dans l’ajustement de sa politique de rémunération devient essentiel. Avec l’augmentation du coût du travail sur certaines tranches de salaire, il est opportun d’explorer des solutions alternatives telles que l’épargne salariale dont le régime fiscal et social reste particulièrement attractif.

    Pour vous accompagner dans ces choix stratégiques, Harmonie Mutuelle met à votre disposition un simulateur qui vous permet d’évaluer l’impact financier des différentes options de partage de la valeur et d’épargne salariale. Un outil précieux pour sécuriser vos décisions et piloter efficacement votre stratégie RH et financière.


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    Trophées 2022 PME : Réussir avec le numérique

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    Vous dirigez une TPE, une PME ou une ETI et vous mettez à profit le numérique pour conquérir de nouveaux marchés, améliorer le fonctionnement de votre entreprise, vous faire connaître ou favoriser l’inclusion des personnes éloignées de l’emploi ?

    Candidatez aux Trophées de la CPME.

    Les trophées 2022 PME c'est quoi ?

    Organisés par la CPME en partenariat avec, Meta, AG2R La Mondiale, le Groupe VYV Harmonie Mutuelle, l'AFNIC, France Num, la fédération CINOV et la fédération EBEN, les Trophées 2022 PME récompense les dirigeants de TPE, PME et ETI qui utilisent le numérique pour :

    • accélérer le développement de leur entreprise,
    • se faire connaitre ou améliorer leur notoriété,
    • mettre en place des actions RH, 
    • favoriser l'inclusion.

    Les lauréats pourront donc tenter de gagner la somme de 7 000 € pour poursuivre l'indispensable digitalisation de leur entreprise !

    Appel à candidatures 2022 : les 3 étapes

    Étape 1 : Concourir à l'un des 4 prix décerné en 2022

    • Le numérique, accélérateur de développement : vous avez augmenté votre chiffre d’affaires via une solution numérique
    • Le numérique pour la notoriété : vous vous êtes fait connaître ou vous avez amélioré votre visibilité grâce à une présence digital
    • Le numérique, vecteur d'inclusion : vous avez favorisé l’inclusion de personnes éloignées de l’emploi par le biais du numérique
    • Le numérique pour les RH : vous avez mis en place un accompagnement de vos salariés, un développement de compétences, un recrutement ou une formation grâce à des outils numériques

    L'appel à candidature est ouvert jusqu'au 19 juin 2022.

     

    Étape 2 : Pré-sélection des candidats par le jury

    • Le jury des Trophées se réunira en juillet pour pré-sélectionner jusqu'à trois candidats par prix.
    • Ensuite, une vidéo de chaque entrepreneur pré-sélectionné sera tournée, présentant sa démarche et sera massivement diffusée à travers un sondage sur Facebook à la fin de l'été.

     

    Étape 3 : Événement de remise des prix

    Précédée d'une keynote sur la cybersécurité qui distillera des conseils experts aux chefs d'entreprise, la remise des prix aux 4 lauréats 2022 se tiendra en présence de François Asselin, des partenaires 2022 et d'invités prestigieux.

    Save the date !
    Rendez-vous le 21 septembre de 17h30 à 20h00 à la CPME
    . L'événement sera retransmis en digital.

    Entrepreneurs : comment candidater ?

    Rien de plus simple ! Téléchargez le règlement du concours et le dossier de candidature et renvoyez-le dûment renseigné avant le dimanche 19 juin 2022 minuit :

    • par mail à : mseateun@cpme.fr
    • ou par courrier à : CPME - Trophées 2022 PME, réussir avec le numérique - 8/10 terrasse Bellini - 92806 Puteaux cedex

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    Qu'est-ce que l'invalidité permanente (IPP, IPT, PTIA) ?

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    En tant qu'entrepreneur, vous êtes comme chacun exposé à des risques d'invalidité. Quels sont ces risques ? Comment sont-ils pris en charge par l’Assurance Maladie ? Nous savons que votre santé est la clef de voûte de votre vie d'entrepreneur, c'est pourquoi Harmonie Mutuelle accompagne votre réflexion sur l'intérêt à bien vous protéger.

    L'invalidité au sens de la Sécurité sociale

    Au sens de la Sécurité sociale, une personne est considérée comme invalide si, après un accident ou une maladie :

    • La capacité de travail (ou de gain) est réduite d'au moins 2/3
    • Cette personne ne peut plus se procurer, par une profession quelconque, un salaire supérieur au 1/3 de la rémunération normale des travailleurs de la même catégorie dans la même région 

     

    La notion d'invalidité se distingue de celle d'incapacité par son caractère irréversible : l'individu est reconnu invalide de manière permanente.

    Si un individu est déclaré invalide, la Sécurité sociale verse une pension selon la catégorie d’invalidité et le niveau de revenu. Cependant, la pension versée par la Sécurité sociale est souvent insuffisante pour maintenir le niveau de revenu. Un contrat de prévoyance complémentaire permet donc de se protéger en cas d'invalidité, afin de compléter la pension pour maintenir le niveau de revenu à 100%.

    Les 3 types d'invalidité

    • INVALIDITÉ DE CATÉGORIE 1

      Invalides capables d'exercer une activité professionnelle rémunérée. On parle généralement d'Invalidité Permanente Partielle (IPP), qui correspond à un taux d’invalidité compris entre 33% et 66%.

    • INVALIDITÉ DE CATÉGORIE 2

      Invalides incapables d'exercer une activité professionnelle rémunérée. On parle généralement d'Invalidité Permanente Totale (IPT), qui correspond à un taux d’invalidité supérieur à 66%.

    • INVALIDITÉ DE CATÉGORIE 3

      Invalides incapables d'exercer une activité professionnelle rémunérée et dont l'état nécessite l'assistance d'un tierce personne pour assurer les actes de la vie quotidienne. On parle généralement de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA).

    Les prestations maximum de la Sécurité sociale

    La pension d’invalidité a pour objet de compenser la perte de revenu qui résulte de la réduction de la capacité de travail. Son montant dépend du niveau de revenu et de la catégorie d'invalidité qui est attribuée. 

    Au 1er janvier 2021 :

    • Invalidité catégorie 1 : 30 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 029,43 €/mois.

    • Invalidité catégorie 2 : 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 714€/mois.

    • Invalidité catégorie 3 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité + prestation complémentaire pour recours à une tierce personne, plafonné à 1 714 €/mois + 1 126,41 €/mois.

    Ces prestations sont attribuées jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite.


    Depuis le 1er janvier 2020, pour les personnes ayant exercé simultanément une activité de travailleur indépendant et une activité salariée, l’étude de la pension d’invalidité se fait sur l’activité où la durée d’assurance est la plus longue. Si elles sont identiques, elle se calcule sur l’activité où les cotisations versées au titre des revenus d’activité sont les plus élevées (le calcul se fait sur les 10 meilleures années dans les deux régimes).

    Les conditions d'attribution des pensions

    Le versement des prestations est soumis à certaines conditions :

    • Ne pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite, sauf en cas de cumul avec une activité professionnelle.

    • Être affilié depuis au moins 1 an au régime invalidité-décès spécifique aux indépendants (RID).

    • Être à jour de toutes les cotisations dues.

    • Ne pas bénéficier d'une retraite anticipée d'un autre régime (agricole).

    • Ne pas bénéficier d'un avantage invalidité servi par un autre régime pour la même invalidité (sauf cause différente ou aggravation).

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    L'incapacité au sens de la Sécurité sociale

    La Sécurité sociale définit l'incapacité comme un état qui fait suite à un accident ou à une maladie, qui rend l'individu inapte à exercer sa profession de façon temporaire.

    Cette incapacité est évaluée selon un pourcentage :

    • Pour un taux compris entre 1% et 99%, on parle d'Incapacité Temporaire Partielle (ITP).
    • Pour un taux de 100%, on parle d'Incapacité Temporaire Totale (ITT).

    Ce taux peut être modifié en fonction de l'évolution de l'état de santé de l'assuré.

    La notion d'incapacité se distingue de celle d'invalidité par son caractère temporaire.

    Si un individu est déclaré en incapacité, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières. Cependant, les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale sont souvent insuffisantes pour maintenir le niveau de revenu. Un contrat de prévoyance complémentaire permet donc de se protéger en cas d'incapacité, afin de maintenir le niveau de revenu à 100%.

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    • De la nature de la maladie ou de l’accident
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    Les Ressources humaines, un nouveau métier pour les experts-comptables

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    S’il y a encore cinq ans, un bon salaire restait l’argument le plus convaincant pour motiver les candidats et fidéliser les salariés, les choses semblent avoir évolué. Le tiercé gagnant repose désormais sur l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle, des opportunités en termes de formation et des conditions de travail avantageuses.

    Afin de répondre aux besoins de leurs clients, de plus en plus de cabinets d’expertise comptable proposent la mise à disposition de personnel et/ou de fonctions RH pour aider au recrutement de personnel.

    Découvrez comment conseiller au mieux vos clients entrepreneurs.

    Actualités RH dans les TPE

    Au total, 7 métiers sur 10 sont en tension forte ou très forte en 2021, selon des données publiées par la Dares (la direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques) en septembre 2022.

    Un constat qui se traduit par la hausse du taux d’emplois vacants au sein des sociétés de plus de 10 personnes. L’indicateur est en effet passé de moins de 1% en 2016 à 2,4 % au troisième trimestre 2022, soit plus de 364 000 postes à pourvoir.
    Ce phénomène de tension continue à s’accentuer lorsqu’on sait qu’2023, 61% des recrutements sont jugés « difficiles » contre 57,9 % en 2022.(Etude BOM, besoin en main d’oeuvre / Pôle emploi 2023)

    Rythmé par les crises, le rapport au travail est bousculé pour l’ensemble des candidats et salariés, challengé par de nouvelles attentes et aspirations.

    Les collaborateurs sont devenus plus exigeants sur leur rémunération et leur condition de travail. Ils ne souhaitent plus travailler comme avant (horaires, temps de trajet) et délaissent les métiers peu attractifs, et à faible valeur ajoutée.

    Des chefs d’entreprise en attente de conseils

    Selon une enquête réalisée par le Réseau Entreprendre avec Opinionway (Etude Cegid-Opnionway Février 2020), plus de la moitié des dirigeants (54%) considèrent être insuffisamment entourés dans leurs prises de décisions. Ils souhaitent en effet bénéficier de conseils et d’accompagnement, notamment dans le domaine de la gestion opérationnelle.

    Afin de répondre aux besoins de leurs clients, de plus en plus de cabinets d’expertise comptable proposent la mise à disposition de personnel et/ou de fonctions RH pour aider au recrutement de personnel. Cette tendance se traduit par une mutation des métiers et une évolution des compétences et des expertises au sein même des cabinets. Les effectifs dédiés au recrutement, à la qualité de vie au travail ou la conduite du changement devraient ainsi progresser sensiblement au cours des prochaines années.

    Des conditions de travail compétitives

    Ces nouvelles missions indispensables aux besoins des clients des experts-comptables doivent tenir compte de deux facteurs principaux. Pour fidéliser durablement ses collaborateurs, il est nécessaire de travailler à la fois sur la rémunération et sur les conditions de travail.

    Sur le premier point, il est important de proposer des avantages sociaux en plus des éléments de rémunération. Les employeurs peuvent par ailleurs augmenter l’engagement de leurs équipes en accordant une rémunération variable (primes sur objectif, variable/commission sur le portefeuille, participation/intéressement…) ou des avantages en nature pour récompenser les performances individuelles ou collectives -abonnement dans des salles de sport, place de concert, carte cadeau, chèque vacances…-.

    Ce qui va également attirer les talents et les profils rares, ce sont ces petits plus et des services attractifs qui vont leur faciliter la vie comme la conciergerie, des services de restauration en click&collect ou encore des tickets restaurants.

    L’environnement de travail, un critère déterminant

    L’attractivité est aussi liée à l’agilité dont l’entreprise peut faire preuve afin de répondre aux attentes individuelles. Les horaires à la carte ou encore le télétravail sont aujourd’hui des incontournables.   L’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle se positionne comme première priorité-post-crise pour 66% des salariés, selon le baromètre des nouvelles préférences salariés publié en mai 2021 par JLL, une société spécialisée dans les services immobiliers.

    Les jeunes sont particulièrement regardants et attentifs à ces critères et l’aménagement des temps personnel et professionnel. Un télétravail de deux à trois jours par semaine offre au salarié un rythme de travail équilibré et lui permet de gagner en souplesse en limitant les temps de trajets et de transports en commun.

    Des valeurs et un parcours de développement efficace

    Il est par ailleurs clair que les collaborateurs, et principalement les nouvelles générations, veulent se reconnaître dans les valeurs de l’entreprise et attendent d’elle un alignement entre les discours et les actes.

    Pour être la plus authentique et sincère possible, une démarche RSE doit être intégrée dans une dynamique d’amélioration continue et faire partie des pratiques au quotidien.

    L’apprentissage de nouvelles compétences associé à des perspectives de carrière claires avec des formations à la clé sont également de véritables leviers de motivation.

    Ces parcours d’évolution à la carte, qui peuvent porter sur le développement des compétences techniques, mais aussi sur le développement des soft skills, clés aujourd’hui pour favoriser l’intégration et la montée en puissance sur un poste donné, permettent de booster l’employabilité des équipes.

    La fidélisation par la protection sociale

    Les salariés évaluent enfin les avantages proposés en matière de protection sociale.

    Au-delà de la couverture des frais de santé, ils souhaitent être protégés et protéger leur famille face aux aléas de la vie pouvant générer arrêt de travail, incapacité, invalidité, décès.

    Si la mutuelle permet de couvrir les dépenses de santé courante du collaborateur (consultations médicales, hospitalisation, frais d'optique et dentaire...), la prévoyance le prémunit contre les risques majeurs (décès, incapacité de travail, invalidité).

    En ce sens, ces deux dispositifs sont complémentaires et permettent de garantir aux équipes une couverture complète et efficace.

    La rémunération et la motivation des collaborateurs de l'entreprise ne passe pas donc plus uniquement par le salaire, mais bien par la construction intelligente d'un package de rémunération complet, d’un parcours de formation, d’un environnement de travail, offrant à une catégorie de salariés donnée, la réponse aux attentes qu'elle peut avoir.

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      Santé, sport : les nouveaux enjeux RH des TPE

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      Le succès des évènements sportifs de cet été 2024 a été au rendez-vous et a démontré une vraie ferveur du public français autour du sport. Facteur de lien social, de motivation et de bien-être, le sport a finalement tout pour séduire ! Les entreprises auraient donc tout intérêt à s’inspirer de cet engouement et réfléchir à la mise en œuvre d'actions favorisant le bien-être et la santé des salariés.

      Mais est-ce bien le rôle d’une entreprise de se préoccuper de la santé de ses salariés ? Les chefs d’entreprises de TPE/PME ont déjà suffisamment de sujets à traiter pour se préoccuper également de la santé de leurs collaborateurs ! Certes, mais ne pas agir en la matière, c’est courir le risque de subir demain les conséquences humaines et financières de la dégradation de leur santé. La santé des salariés est non seulement un enjeu de conformité légale, mais aussi un levier stratégique pour la pérennité et la performance de l’entreprise. Investir dans la santé des salariés peut donc avoir des retours significatifs, tant en termes de productivité que de fidélisation des employés.

      La santé en entreprise : un enjeu à l’impact financier croissant

      Ces cinq dernières années, les arrêts maladie ont augmenté de manière très significative au sein des entreprises.

      Les infections liées à la Covid-19 n’ont pas été étrangères à ce constat, mais elles n’expliquent pas, à elles seules, la tendance de fond.

      Preuve de l’ampleur du sujet, la Cour des comptes a récemment sonné l’alarme dans son rapport sur les comptes de la Sécurité Sociale 2023 en invitant à prendre des mesures de réduction des prestations pour rétablir l’équilibre de la branche maladie.

      L’augmentation du délai de carence dans le cadre du versement des IJSS est l’une des propositions avancées : actuellement de 3 jours, ce dernier pourrait être porté à une semaine.

      Dans ce cas, seuls les régimes conventionnels viendraient indemniser les salariés absents conformément aux règles définies par les conventions collectives de branche (les entreprises devant s’aligner, a minima, sur les garanties prévues par la branche).

      Même sans cette mesure (qui n’est pour l’heure qu’une recommandation), la répétition des arrêts maladie, notamment de courte durée, coûte très cher aux entreprises.

      En effet, dans de telles situations, c’est souvent l’entreprise qui doit indemniser le collaborateur durant son arrêt de travail, conformément aux règles définies par la convention collective ou l’accord d’entreprise. Pour illustrer le point, nous vous proposons l’infographie relative au coût du maintien de salaire d’un salarié cadre gagnant 3500 euros / mois et étant absent 3 jours.

      INFOGRAPHIE MAINTINE DE SALAIRE ARRET MALADIE

      On pourrait être tenté de se dire que 3 jours, c’est peu, mais c’est la récurrence de ces arrêts, même de courte durée, qui finit par peser lourdement sur les finances de l’entreprise.

      Mais le maintien du salaire d’un collaborateur absent n’est pas le seul coût auquel l’entreprise doit faire face. L’absentéisme peut entraîner des dépenses supplémentaires, directes ou indirectes, sur un grand nombre d’aspects, notamment :

      • Le remplacement éventuel du salarié absent par l’embauche d’un CDD ou d’un intérimaire.
      • Les heures supplémentaires effectuées par les équipes internes pour compenser l’absence du salarié non remplacé.
      • La hausse des cotisations du régime de prévoyance lorsque ce dernier doit indemniser un nombre important d’absences de longue durée.
      • La hausse des cotisations de la mutuelle liée à une augmentation de la consommation des dépenses de santé.
      •  

      L’infographie ci-dessous permet de synthétiser de manière visuelle l’ensemble des points évoqués :

      INFOGRAPHIE ABSENTEISME

      Une évaluation précise de ces coûts au sein de chaque entreprise est essentielle pour mieux faire comprendre aux dirigeants l’enjeu financier de la santé des salariés. Une fois cet enjeu identifié, il devient intéressant de mettre en place des actions pour réduire ces coûts. Parmi les pistes à envisager, la promotion de l’activité physique et de la prévention sont particulièrement prometteuses.

      Sport et conditions de travail : comment l’entreprise peut agir efficacement pour améliorer la santé de ses collaborateurs ?

      Parler bien-être et santé au travail peut rapidement passer pour de la poudre aux yeux si le sujet n’est pas incarné par des actions concrètes ayant des impacts durables sur la condition physique et mentale des salariés.

      Évidemment, l’activité de l’entreprise imposera certaines contraintes et toutes les actions suggérées ne pourront pas être mises en place.

      Néanmoins, comme il est démontré que l’activité physique a des effets positifs durables sur la santé, les pistes suivantes méritent d’être expérimentées : 

      • Équilibrer le planning / les horaires de travail pour permettre la pratique du sport durant la pause déjeuner, juste avant le démarrage de la journée ou juste après celle-ci.
      • Inciter les salariés à venir en vélo en mettant en place des forfaits mobilité durable permettant la prise en charge financière de l’achat ou de la location du vélo par l’entreprise (ce dispositif bénéficie en outre d’exonérations de cotisations sociales et d’impôts, sous certaines limites) et en équipant les locaux de supports à vélo
      • Encourager le personnel à être mobile durant la journée : rappeler la nécessité de faire des pauses actives régulières, proposer de tenir des réunions en marchant lorsque le format s’y prête. Il est également possible d’imaginer l’organisation d’activités ludiques incitant les salariés à marcher un maximum dans la journée en leur remettant des podomètres pour mesurer leurs progrès 
      • Prendre en charge l’abonnement à une salle de sport par l’entreprise sous la forme d’un avantage social ou l’installation d’équipement sportif au sein de l’entreprise si les locaux le permettent ou partager des installations avec plusieurs petites entreprises
      • Assurer des postes de travail ergonomiques pour prévenir les problèmes physiques. La mise en place de machines ou d’équipements adaptés doit rester une priorité.

      Pour mieux évaluer l’impact de ces actions, conseillez à vos clients de mesurer leur efficacité en dressant des comparatifs sur plusieurs années, en prenant en compte : 

      • le nombre d’absences et la durée moyenne de ces dernières 
      • le taux de turn-over
      • la satisfaction des salariés

      Quelles solutions les mutuelles peuvent-elles apporter aux dirigeants d’entreprise sur ces thématiques ?

      Outre les actions que le dirigeant d’entreprise peut conduire en interne, il est également possible de mettre en place des garanties frais de santé en complément. 

      Si les mutuelles d’entreprise sont souvent perçues comme des couvertures permettant la prise en charge des soins, elles peuvent également proposer tout un éventail de garanties pour encourager la prévention

      Ces garanties peuvent être aménagées sur mesure pour répondre aux enjeux spécifiques des salariés de chaque entreprise. 

      Voici quelques exemples qui pourraient être utiles à intégrer dans le régime frais de santé de vos clients :

      •  Accompagnement à l’arrêt du tabagisme : le tabac étant à l’origine d’un grand nombre de maladies chroniques et d’une dégradation générale de l’état de santé, une entreprise aura tout intérêt à inciter ses collaborateurs à l’arrêt de la cigarette. 
      • Remboursement des actes de médecines douces : psychologues, ostéopathes, chiropracteurs… certains praticiens paramédicaux ne font pas l’objet d’une prise en charge de leurs soins par la sécurité sociale. Pourtant, ils jouent un rôle crucial dans la prévention de la dégradation de l’état de santé (physique ou mental).Prévoir un forfait pour quelques visites annuelles remboursées par la mutuelle pourrait inciter les collaborateurs à consulter ces professionnels de manière proactive.
      • Forfait vaccinal : remboursement des vaccins périodiques comme ceux contre la Covid-19 ou la grippe pour protéger les salariés contre ces virus, prévenir d’éventuels arrêts maladie et limiter les contagions au sein de l’entreprise.

      D’autres solutions mériteraient probablement d’être évoquées. 

      L’idée principale à retenir est qu’il existe des solutions efficaces qui doivent faire l’objet de discussions avec le chef d’entreprise.

      Ces dernières permettront d’éviter des arrêts maladie, de réaliser ainsi des économies et de développer l’engagement des salariés au sein de l’entreprise. Il est donc essentiel d’agir de manière plurifactorielle pour agir efficacement sur le sujet.

      Pour aller plus loin sur ces sujets et mieux accompagner vos clients, contactez dès maintenant nos conseillers Harmonie Mutuelle.

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      Comment protéger l'avenir de vos clients TNS en optimisant leur fiscalité ?

      3 minute(s) de lecture
      Mis à jour le


      Le statut de dirigeant TNS séduit par son attractivité sociale, grâce à un taux de contributions particulièrement avantageux, surtout lorsqu'on le compare à celui d'un assimilé salarié. Cependant, cette compétitivité a un revers : les garanties offertes en matière de prévoyance et de retraite restent minimales, tandis que la protection en cas de chômage est quasiment inexistante.

      Diriger une entreprise, loin d’être un long fleuve tranquille, implique de faire face à de nombreux aléas. Pour anticiper les imprévus, protéger sa famille et sécuriser son patrimoine, il est essentiel d’envisager une protection sociale complémentaire. Cette dernière est d’autant plus intéressante que les cotisations afférentes bénéficient d’avantages fiscaux non négligeables prévus notamment à l’article 154 bis du Code général des impôts.
      Dans cet article, nous vous proposons un tour d’horizon des couvertures que vous pourriez explorer avec vos clients et des avantages fiscaux associés.

      Garanties santé et prévoyance : un pilier indispensable pour les TNS

      Le régime de sécurité sociale des travailleurs non salariés (TNS) offre une couverture de base en matière de santé et de prévoyance. Cependant, cette protection reste souvent insuffisante pour faire face aux imprévus majeurs, comme une hospitalisation prolongée, une incapacité temporaire ou définitive de travail, ou encore un décès prématuré.
      Aussi, il est indispensable de pouvoir compléter ces garanties de base par des couvertures santé et prévoyance facultatives.
      Pourquoi souscrire à des garanties santé et prévoyance complémentaires ?
      Les TNS ne disposent que d’un remboursement partiel des frais de santé et de prestations limitées en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité. Ainsi, en cas d’arrêt maladie, le montant de l’indemnité journalière auquel le travailleur non salarié peut prétendre est égale à 1/730ème de son revenu d’activité professionnelle annuel moyen, avec un plafond à 64,52 euros.
      Par ailleurs, les indemnités seront versées durant un maximum de 360 jours pour un ou plusieurs arrêts maladie sur une période de 3 ans. Aussi, en cas d’affection de longue durée, le dirigeant TNS verra son niveau de rémunération fortement baisser, sans compter les incidences en matière de perte d’activité qui peuvent également mettre en difficulté l’entreprise. Ces lacunes peuvent rapidement avoir des conséquences financières importantes, tant pour le dirigeant que pour sa famille.

      Souscrire à des garanties complémentaires permet donc de :
      ●    Maintenir un revenu en cas d’arrêt de travail : grâce à des indemnités journalières adaptées.
      ●    Assurer une prise en charge optimale des frais de santé : consultations, hospitalisation, soins dentaires et optiques, etc.
      ●    Protéger sa famille en cas de décès ou d’invalidité : par le versement d’un capital ou d’une rente.


      Quels sont les différents types de garanties à envisager ?

      1. Mutuelle santé :
        Une mutuelle dédiée aux TNS permet de compléter les remboursements du régime obligatoire. Les contrats peuvent inclure des garanties spécifiques et complètement adaptées aux besoins du dirigeant (et éventuellement de sa famille) comme :
        ●    Une prise en charge à 100 % des frais réels pour les soins hospitaliers, les frais médicaux courants
        ●    Des forfaits renforcés pour les dépenses non remboursées par la sécurité sociale (médecine douce, optique, soins dentaires, etc.).
      2. Prévoyance :
        Les contrats de prévoyance couvrent plusieurs risques :
        ●    Arrêt de travail temporaire : versement d’indemnités journalières pour compenser la perte de revenus.
        ●    Invalidité : versement d’une rente en cas de diminution permanente de la capacité de travail.
        ●    Décès : paiement d’un capital ou d’une rente aux ayants droit (rente d’éducation pour couvrir les enfants)

      Quels avantages fiscaux pour vos clients ?


      Les cotisations versées pour des garanties santé et prévoyance sont déductibles fiscalement, dans la limite des plafonds prévus par la loi, à savoir 3,75 % du revenu imposable augmenté de 7% du plafond annuel de sécurité sociale, le tout limité à 3% de 8 fois le PASS (soit 11 304 euros en 2025), conformément à l’article 154 bis du Code général des impôts, II, 2°.
      Ces avantages fiscaux réduisent ainsi le coût réel des cotisations, rendant ces solutions d’autant plus attractives. En effet, à défaut de mettre en place ces garanties, le dirigeant TNS devrait assumer lui-même le coût des garanties santé non prises en charge par la Sécurité sociale, sur des revenus fiscalisés.
      Outre les garanties prévoyance santé, le dirigeant TNS a tout intérêt à envisager également des versements sur un plan d’épargne retraite pour améliorer le niveau de sa retraite future.

      Retraite obligatoire TNS : un niveau de contributions plus attractif mais des garanties moindres

      Tous les dirigeants d’entreprise ne relèvent pas du statut de travailleur non salarié (TNS). Ce dernier dépend directement de la forme juridique de l’entreprise. Ainsi, dans les sociétés anonymes (SA) ou les SAS, le mandataire social est assimilé à un salarié au regard de la sécurité sociale.
      Ce régime apporte des avantages notables, notamment une couverture sociale similaire à celle des salariés : affiliation au régime général pour la retraite de base et au régime complémentaire obligatoire AGIRC-ARRCO, ainsi qu’une couverture santé (maladie, maternité, paternité) identique. Toutefois, cette protection étendue s’accompagne de contributions sociales élevées, supportées par l’entreprise et le dirigeant.
      On remarque notamment le poids de ces contributions en matière de retraite.


      Comparaison des cotisations retraites :

      • Retraite de base :
        17,87 % pour les assimilés salariés, contre 17,75 % pour les TNS (dans la limite du plafond annuel de sécurité sociale).
        Pour les revenus supérieurs au PASS, la différence est encore plus marquée: 2,42 % pour les assimilés salariés contre seulement 0,6 % pour les TNS.
      • Retraite complémentaire :
        Pour les revenus inférieurs au PASS : 7,87 % pour les assimilés salariés contre 7 % pour les TNS.
        Pour les revenus supérieurs au PASS : 21,59 % pour les assimilés salariés, contre seulement 8 % pour les TNS.


      Conséquences :

      Pour un dirigeant percevant des revenus au-delà du PASS, le statut de TNS entraîne des cotisations significativement moins élevées en termes de retraite complémentaire. Cependant, cette économie immédiate se traduit par une retraite bien moins avantageuse. Pour parer à ce résultat, il est important d’anticiper.

      Améliorer sa retraite grâce au Plan d’Épargne Retraite

      Pour améliorer une retraite complémentaire obligatoire relativement faible, notamment pour les rémunérations les plus élevées (supérieures au plafond annuel de sécurité sociale, soit 47100 euros en 2025), le dirigeant TNS peut se tourner vers des versements sur un Plan d’Épargne Retraite. Ce mécanisme dispose de deux avantages principaux :

      1. Optimisation fiscale immédiate : Les versements réalisés sur le PER sont considérés comme des charges déductibles du revenu imposable. Cela permet de baisser la pression fiscale liée à son activité professionnelle, tout en se constituant un patrimoine.
      2. Un plafond de déductibilité élevé : Les avantages fiscaux précédemment évoqués permettent d’épargner de manière relativement importante puisque la déductibilité fiscale sera applicable dans la limite la plus élevée entre : 
         
      • 10 % du revenu professionnel (BIC, BNC, ou rémunération de gérance) dans la limite de 8 PASS, avec une majoration de 15 % pour la tranche de revenus comprise entre 1 et 8 PASS.
      • Ou 10 % du PASS, selon le montant le plus avantageux (article 163 quatervicies du Code général des impôts et article 154 bis du Code général des impôts, II, 1° pour les anciens contrats Madelin)


      Evidemment, pour espérer tirer le meilleur parti d’une épargne sur le PER, le choix des supports de placement et une attention particulière aux frais de gestion (à l’entrée comme à la sortie du plan) seront importants. 
      Ainsi, une stratégie long-termiste de placement permettra plus facilement d’orienter des placements sur des supports dynamiques (actions, ETF…). À l’inverse, à l’approche de l’âge de départ en retraite, il sera préférable d’orienter ses placements vers des supports moins risqués (monétaire, obligations…) pour sécuriser le capital de sortie.


      Quelle fiscalité à la sortie ?


      Lors de leur départ en retraite, vos clients pourront opter pour la liquidation du PER sous forme de rente ou de capital
      La rente sera assujettie à l’impôt sur le revenu selon le régime applicable aux pensions de retraite. Elle bénéficie donc, à ce jour, d’un abattement de 10% avant d’être assujettie au barème progressif de l’impôt sur le revenu avec le reste des revenus imposables.
      De plus, des prélèvements sociaux s’appliqueront à un taux de 17,2% après l’application d’un abattement fixé en fonction de l’âge du déblocage du PER.
      Si votre client opte pour la sortie en capital, la part correspondant aux versements volontaires sera assujettie à l'impôt sur le revenu (barème progressif) mais pas aux prélèvements sociaux.
      La part de capital, correspondant aux produits générés par les placements financiers sera assujettie à la flat-taxe pour 30% (12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux).
      Notons également que le PER peut s’avérer être un excellent véhicule de transmission patrimoniale, bénéficiant d’un régime fiscal avantageux en matière successorale. En effet, l’article 990 I du Code général des impôts prévoit notamment un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire sur les versements effectués avant les 70 ans du titulaire, avant l’application d’un taux forfaitaire de 20 % sur les sommes comprises entre 152 500 € et 700 000 € par bénéficiaire, et de 31,25 % au-delà de ce montant.
      Il conviendra donc d’arbitrer, au moment de la liquidation, sur l’option la plus avantageuse fiscalement pour vos clients, en prenant en considération le coût des frais de services de la rente et de ses projets patrimoniaux.
      Au-delà des avantages en matière de retraite, une autre garantie mérite d’être envisagée : la garantie chômage.

      Anticiper les conséquences d’une faillite d’entreprise grâce à la garantie chômage

      Dans un contexte où les défaillances d’entreprise se multiplient, les dirigeants peuvent se retrouver dans des situations délicates. Alors, pour parer aux conséquences financières personnelles d’un dépôt de bilan, il peut être intéressant d’envisager une couverture perte d’activité car les garanties légales obligatoires demeurent minces en la matière.


      En effet, même si les travailleurs indépendants et dirigeants TNS ont accès à une allocation chômage spécifique depuis 2019, cette dernière reste limitée et très éloignée des prestations offertes aux salariés. Ainsi, l’indemnité mensuelle est plafonnée à 800 € pendant 6 mois maximum. Bien que cela soit mieux que rien, cette somme est largement insuffisante pour maintenir un niveau de vie confortable.


      De plus, les conditions d’accès à ce dispositif sont très strictes puisque vos clients doivent remplir les conditions suivantes :

      • Avoir exercé leur activité non salariée de manière continue pendant au moins 2 ans.
      • Cesser leur activité pour des raisons économiques (liquidation ou redressement judiciaire) ou prouver que leur activité était économiquement non viable (à partir du 1er janvier 2022).
      • Justifier d’au moins 10 000 € de revenus sur une des deux années précédant la cessation d’activité.
      • Avoir des ressources inférieures au montant du RSA.


      Ces contraintes, associées au montant limité de l’allocation, en font une solution peu adaptée pour sécuriser l’avenir financier des dirigeants en cas de cessation d’activité. Il est donc opportun d’étudier des alternatives.


      Alternatives pour sécuriser la perte d’activité

      Pour vos clients, anticiper est la clé. Voici deux pistes à leur proposer :

      1. Constituer une épargne de précaution : Cette solution consiste à mettre de l’argent de côté pour faire face à une éventuelle cessation d’activité. Toutefois, elle peut être coûteuse à long terme, surtout si l’objectif est de couvrir plusieurs mois ou années de charges.
      2. Souscrire une assurance chômage privée : C’est une alternative efficace et plus structurée qui peut bénéficier aux dirigeants TNS.

      Ces assurances permettent de choisir :

      • Une durée d’indemnisation (par exemple, 9, 12 ou 18 mois).
      • Un montant d’indemnisation basé sur la rémunération fiscale N-1 ou une estimation.


      En outre, les contributions versées à cette assurance privée sont déductibles du revenu imposable dans la limite la plus élevée entre : 

      • 1,875% du bénéfice imposable, limité à 8 fois le PASS (soit 7065 euros en 2025)
      • 2,5% du PASS (soit 1177,50 euros en 2025), conformément à l’article 154 bis du Code général des impôts, II, 3°.


      Pour disposer d’une vue de synthèse de l’ensemble de ces couvertures, nous vous proposons l’infographie suivante : 

      infographie protection sociale complémentaire du TNS

      Conclusion

      Si le statut de dirigeant TNS offre une réelle attractivité sur le plan social, il nécessite une réflexion approfondie pour pallier ses limites en matière de protection. Une couverture sociale complémentaire bien adaptée permet non seulement de sécuriser l’avenir de vos clients et celui de leur famille, mais aussi de protéger efficacement leur patrimoine face aux imprévus.

      Pour aller plus loin et choisir les solutions les mieux adaptées à leur situation, les experts d’Harmonie Mutuelle sont à votre disposition. Leur accompagnement personnalisé permettra de naviguer sereinement dans ces choix stratégiques, tout en optimisant ces dispositifs grâce à une approche sur mesure. N'hésitez pas à les solliciter pour bénéficier de conseils éclairés et adaptés aux besoins de vos clients.

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      • Panorama de la santé mentale des entrepreneur.euse.s

      Mutuelle auto entrepreneur : tout ce qu’il faut savoir !

      8 minute(s) de lecture
      Mis à jour le


      En tant qu’auto-entrepreneur, votre quotidien est rempli de défis, et la gestion de votre santé ne devrait pas en être un. Chez Harmonie Mutuelle, nous comprenons que chaque auto entrepreneur a des besoins spécifiques en matière de protection sociale. Notre mission est de vous offrir une tranquillité d’esprit, vous permettant de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre réussite professionnelle. 

      Qu'est-ce qu'une mutuelle pour auto entrepreneur ?

      Une mutuelle santé pour travailleur indépendant complète les remboursements de l'Assurance Maladie et couvre les frais de santé non prises en charge par le régime général de la Sécurité sociale des indépendants. Cette mutuelle, offrant des garanties pour les soins courants, l'hospitalisation, et les soins dentaires et optiques, est adaptée aux besoins spécifiques des :

      • Auto-entrepreneurs : toutes les personnes ayant le statut d'auto entrepreneur, qu'elles soient freelances, artisans, commerçants, ou micro-entrepreneurs (qui gèrent de petites entreprises avec peu ou pas de salariés).
      • Travailleurs non-salariés (TNS) : ceux qui exercent une activité professionnelle indépendante, y compris les professions libérales non réglementées (par exemple, les consultants, les formateurs indépendants, ou les coachs).
      • Dirigeants de petites entreprises (TPE) : les chefs d'entreprises de moins de 20 salariés, incluant les entrepreneurs individuels et les gérants majoritaires.
      • Conjoints collaborateurs : les époux ou partenaires de PACS qui travaillent régulièrement dans l'entreprise sans en être salariés.

      Une mutuelle santé pour auto entrepreneur, comment ça marche ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, souscrire une complémentaire santé est essentiel pour compléter les remboursements de la Sécurité sociale. Les mutuelles santé sont conçues pour couvrir les dépenses non prises en charge par l’assurance santé, vous offrant ainsi une protection adaptée à votre activité et votre statut. 

      Un contrat d'assurance santé pour entreprise individuelle vous permet de bénéficier d’une couverture personnalisée et de garanties adaptées à vos besoins spécifiques. Ces garanties couvrent les frais de santé non remboursées par le régime général, réduisant ainsi votre reste à charge. 

      Par exemple, si vous êtes hospitalisé pour une intervention chirurgicale, votre mutuelle peut prendre en charge le reste à charge, comme les dépassements d’honoraires et les frais de séjour. Ce remboursement permet de réduire significativement vos coûts de santé, vous offrant une protection optimale.

      De même, les contrats de protection santé proposent généralement des services complémentaires tels que la téléconsultation, afin d'assurer un suivi de votre santé optimal, même à distance.

      Comment bien choisir sa mutuelle lorsqu’on est auto entrepreneur ?

      Si vous êtes auto-entrepreneur, il est essentiel de choisir une complémentaire santé adaptée à votre activité pour garantir une protection sociale optimale.


      1. Identifiez vos besoins spécifiques

      Chaque travailleur indépendant a des besoins différents selon sa situation. Par exemple, si votre activité implique des risques physiques, privilégiez des garanties solides pour l’hospitalisation et les soins courants. Si vous portez des lunettes, optez pour une couverture optique renforcée.


      2. Analysez les garanties proposées

      Les mutuelles offrent une variété de garanties. Assurez-vous que votre mutuelle couvre les dépenses importantes non remboursées par la Sécurité sociale, comme les dépassements d’honoraires ou les frais dentaires complexes.


      3. Comparez les offres et les tarifs

      Il est important de comparer les offres pour trouver celle qui correspond le mieux à vos besoins et à votre budget. Demandez plusieurs devis pour évaluer les niveaux de remboursement, les services additionnels, et les tarifs mensuels. Certaines mutuelles offrent des services supplémentaires comme la téléconsultation ou l’accès à un réseau de soins, ce qui peut faire la différence dans votre choix.


      4. Vérifiez la flexibilité du contrat

      Assurez-vous que le contrat de mutuelle que vous choisissez est flexible, permettant des ajustements en fonction de l’évolution de votre activité ou de votre situation personnelle. Un bon contrat doit pouvoir s'adapter à vos besoins au fil du temps, sans pénalités majeures. 

      En suivant ces étapes, vous pourrez souscrire à une complémentaire qui vous protège efficacement, vous permettant de vous concentrer sur le développement de votre activité avec sérénité. Harmonie Mutuelle est à vos côtés pour vous offrir des solutions adaptées à chaque étape de votre parcours.

      La mutuelle santé et le contrat de prévoyance : un duo indispensable pour les entrepreneurs individuels

      Une mutuelle TNS complète vos remboursements de santé, mais elle ne couvre pas la perte de revenus en cas de congés maladies. C'est ici qu'intervient le contrat de prévoyance. Ce dernier vous protège contre les risques d’invalidité, d’incapacité, ou de décès, en versant une rente ou un capital pour maintenir votre niveau de vie. 

      La complémentaire santé prend en charge les frais médicaux non remboursés, tandis que la prévoyance assure votre stabilité financière face aux aléas de la vie, vous offrant ainsi une protection complète. En combinant ces deux dispositifs, vous garantissez une couverture optimale pour vous et votre famille, que ce soit pour les charges liées aux soins ou pour la sécurisation de vos revenus.

      Mutuelle pour auto entrepreneur : une protection santé adaptée à vos besoins

      La solution « Ma Protection Entrepreneur » d'Harmonie Mutuelle vous assure une couverture complète de vos besoins en matière de santé, vous permettant d’aborder avec sérénité votre quotidien.


      Soins courants

      • Consultations médicales : remboursement des visites chez les médecins généralistes et spécialistes, vous permettant de recevoir les soins nécessaires sans vous soucier des frais. 
      • Médecines douces : protections en matières de consultations en médecines alternatives telles que l'ostéopathie, l'acupuncture et la chiropraxie, pour une approche holistique de la santé.

      Hospitalisation

      • Frais d'hospitalisation : couverture des coûts liés aux séjours hospitaliers, y compris les interventions chirurgicales et les traitements spécialisés.
      • Chambre particulière : option de prise en charge pour une chambre individuelle, offrant plus de confort et de tranquillité pendant votre séjour à l'hôpital.
      • Indemnité de naissance : soutien financier supplémentaire lors de la naissance d’un enfant, pour vous aider à gérer les nouvelles dépenses.

      Optique et dentaire

      • Forfaits optiques : remboursement des équipements optiques tels que les lunettes et les lentilles de contact, avec des forfaits adaptés à vos besoins visuels.
      • Soins dentaires : couverture des soins courants et spécialisés, incluant les consultations dentaires, les traitements orthodontiques, l’implantologie et la parodontologie, pour assurer une santé bucco-dentaire optimale.

      En choisissant « Ma Protection Entrepreneur », vous bénéficiez d’une complémentaire santé complète qui prend en charge un large éventail de besoins médicaux, vous permettant de vous concentrer sur votre activité professionnelle en toute sérénité !

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      Stéphanie Vulson, Responsable Commerciale chez Harmonie Mutuelle nous éclaire sur la loi sur la mutuelle d’entreprise obligatoire. Elle nous explique comment transformer cette obligation en un vrai levier social.

      steve.gouault Paroles d'Experts : photo de Stéphanie Vulson, responsable commerciale chez Harmonie Mutuelle
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      Actualités jurisprudentielles 2024 : Les bons réflexes pour une gestion du personnel sans fausse note

      3 minute(s) de lecture
      Mis à jour le


      L’année 2024 a été riche en matière de jurisprudence sociale, avec des décisions qui redessinent certaines pratiques clés en gestion du personnel. Qu’il s’agisse du traitement des arrêts de travail, du respect des repos légaux, ou encore du formalisme des ruptures conventionnelles, ces évolutions impactent directement le quotidien des TPE et PME.



      Nous vous proposons une analyse des décisions marquantes pour vous aider à maintenir une administration du personnel conforme et sécurisée. Une lecture essentielle pour anticiper les risques et ajuster vos pratiques.

      Respect des arrêts de travail : maladie et maternité sous surveillance accrue

      Dans les petites structures, l’absence d’un salarié pour cause de maladie ou de maternité peut déséquilibrer l’organisation. Face à cette réalité, il n’est pas rare que les employeurs sollicitent, même ponctuellement, les salariés en arrêt pour des tâches urgentes. Bien que compréhensibles d’un point de vue opérationnel, ces pratiques présentent aujourd’hui un risque juridique non négligeable.

      Une jurisprudence claire : l’arrêt, c’est l’arrêt !

      La Cour de cassation a récemment rappelé que travailler pendant un arrêt maladie ou un congé maternité cause nécessairement un préjudice au salarié, même si celui-ci y consent (Cass. soc. 4 septembre 2024, n°22-16.129). Ce préjudice ouvre droit à des dommages et intérêts, et non simplement au paiement des heures travaillées. Autrement dit, le montant des réparations peut largement dépasser celui des salaires dus pour ces heures (Cass. soc. 2 octobre 2024, n°23-11.582). 

      Les impacts financiers et humains :

      Au-delà des sanctions financières, le non-respect des arrêts de travail peut nuire à l’image de vos clients. À l’heure où la réputation d’une entreprise se construit aussi sur sa capacité à assurer le bien-être de ses salariés, garantir le respect des congés devient un véritable atout pour sa marque employeur. Une gestion exemplaire des arrêts renforce la confiance et l’engagement des collaborateurs.

      Un signal d’alerte organisationnel :

      Si une entreprise ne peut se passer temporairement d’un collaborateur en arrêt, cela peut révéler une dépendance excessive à certaines ressources clés. C’est donc l’occasion de repenser les processus : mise en place de plans de remplacement, redistribution des charges ou encore renforcement des équipes de soutien. Un effort organisationnel qui peut s’avérer complexe, mais qui permet de sécuriser durablement ses pratiques.

      Retenue sur salaire ou sanction pécuniaire ? Les erreurs à ne pas commettre

      La distinction entre retenue sur salaire et sanction pécuniaire peut sembler subtile, mais une récente décision de la Cour de cassation (Cass. soc. 20 mars 2024, n°22-20.569) rappelle qu’elle est essentielle pour éviter des pratiques illégales.

      Le cas en question :

      Une compagnie aérienne imposait à ses salariés de participer à des formations obligatoires, en respectant scrupuleusement les horaires et en apportant une documentation complète. En cas de retard supérieur à 10 minutes ou d’absence des documents requis, les participants étaient exclus de la formation et leur absence était décomptée sous forme d’une journée de salaire en moins sur leur fiche de paie.

      Les salariés concernés ont contesté cette pratique, et la Cour a tranché : cette déduction d’une journée de salaire, sans justification objective du lien entre le retard ou l’absence de documents et l’impossibilité de participer à la formation, constituait une sanction pécuniaire prohibée.

      Les règles à respecter pour éviter de tomber dans ce travers : 

      • Proportionnalité : Une retenue sur salaire pour retard doit être strictement proportionnelle au temps de travail réellement non effectué par le salarié.
      • Objectivité : Si l’employeur considère qu’un retard ou une absence empêche la poursuite du travail, il doit pouvoir en justifier objectivement les conséquences
      • Sanction vs. retenue : Toute déduction salariale visant à "punir" un comportement est une sanction pécuniaire déguisée et donc illégale.

      Pour vos clients, il est donc primordial d’encadrer ces pratiques en clarifiant les règles internes dans le règlement ou les procédures, en rappelant également qu’un défaut de prestation ne se traduit pas par une sanction pécuniaire mais disciplinaire (si elle a un caractère fautif).

      Le droit au repos : pourquoi un repos non respecté peut coûter cher

      Dans un arrêt du mois de février 2024 (Cass. soc., 7 février 2024, n° 21-22.809), la Cour de cassation rappelle que le non-respect des temps de repos obligatoires peut avoir des conséquences lourdes pour l’entreprise. Focus sur ce cas et les enseignements à en tirer pour une gestion RH plus sécurisée.

      Une affaire révélatrice : le temps de repos en question

      Un agent de sécurité d’une entreprise parisienne a saisi le conseil de prud’hommes pour demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail. Il reprochait à son employeur de ne pas respecter la durée minimale de repos entre deux périodes de travail.

      Le salarié a réclamé des dommages et intérêts pour ce manquement, tandis que l’entreprise arguait qu’il ne prouvait aucun préjudice personnel lié à ces infractions.

      La décision de la Cour de cassation :

      La Cour de cassation a été claire : le non-respect des temps de repos constitue un manquement à l’obligation de sécurité de l’employeur indépendamment de toute preuve de préjudice.

      En effet, l’employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale des salariés, ce qui inclut la garantie d’un repos quotidien de 11 heures minimum (ou 12 heures selon certaines conventions collectives). La simple violation de cette règle ouvre droit à réparation, sans que le salarié ait à démontrer un préjudice spécifique.

      Conséquences RH et financières pour vos clients :

      Cette décision impose aux entreprises de 

      • Mettre en place des outils de suivi rigoureux pour vérifier le respect des temps de repos.
      • Former les encadrants à l’importance de ces obligations légales.

      Un simple manquement peut engendrer des coûts importants, notamment sous forme d’indemnités, et nuire à la réputation de l’entreprise.

      Comment s’assurer du respect des temps de repos ?

      Voici quelques solutions pratiques pour veiller à la conformité que vous pouvez partager à vos clients :

      1. Suivi des horaires : utiliser un logiciel RH pour planifier et suivre les temps de travail et de repos. Un état déclaratif mensuel validé par l’entreprise peut suffire, sans recourir à des systèmes de badges ou de tracking intrusifs.
      2. Communication proactive : informer régulièrement les salariés et les encadrants sur le droit à la déconnexion et ses implications opérationnelles.
      3. Configuration des outils : Désactiver les notifications des outils de communication interne sur des plages horaires déterminées pour encourager le respect des temps de repos.

      Une opportunité pour la santé et la productivité :

      Respecter les temps de repos, ce n’est pas seulement éviter des litiges : c’est aussi améliorer la santé, la motivation et la productivité des équipes. Avec une communication adaptée et une organisation respectueuse, le respect du repos devient un levier gagnant-gagnant pour vos clients et leurs salariés.

      Rupture conventionnelle : le formalisme, une condition sine qua non

      En 2024, deux décisions de la Cour de cassation offrent des enseignements précieux sur les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser les procédures de vos clients en matière de rupture conventionnelle. Voici une synthèse des points clés.

      1. Pas de délai obligatoire entre entretien et signature Cass. soc. 13 mars 2024, n°22-10.551)

      Dans cette affaire, la Cour de cassation a clarifié un point important concernant les délais entourant la rupture conventionnelle. Contrairement à d’autres étapes de la procédure (comme le délai de rétractation de 15 jours calendaires ou le délai d’homologation de 15 jours ouvrables), le Code du travail n’impose pas de délai spécifique entre l’entretien préalable et la signature de la convention de rupture.

      Ce qu'il faut retenir :

      L’entretien préalable est indispensable et doit toujours précéder la signature de la convention. Cet entretien garantit que les parties ont eu l’opportunité de discuter des modalités de la rupture et de consentir librement à l’accord. Une absence ou une inversion de ces étapes pourrait invalider la procédure.

      • Une signature rapide après l’accord peut être avantageuse. En réduisant le temps entre l’entretien et la signature, l’entreprise limite les salaires à verser pendant la période intermédiaire, ce qui peut représenter une économie notable. Cependant, cette rapidité ne doit pas se faire au détriment de la preuve du bon déroulement de la procédure.
      • Documentez chaque étape pour sécuriser la procédure : 
        • Convocation à l'entretien : Assurez-vous que le salarié reçoit une convocation écrite mentionnant la date, l’heure et le lieu de l’entretien. Idéalement, faites signer un accusé de réception ou envoyez la convocation par lettre recommandée.
        • Horodatage : Mentionnez l’heure de signature sur le CERFA de rupture conventionnelle, en plus de la date, pour prouver que la signature est bien postérieure à l’entretien.
      • Privilégiez une marge de sécurité. Bien qu’aucun délai ne soit imposé, signer la convention le lendemain de l’entretien peut être une bonne pratique. Cela renforce la crédibilité de la procédure en cas de litige et témoigne d’un consentement réfléchi des deux parties

      1. Toute modification nécessite un nouveau délai de rétractation (Cass. soc. 16 octobre 2024, n°23-15.752)

      Un autre arrêt a mis en lumière une exigence stricte : toute modification de la convention, même minime, impose un redémarrage complet de la procédure (nouvelle signature, nouveau délai de rétractation, nouvelle homologation).

      Les points à retenir : 

      • Les erreurs, même minimes, peuvent invalider l’accord.
        Un montant d’indemnité légèrement inférieur au minimum légal ou une date de rupture fixée trop tôt suffisent à annuler la procédure, indépendamment de l’intention des parties. 
      • Chaque modification impose une reprise complète de la procédure.
        Cela signifie qu’il ne suffit pas de corriger l’erreur ou d’obtenir une homologation administrative après modification. La convention doit être à nouveau signée par les deux parties, avec un nouveau délai de rétractation de 15 jours calendaires avant la demande d’homologation.
      • Les modifications doivent être partagées et validées avec le salarié.
        L’accord des deux parties est indispensable pour garantir la liberté de consentement, pilier de la rupture conventionnelle. Précisons que dans cette affaire, l’employeur, qui s’était vu notifier un refus d’homologation, avait rectifié la convention de rupture sans en avertir le salarié avant de solliciter une nouvelle homologation.

      En résumé : Ces décisions renforcent l’importance d’une approche rigoureuse et transparente dans la gestion des ruptures conventionnelles. Respecter scrupuleusement les délais et garantir la bonne foi des échanges avec le salarié ne sont pas seulement des obligations légales, mais aussi des leviers pour préserver la sérénité des relations professionnelles et limiter les risques financiers.

      A titre de rappel, voici une infographie illustrant les grandes étapes d’un processus de rupture conventionnelle, intégrant les enseignements de ces arrêts :

      infographie rupture conventionnelle

      Congé sabbatique : l’absence de réponse, un piège pour l’entreprise

      Les demandes de congé sabbatique, même irrégulières, méritent une attention particulière. Une récente affaire (Cass. soc. 2 octobre 2024, n°23-20.560) démontre qu’un silence de l’employeur peut avoir des conséquences lourdes.

      Une demande ignorée : quand l’inaction coûte cher

      Dans cette affaire, une salariée d’une enseigne de grande distribution, demande un congé sabbatique le 27 avril 2016 pour un départ prévu le 1er mai 2016, sans respecter le préavis légal de trois mois. L’employeur, jugeant la demande irrecevable, choisit de ne pas y répondre.

      Sans réponse, la salariée part en congé à la date indiquée. Ce n’est que deux mois et demi plus tard, en juillet, que l’entreprise réagit, demandant des explications, avant de licencier la salariée pour faute grave.

      La salariée conteste alors ce licenciement, affirmant avoir exercé son droit à un congé sabbatique et réclamant des dommages et intérêts.

      La décision de la Cour de cassation

      La Cour de cassation tranche en faveur de la salariée, estimant que l’absence de réponse de l’employeur dans les 30 jours suivant la demande vaut acceptation tacite, conformément à l’article L.3142-30 du Code du travail. Peu importe le non-respect du délai de prévenance par la salariée : l’entreprise aurait dû répondre dans les temps pour s’opposer formellement à cette demande.

      Les leçons à retenir en matière de gestion du personnel

      Cet arrêt souligne plusieurs points clés pour éviter des litiges similaires :

      • Toujours répondre dans les délais : Une absence de réponse peut être interprétée comme une acceptation, même en cas de non-conformité.
      • Formalisme rigoureux : Toute réponse, qu’elle soit un accord, un refus ou une proposition de report, doit être documentée par écrit et envoyée par lettre recommandée, contre récépissé ou par tout moyen pouvant servir de preuve valable
      • Proactivité : Réagir rapidement à toute irrégularité, dès la réception de la demande, permet d’éviter l’escalade des problèmes.

      En résumé : Ignorer une demande de congé, même irrégulière, expose à des risques juridiques et financiers significatifs. Répondre dans les délais et formaliser chaque étape est la clé pour protéger l’entreprise et maintenir des relations sociales apaisées.

      Conclusion

      La gestion du personnel est un équilibre délicat entre la maîtrise des obligations légales, la préservation de la santé des salariés et la prévention des risques financiers. Comme le montrent les décisions jurisprudentielles abordées dans cet article, chaque détail compte pour sécuriser les pratiques administratives et relationnelles. Ces aspects de conformité concernent d’ailleurs également la classification objective des catégories de salariés, un aspect souvent négligé mais essentiel pour éviter des litiges coûteux.

      Dans ce cadre, les conseillers d’Harmonie Mutuelle se tiennent à votre disposition pour accompagner vos cabinets et vos clients.

      Experts dans l’analyse et la mise en œuvre des catégories objectives, ils peuvent vous aider à renforcer vos pratiques tout en assurant une parfaite conformité aux exigences juridiques.

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        Afin de maintenir les avantages sociaux liés au régime collectif et obligatoire frais de santé et prévoyance et éviter un redressement en cas de contrôle URSSAF, les entreprises doivent, dans certains cas, se mettre en conformité suite à l'évolution de deux réglementations susceptibles d’affecter leurs actes juridiques de droit du travail (DUE, accord référendaire, accord d’entreprise ou accord de branche).
         

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