Votre profil et / ou votre sélection entraîne un rafraichissement de la page

Vous et votre famille

Protéger votre vie perso

    Comment sont calculées les indemnités journalières d'un auto-entrepreneur ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Saviez-vous qu’un indépendant a le droit d’être en arrêt ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour bénéficier des indemnités journalières.

    Indemnités journalières : qu'est-ce que c'est ?


    Prise en charge des arrêts de travail pour maladie


    Si vous êtes auto-entrepreneur et que vous êtes en arrêt de travail c’est à dire en arrêt maladie, pour cause de maladie, d’accident ou d’hospitalisation, vous pouvez percevoir des indemnités journalières auto-entrepreneurs prises en charge par votre Assurance Maladie. Pour cela, il vous suffit d’être affilié au régime général de la Sécurité Sociale des Indépendants depuis au moins 1 an, sans discontinuité. 

    • L'indemnisation est calculée sur la base de la formule suivante : 1/730ème du revenu annuel moyen des 3 dernières années. Et doit être supérieur à 4 113,60 € pour bénéficier d’indemnités journalières.
    • Les indemnités journalières sont encadrées entre 24,10€ (ou 6,02 € pour les micro-entrepreneurs) et 60,26 €/jour en 2023.  
    • Vous percevez ces sommes après un délai de carence de trois jours, soit au 4ème jour, et elles sont versées tous les 14 jours en moyenne.


    Les indemnités journalières sont versées au maximum pendant 360 jours (ou 90 jours pour les professionnels libéraux relevant de la CNAVPL), sur une période glissante de 3 années au titre d’une ou de plusieurs maladies. 

    Indemnités journalières pour les travailleurs indépendants


    Les professions concernées


    Tous les travailleurs indépendants, non soumis à un régime particulier, sont intégrés au régime obligatoire des indépendants de la Sécurité Sociale. Cela concerne donc : 

    • Les artisans
    • Les commerçants
    • Les micro-entrepreneurs
    • Certaines professions libérales
    • Les freelances

    À ce titre tous les travailleurs indépendants cotisent tous auprès de l’URSSAF ce qui leur garantit une protection sociale obligatoire. Grâce à ces cotisations sociales, ils peuvent prétendre au versement d’indemnités journalières auto entrepreneur en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident, mais aussi en cas de congé maternité et de congé paternité.



    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Le calcul des indemnités journalières


    Revenu annuel pris en compte


    Si vous êtes micro-entrepreneur, les indemnités journalières auto entrepreneur que vous percevez pendant votre arrêt de travail sont égales à 1/730 ème de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam) appelé aussi revenu annuel. 1/730 ème correspond à la moitié du revenu annuel moyen sur les 3 dernières années. Celui-ci est donc calculé sur la moyenne de vos revenus cotisés des 3 années civiles précédant la date de votre arrêt de travail et vous est versé par la Sécurité Sociale des Indépendants.


    À noter que pour les micro-entrepreneurs, le calcul du revenu ne correspond pas uniquement à la moyenne mais il faut également lui soustraire l'abattement forfaitaire pour les frais professionnels qui dépend de l'activité exercée. Ainsi, pour : 

    • une activité d'achat revente : abattement de 71%
    • les artisans-commerçants : abattement de 50%
    • les prestations de services BNC : abattement de 34%
    • pour la location de meublés classés : abattement de 87%
       

    Montant des indemnités journalières en cas d'arrêt maladie


    Le montant des indemnités journalières auto entrepreneur en cas de maladie, donc d’arrêt maladie, correspond à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam) appelé aussi revenu annuel. Leur prise en charge est soumise à certaines conditions comme celle d’être affilié au régime général de la Sécurité sociale des Indépendants depuis au moins 1 an, sans discontinuité. Le montant des indemnités journalières est majoré mais aussi minoré : il est compris entre 6,02 € et 60,26 € (correspondant au plafond annuel de la sécurité sociale/730).

    Les conditions d'obtention des indemnités journalières


    La durée d'affiliation


    Pour bénéficier du versement des indemnités journalières auto entrepreneur par la Sécurité Sociale des Indépendants, il faut respecter la durée d’affiliation de 12 mois. En effet, si vous êtes indépendant vous devez être affilié au régime général de la Sécurité Sociale depuis au moins 1 an et être à jour dans vos cotisations.


    Les Affections de Longue Durée


    L'Affection Longue Durée (ALD) concerne une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé et particulièrement coûteux. En plus d’avoir certaines spécificités pour la prise en charge des frais de santé, l’Affection Longue Durée permet de bénéficier d’un arrêt maladie de plus de 6 mois. Dans le cas d’un arrêt de travail, comme pour n’importe quel arrêt maladie, le travailleur non salarié bénéficie d’indemnités journalières auto entrepreneurs. Mais à la différence des indemnités journalières classiques, les indemnités journalières dans le cadre d’une ALD ne sont pas imposables.
     


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Comment comprendre son décompte de Sécurité Sociale lorsque l'on est travailleur indépendant ?

      Comment comprendre son décompte de Sécurité Sociale lorsque l'on est travailleur indépendant ?
      + En savoir plus

      Comment comprendre son décompte de Sécurité Sociale lorsque l'on est travailleur indépendant ?

      Savez-vous ce qu’est le décompte de la Sécurité Sociale ? En quelques points on vous dit tout sur ce document essentiel de votre protection santé.

      + En savoir plus
    • Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités

      Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités
      + En savoir plus

      Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités

      En tant que travailleur non salarié (TNS), gérer un arrêt maladie nécessite une bonne connaissance de vos droits et des démarches à suivre. Découvrez comment obtenir vos indemnités journalières, l’importance d’être couvert par un contrat de prévoyance et les spécificités des affections prolongées. 

      + En savoir plus

    Je deviens auto-entrepreneur : ai-je encore droit à l'Assurance Maladie ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant qu'auto-entrepreneur, vous vous interrogez peut-être sur votre éligibilité à l'Assurance Maladie et sur les modalités de couverture dont vous pouvez bénéficier. Harmonie Mutuelle vous aide à clarifier toutes les interrogations autour de votre protection sociale  en tant qu'auto-entrepreneur. Dans cet article nous allons explorer les spécificités de l'Assurance Maladie pour les travailleurs indépendants et comprendre en détail le fonctionnement de la Sécurité Sociale des Indépendants.

    Sommaire

    Comprendre les spécificités de la protection sociale des travailleurs indépendants


    La Sécurité Sociale des travailleurs Indépendants

    Tous les travailleurs indépendants, non soumis à un régime particulier, sont intégrés au régime obligatoire des indépendants de la Sécurité Sociale. Cela concerne donc : 

    • Les artisans
    • Les commerçants
    • Les micro-entrepreneurs
    • Certains professionnels libéraux 
    • Les freelances

    Cette Sécurité Sociale des travailleurs Indépendants remplace l’ancien Régime social des indépendants (RSI). De ce fait, l'Assurance Maladie rembourse en partie les dépenses de santé des travailleurs indépendants (consultations médicales, médicaments, soins dentaires, hospitalisations, etc), et assure également le maintien d'une partie des revenus en cas d'aléas de la vie (arrêt de travail, invalidité) ainsi que le versement d’un capital aux proches du travailleur indépendant en cas de décès.


    A NOTER : La Sécurité Sociale des travailleurs Indépendants est obligatoire. L'affiliation est automatique dès lors qu’une création d’entreprise est réalisée. À ce titre, l’auto-entrepreneur doit à la sécurité sociale, en tant qu'indépendant, le versement de cotisations sociales. Ces cotisations sociales versées à l'URSSAF comprennent une assurance maladie et une assurance retraite.


    La protection sociale des artisans et commerçants

    La protection sociale des artisans et commerçants est assurée par le régime obligatoire des indépendants de la Sécurité Sociale. Ce régime offre une couverture sociale complète, comprenant la maladie, la maternité, l'invalidité, et la retraite. Les artisans et commerçants cotisent chaque année en fonction de leurs revenus professionnels pour bénéficier de ces prestations. La sécurité sociale garantit ainsi une protection sociale adaptée aux besoins spécifiques des travailleurs indépendants exerçant des activités artisanales et commerciales.
     


    La Sécurité Sociale des auto-entrepreneurs

    La Sécurité Sociale des auto-entrepreneurs est gérée par le régime général de la sécurité sociale, qui englobe également les salariés. Les auto-entrepreneurs bénéficient d'une protection sociale similaire à celle des salariés en ce qui concerne l'assurance maladie, la maternité, l'invalidité et la retraite. Ils sont alors eux aussi affiliés à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) et bénéficient des mêmes droits et prestations que les salariés en matière de remboursements de frais médicaux, d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail (sauf pour les professionnels libéraux qui possèdent une réglementation spécifique), ainsi que de la possibilité d'accéder à la prévention. Cependant, il est important de noter que la sécurité sociale des auto-entrepreneurs fonctionne en fonction du chiffre d’affaires déclaré, ce qui peut avoir un impact sur le montant des cotisations et des prestations. Il est recommandé de souscrire à une mutuelle santé entrepreneur et à une prévoyance entrepreneur afin de s’assurer d’une protection complète.


    La Sécurité Sociale des professionnels libéraux

    Les professions libérales relèvent elles aussi de la Sécurité Sociale des Indépendants pour leurs frais de santé, mais sont en revanche encore gérées par leurs caisses professionnelles pour les indemnités journalières maladie, l’invalidité, le décès ou encore la retraite. Les régimes de prévoyance (maladie, invalidité, décès) et de retraite restent sous la gestion de caisses de vieillesses regroupées au sein de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL) à l’exception de la Caisse Nationale des Barreaux Français (CNBF).

    L'Assurance Maladie pour les travailleurs indépendants


    Les conditions de prise en charge des frais de santé


    La Sécurité Sociale des Indépendants offre une prise en charge des frais de santé aux travailleurs indépendants. Les conditions de prise en charge varient en fonction des prestations et des situations spécifiques. Pour bénéficier de la prise en charge des frais de santé, les travailleurs indépendants doivent être affiliés au régime de la Sécurité Sociale des Indépendants et être à jour de leurs cotisations sociales. La cotisation donne droit à une couverture maladie obligatoire qui inclut notamment les remboursements de soins médicaux, les médicaments, les frais d'hospitalisation et les consultations spécialisées. 

    À noter que la Sécurité Sociale pour les Indépendants ne rembourse généralement qu'une partie des frais de santé. Le taux de remboursement varie en fonction des prestations et des actes médicaux. Il peut être alors intéressant de souscrire à une mutuelle santé entrepreneur en guise de couverture complémentaire pour obtenir un remboursement complémentaire et améliorer ainsi la prise en charge des frais de santé.

    Il convient également de souligner que les dépassements d'honoraires ou les médecines douces ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie des indépendants. Tandis que la mutuelle santé entrepreneur possède l’avantage de prendre en charge les dépassements d’honoraires ainsi que de nombreuses médecines, telles que l'hypnose médicale, la sophrologie, la réflexologie, l'automédication, les consultations de psychologue, d'ergothérapeute, de psychomotricien….
     


    Le délai de carence en cas d'arrêt de travail


    Les travailleurs indépendants peuvent bénéficier d’indemnités journalières sous certaines conditions. Pour pouvoir prétendre à une indemnisation, ils doivent justifier d’au moins 12 mois d’affiliation continus dans cette activité et remplir 3 conditions :

    • être dans l’incapacité temporaire de continuer ou de reprendre une activité professionnelle pour cause de maladie ;
    • avoir arrêté son activité.

    À noter que l’auto-entrepreneur en arrêt de travail ne pourra bénéficier de ses indemnités journalières qu’à partir du 4ème jour de son arrêt, les 3 premiers étant le délai de carence obligatoire. 
     


    Les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail


    Les indemnités journalières maladie d’un auto-entrepreneur en arrêt de travail sont calculées en fonction de son revenu d’activité annuel moyen (RAAM). Elles correspondent à 1/730 de son RAAM des 3 dernières années (obtenu après abattement forfaitaire sur le chiffres d'affaires déclaré). Lors d’un arrêt de travail, l’auto-entrepreneur peut réaliser une simulation sur le site de l’assurance maladie des indépendants afin d’estimer les indemnités journalières dont il pourra bénéficier. Cette simulation est réalisée en tenant compte des déclarations de l’auto entrepreneur et n’ont qu’une valeur indicative. À noter que l’auto-entrepreneur en arrêt de travail ne pourra bénéficier de ses indemnités journalières qu’à partir du 4ème jour de son arrêt, les 3 premiers étant le délai de carence obligatoire. 


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les obligations de cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs


    Le régime général des cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs


    Le régime général des cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs fait référence à un ensemble de règles et de contributions financières visant à assurer la protection sociale des travailleurs indépendants exerçant leur activité sous le statut de l'auto-entreprise.

    Les auto-entrepreneurs sont affiliés au régime général de la sécurité sociale, qui prend en charge diverses prestations et avantages liés à la protection sociale. Cela comprend des prestations telles que l'assurance maladie, la maternité, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour maladie, le congé maternité et le congé paternité mais aussi la retraite et l’assurance décès.
     


    Les obligations de cotisations sociales pour les micro-entrepreneurs


    Pour bénéficier de la protection sociale, les auto-entrepreneurs doivent s'acquitter de cotisations sociales auprès de l’URSSAF. Les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d'affaires réalisé par l'auto-entreprise et sont versées mensuellement ou trimestriellement. Il existe un pourcentage fixe appliqué au chiffre d'affaires en fonction de l’activité, pour déterminer le montant des cotisations à verser. 

    Ces cotisations sociales sont obligatoires. Elles permettent d’assurer aux travailleurs indépendants une protection sociale minimale, c'est-à-dire une prise en charge des dépenses de santé, mais aussi de cotiser pour la retraite et d'assurer le versement d'un capital minimum en cas de décès. En revanche, comme la prise en charge est souvent insuffisante, il est vivement recommandé aux indépendants de prendre un contrat complémentaire de mutuelle santé entrepreneur et de prévoyance entrepreneur. Ces prises en charges complémentaires interviennent là où la protection sociale obligatoire est insuffisante, permettant ainsi de protéger l’entrepreneur et sa famille mais aussi son entreprise.


    Les particularités de la protection sociale des travailleurs indépendants en matière de congé paternité et maternité


    Après la naissance de leur(s) enfant(s), les travailleurs indépendants bénéficient également d'une protection sociale en matière de congé paternité et de congé maternité, bien qu'il existe des spécificités par rapport aux salariés.

    La durée du congé paternité pour les auto-entrepreneurs s’étend à 25 jours calendaires (week-end et jours fériés inclus) pour une naissance simple et à 32 jours calendaires dans le cas d’une naissance multiple (jumeaux). La durée légale du congé maternité est de 56 jours minimum et 112 jours maximum. Il peut être augmenté en cas de grossesse multiple ou difficile.

    S’il remplit toutes les conditions lui permettant de bénéficier de la protection sociale du régime général, le travailleur indépendant perçoit alors, durant toute la durée du congé paternité / maternité des indemnités journalières de la Sécurité Sociale des Indépendants lui permettant de maintenir une stabilité financière. Pour compléter la prise en charge minimale l’entrepreneur peut souscrire à la solution Ma Protection Entrepreneur qui permet de le protéger lui et sa famille à la fois en santé et en prévoyance.
     

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus
    • RSI : qu'est ce qui a changé pour les travailleurs indépendants ?

      RSI : qu'est ce qui a changé pour les travailleurs indépendants ?
      + En savoir plus

      RSI : qu'est ce qui a changé pour les travailleurs indépendants ?

      Le RSI (Régime Social des Indépendants), était le régime d’assurance maladie des professions indépendantes. Mais janvier 2020 a marqué la fin du RSI au profit d’une intégration de la Sécurité Sociale des Indépendants dans le régime général de la Sécurité Sociale.

      RSI : suppression et conséquences, découvrez dès à présent tout ce qu’il faut savoir dans cet article.

      + En savoir plus
    • Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale

      Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale
      + En savoir plus

      Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale

      La création d'entreprise est à la fois une grande aventure et un parcours du combattant. Démarches administratives, lancement de l’activité, développement commercial… Les défis à relever sont nombreux et la question de votre protection sociale n’est peut-être pas votre priorité. Pour votre sécurité et celle de vos proches, comme pour votre sérénité, le sujet ne doit pourtant pas être négligé ! Harmonie Mutuelle vous aide à dépasser les idées reçues pour y voir plus clair.

      + En savoir plus

    RSI : qu'est ce qui a changé pour les travailleurs indépendants ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Le RSI (Régime Social des Indépendants), était le régime d’assurance maladie des professions indépendantes. Mais janvier 2020 a marqué la fin du RSI au profit d’une intégration de la Sécurité Sociale des Indépendants dans le régime général de la Sécurité Sociale.

    RSI : suppression et conséquences, découvrez dès à présent tout ce qu’il faut savoir dans cet article.

    Sommaire

    La fin du RSI


    Les raisons de la suppression du RSI

    Le RSI était souvent critiqué pour sa complexité administrative et ses difficultés de gestion. Les travailleurs indépendants rencontraient fréquemment des problèmes liés à la gestion de leurs cotisations, aux délais de paiement et à la qualité des services fournis par le RSI. La suppression du RSI avait donc pour objectif de pallier aux problèmes administratifs mais aussi de tendre vers une égalité de traitement plus réelle.

    En effet, avant la suppression du RSI, les travailleurs indépendants étaient soumis à un régime social différent de celui des salariés, ce qui entraînait parfois des disparités et des inégalités en termes de prestations et de cotisations.


    La suppression du RSI a donc eu pour conséquences l’harmonisation des régimes de protection sociale et la garantie d’une égalité de traitement entre les différentes catégories d'actifs.


    La mise en place de la Sécurité Sociale des Indépendants

    La mise en place de la Sécurité Sociale des Indépendants en France fait suite à la suppression du RSI (Régime Social des Indépendants) en janvier 2020. Elle regroupe désormais les professions libérales, les commerçants, les artisans et les micro-entrepreneurs.

    Dorénavant les travailleurs indépendants doivent s'affilier à la Sécurité sociale des indépendants qui peut se faire :

    • lors de la création de l'activité
    • ou lors de la modification du statut professionnel.

    Pour tous ceux qui étaient déjà travailleurs indépendants avant la réforme, la bascule s’est réalisée automatiquement.


    Les cotisations sociales

    Les cotisations sociales sont dues par les travailleurs indépendants pour bénéficier de la protection sociale. Ces cotisations sont calculées en fonction des revenus professionnels et permettent de financer les prestations sociales telles que l'assurance maladie, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail, les prestations maternité, la retraite, l'invalidité et le décès.


    A NOTER : La suppression du RSI par la Sécurité sociale des indépendants, a également introduit l'utilisation d'un espace personnel pour les travailleurs non salariés sur le site urssaf.fr. Cet espace personnel est un outil en ligne qui permet aux affiliés de gérer leurs démarches administratives et d'accéder à divers services liés à leur protection sociale. Cas particulier pour les auto-entrepreneurs qui doivent eux se référer au site autoentrepreneur.urssaf.fr.

    Les changements pour les travailleurs indépendants


    Les nouvelles règles pour les auto-entrepreneurs


    Est considéré comme un auto-entrepreneur toute personne ayant opté pour le régime de TNS simplifié de la micro-entreprise. Ce statut s'applique à différentes catégories d'activités, telles que les activités commerciales, les prestations de services, les activités artisanales et les activités libérales (hormis certaines activités exclues). Depuis la suppression du RSI et la mise en place de la Sécurité sociale des indépendants, certaines règles spécifiques ont été introduites pour les auto-entrepreneurs. En voici quelques unes  :

    • Affiliation à la Sécurité Sociale des Indépendants : Comme tous les autres travailleurs non salariés, les auto-entrepreneurs sont obligatoirement affiliés à la Sécurité sociale des indépendants ce qui leur permet de bénéficier d’une protection sociale minimale. À ce titre, ils doivent payer les cotisations sociales correspondantes et ont droit aux prestations sociales telles que la couverture maladie, les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail et la retraite.
    • Calcul des cotisations : Les auto-entrepreneurs sont soumis à un régime simplifié de cotisations sociales. Les cotisations sont calculées en fonction du chiffre d'affaires réalisé par son auto-entreprise et sont payées de manière mensuelle ou trimestrielle selon les recettes de chiffre d'affaires réalisées le mois ou le trimestre précédent. Si le chiffre d'affaires est égal à 0 €, il n’y a pas de cotisations sociales à payer.
    • Plafonds de chiffre d'affaires : Les auto-entrepreneurs sont soumis à des plafonds de chiffre d'affaires annuel pour pouvoir bénéficier du régime fiscal et social simplifié. Ces plafonds peuvent varier en fonction de l'activité exercée. Si le chiffre d'affaires dépasse ces seuils, l'auto-entrepreneur peut basculer dans un autre régime qui engendrera des modifications sur son régime fiscal et social.
    • Accès aux services en ligne : Les auto-entrepreneurs ont également accès à un espace personnel en ligne où ils peuvent effectuer leurs démarches administratives, déclarer leur chiffre d'affaires, payer leurs cotisations et accéder à des informations liées à leur protection sociale. 
       

    Le recouvrement des cotisations


    L’acronyme URSSAF, qui représente l’Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales, désigne l’organisme chargé de collecter les charges sociales des entreprises, y compris celles des auto-entreprises. Son objectif est de mobiliser les montants collectés pour alimenter la trésorerie de la Sécurité Sociale et d'autres organismes sociaux tels que la Cipav ou la CAF.


    En tant qu’auto-entrepreneur, il vous incombe de déclarer votre chiffre d’affaires de manière mensuelle ou trimestrielle, ce qui permet le calcul des cotisations sociales correspondantes. Lors d'un contrôle, l'URSSAF se réfère donc à vos déclarations de chiffres d'affaires pour établir la conformité de vos cotisations.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les avantages de la Sécurité Sociale des Indépendants


    Une meilleure protection sociale des travailleurs indépendants

    En matière de protection sociale des indépendants, dépendre de la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) confère de  nombreux avantages.

    • La première est la garantie d’une couverture sociale complète. Les auto-entrepreneurs dépendants de la SSI peuvent bénéficier d’une prise en charge par le régime général de leur frais de santé, ainsi que du versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.
    • La SSI garantit aussi des prestations sociales plus spécifiques comme les prestations de maternité / paternité, la retraite et le décès. Cela permet aux travailleurs non salariés de bénéficier d’une sécurité sociale équivalente à celle d’un salarié.
    • À noter aussi d’autres avantages comme une baisse des cotisations sociales si les revenus de l’auto-entreprise excèdent 70 000 € et un droit à la retraite calculé sur les 25 meilleures années pour n’en citer que deux. Pour avoir plus de détails, nous vous recommandons de consulter les informations fournies par l'URSSAF.

    Des démarches administratives simplifiées

    Bien que le 1er janvier 2018 marque la fin du RSI et la création de la SSI, le 1er janvier 2020 correspond à la date à laquelle tous les travailleurs indépendants ont été rattachés au régime général de la Sécurité sociale, unifiant ainsi le système de protection sociale pour l'ensemble des actifs.

    Cette bascule a été une étape importante dans le paysage de la protection sociale puisqu’elle a permis une simplification des démarches administratives et une homogénéisation des prises en charges sociales. À ce titre, le travailleur indépendant peut se référer à son espace personnel sur le site de l’URSSAF ou sur autoentrepreneur.urssaf.fr afin de gérer ses démarches administratives et d’accéder aux services dédiés. 
     

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?

      Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?
      + En savoir plus

      Arrêt maladie de l’auto-entrepreneur : quels sont mes droits ?

      En tant qu'auto-entrepreneur, votre protection sociale est essentielle, particulièrement en cas de maladie qui vous empêche de travailler. Mais connaissez-vous vraiment vos droits et les démarches à effectuer lorsque votre état de santé nécessite un arrêt de travail ? Entre les indemnités journalières versées, les conditions d'éligibilité et les impacts sur votre micro-entreprise, cet article vous aide à répondre à toutes vos questions pour gérer cette période délicate.

      + En savoir plus

    Le régime obligatoire des professions libérales : quelles spécificités ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Professionnels libéraux, vous êtes soumis au régime obligatoire. Qu’est-ce que cela signifie ? Quelles sont vos obligations ? Quels sont vos droits ?

    Sommaire

    Comprendre le régime obligatoire des professions libérales


    Les professions concernées par le régime obligatoire


    Tous les travailleurs indépendants, non soumis à un régime particulier, sont intégrés au régime général de la Sécurité Sociale au sein d’une cellule dédiée appelée la SSI : Sécurité Sociale des Indépendants. Cela concerne donc : 

    • Les artisans
    • Les commerçants
    • Les micro-entrepreneurs
    • Certains professionnels libéraux 
    • Certains freelance

    Les spécificités du régime obligatoire pour les professions libérales


    Le régime obligatoire de la Sécurité Sociale regroupe 3 régimes : 

    • le régime général 
    • le régime agricole 
    • les régimes spéciaux

    Le régime obligatoire des professions libérales a pour objectif de les protéger en leur offrant une couverture sociale adaptée à leur activité : la prise en charge des frais de santé, la couverture en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès, et la constitution d'une pension de retraite. Les professionnels libéraux affiliés au régime obligatoire sont tenus de payer des cotisations sociales auprès de l’URSAFF, qui servent à financer des protections sociales auxquelles ils ont droit.

    La protection sociale des professions libérales est donc distincte de celle du régime des salariés mais offre des protections similaires. Les professionnels libéraux peuvent également souscrire des complémentaires santé et prévoyance pour couvrir les risques liés à leur activité.
     


    Les prestations du régime obligatoire des professions libérales


    Les soins médicaux


    Le régime obligatoire des professions libérales en matière de soins médicaux comprend plusieurs prestations, notamment :

    • Le remboursement des frais médicaux : une partie des frais médicaux engagés par les professionnels libéraux et leur famille (conjoint et enfants) est prise en charge par le régime obligatoire de la Sécurité Sociale. Les taux de remboursement varient selon les types de soins et les honoraires pratiqués par les professionnels de santé.
    • Le remboursement des médicaments : le régime obligatoire des indépendants prend en charge une partie du coût des médicaments prescrits par un médecin. Les taux de remboursement varient selon les types de médicaments.
    • Les actes de prévention : le régime obligatoire prend en charge certains actes de prévention tels que les examens de dépistage, les vaccins, les bilans de santé, etc...
    • Les hospitalisations : le régime obligatoire de l’assurance maladie prend en charge une partie des frais liés à une hospitalisation, qu'elle soit en établissement public ou privé. Les frais de séjour, d'honoraires médicaux et de soins sont pris en charge selon des tarifs fixés par la sécurité sociale.


     

    Les indemnités journalières


    Les professionnels libéraux dont l’état de santé ne leur permettent pas de travailler peuvent prétendre au versement d’indemnités journalières lors d’un arrêt maladie de plus de 7 jours, après un délai de carence de 3 jours.

    Pour y avoir le droit, le travailleur professionnel libéral doit justifier d’au moins 12 mois d’affiliation continus dans son activité. Le versement des indemnités journalières ne peut pas dépasser 90 jours, après ce délai, la prise en charge dépend des spécificités de chaque caisse d’affiliation. 

    L'indemnité journalière versée est égale à 1/730e du revenu d’activité annuel moyen (Raam) soit 50% du revenu annuel moyen ramené au jour. 


    À noter :

    • Ces indemnités ne concernent pas les Avocats rattachés à la CNBF/ LPA, leur caisse spécifique intervenant dès 30 jours d'arrêt maladie.

    • Pour les autres professions libérales, une fois les 90 jours terminés, la caisse spécifique prend le relai, comme la CARPIMKO (infirmière), CARMF (médecin) mais certaines caisses comme la CIPAV (géomètre, architecte), ne versent rien en cas d'incapacité temporaire de travail.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les démarches à effectuer pour bénéficier des IJ du régime obligatoire


    Les formalités d'inscription


    En général, il n’y a aucune formalité à réaliser pour bénéficier du régime obligatoire car dès la création d’entreprise, le professionnel libéral est affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants qui en plus de lui garantir une assurance maladie, elle lui attribue une caisse spécifique pour sa prévoyance et sa retraite. Il existe plus d’une dizaine de caisses spécifiques réparties en fonction de la profession exercée (par exemple, pour les médecins c’est la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF)). 


    Les cotisations à verser


    Pour bénéficier des prestations assurées par le régime général , les professionnels libéraux sont tenus de payer des cotisations sociales mensuelles ou trimestrielles, qui servent à financer les prestations sociales auxquelles ils ont droit. Les montants des cotisations sont calculés en fonction des revenus professionnels déclarés et sont versées à l'URSSAF.


    Pour être mieux couvert


    Ils peuvent souscrire une complémentaire santé afin de limiter le coût de leurs frais de santé sur leur finance et ainsi compléter les prestations versées par l’Assurance Maladie. Ils peuvent aussi opter pour un contrat de prévoyance entrepreneur afin de protéger leur situation économique si un risque survenait tel qu’un accident, un arrêt de travail prolongé, une invalidité ou un décès. 

    Afin de simplifier les démarches et d'optimiser la gestion des dépenses en matière de protection, Harmonie Mutuelle a mis en place une solution de mutuelle et prévoyance santé entrepreneur.
     

    Ces sujets peuvent vous intéresser

    • Le 100 % santé : bénéficiez d'une protection sans reste à votre charge

      Le 100 % santé : bénéficiez d'une protection sans reste à votre charge
      + En savoir plus

      Le 100 % santé : bénéficiez d'une protection sans reste à votre charge

      Connaissez-vous la réforme 100 % Santé ? Harmonie Mutuelle vous explique tout ce que vous avez besoin de savoir pour en profiter.

      + En savoir plus
    • Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités

      Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités
      + En savoir plus

      Arrêt maladie et arrêt de travail TNS : vos droits et indemnités

      En tant que travailleur non salarié (TNS), gérer un arrêt maladie nécessite une bonne connaissance de vos droits et des démarches à suivre. Découvrez comment obtenir vos indemnités journalières, l’importance d’être couvert par un contrat de prévoyance et les spécificités des affections prolongées. 

      + En savoir plus
    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?
      + En savoir plus

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

      + En savoir plus

    Mutuelle santé entrepreneur : réduisez vos mensualités tout en protégeant votre santé

    1 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant qu'entrepreneur, la souscription d'une complémentaire santé peut vous paraître une dépense annuelle coûteuse. Pourtant votre suivi médical est vital, autant pour vous que pour la pérennité de votre activité ! Avec Harmonie Mutuelle, payez moins cher et économisez sur vos dépenses tout en prenant soin de vous, grâce à notre solution "Budget malin".

    Priorisez vos garanties santé

    Avec notre solution Budget Malin vous acceptez un remboursement partiel de certains médicaments en fonction de leur Service Médical Rendu.

    En d'autres termes, plus le médicament est efficace, indispensable ou prescrit pour une pathologie grave, plus le remboursement de ce médicament va être important.

    Vous êtes ainsi bien remboursé sur les actes les plus coûteux, un peu moins sur la pharmacie, en payant votre mutuelle 10 à 20 % moins cher.

    Nos solutions

    • Vous êtes entrepreneur ?

      Harmonie Mutuelle vous propose une complémentaire santé modulaire et performante, au plus près de vos besoins d'entrepreneur.


    • Vous avez des salariés ?

      Harmonie Mutuelle vous accompagne en proposant une couverture santé, adaptée aux besoins spécifiques de votre entreprise et à ceux de vos salariés.


    • Entrepreneur : pourquoi et comment choisir une bonne mutuelle santé ?

      Vous n’avez pas à choisir entre votre santé ou votre porte-monnaie. Avec une mutuelle, gagnez en sérénité et n’ayez plus peur lorsque vous tombez malade.

    • Le 100 % santé : bénéficiez d'une protection sans reste à votre charge

      Connaissez-vous la réforme 100 % Santé ? Harmonie Mutuelle vous explique tout ce que vous avez besoin de savoir pour en profiter.

    Médecines complémentaires : votre mutuelle vous rembourse

    2 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Bien qu'elles soient de plus en plus utiles aux entrepreneurs et à leurs salariés, les médecines complémentaires sont peu remboursées par l'Assurance Maladie. Pour y remédier, Harmonie Mutuelle inclut dans votre contrat santé, le remboursement de nombreuses médecines complémentaires.

    Des solutions non-médicamenteuses face à de nombreuses pathologies

    Les médecines complémentaires ou non conventionnelles sont des approches thérapeutiques complémentaires à la médecine "traditionnelle". On parle également de médecines alternatives car, dans certains cas, elles peuvent se substituer à l'usage de produits pharmaceutiques.

    Parce que votre santé et équilibre vie pro-vie perso sont des leviers de performance pour votre entreprise, il est nécessaire de les préserver, et les médecines complémentaires peuvent vous y aider.

    Si ces médecines parallèles ne remplacent pas la médecine classique dans le traitement des maladies graves, elle permettent néanmoins de soigner des troubles auxquels vous, entrepreneur, et vos salariés pouvez être confrontés tels que l'anxiété, l'insomnie, les allergies, l'urticaire, les maux de dos, les douleurs articulaires, le stress…

    Un large choix de soins corps-esprit

    Les médecines complémentaires regroupent environ 400 disciplines thérapeutiques, toutes basées sur une philosophie différente. On peut classifier ces différents types de soins naturels et énergétiques en 3 catégories :


    • Les soins manuels qui permettent au corps de guérir par la manipulation des zones concernées : ostéopathie, acupuncture, micro-kinésithérapie, réflexologie, chiropractie…


    • Les soins bien-être qui apaisent par les plantes, l'alimentation ou diverses préparations spécifiques : phytothérapie, aromathérapie, médecine nutritionnelle… Toutefois, les produits utilisés doivent être reconnus par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).


    • Les soins psychiques qui proposent une approche plus personnelle de la santé par différentes méthodes : méditation, sophrologie, hypnose, art-thérapie, musicothérapie

    Vos remboursements des médecines alternatives par l'Assurance Maladie

    • Certaines thérapies sont remboursées par le Régime Obligatoire :

      • Par exemple l'acupuncture

      • Sous réserve d'être pratiquées par un médecin

      • Sur la base tarifaire d'une consultation chez un médecin généraliste

    • Les autres médecines complémentaires n'étant pas prises en charge, Harmonie Mutuelle vous donne la possibilité d'en bénéficier plus largement (selon les garanties de votre contrat).

    Nos solutions

    • Vous êtes entrepreneur ?

      Harmonie Mutuelle vous propose une complémentaire santé modulaire et performante, au plus près de vos besoins d'entrepreneur.


    • Vous avez des salariés ?

      Harmonie Mutuelle vous accompagne en proposant une couverture santé, adaptée aux besoins spécifiques de votre entreprise et à ceux de vos salariés.


    • Entrepreneur : pourquoi et comment choisir une bonne mutuelle santé ?

      Vous n’avez pas à choisir entre votre santé ou votre porte-monnaie. Avec une mutuelle, gagnez en sérénité et n’ayez plus peur lorsque vous tombez malade.

    • Mutuelle santé entrepreneur : réduisez vos mensualités tout en protégeant votre santé

      En tant qu'entrepreneur, la souscription d'une complémentaire santé peut vous paraître une dépense annuelle coûteuse. Pourtant votre suivi médical est vital, autant pour vous que pour la pérennité de votre activité ! Avec Harmonie Mutuelle, payez moins cher et économisez sur vos dépenses tout en prenant soin de vous, grâce à notre solution "Budget malin".

    La Complémentaire Santé Solidaire s'adresse aussi aux entrepreneurs

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Depuis le 1er novembre 2019, la Complémentaire Santé Solidaire remplace l'Aide à la Complémentaire Santé (ACS) et la Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C). La vocation de ce nouveau dispositif est de faciliter les conditions d'accès à une couverture complémentaire pour tous, y compris les travailleurs indépendants.

    Réduire vos coûts santé 

    Harmonie Mutuelle travaille au quotidien à ce que l'accès aux soins ne soit pas déterminé par la seule richesse des personnes. Garantir la santé pour tous, c'est aider à construire une société plus juste et plus solidaire et c'est pourquoi nous sommes à vos côtés.


    En tant qu'entrepreneur, ce dispositif peut vous intéresser, notamment si vous êtes en phase de lancement d'activité et que vos revenus sont encore réduits.

    Rester serein grâce à des remboursements performants

    • Vous avez ainsi le droit à une prise en charge intégrale sur :

      • Les consultations médecins généralistes et spécialistes

      • Les médicaments

      • Les frais d'hospitalisation

      • Les analyses et examens de laboratoire
      • Un large choix de lunettes

      • Certaines prothèses dentaires

      • Certains appareils auditifs

    Quelles sont les conditions d'attribution de la Complémentaire Santé Solidaire pour les entrepreneurs ?

    Vos revenus mensuels déterminent si vous êtes ou non éligible à la Complémentaire Santé Solidaire :

    • vous touchez moins de 848 €/mois : Vous n'avez rien à payer pour pouvoir en bénéficier ;

    • vous touchez entre 848 € et 1 144 €/mois : Vous participerez au paiement de votre complémentaire santé selon votre âge.


    Régime général :

    Si votre âge au 1er janvier de l'année d'attribution de la Complémentaire Santé Solidaire est de :

    > 29 ans et moins vous paierez 8 € par mois.

    30 à 49 ans : 14 €/mois

    50 à 59 ans : 21 €/mois

    60 à 69 ans : 25 €/mois

    > 70 ans et plus : 30 €/mois


    Régime local :

    Si votre âge au 1er janvier de l'année d'attribution de la Complémentaire Santé Solidaire est de :

    29 ans et moins, vous paierez 2,80 € par mois

    30 à 49 ans : 4,90 €/mois

    50 à 59 ans : 7,30 €/mois

    60 à 69 ans : 8,70 €/ mois

    70 ans et plus : 10,50 €/mois

    > vous touchez plus de 1 144 €/ mois : vous ne pouvez pas prétendre à la Complémentaire Santé Solidaire. Cependant, nos conseillers pourront vous proposer des solutions adaptées à vos besoins et à votre budget.

    Notre solution

    Vous êtes entrepreneur mais non éligible à la Complémentaire Santé Solidaire ?

    Harmonie Mutuelle vous propose une complémentaire santé modulaire et performante, au plus près de vos besoins d'entrepreneur.


    • Mutuelle santé entrepreneur : réduisez vos mensualités tout en protégeant votre santé

      En tant qu'entrepreneur, la souscription d'une complémentaire santé peut vous paraître une dépense annuelle coûteuse. Pourtant votre suivi médical est vital, autant pour vous que pour la pérennité de votre activité ! Avec Harmonie Mutuelle, payez moins cher et économisez sur vos dépenses tout en prenant soin de vous, grâce à notre solution "Budget malin".

    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

    J'anticipe les imprévus

    Vous êtes chef d'entreprise, artisan, commerçant, professionnel libéral, micro-entrepreneur ? Parce que maintenir votre niveau de revenu en cas de maladie ou accident (arrêt de travail, invalidité, décès) est important, découvrez tout ce qu'il faut savoir le Régime Obligatoire des indépendants et sur nos solutions.

    • Prévoyance
      Santé
      Epargne et Retraite

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.
    • Prévoyance

      Prévoyance entrepreneur

      Pour vous sécuriser en tant qu’entrepreneur, Harmonie Mutuelle a conçu la solution Moduvéo Pro. Cette solution de prévoyance professionnelle apporte le complément indispensable pour garantir le maintien de vos revenus en cas d’arrêt de travail ou d'invalidité, et sécurise financièrement votre famille en cas de décès.

    Qu'est-ce que l'invalidité permanente pour un TNS (IPP, IPT, PTIA) ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    En tant qu'entrepreneur, vous êtes comme chacun exposé à des risques d'invalidité. Quels sont ces risques ? Comment sont-ils pris en charge par l’Assurance Maladie ? Nous savons que votre santé est la clef de voûte de votre vie d'entrepreneur, c'est pourquoi Harmonie Mutuelle accompagne votre réflexion sur l'intérêt à bien vous protéger.

    Comprendre l'invalidité permanente pour un travailleur non-salarié (TNS)


    Définition de l'invalidité permanente

    Au sens de la Sécurité sociale, une personne est considérée comme invalide si, après un accident ou une maladie :

    La capacité de travail (ou de gain) est réduite d'au moins 2/3. Cette personne ne peut plus se procurer, par une profession quelconque, un salaire supérieur au 1/3 de la rémunération normale des travailleurs de la même catégorie dans la même région.

    La notion d'invalidité permanente se distingue de celle d'incapacité par son caractère irréversible : l'individu est reconnu invalide de manière permanente.

    Si un individu est déclaré invalide, la Sécurité sociale verse une pension selon la catégorie d’invalidité et le niveau de revenu.

    Cependant, la pension versée par la Sécurité sociale est souvent insuffisante pour maintenir le niveau de revenu. Un contrat de prévoyance complémentaire permet donc de se protéger en cas d'invalidité, afin de compléter la pension pour maintenir le niveau de revenu à 100%.

    Différences entre invalidité permanente partielle et totale

    • Invalidité de catégorie 1

    • Invalidité de catégorie 2 et 3

    BON A SAVOIR :

    C'est le médecin-conseil de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) qui détermine la catégorie d'invalidité (sauf pour les professions libérales réglementées qui doivent s’en remettre à leur caisse spécifique), en fonction de la capacité à exercer une activité professionnelle. Être reconnu invalide de catégorie 2 ou 3 n'entraîne pas automatiquement l'inaptitude au travail. Le classement dans une catégorie n'est pas définitif, il est possible de passer de la 2ème catégorie à la 1ère catégorie.

    Qui est considéré comme un travailleur non-salarié (TNS) ?

    Le travailleur non-salarié (TNS) est une personne qui choisit de travailler de manière indépendante en étant son propre patron ou en dirigeant une entreprise.

    Il est affilié à la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI) et possède un statut spécifique distinct de celui des travailleurs salariés. Sont considérés comme TNS les personnes suivantes :

    • les chefs d'entreprises individuelles (y compris les micro-entrepreneurs),
    • les gérants associés uniques d'entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL),
    • les gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée (SARL ou SELARL/SELARLU)
    • les associés de sociétés en nom collectif (SNC).

    Ces travailleurs indépendants peuvent exercer une activité non salariée à vocation commerciale, artisanale, ou une profession libérale.

    Les garanties liées à l'invalidité permanente pour un TNS


    Montant de la pension d'invalidité

    La pension d’invalidité a pour objet de compenser la perte de revenu qui résulte de la réduction de la capacité de travail. Son montant dépend du niveau de revenu et de la catégorie d'invalidité qui est attribuée.

    Au 1er janvier 2023 :

    • Invalidité catégorie 1 : 30 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 099,80 €/mois.
    • Invalidité catégorie 2 : 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 833€/mois.
    • Invalidité catégorie 3 : 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité + prestation complémentaire pour recours à une tierce personne, plafonné à 1 8334 €/mois + 1 210,91 €/mois.

    Ces prestations sont attribuées jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite.

    Depuis le 1er janvier 2020, pour les personnes ayant exercé simultanément une activité de travailleur indépendant et une activité salariée, l’étude de la pension d’invalidité se fait sur l’activité où la durée d’assurance est la plus longue. Si elles sont identiques, elle se calcule sur l’activité où les cotisations versées au titre des revenus d’activité sont les plus élevées (le calcul se fait sur les 10 meilleures années dans les deux régimes).

    À noter que le versement des prestations est soumis à certaines conditions :

    • ne pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite, sauf en cas de cumul avec une activité professionnelle,
    • voir sa capacité de travail ou de revenus réduite d'au moins 2/3,
    • être affilié à la Sécurité Sociale depuis au moins 12 mois à la date de la demande de pension,
    • avoir cotisé, sur les 3 années civiles précédant la date d’effet de la pension, un revenu d’activité annuel moyen (RAAM) au moins égal à 10 % de la moyenne annuelle des plafonds de sécurité sociale de ces 3 années.

    Exclusions de garantie

    Attention, nous vous conseillons fortement de porter attention aux exclusions qui peuvent survenir dans le cadre de la garantie Invalidité Permanente Partielle (IPP) ainsi que l’IPT (Invalidité Permanente Totale).

    En effet, chaque compagnie d'assurance possède une liste d'exclusions spécifiques, qui, dans le cas où une invalidité est avérée, empêcheront l’activation de la garantie.

    Pour n’en citer que quelques unes, cela peut concerner :

    • une invalidité résultant d'une maladie non déclarée dans le questionnaire médical,
    • une invalidité suite à une tentative de suicide.

    Toutefois, il est possible de racheter une exclusion de garantie pour s'assurer une protection dans le cadre d’une situation précise. Cela entraînera une surprime, c'est-à-dire une cotisation plus élevée demandée par l'assureur.


    Prise en charge des indemnités journalières

    Dans le cadre d’une interruption d’activité liée à une incapacité temporaire, l'entrepreneur est indemnisé sous forme d’indemnités journalières (IJ) en revanche dans le cadre d’une incapacité permanente (IPP ou IPT) l’entrepreneur est indemnisé sous la forme d’une pension d’invalidité.


    Que ce soient les indemnités journalières ou la pension d’invalidité, ces prestations sont insuffisantes pour maintenir son niveau de vie, il est alors conseillé aux travailleurs non salariés de souscrire une prévoyance entrepreneur pour compléter les indemnités journalières / la pension d’invalidité versées par l’Assurance Maladie et ainsi s’assurer plus de sérénité.


    Exercer une activité professionnelle

    Attention, si l’entrepreneur déclaré en Invalidité Permanente Totale venait à exercer une activité professionnelle quelle qu'elle soit, il changera alors de statut et passera soit en catégorie 1 (Invalidité Permanente Partiel) ou soit tout simplement ne sera plus considéré comme invalide.

    Dans tous les cas les garanties exclusivement liées à l’Invalidité Permanente Totale se suspendront alors immédiatement.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les spécificités de l'invalidité permanente pour certaines professions libérales


    Le régime général de la sécurité sociale

    Les travailleurs non salariés des professions libérales réglementées contribuent à des caisses de pension de retraite et de santé qui leur sont propres.

    Leur protection sociale est donc différente de celle des autres travailleurs non salariés mais offre les mêmes garanties à savoir une assurance maladie obligatoire ainsi qu’un régime d’assurance vieillesse.

    Il existe deux types de prestations :

    • des prestations forfaitaires
    • des prestations proportionnelles aux revenus pour le risque invalide.

    Par exemple :

    • Les sages-femmes dépendent de la CARCDSF. Cette profession perçoit des indemnités journalières d’Arrêt Maladie dans le cadre d’une Invalidité Permanente Partielle mais dans le cadre d’une Invalidité Permanente Totale, c’est un forfait de 12 449 €/an qui se mettra en place.
    • Les experts-comptables dépendent de la CAVEC. Ainsi dans le cadre d’une Invalidité Permanente Partielle ils recevront une prestation proportionnelle à leur revenu tandis que dans le cadre d’une Invalidité Permanente Totale leurs prestations varient en fonction de leur niveau de revenus classé sous 4 catégories.

    Les activités concernées

    Voici une listes non exhaustives des activitées concernées par les spécificités de l’invalidité en fonction des prestations versées :

    • Prestations proportionnelles aux revenus : Experts-comptables, agents généraux d’assurance, médecins
    • Prestations forfaitaires : Pharmaciens, sages-femmes, auxiliaires médicaux, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, notaires, officiers ministériels, architectes

    Les garanties disponibles

    Tout comme les autres travailleurs indépendants, les professions libérales réglementées peuvent à tout moment souscrire un contrat de prévoyance incluant des garanties d’invalidité.

    Que ce soit une IPP ou IPT, et ce malgré la pension d’invalidité versée par le régime général et/ou spécifique, la perte de revenu aura forcément un impact sur le niveau de vie du travailleur invalide et son entreprise.

    À ce titre, il est fortement recommandé à n’importe quel professionnel libéral, de souscrire un contrat prévoyance entrepreneur incluant une garantie IPT ou IPP. À noter que certains contrats ne prévoit pas de garanties pour l’IPP car est considéré que le TNS en invalidité ne peut continuer à travailler.

    Les conséquences de l'invalidité permanente pour un TNS


    Les impacts sur les capacités de travail

    La constatation d’une invalidité fait suite à une maladie ou un accident entraînant une perte totale ou partielle des capacités motrices ou psychologiques. De ce fait, les conséquences sur les capacités de travail peuvent être dramatiques. Certains entrepreneurs ont la chance de pouvoir continuer de travailler, d’autres le pourront mais avec un aménagement de leur espace de travail ou une aide supplémentaire, et certains sont obligés de cesser toute activité professionnelle.


    Les conséquences financières

    Qui dit diminution des capacités de travail dit aussi perte de revenu. À la différence d’un salarié protégé par les garanties de son contrat de travail et de sa convention collective, un entrepreneur est, lui, responsable de son entreprise et des conséquences financières qu’un risque pourrait entraîner.

    En d’autres termes, cela signifie que sa santé est aussi celle de son entreprise. Un arrêt de travail entraîne forcément une perte de rentabilité alors, lorsqu’une invalidité est constatée, les conséquences financières sont souvent lourdes.

    Un entrepreneur mal protégé peut vite voir son entreprise ainsi que sa situation financière personnelle fragilisées. Surtout si un prêt immobilier ou un prêt servant au financement d’un local commercial ou de matériel en dépendent. En anticipant ces situations et en souscrivant aux garanties adéquates, c’est faire le choix de la sécurité et de la sérénité.


    Pension d'invalidité versus pension de retraite :

    Au même titre qu’un salarié, un entrepreneur cotise à l’Assurance Maladie ainsi qu’à sa caisse de retraite associée. Ces cotisations sociales obligatoires sont versées chaque mois ou tous les 3 mois à l’Urssaf. Elles garantissent à l’entrepreneur une sécurité minimale en matière de droit social en lui versant une pension d’invalidité en cas d’invalidité ou une pension de retraite lorsqu’il est l’heure de se retirer.


    Que ce soit dans le premier ou le deuxième cas de figure, le montant de la pension est versé en fonction des cotisations réalisées durant toute la durée de son activité.


    Montant de la pension et conséquences sur les revenus :

    Que ce soit la pension d’invalidité ou la pension de retraite, leur calcul varie d’un entrepreneur à l’autre en fonction

    • de son statut,
    • de ses revenus
    • de la durée de son entreprise
    • ainsi que des autres activités professionnelles qu’il aurait pu vivre durant sa carrière.

    Une prise en compte spécifique qui n’assure pourtant pas à l’entrepreneur le maintien de son niveau de vie dans le cadre d’une invalidité ou d’un départ en retraite.


    C’est pourquoi, chez Harmonie Mutuelle, nous proposons aux entrepreneurs de nombreuses solutions visant à les protéger des risques que la vie réserve, en leur garantissant des protections spécifiques à leur besoin, comme, par exemple, une mutuelle et prévoyance entrepreneur capable de les accompagner dans la maladie comme dans la cessation d’activité liée à une perte d’autonomie ou un décès.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Pension d'invalidité : quelles conditions, quelles démarches pour le TNS ?

      Pension d'invalidité : quelles conditions, quelles démarches pour le TNS ?
      + En savoir plus

      Pension d'invalidité : quelles conditions, quelles démarches pour le TNS ?

      Dans cet article, découvrez les montants et les conditions pour bénéficier de la pension d'invalidité ainsi que les démarches à suivre. 

      + En savoir plus
    • Comment choisir sa prévoyance quand on est artisan ?

      Comment choisir sa prévoyance quand on est artisan ?
      + En savoir plus

      Comment choisir sa prévoyance quand on est artisan ?

      En tant qu'artisan, votre entreprise dépend de vous et de votre santé. Lorsque l'on exerce une activité artisanale, il est essentiel de prendre en compte les risques professionnels spécifiques et de s'assurer d'une couverture adéquate pour préserver sa santé, sa sécurité financière et celle de ses proches. Dans cet article, Harmonie Mutuelle explore avec vous les éléments clés à considérer pour choisir la prévoyance entrepreneur la plus adaptée à votre situation d'artisan.

      + En savoir plus
    • Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale

      Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale
      + En savoir plus

      Créateur d’entreprise : 5 idées reçues sur votre protection sociale

      La création d'entreprise est à la fois une grande aventure et un parcours du combattant. Démarches administratives, lancement de l’activité, développement commercial… Les défis à relever sont nombreux et la question de votre protection sociale n’est peut-être pas votre priorité. Pour votre sécurité et celle de vos proches, comme pour votre sérénité, le sujet ne doit pourtant pas être négligé ! Harmonie Mutuelle vous aide à dépasser les idées reçues pour y voir plus clair.

      + En savoir plus

    Créer mon activité : qu'est ce qui change dans ma protection sociale ?

    2 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Vous créez votre activité professionnelle ? Harmonie Mutuelle vous explique les changements sur votre protection sociale en tant que TNS (artisan, commerçant, micro-entrepreneur, profession libérale).

    Sommaire

    La création d’entreprise


    Les formalités de création

    Lors de la création d'une entreprise comme la création de micro-entreprise, plusieurs démarches administratives sont attendues :

    • Tout d'abord, il est nécessaire de choisir la forme juridique de l'entreprise, en prenant en compte des facteurs tels que la responsabilité, le régime social et l'imposition.
    • Ensuite, il faut s’inscrire auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) appelé aussi guichet unique, qui facilitera les formalités en centralisant les pièces du dossier et en les transmettant aux organismes concernés. Suite à cette inscription, l'entreprise est déclarée aux services fiscaux et aux régimes de protection sociale obligatoire.

    Après ces démarches, vous recevrez également plusieurs numéros d'identification, tels que le SIREN, le ou les SIRET et le code APE, attribués par l'Insee pour identifier votre entreprise et ses établissements.


    Le régime social et fiscal de l’entreprise

    Le travailleur indépendant est soumis à un régime fiscal et social spécifique, avec des cotisations variables en fonction du chiffre d'affaires et du statut juridique choisi.

    Les statuts juridiques possibles pour les indépendants comprennent :

    • le régime de la micro entreprise,
    • l'entreprise individuelle,
    • l'EIRL,
    • l'EURL,
    • la SASU
    • le portage salarial.

    Le régime fiscal dépendra de la structure choisie, donc du type d'activité exercée, de la structure juridique, du chiffre d'affaires et de la catégorie de bénéfices (BIC pour les artisans, prestataires de services et activités industrielles, ou BNC pour les activités libérales).

    La protection sociale des travailleurs indépendants


    La sécurité sociale des indépendants (ex-RSI)

    La mise en place de la Sécurité sociale des indépendants fait suite à la suppression du RSI (Régime Social des Indépendants) en janvier 2020. Elle regroupe désormais :

    • les professions libérales,
    • les commerçants,
    • les artisans
    • les micro-entrepreneurs.

    Dorénavant les travailleurs indépendants doivent s'affilier au régime général de la Sécurité sociale des indépendants*. L'affiliation peut se faire lors :

    • de la création de l'activité
    • lors de la modification du statut professionnel.

    *Pour tous ceux qui étaient déjà travailleurs indépendants avant la réforme, la bascule s’est réalisée automatiquement.


    Des cotisations sociales sont dues par les travailleurs indépendants pour bénéficier de la protection sociale. Ces cotisations sont calculées en fonction des revenus professionnels et permettent de financer les prestations sociales.


    Les prestations de la sécurité sociale des indépendants

    La sécurité sociale des indépendants offre différentes prestations qui joue un rôle essentiel dans la couverture sociale et le bien-être des travailleurs indépendants. On retrouve notamment :

    • l'assurance maladie spécifique pour les auto-entrepreneurs et les entrepreneurs, assurant la prise en charge des dépenses de santé telles que les remboursements des frais médicaux, des consultations, des médicaments, et autres soins nécessaires.
    • la prévoyance pour maintenir le niveau de vie de l'entrepreneur en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité et celui de sa famille en cas de décès

    À NOTER : pour compléter la protection sociale de la sécurité sociale et se garantir une stabilité financière, il est vivement conseillé de souscrire à une mutuelle entrepreneur en guise de complémentaire santé ainsi qu’à une prévoyance entrepreneur pour se prémunir d’un arrêt maladie. Pour cela, Harmonie Mutuelle propose la solution Ma Protection Entrepreneur, le seul contrat qui vous protège à la fois en santé et en prévoyance facile et rapide à souscrire.

    Les changements réglementaires

    Que vous soyez auto-entrepreneur (micro-entrepreneur), artisan, commerçant ou professionnel libéral, la suppression du RSI et son remplacement par la Sécurité Sociale des Indépendants a impliqué quelques changements règlementaires. Notamment le fait que les indépendants sont affiliés au régime général de l’assurance maladie au même titre que les salariés.


    Les impacts sur la protection sociale

    L’affiliation des indépendants au régime général de la SSI (sécurité sociale des indépendants) leur garantit un certain nombre de protections sociales :

    • d’une part l’assurance maladie avec la prise en charge des frais de santé, les remboursements des consultations médicales, des médicaments et des hospitalisations.
    • d'autre part, les indépendants peuvent également bénéficier de congés maternité et de congés paternité, des indemnités journalières lors d’un arrêt de travail, ainsi que des prestations liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.

    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Arrêts de travail : congés maternité et congés paternité


    Le congé maternité


    Pour bénéficier du congé maternité vous devez :

    • être affilié depuis au moins 10 mois à la sécurité sociale des indépendants,
    • avoir cessé votre activité professionnelle pendant au moins 8 semaines dont 6 après l’accouchement.

    À ce titre vous avez le droit de bénéficier d’une allocation forfaitaire de repos maternel et d’indemnités journalières.

    Le montant de l'allocation :

    Le montant total de l'allocation est versé après l'accouchement si celui-ci a lieu avant la fin du 7e mois de grossesse et est égal à la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale en vigueur à la date du premier versement, soit 3 666,00 euros au 1er janvier 2023.

    Les indemnités journalières forfaitaires :

    Les indemnités journalières forfaitaires sont versées pour chaque jour de cessation d'activité professionnelle, dans les limites légales du congé. Le montant des indemnités est calculé en fonction de vos revenus cotisés transmis par l’Urssaf et ne peut dépasser 1/730e de la valeur annuelle du plafond de la sécurité sociale en vigueur à la date prévue du premier versement, soit 60,26 euros au 1er janvier 2023.


    À NOTER : le congé maternité comprend un congé prénatal (avant l'accouchement) et un congé postnatal (après l'accouchement). Sa durée légale varie en fonction du nombre d'enfants que vous attendez et du nombre d'enfants que vous avez déjà eu. Vous avez aussi la possibilité de prendre un congé maternité plus court que la durée maximale.

     

    Le congé paternité

    Pour percevoir l’indemnité de congé paternité, les indépendants doivent justifier d’une période de 10 mois d’affiliation à  la sécurité sociale des indépendants. Il s'agit d'un droit ouvert à l'occasion de la naissance d'un enfant, dans les situations suivantes :

    • si vous êtes le père de l’enfant, quelle que soit votre situation familiale : mariage, pacte civil de solidarité (Pacs), union libre, divorce ou séparation, même si vous ne vivez pas avec votre enfant ou avec sa mère ;
    • si vous n'êtes pas le père mais que vous partagez la vie de la mère, dans le cadre du mariage, d’un pacte civil de solidarité ou d’un concubinage.

    Les indemnités journalières forfaitaires :

    Le TNS (micro-entrepreneurs, artisans, commerçants) et le professionnels libéraux, affilié au régime général  peuvent percevoir une indemnité journalière forfaitaire lors d'un congé de paternité et d'accueil de l'enfant à l'occasion de la naissance l'enfant.

    Le montant de l'indemnité se fait sous la forme d'un forfait de 60,26 € et est revalorisé chaque année au 1er janvier


    La durée du congés parental indemnisé :

    Le congé de paternité et d'accueil de l'enfant doit débuter le jour de la naissance de l’enfant et peut être pris en une seule fois ou plusieurs fois :

    • 1ère période obligatoire : 7 jours à prendre obligatoirement le jour de la naissance de l'enfant
    • 2nd période facultative : 18 jours en cas de naissance simple et 25 jours en cas de naissance multiples qui peuvent être fractionnée en 3 partie dont la plus courte est au moins égale à 5 jours et doit débuter dans un délais de 6 mois à compter de la naissance de l'enfant.

    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    La complémentaire santé et la prévoyance entrepreneurs

    La protection sociale obligatoire pour les travailleurs indépendants est hélas bien trop souvent insuffisante c’est pourquoi c’est un sujet à ne pas prendre à la légère lors de la création de son entreprise.

    De nombreux travailleurs indépendants, tels que les auto-entrepreneurs ou les entrepreneurs individuels, préfèrent souscrire une complémentaire afin de sécuriser leur situation économique et se prémunir d’une éventuelle dépense de santé trop importante comme une hospitalisation par exemple. En effet, en souscrivant à une mutuelle entrepreneur, les indépendants s'assurent de compléter la prise en charge réalisée par l’assurance maladie indépendant.

    Pour bien vous protéger, Harmonie Mutuelle vous propose la solution "Ma Protection Entrepreneur", le seul contrat qui vous protège à la fois en santé et en prévoyance.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?

      Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?
      + En savoir plus

      Mutuelle freelance : quelles sont ses particularités ?

      Compléter son régime obligatoire avec une mutuelle complémentaire c’est protéger sa santé et faire des économies.

      + En savoir plus
    • Auto-entrepreneur : quelles aides financières pour vous aider à créer votre micro-entreprise ?

      Auto-entrepreneur : quelles aides financières pour vous aider à créer votre micro-entreprise ?
      + En savoir plus

      Auto-entrepreneur : quelles aides financières pour vous aider à créer votre micro-entreprise ?

      ACRE, Nacre, ARE, RSA,... Découvrez toutes les aises financières auxquelles vous avez droit en tant qu'auto-entrepreneur (micro-entrepreneur). 

      + En savoir plus
    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?
      + En savoir plus

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

      + En savoir plus

    Auto-entrepreneur : quelles aides financières pour vous aider à créer votre micro-entreprise ?

    2 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    ACRE, Nacre, ARE, RSA,... Découvrez toutes les aises financières auxquelles vous avez droit en tant qu'auto-entrepreneur (micro-entrepreneur). 

    Sommaire

    Les aides financières pour les auto-entrepreneurs débutants


    Les aides de l'Etat pour les auto-entrepreneur

    Vous êtes entrepreneur ? Des aides financières pour débuter peuvent vous être versées par l'État. Voici les principales aides financières auto-entrepreneur :

    • l'’ACRE (aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) : Cette aide vise à réduire les charges sociales de certains auto-entrepreneurs débutants. Elle consiste en une exonération progressive des charges sociales des cotisations sociales pendant les 3 premières années de l’entreprise.
    • l'’ARCE (aide à la reprise ou création d'entreprise) : Il s'agit d'une aide financière destinée à certains auto-entrepreneurs éligibles qui démarrent leur activité. Elle consiste à verser 45% du montant des allocations chômage sous forme de capital.
    • le NACRE (le nouvel accompagnement à la création ou la reprise d'entreprise) : ce dispositif est une compétence des régions depuis 2017 et permet à certains bénéficiaires de créer ou reprendre une entreprise en étant accompagnés pendant 3 ans. Il aide notamment au montage du projet de création ou de reprise, à la structuration financière et au démarrage de l'activité. Ce dispositif permet aussi, par ailleurs, de contracter un prêt à taux zéro sur 5 ans allant jusqu’à 8000€.
    • l'’ARE (l’aide au retour à l’emploi, connue aussi sous le nom d’allocations chômage) : bien que cette prestation sociale ne soit pas réservée aux entrepreneurs, elle leur permet toutefois de cumuler le versement de leur allocation chômage avec des revenus de leur entreprise, sous certaines conditions.
    • RSA / Prime d’activité : aux même titre qu’un cumul de l’ARE avec son activité auto-entrepreneur, un indépendant bénéficiaire du RSA peut aussi cumuler sa prime d’activité avec son activité d’auto-entrepreneur s’il respecte certaines conditions.
    • les aides financières nationales : à l’image des "prêts d’honneur", les créateurs et aussi les repreneurs d’entreprises situées dans les départements d’outre-mer peuvent se voir attribuer des aides dites "nationales".
    • l'’aide « Envie d’agir-Défi jeune » : destinée aux jeunes âgés de 18 à 30 ans pour les encourager à créer leur entreprise.
    • l’aide de l’Agefiph pour les personnes en situation de handicap est également accessible.

    Le régime social et fiscal de l’entreprise

    Le travailleur indépendant est soumis à un régime fiscal et social spécifique, avec des cotisations variables en fonction du chiffre d'affaires et du statut juridique choisi. Les statuts juridiques possibles pour les indépendants comprennent le régime de la micro entreprise, l'entreprise individuelle, l'EIRL, l'EURL, la SASU et le portage salarial.

    Le régime fiscal dépendra de la structure choisie, donc du type d'activité exercée, de la structure juridique, du chiffre d'affaires et de la catégorie de bénéfices (BIC pour les artisans, prestataires de services et activités industrielles, ou BNC pour les activités libérales).


    Les aides exceptionnelles pour les auto-entrepreneurs

    Une aide financière exceptionnelle pour l’entrepreneur (AFE) existe pour soutenir le travailleur indépendant confronté à une difficulté exceptionnelle et ponctuelle susceptible de menacer la pérennité de son activité.

    La nature des difficultés rencontrées est diverse :

    • incendie,
    • accident,
    • travaux de voirie à proximité de l’activité,
    • perte de marché,
    • défaillance d’un partenaire,
    • défaut de paiement d’un client important…

    L’attribution de cette aide, se réalise après étude du dossier par la Commission d’Action Sanitaire et Sociale du CPSTI.

    Les aides financières pour les micro-entrepreneurs en difficulté


    L'aide à la reprise d'activité

    L’aide à la reprise ou création d’entreprise est une aide financière destinée aux auto entrepreneurs en difficulté. Elle permet de bénéficier d’exonérations progressives de charges sociales pendant les 3 premières années de l’activité. Pour l'obtenir, il est nécessaire d’en faire la demande auprès du CFE qui suivent la création de la micro-entreprise (ou auto-entreprise).

    Pour en bénéficier, l’auto entrepreneur doit être :

    • demandeur d’emploi en cours d’indemnisation ou demandeurs non indemnisés, mais inscrits à Pôle Emploi depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois,
    • ou bénéficiaire du RSA (ou de l’ASS)
    • ou créer ou reprendre une entreprise dans un quartier prioritaire de la ville (QPV).

    Dans tous les cas, les demandeurs de l’ACRE doivent être âgés de 18 à 26 ans ou avoir moins de 30 ans mais être reconnus comme travailleurs handicapés.


    Les aides pour les auto-entrepreneurs en situation précaire

    Si vous êtes en situation de précarité, plusieurs aides peuvent vous être attribuées. Pour commencer une aide fiscale car vous pouvez bénéficier d’une exonération totale de CFE (cotisation foncière des entreprises) si votre chiffre d’affaires est inférieur à 5.000 € HT.

    Si vous êtes demandeur d’emploi ou si vous bénéficiez du RSA vous avez le droit de cumuler votre allocation chômage ou votre prime de précarité avec les revenus de votre entreprise sous réserve de certaines conditions.

    Si vous êtes une femme en situation de précarité vous pouvez bénéficier de la garantie Egalité Femmes qui vous permet d’accéder facilement à des crédits bancaires pour la création, la reprise ou le développement de votre micro-entreprise.

    Si vous vous retrouvez dans une situation exceptionnelle et ponctuelle provocant votre précarité ou si vous êtes reconnu handicapé suite à un évènement exceptionnel, vous pouvez aussi prétendre au versement d’une aide financière exceptionnelle.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les aides financières pour les auto-entrepreneurs en phase de croissance


    Les aides financières pour les auto-entrepreneurs en phase de croissance

    Le Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d'Entreprise, communément appelé NACRE, est un dispositif destiné à soutenir les auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs lors de la phase de création ou de reprise de leur entreprise.

    Mis en place par l'État, le NACRE offre un accompagnement complet aux entrepreneurs afin de les aider à consolider et développer leur projet. Le NACRE se caractérise par un contrat d'appui qui lie l'entrepreneur à une structure d'accompagnement spécialisée.

    Cette structure peut être :

    • une association,
    • une chambre de commerce et d'industrie,
    • une chambre des métiers et de l'artisanat,
    • tout autre organisme habilité à proposer ce type de soutien.

    Le contrat d'appui peut avoir une durée de trois ans maximum, avec un suivi régulier et personnalisé de l'entrepreneur.

    Ce dispositif s'adresse aux entrepreneurs âgés de plus de 25 ans et vise à favoriser leur réussite en leur offrant un accompagnement global. Il comprend notamment des conseils sur le plan commercial, financier, juridique et social.

    De plus, le NACRE offre aux entrepreneurs la possibilité de bénéficier d'un soutien financier, sous la forme d'une avance remboursable ou d'une garantie bancaire, afin de faciliter le financement de leur projet.


    Les aides financières pour les auto-entrepreneurs de plus de 30 ans

    Si vous êtes un auto-entrepreneur de plus de 30 ans et que vous cherchez une solution pour financer votre micro-entreprise (ou auto entreprise, c’est la même chose) mais que vous ne remplissez pas les conditions nécessaires pour bénéficier des aides financières citées précédemment, vous pouvez vous tourner vers des solutions de financement.


    Comme par exemple : les prêts d’honneur qui sont des prêts personnels à taux 0 %, sans garantie, ni caution personnelle. Ils s’étalent en moyenne de 2 000 € à 50 000 € et sont remboursables entre 2 à 5 ans. Ils sont accordés par des organismes à but non lucratif et sont attribués sur dossier.

    Le saviez-vous ?

    Harmonie Mutuelle accompagne également les entrepreneurs dans la protection de leur santé et leur prévoyance. Avec la mutuelle entrepreneur et la prévoyance entrepreneur nous offrons une protection complète adaptée à vos besoins d’indépendant.

    Et parce que nous comprenons les défis auxquels vous êtes confrontés et que le temps est, pour vous, très précieux, nous vous proposons une offre combinée mutuelle et prévoyance santé entrepreneur qui permet de regrouper sous un seul et même contrat toute votre protection.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Créer mon activité : qu'est ce qui change dans ma protection sociale ?

      Créer mon activité : qu'est ce qui change dans ma protection sociale ?
      + En savoir plus

      Créer mon activité : qu'est ce qui change dans ma protection sociale ?

      Vous créez votre activité professionnelle ? Harmonie Mutuelle vous explique les changements sur votre protection sociale en tant que TNS (artisan, commerçant, micro-entrepreneur, profession libérale).

      + En savoir plus
    • Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail
      + En savoir plus

      Entrepreneurs : 5 idées reçues sur vos droits en cas d'arrêt de travail

      Par manque de temps ou parce qu’il n’en voit pas l’intérêt, 1 entrepreneur indépendant sur 2 ne souscrit pas de couverture prévoyance. Que ce soit en cas d’arrêt de travail ou d’accident, une absence de longue durée peut mettre en péril l'entreprise. Attention aux mauvaises surprises.

      + En savoir plus
    • Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?
      + En savoir plus

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant ?

      Dépenses de santé, arrêt de travail, invalidité, décès… Découvrez ce que couvre le régime obligatoire de l'Assurance Maladie pour un indépendant.

      + En savoir plus

    Pension d'invalidité : quelles conditions, quelles démarches pour le TNS ?

    3 minute(s) de lecture
    Mis à jour le


    Dans cet article, découvrez les montants et les conditions pour bénéficier de la pension d'invalidité ainsi que les démarches à suivre. 

    Définition de la pension d'invalidité


    La pension d'invalidité est une prestation sociale versée par la sécurité sociale afin de fournir un revenu de remplacement aux travailleurs non salariés qui sont considérés comme invalides et qui sont incapables de travailler ou de subvenir à leurs besoins en raison d'une invalidité physique ou mentale. Elle vise à compenser la perte de revenu due à cette incapacité et à contribuer au soutien financier et à l'amélioration de la qualité de vie de l'individu concerné.

    Les conditions pour bénéficier de la pension d'invalidité en tant que travailleur indépendant


    Pour bénéficier de la pension d'invalidité pour travailleurs indépendants, vous devez remplir les mêmes conditions que les travailleurs salariés :

    Vous devez être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois au 1er jour du mois pendant lequel survient l'arrêt de travail ou de la constatation de votre invalidité et répondre à une des conditions suivantes :

    • Avoir cotisé sur la base d'une rémunération au moins égale à 2 030 fois le Smic horaire au cours des 12 mois civils précédant l'interruption de travail
    • Avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant l'interruption de travail ou la constatation de l'état d'invalidité

    Enfin, vous devez avoir effectué les démarches nécessaires pour faire reconnaître votre invalidité par la Sécurité sociale. Pour cela vous devez contacter votre caisse d'assurance maladie et fournir un certificat médical établi par votre médecin traitant ou un spécialiste.

    Suite à cela vous pourrez bénéficier d’une pension d’invalidité ayant pour objectif de compenser la perte de revenus liée à l’incapacité partielle ou totale de travail.

    Il est important de noter que la pension d'invalidité est soumise à des conditions de ressources. Si vos revenus dépassent un certain plafond, le montant de la pension sera réduit.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les démarches pour demander une pension d'invalidité en tant que travailleur indépendant


    Comment faire la demande de pension d'invalidité ?

    Vous devez formuler une demande auprès de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie en transmettant votre certificat médical attestant votre invalidité remis par votre médecin dans les meilleurs délais. À ce stade vous pourrez être convoqué par le médecin conseil de votre caisse d'assurance maladie afin de faire le point sur votre état de santé et ainsi vous proposer une pension d'invalidité.

    Vous pouvez effectuer votre demande de pension d'invalidité en ligne sur le site de l'Assurance Maladie depuis votre compte Ameli ou par courrier en adressant le formulaire “S4150 Demande de pension d'invalidité” accompagné des autres pièces justificatives demandées.


    Les documents à fournir pour la demande de pension d'invalidité

    • Un certificat médical attestant votre invalidité doit vous être remis par votre médecin traitant. Ceci est un des documents essentiels à remettre à votre caisse de sécurité sociale afin de déterminer si oui ou non vous pouvez bénéficier d’une pension de d’invalidité.
    • D’autres documents à fournir pourront aussi être attendus comme des justificatifs de revenus afin de déterminer le montant des prestations sociales auxquelles vous pourrez prétendre.

    Les délais de traitement de la demande de pension d'invalidité

    Votre organismes de Sécurité sociale vous informera par lettre recommandée avec demande d'avis de réception de sa décision de vous verser ou non la pension d'invalidité.

    Les délais de traitement d'une demande de pension d'invalidité dépendent de plusieurs facteurs, tels que la complexité du dossier, le nombre de demandes en attente de traitement et la disponibilité des médecins-conseils pour examiner les dossiers. En général, le délai de traitement moyen d'une demande de pension d'invalidité est de 2 à 4 mois, selon la Sécurité sociale.

    Cependant, il est important de noter que les délais de traitement peuvent être plus longs si le dossier est incomplet ou si des informations supplémentaires sont nécessaires pour évaluer le taux d'incapacité de travail. Dans ce cas, la caisse d'assurance maladie peut demander des compléments d'information auprès du TNS ou de son médecin traitant, ce qui peut retarder le traitement de la demande.

    Il est donc recommandé de fournir un dossier complet et précis dès le dépôt de la demande pour faciliter le traitement de celle-ci. Le TNS peut également contacter sa caisse d'assurance maladie pour suivre l'état d'avancement de sa demande de pension d'invalidité.

    Le montant de la pension d'invalidité pour les travailleurs indépendants


    Comment est calculé le montant de la pension d'invalidité ?

    La pension d’invalidité a pour objet de compenser la perte de revenu qui résulte de la réduction de la capacité de travail. Son montant dépend du niveau de revenu et de la catégorie d'invalidité qui est attribuée.

    Depuis le 1er avril 2023 :

    • Invalidité catégorie 1 : 30 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 099,80 €/mois.
    • Invalidité catégorie 2 : 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité, plafonné à 1 833€/mois.
    • Invalidité catégorie 3 : 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années d'activité + prestation complémentaire pour recours à une tierce personne, plafonné à 1833 €/mois + 1 126,41 €/mois.

    A NOTER : Ces prestations sont attribuées jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite.


    Le cumul de la pension d'invalidité avec d'autres revenus : issus de la prévoyance, retraite, revenu professionnel

    Le cumul de la pension d'invalidité avec d'autres revenus est soumis à des règles spécifiques qui varient en fonction de la nature et du montant des autres revenus perçus par le travailleur non salarié (TNS).


    Les revenus professionnels :

    Le cumul de la pension d'invalidité est possible dans le cadre d’une invalidité de catégorie 1 ou de catégorie 2 mais dans une certaine limite. En effet, le TNS ne peut pas percevoir des revenus professionnels supérieurs à un certain montant fixé chaque année par la Sécurité sociale. Ce montant est appelé le "plafond de cumul". Si le TNS dépasse ce plafond, le montant de sa pension d'invalidité est réduit en conséquence.


    Les revenus de prévoyance :

    Le cumul avec la pension d'invalidité est également possible, mais dépend du type de contrat souscrit :

    • Si le contrat est "forfaitaire", les revenus de prévoyance ne tiennent pas compte des prestations versées par la sécurité sociale.
    • Si le contrat est “indemnitaire", les garanties fixent une rémunération en complément des prestations de la sécurité sociale.

    Les revenus de retraite :

    On ne peut pas parler de cumul avec la pension d'invalidité puisque dès lors qu’un TNS en invalidité atteint l’âge légal de la retraite, sa pension d'invalidité prend fin et est remplacée par la retraite au titre de l’inaptitude au travail.


    En cas de cumul de la pension d'invalidité avec d'autres revenus, il est important que le TNS en informe sa caisse d'assurance maladie afin que le montant de sa pension soit ajusté en conséquence.


    La revalorisation annuelle de la pension d'invalidité

    Chaque année, le montant de la pension d'invalidité peut être révisé en fonction de l'évolution du coût de la vie. Cette révision est appelée "revalorisation annuelle". Elle permet de maintenir le pouvoir d'achat de la pension d'invalidité en prenant en compte l'inflation.

    Le taux de revalorisation annuelle de la pension d'invalidité est fixé par la loi et s’applique en principe au 1er avril de chaque année. La dernière, intervenue le 1er avril 2023, a été de l'ordre de 1,6%.


    Quel type d'entrepreneur êtes-vous ? Faites le quiz

    Les points clés à retenir sur la pension d'invalidité pour les travailleurs indépendants


    • La pension d'invalidité est une prestation qui peut être versée aux travailleurs non salariés (TNS) qui sont atteints d'une incapacité de travail les empêchant de continuer à exercer partiellement ou totalement leur activité professionnelle.
    • Elle peut être cumulée avec d’autres sources de revenus sous conditions.
    • Cette pension est calculée selon le niveau de revenus précédant l’invalidité et le taux d’incapacité attribué par la caisse d’assurance maladie.
    • Pour bénéficier d'une pension d’invalidité le TNS doit en réaliser la demande auprès de sa caisse d’assurance maladie après diagnostic d’incapacité de travail partielle ou totale par son médecin traitant.
    • La pensions d’invalidité a pour but de compenser la perte de revenus mais est une prestation sociale minimum.
    • Il est fortement recommandé aux TNS de souscrire un contrat de prévoyance entrepreneur afin de compléter la pension d’invalidité avec le versement d’indemnités supplémentaires visant à maintenir le niveau de vie.

    Ces sujets peuvent vous interesser

    • Invalidité catégorie 1 : sous quelles conditions le TNS peut-il cumuler pension d'invalidité et activité professionnelle ?

      Invalidité catégorie 1 : sous quelles conditions le TNS peut-il cumuler pension d'invalidité et activité professionnelle ?
      + En savoir plus

      Invalidité catégorie 1 : sous quelles conditions le TNS peut-il cumuler pension d'invalidité et activité professionnelle ?

      Savez-vous ce qu’est l’Invalidité Permanente Partielle ? Découvrez ses conditions d'attribution et ses bénéfices dès maintenant.

      + En savoir plus
    • Invalidité catégorie 2 : quelle pension d'invalidité touche un TNS ?

      Invalidité catégorie 2 : quelle pension d'invalidité touche un TNS ?
      + En savoir plus

      Invalidité catégorie 2 : quelle pension d'invalidité touche un TNS ?

      Définitions, bénéfices, inconvénients, cas particuliers de l’Incapacité Permanente Totale dite l’invalidité de catégorie 2.

      + En savoir plus
    • Invalidité catégorie 3 : quand le travail devient impossible pour un TNS et l'aide d'un tiers indispensable

      Invalidité catégorie 3 : quand le travail devient impossible pour un TNS et l'aide d'un tiers indispensable
      + En savoir plus

      Invalidité catégorie 3 : quand le travail devient impossible pour un TNS et l'aide d'un tiers indispensable

      Tout comprendre sur la PTIA : Perte Totale et Irréversible d'Autonomie. Critères d’attributions, spécificités, aides… on vous dit tout.

      + En savoir plus